Note de lecture : Designing for Growth, par Jeanne Liedtka & Tim Ogilvie

Note 6 ; Bon sur le framework et le mindset design thinking. Mais le propos se perd parfois un peu en route.

Il y a finalement assez peu de littérature sur le Design Thinking. J’ai profité du MOOC avec le Pr Liedtka pour me plonger parallèlement dans cette lecture. C’est un beau livre, à l’impression bi chromique et comptant environ 200 pages auxquelles il faut ajouter les annexes. Découpé en 5 sections, il suit la logique des 4 questions qui structurent l’approche des auteurs..

Le texte s’ouvre sur une partie introductive de 2 chapitres totalisant 40 pages. Les 20 pages du premier chapitre tentent de répondre à la question « pourquoi le design ». Ce sont avec des histoires et des témoignages que des réponses sont apportées. C’est bien vu, même si cela n’apporte qu’une réponse partielle à la question. Le second chapitre de cette introduction est la « big picture » du framework : 4 questions et 10 outils. Aussi émaillé de témoignages, même s’ils sont moins percutants, le chapitre permet de s’approprier la logique de la démarche, mais pas l’essence.

La seconde partie du livre est consacré à la première question : « what is ? » sur 55 pages et 4 chapitres. Cette partie s’ouvre sur un chapitre consacré à la visualisation. Il manque cruellement de contenu concret, on reste dans la déclaration d’intention et les bénéfices attendu. Difficile d’y décerner une matière concrète avec laquelle rentrer chez soi ! Le chapitre 4 est tout l’inverse : s’il est succinct, il décrit parfaitement l’approche et le tout est brillamment illustré. Le value chain analysis est expédié à toute vitesse et c’est le « mind mapping » qui conclut cette partie. Ce mind-mapping n’est pas à confondre avec les cartes heuristiques. Il s’agirait plutôt de safaris pour partager et brain-stormer.

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Note de lecture : Kotlin in Action, par Dmitry Jemerov & Svetlana Isakova

Note : 5 ; Fait le boulot.

Kotlin est un langage de la JVM que je classe dans la catégorie des « better Java », aux côtés de Ceylon (qui hélas n’a pas encore d’ouvrage). Le parti-pris du langage est celui d’une très bonne intégration avec Java (le langage), la manière dont chaque concept se traduit et peut être utilisé de ce côté est un fil rouge du livre. Ce n’est pas celui qui m’intéresse le plus, mais c’est une fonctionnalité forte (et limitante) du langage, donc… L’autre parti-pris est de s’adosser à une version déjà ancienne de la JVM : Java 6, mais ce dernier point n’a pas d’influence sur le texte.

Il y a fort peu à dire de ce texte, ni en bien ni en mal. Il est plutôt sans surprise. Le texte est raisonnablement clair et les extraits de code font le boulot. D’un autre côté, pas de « waouh effect ». Avec 310 pages sur 11 chapitres regroupés en deux parties, on reste également dans le standard, bien que dans la partie haute.

La première partie « introducing Kotlin » compte 6 chapitres et couvre 170 pages. Le premier d’entre-eux se contente d’une quinzaine d’entre-elles. Il a pour but de faire le tour des caractéristiques principales du langage et de son positionnement. C’est bien écrit, mais on n’est en réalité pas tellement avancé. Par contraste, le chapitre 2 « Kotlin basics » et ses un peu plus de 25 pages font un bon boulot pour couvrir les bases du langage : déclaration de classes et de méthodes, les propriétés (et leurs petites particularités) ainsi que des structures de contrôle : boucles, switches, énumérations, etc. On couvre bien les base et c’est bien écrit.

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Note de lecture : Agile Testing, par Lisa Crispin & Janet Gregory

Note : 3 ; Un complément indispensable aux projets agiles, mais bien lourd à digérer !

Les ouvrages traitant des projets en mode agile évoquent le plus souvent les tests d’acceptation d’une manière un peu globale en évoquant d’une part qu’il faut les faire et d’autre part qu’il est pertinent de commencer par les écrire afin de travailler en mode « ATDD ». C’est bien mais un peu succinct.

Ce livre prend une toute autre optique : prenez un testeur, un vrai, avec beaucoup d’expérience dans des contextes classiques. Plongez-le (ou « la » en l’occurrence ici, ici) au sein d’une équipe agile, avec pour mission d’adapter ses pratiques à l’esprit et à la façon de travailler de cette équipe. Tirer de ce travail de nouvelles pratiques et de nouveaux savoir-faire est l’objet de cet ouvrage !

Si l’idée est bonne, avec un texte ciblé vers le testeur, j’y trouve beaucoup de redondances avec ce que l’on connaît ou est déjà écrit ailleurs dans la littérature agile. Toute la première partie est consacrée à ces généralités. Bref, mauvaise pioche pour les 35 premières pages.

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Note de lecture : Conscious Software Development, par Jeff McKenna

Note : 6 ; Fugues introspectives sur 50 ans de carrière.

Si vous attendez un bon vieux livre offrant plein de réponses, vous vous êtes trompé de titre : celui-ci vous laissera avec beaucoup plus de questions une fois la dernière page tournée. Le texte n’est pas à proprement parlé centré sur l’agilité, mais il tourne néanmoins autour de ce thème. Il s’agit plutôt de la substantifique moelle de 50 ans d’expérience, d’introspection et de réflexion sur le savoir être d’un développeur … agile ! De l’aveu même de l’auteur, la posture et la sensibilité de ce dernier ne correspondra pas à tout le monde. Curieusement, je m’y suis toutefois retrouvé très souvent !

Avec ses 100 pages (hors introduction et hors annexes), l’opuscule est vraiment court. Il s’agit d’ailleurs d’un recueil de blog post, plus que d’un ouvrage en tant que tel. On comptera 19 d’entre-eux. Difficile de parler de tous. Voici un extrait de mon cru.

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Note de lecture : For the Win: How Game Thinking Can Revolutionize Your Business, par Kevin Werbach & Dan Hunter

Note 4 ; Un traité sur la gamification qui donne des clés, mais reste quand même très abstrait malgré les exemples.

La gamification est un sujet à la mode, assurément. Mais savoir ce que le sujet recouvre ou comment la mettre en œuvre est assurément moins simple. Ou du moins, l’apparente simplicité des « points et badges » sont la voie garantie vers l’échec. J’ai fait l’achat de ce petit livre au format Kindle, puis après m’être inscrit au cours en ligne de l’auteur, au format papier. Car j’ai suivi le cours du Pr Werbach sur Coursera qui forme un excellent complément. Pris dans l’autre sens, il faudrait même avouer que le livre sans le cours manque de substance !

Le livre en lui-même est court : 126 pages d’un format se rapprochant du format de poche. Il y a quand même 8 chapitres, intitulés « level 1 » à « level 6 » auxquels vous ajouterez une introduction et une conclusion. D’une douzaine de pages, l’introduction évoque le pourquoi de la gamification, celle-ci ayant trait principalement à l’engagement des utilisateurs.

Le « level 1 » est une introduction à la gamification. Personnellement, j’y ai apprécié le diagramme de relations entre les différentes catégories de gamifications assorties de leurs définitions. Dans la seconde moitié du chapitre, l’auteur cherche à répondre à la question « quoi gamifier », mais sans donner de réponse directe de peur d’enfermer le lecteur, certainement. Un aspect récurent du livre, mais assez frustrant, je dois dire. Le « level 2 » consacré à nous apprendre à penser comme un concepteur de jeux est probablement le plus philosophique de l’ouvrage. J’y ai apprécié les nombreux exemples qui sortent du domaine logiciel. L’aspect principal du chapitre réside dans les 4 « core questions » permettant d’identifier si mon business est adapté à la gamification.

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Note de lecture : Fifty Quick Ideas to Improve your Retrospectives, par Tom Roden & Ben Williams

Note : 4 ; De petites choses intéressantes de ci de là…

Ce troisième opus des « 50 quick ideas » se veut dans la continuité des précédents, mais cette fois sans Gojko Adzic. Eh bien, cela se fait sentir !

50 idées, pas une de moins, chacune tenant sur 2 pages de cet opuscule carré. Donc 100 pages, me direz-vous ? Non plutôt 124, mais surtout, et bien que chacune de ces double-pages soient agrémentées d’une illustration, le format de la publication sur 2 colonnes correspondrait plutôt à 150 pages, voir plus. Pas de chapitres ici, mais un volume découpé en 6 parties.

La première « preparing for restrospectives compte 7 de ces idées. L’un des thèmes important est d’arriver avec des faits : des chiffres, un value stream mapping ou du feedback externe. Rien de bien révolutionnaire ici. Le « waste snake » est une petite originalité qui mérite certainement le détour.

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Note de lecture : Outsource It ! par Nick Krym

Note : 6 ; Pas nécessairement mon sujet de prédilection, mais il est plus que décemment traité !

Nick Krym a plus de 20 ans d’expérience dont une majeure partie dédiée à la mise en œuvre de projets offshore. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas fan de l’outsourcing, mais certains de mes clients l’étant, il était temps pour moi de me documenter sur une manière solide de mener à bien un tel projet. C’est bien ce que propose cet ouvrage.

Le texte propose un processus, un approche phasée pour mener à bien un projet d’outsourcing. La structure des 180 pages du texte principal reflètent cette approche. Il ne faudra pas manquer d’y compter les 50 pages d’annexes qui apportent un matériel tout à fait intéressant. Ce ne sont pas moins de 5 parties qui structurent l’ouvrage en autant de phases chronologiques.

La première partie, « decide if, what and how to outsource » compte 3 chapitres sur 35 pages environ. Le premier chapitre fait le point sur les facteurs et il le fait très, très bien : risques, bénéfices attendus et même les bénéfices personnels ! Il fait aussi le points sur le « cost saving » et là, c’est la douche froide ! Bref, on voit rapidement que le facteur coût n’est pas l’élément de décision prépondérant. Le second chapitre parle « d’action plan », ce qui signifie dans les faits de choisir ce que l’on outsource et où l’on mets la ligne de partage des eaux entre le local et le distant. C’est moins « waouh effect » mais quand même bien vu. Cette partie se referme avec le « sourcing model ». Cela passe un peu vite et est un peu superficiel, mais je dois dire que je n’avais guère pris conscience de ces modèles différents !

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