Note de lecture : Solution Focus : Coaching, Leadership, Conversations Constructives, par Géry Derbier

Note : 8 ; Plus qu’un livre, une invitation.

Géry est un passionné du coaching Solution Focus. Il était fatal qu’il nous gratifie un jour ou l’autre de ce petit livre. Petit, il l’est par le format qui est tout de même bien supérieur au format de poche. Il l’est surtout par le nombre de pages qui excède à peine la centaine. L’ensemble est découpé en une dizaine de chapitres, ce qui laisse augurer d’un rythme de lecture plutôt agréable.

Passé l’introduction, la chapitre « principes » pose les fondements de l’approche orienté solution, à savoir… le langage de la solution. L’auteur met l’accent avec force sur l’opposition entre le langage du problème et le langage de la solution. Il nous gratifie même d’un petit dialogue illustrant cela : une pratique que l’on verra se répéter avec plus d’ampleur dans les chapitre suivant. Autre pratique que l’on verra se répéter : les petits exercices que Géry nous propose pour refermer le chapitre. Parmi les éléments à retenir : faire SIMPLE, la métaphore du canard et du lapin (dont l’essence nous vient d’un des auteurs favoris de Géry : Wittgenstein) et EOLE, un acronyme qu’il a lui-même construit. Tout cela commence fort bien !

Avec le second chapitre, on est déjà dans le cœur du sujet : « s’embarquer pour une destination ». Le chapitre ne compte que 8 pages, mais l’auteur nous y décompose la construction de l’objectif autour de cette question clé : « qu’espères-tu de mieux ? ». Si les petits dialogues illustratifs sont bien là, point d’exercice pour cette fois-ci. La construction du futur préféré, qui est l’étape suivante est couverte en seulement 6 pages. Géry s’attarde beaucoup sur l’angle de cette description, à savoir celle des manifestations et des interactions, avec le maximum de détails permettant de rendre ce futur aussi tangible que possible. Ce chapitre n’est illustré que d’un seul dialogue. C’est déjà ça me direz-vous, il aurait probablement été possible de faire un peu mieux. Les exercices proposés sont quand à eux plutôt créatifs et faciles à mettre en œuvre.

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Note de lecture : Software Design Decoded : 66 ways experts think, par Marian Petre & André van der Hoek with Yen Quach

Note : 7 ; L’essence du savoir-être de l’architecte dans une lecture éclair !

J’ai réellement été surpris en ouvrant mon colis Amazon, en découvrant ce volume guère plus grand qu’un livre de poche (et pas plus épais non plus). Plus surpris encore de découvrir qu’une page sur deux était couvert par une illustration et que chacune des « 66 ways » tenait en matière de descriptif, sur un seul paragraphe ! Résultat des courses : un lecture qui file en 1 heure 30 chrono, et encore sans forcer !

Malgré la brièveté de l’ouvrage, les auteurs ont tout de même divisé les 66 conseils en plusieurs parties. On débute avec « experts keep it simple », qui regroupe 6 patterns. Je choisirai parmi eux « experts do not overgenerillize », une pierre dans le jardin de ceux qui cherchent toujours la solution générique…

La seconde partie « experts collaborate » propose les 6 suivants. Ici, c’est « experts check with others continually » que je sélectionne. Cela me rappelle mon besoin de parler aux autres de mes idées alors même que je n’ai pas fini de les développer. 6 patterns encore (et l’on voit une récurrence se dessiner) pour la 3ème partie : « experts borrow ». J’y relève « experts use analogy », qui nous permet de réfléchir par comparaison.

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Note de lecture : Les Quatre Accords Toltèques, par Don Miguel Ruiz

Note : 3 ; Esotérique

Cet ouvrage est un classique du coaching agile. Et une précision s’impose qui va expliquer beaucoup de choses : Don Miguel Ruiz est un chaman ! En eux-mêmes, les 4 accords Toltèques sont un guide remarquablement simple et bien pensé :

  • Que ta parole soit impeccable : est l’accord principal (peut être le seul d’ailleurs) qui a trait à la congruence et l’honnêteté fondamentale. Par  » impeccable « , Don Miguel Ruiz signifie  » sans pêché « . Oui, on touche déjà à l’ésotérique. Mais j’y reviendrais.
  • Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle : Signifie qu’un avis ou une action n’engage que celui qui l’émet. C’est en fait évident, mais on l’a bien souvent perdu de vue. Avec cela en tête, on peut réagir plus calmement, parfois même comprendre le message sous-jacent aux paroles de l’autre.

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Finally, the days where a novice programmer can know all of a language are gone, at least for the languages in widespread industrial use. Few people know “all of C” or “all of Java” either and none of those are novices. It follows that nobody should have to apologize for the fact that novices do not know all of C++. What you must do—in any language—is to pick a subset, get working writing code, and gradually learn more of the language, its libraries, and its tools.

Bjarne Stroustrup

Bjarne Stroustrup

Note de lecture : C’est (vraiment ?) moi qui décide, par Dan Ariely

Note : 7 ; Petit traité d’économie comportementale à l’usage des products managers.

Nos comportements sont irrationnels… mais ils sont irrationnels d’une manière qui est en fait prévisible ! Tel est le point de départ que nous propose l’auteur, professeur de  » behavioral economics « . Le livre se veut être une déconstruction scientifique de mécanismes comportementaux apparemment illogiques, mis dans lesquels on retrouve des motifs récurrents. Aussi l’auteur s’appuie-t-il sur de nombreuses étude. Mais parfois…

Revenons au texte lui-même. La traduction française de celui-ci me semble tout à fait correcte. Elle est publiée chez Flammarion, comme nombre d’ouvrages du même genre. Au format poche le texte couvre 274 pages dans cette édition. Avec 13 chapitres, le découpage rythme bien la lecture.

Le chapitre d’introduction qui couvre les 25 premières pages raconte l’histoire de l’auteur, où comment de grand brûlé, il a fait la rencontre du behavioral economics et d’un professeur l’invitant à tester systématiquement ses hypothèses. Dès le chapitre 1, on aborde un aspect réellement essentiel : celui de la relativité, où comment nous sommes guidés vers certains choix, car d’autres nous le font paraître attrayant. Encore faut-il que ces choix possèdent suffisamment de traits communs pour permettre cette comparaison. Les 23 pages de ce chapitre s’appuient sur de nombreux exemples et études. Un trait récurent de l’ensemble des chapitres. Dernière leçon de ce premier chapitre : la comparaison suscite l’envie.

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Note de lecture : Spark in Action, par Petar Zecevic & Marco Bonaci

Note : 4 ; Une lecture ardue sur un sujet non moins difficile.

Le Big Data en temps réel ou au fil de l’eau est la grande tendance depuis 2016. Et si Storm a ouvert le bal, la grande vedette est aujourd’hui Spark. Ce nouveau volume de la série  » in action  » nous propose de faire le tour de Spark et de son écosystème en 14 chapitres totalisant 400 pages !

Spark est un framework Scala. Il fonctionne aussi avec d’autres langages tels quePython, mais avec de nombreuses limitations qui nous conduisent à nous rabattre sur Scala de toute manière ! C’est une petite difficulté, mais elle aurait été moindre si les auteurs n’avaient pas abusé des idiomes tels que le fameux  » _  » ! Autre aspect aussi assez frustrant : les auteurs nous amènent les fonctionnalités via le REPL disponible avec le framework. Mais comment se structure donc un développement avec Spark ? C’est une question à laquelle nous n’avons que peu de réponse ! On apprends juste à se servir des fonctionnalités.

La première partie  » first steps  » couvre une centaine de pages et regroupe 4 chapitres. Le chapitre d’introduction passe assez rapidement sur le map reduce et sur le big data temps réel (comme j’ai déjà quelques idées là-dessus je ne m’en offusque pas), mais fait du très bon travail pour expliquer et illustrer les différents composants de l’écosystème Spark et la manière dont ils s’agencent. Le second chapitre couvre lui deux sujets. Tout d’abord il aborde le setup de Spark ou du moins la distribution proposée par les auteurs sous forme d’un VM Vagrant. Un montage un peu compliqué je dois dire, mais qui doit isoler les problèmes de version de Python par exemple. Il couvre aussi les basiques de la manipulation des RDD. C’est d’ailleurs là que l’on commence à se frotter au REPL Spark…

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Note de lecture : The Goal, 4th edt., par Eliyahu M. Goldratt

Note : 8 ; Un très grand classique !

 » The Goal  » fait partie d’une petite minorité de livres informatiques : celle des ouvrages écrits sous forme de romans. Ce n’est pas non plus un perdreau de l’année car le texte accuse ses 30 ans ! La forme romancée possède un atout majeur : l’agrément de lecture. Ainsi le texte s’avale bien et vite, ce qui explique certainement en partie les 6 millions d’exemplaires vendus !

Le texte comporte 337 pages pour ce qui est du livre lui-même, le tout rythmé en 40 chapitres. A cela s’ajoute pour cette 4ème édition un excellent article qui couvre une quinzaine de pages :  » standing on the shoulder of giants  » qui décortique les principes fondamentaux du Toyota Production System. Mais cet article est surtout riche de sa perspective historique, depuis ses racines Fordistes au contexte d’éclosion du TPS après la seconde guerre mondiale.

Revenons au livre lui-même. Je ne vais pas décortiquer les 40 chapitres, ce serait fastidieux et inutile. Je vais plutôt en relever les points qui m’ont marqués (les fameux post-it que je disposent pour ceux qui me connaissent).

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Note de lecture : Elastic Leadership, par Roy Osherove

Note : 6 ; Pour mettre le pied à l’étrier au team leader qui débute.

Roy Osherove fait partie de communauté  » craftsmanship « . Cependant, cet ouvrage cible plutôt les managers opérationnels, ceux qui sont en contact avec les équipes. C’est en fait la seconde édition de l’ebook paru chez Leanpub : Note to a Software Team Leader. Le texte d’un peu plus de 200 pages est divisé en 5 parties, mais essentiellement les 4 premières d’un côté (120 pages) et la 5ème de l’autre (les 85 restantes).

Les 4 premières parties sont elles-mêmes structurées en 10 chapitres. Pour la première d’entre-elle, il s’agit de 3 chapitres couvrant 30 pages en tout, qui dressent le panorama de ce que l’auteur appelle  » l’elastic leadership « . Le premier totalise 10 pages et est consacré au  » team leader manifesto « . L’auteur y raconte sa propre histoire de transition en position de management. Le manifeste lui-même tient en 3 points :

  • Challenger l’équipe pour la sortir de sa zone de confort.
  • Adapter son style de management au contexte. C’est le fameux  » elastic  » qui sera couvert par la suite.
  • Interagir avec l’équipe et pas seulement avec sa machine de développement.

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