Note : 8 : Pour aider l’utilisateur à acquérir des super-pouvoirs !
J’ai fait l’acquisition de cet ouvrage au nom plutôt étrange sur la seule caution du nom de l’auteur. Puis il a pris la poussière un bon moment. Il s’est avéré être, en fait, une excellente surprise. Surprise également pour ce qui à la mise en forme du livre. Est-ce un roman photo ? Autre chose ? J’en suis arrivé à la conclusion que nous avons là une conférence TED sous forme de livre ! Le découpage en chapitre est assez difficile à percevoir, pour tout il y en a un. Il y a 4 chapitres, ce sont plutôt des parties ou des phases de l’ouvrages qui s’enchainent assez naturellement.
La première partie, le « prologue », est une prise de conscience. Elle part du marketting : Qu’est-ce qui provoque l’engagement des utilisateurs ? Ce n’est pas la marque, mais eux-mêmes, la perspective d’acquérir de nouvelles capacités, de devenir « badass ». Ceci établi, cette première partie répond à une autre question : Qu’est-ce que cela signifie d’être Badass ? C’est la maîtrise de ce que l’auteure appelle le « compelling context », c’est à dire non pas la maîtrise d’une application ou d’un dispositif, mais ce que celui-ci permet de faire ou d’obtenir. Ainsi l’objectif devient d’aider l’utilisateur à devenir excellent par rapport à ce contexte. Enfin, cette première partie se conclut sur le sujet de la trajectoire et des compétences à obtenir pour exceller dans ce contexte.
La seconde partie est consacrée à la « science du badass », à décomposer la manière dont les experts procèdent. On commence en douceur en étant capable de formuler ce qu’exceller signifie dans un domaine donné. Kathy Sierra explore ensuite la question de l’exposition qui s’oppose la plupart du temps à celle du « talent naturel »: nombre de personnes excellent dans un domaine car elles y sont quotidiennement exposées par le biais de leur entourage. La question devient alors de recréer cette exposition. Le second sujet est celui de la progression qui nous conduit au concept de « pratique délibérée ». La notion de « perceptual knowledge » est plus étrange, plus encore reliée aux neurosciences que les précédentes pour créer une forme d’apprentissage automatique sans acquisition formelle de connaissance mais par la simple exposition d’un grand nombre de productions d’experts.
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