Note de lecture : Elastic Leadership, par Roy Osherove

Note : 6 ; Pour mettre le pied à l’étrier au team leader qui débute.

Roy Osherove fait partie de communauté  » craftsmanship « . Cependant, cet ouvrage cible plutôt les managers opérationnels, ceux qui sont en contact avec les équipes. C’est en fait la seconde édition de l’ebook paru chez Leanpub : Note to a Software Team Leader. Le texte d’un peu plus de 200 pages est divisé en 5 parties, mais essentiellement les 4 premières d’un côté (120 pages) et la 5ème de l’autre (les 85 restantes).

Les 4 premières parties sont elles-mêmes structurées en 10 chapitres. Pour la première d’entre-elle, il s’agit de 3 chapitres couvrant 30 pages en tout, qui dressent le panorama de ce que l’auteur appelle  » l’elastic leadership « . Le premier totalise 10 pages et est consacré au  » team leader manifesto « . L’auteur y raconte sa propre histoire de transition en position de management. Le manifeste lui-même tient en 3 points :

  • Challenger l’équipe pour la sortir de sa zone de confort.
  • Adapter son style de management au contexte. C’est le fameux  » elastic  » qui sera couvert par la suite.
  • Interagir avec l’équipe et pas seulement avec sa machine de développement.

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Note de lecture : Neo4J : Des données et des graphes, 2. Déploiement, par Sylvain Roussy, Nicolas Rouyer & Nicolas Mervaillie

Note : 7 ; Au théâtre ce soir, avec Sylvain, Patricia, Philippe, Christophe et Brian !

Ce second volume ne s’inscrit pas directement dans la continuité du premier. Le prérequis en est un peu d’expérience solide de Neo4J, lorsque le précédent s’adressait aux grands débutants. En fait, le titre induit un peu en erreur : il ne s’agit pas seulement d’adresser le volet exploitation (qui comptera au nombre des sujets), mais en fait d’aborder son utilisation dans un véritable cas d’étude !

On compte 220 pages pour ce volume de format plutôt réduit, donc plutôt environ 170 pages dans un format plus classique. A cela il faudra rajouter les annexes dont nous reparlerons. Pour cette partie principale on comptera seulement 5 chapitres. Je préfère généralement des chapitres assez courts, ce n’est pas le cas ici, mais le style adopté efface ce que je considère habituellement comme un inconvénient. Parlons-en justement. Le story telling est une technique puissante, qui a la vertu de nous immerger dans le texte, mais peu d’auteurs l’emploient. Ceux de ce volume vont plus loin : l’ensemble du livre (hors annexes) est une pièce de théâtre où l’on découvre la mise en œuvre de Neo4J avec ses fonctionnalités dans les échanges entre les impétrants. On soupçonnera que Sylvain, le sénior de l’équipe ressemble beaucoup à l’auteur principal dont il partage le prénom. Sans doute Christophe et Philippe incarnent-ils donc les deux autres co-auteurs ? Patricia la chef de projet et Ilko le commercial ont des rôles plus marginaux qui servent à l’introduction et au débriefe de chaque chapitre (deux excellentes idées, au passage). N’oublions pas non plus Brian, le stagiaire, qui lui semble complètement idiot.

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Note de lecture : Liftoff second edition, par Diana Larsen & Ainsley Nies

Note : 5 ; Un fond intéressant, mais une forme  » trop dans le processus  » à mon goût.

Diana Larsen est l’un des auteurs de  » Agile Retrospectives « . Dans une certaine mesure, ce volume se veut le pendant du premier sur l’aspect lancement de projet. L’ouvrage est assez sommaire, il ne compte que 115 pages structurés en 8 chapitres.
Liftoff ne donne pas de  » recette magique  » pour réussir le décollage d’une équipe.

  • L’approche s’articule autour de 3 éléments qui constituent le  » charter  » :
    Purpose : La finalité, la mission de l’équipe.
  • Alignment : Une boussole unique et des valeurs communes pour guider l’équipe au jour le jour.
  • Contexte : L’élément le plus mouvant (donc qu’il faudra réajuster) pour définir le cadre, la structure organisationnelle et les liens avec les personnes ou les équipes annexes.

Le premier chapitre se focalise sur la préparation du Liftoff : quel agenda ? A quelle questions on veut répondre ? Qui inviter ? Les auteurs ont pris le parti de terminer chaque chapitre par une histoire écrite par un contributeur, illustrant le thème développé. Curieusement, assez peu d’entre elles sont réellement intéressantes. C’est le cas ici. Toujours à titre préparatoire, le chapitre 2 évoque l’environnement d’apprentissage. Plus spécifiquement, le propos tourne autour du Human System Dynamics (HDS) et surtout des 5 règles de l’apprentissage (un autre ouvrage de Diana Larsen).

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Note de lecture : Neo4J : Des données et des graphes, 1. Prise en main, par Sylvain Roussy

Note : 5 ; Un tutorial (vraiment) amélioré.

On a besoin de tutoriaux. Mais en tant que livres, ils n’atteignent pas chez moi des notes très élevées. Mais il arrive qu’on en rencontre de très correctes. Ce volume est de ceux-ci. L’objet lui-même accuse un format plus petit que les éditions habituelles du même genre, tout en étant nettement plus grand que le format poche. Pratique pour lire dans les transports. Toutefois, si la finition extérieure est correcte, la qualité est un peu faible. C’est probablement le prix à payer d’un tout petit éditeur. C’est malheureusement aussi vrai de la mise en page et de l’impression qui sont assez moyennes. Mention spéciale aux polices grisées vraiment peu lisibles. Pour les diagrammes c’est pire : ils se décodent avec peine et le texte à l’intérieur est illisible.
Heureusement pour nous, le fond prédomine sur la forme et là c’est nettement mieux.

Comme je l’ai dit, l’ouvrage est de petit format. Il compte 220 pages, mais seulement 190 pour le texte principal, le reste constituant des annexes. De ces dernières, seul l’aide-mémoire Cypher m’a semblé de quelque utilité. Le texte s’adresse aux grands débutants, aussi si l’on a quelques connaissances de Neo4J, le livre s’avale assez vite. Tant mieux car question découpage, ce n’est pas ça : on compte seulement 4 chapitres pour tout le livre !

Le premier chapitre ne compte que 15 pages et nous permet de découvrir Neo4J. Il couvre bien les éléments de base : ce qu’est une base NoSQL en général et une base graphe en particulier, les différentes versions de Neo4J et les bases de son installation. Là où ça se gâte, c’est lorsque l’auteur nous propose des requêtes de base sur l’outil, mais sans expliquer celles-ci. Il s’agit d’un choix délibéré, mais qui me laisse dans l’expectative.

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Note de lecture : Scaling Lean, par Ash Maurya

Note : 8 ; Un modèle de Scaling autour de la « customer factory » qui s’avère puissant et très bien développé.

Ce livre s’inscrit dans la continuité de « running lean ». Pour ce nouvel opus, l’auteur a choisi d’être édité de façon plus élaborée, avec une mise en page élaborée et une impression en deux couleurs ! Le fond est aussi à la hauteur de la forme : c’est un bon livre, un très bon livre ! Aussi bien sur la teneur que sur l’approche pédagogique pour délivrer celle-ci.

A l’origine, cet ouvrage devait s’intituler « the customer factory », mais fort justement l’auteur a acté que le texte embrassait plus largement que ce dernier modèle, représentation plus élaborée et plus parlante des « pirate metrics » de Dave McClure, il qu’il s’inscrivait dans la continuité de « running lean » sur les phases aval.

C’est un beau livre. S’il compte 275 pages, il ne faut pas non plus se laisser tromper par le format et la mise en page peu conventionnelle (sans compter les nombreuses et larges illustrations), bref c’est un équivalent d’un peu moins de 200 pages sous un format plus classique. Il compte 11 chapitres structurés en 3 parties auxquels il faut ajouter une introduction et une conclusion.

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Note de lecture : Le Manager Minute, par Ken Blanchard & Spencer Johnson

Note : 5 ; Un roman de gare du management, assez léger mais qui préfigure le management agile.

A l’image de son livre suivant « comment développer son leadership », cet ouvrage de Ken Blanchard est une leçon de management assénée sous forme d’une histoire. Une histoire assez courte, car le livre ne compte que 25 pages, la plupart n’étant noircies que partiellement. Disons que l’on est plus près des 70 pages effectives.
Le message du manager minute est par ailleurs assez simple et se décompose en 3 points :

  • Les objectifs minute : C’est probablement le changement de posture le plus important (souvenez-vous que nous sommes en 1987. Plutôt que d’avoir une posture haute sur le comment, partager et se synchroniser sur la finalité et la compréhension de ce qui constitue le succès.
  • Les félicitations minute : Construire sur les réussites plutôt que sur les échecs, de la même manière que l’on encourage les enfants de leurs progrès !
  • Les réprimandes minute : Là, ça fait déjà plus « old school », car on voit comment exprimer son insatisfaction… tout en réitérant sa confiance dans la personne.

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Note de lecture : A Practical Approach to Large-Scale Agile Development, par Gary Gruver, Mike Young & Pat Fulghum

Note 2 ; Un texte bien austère, où il est question d’agilité à l’échelle, mais surtout d’une usine d’intégration…

L’agilité à l’échelle est le sujet du moment, c’était l’opportunité pour moi de dépoussiérer ce petit livre. Il ne compte en effet que 170 pages, rythmées sur 16 chapitres. Hélas, le texte s’est avéré décevant su de nombreux points. Certes, on pourrait considérer qu’un retour d’expérience est rarement palpitant. Pourtant Henrik Kniberg parvient à rendre cela palpitant. Au moins s’attends-t-on à y trouver une bonne compréhension des dynamiques d’une grande équipe répartie, mais cela aussi s’avère décevant. En fait, ce sont surtout des éléments de description d’une agilité pour les débutants que nous y trouvons. Le réel point de fierté de cette équipe (qui a quand même très bien réussi son pari) réside dans une mécanique d’intégration continue très bien faite, directement inspirée du « continuous delivery » de Jez Humble. Cet ouvrage et ceux de Dean Leffingwell sont d’ailleurs les sources d’inspiration des auteurs.

Le premier chapitre semble s’adresser plutôt aux nouveaux venus à l’agilité. Les auteurs nous y expliquent comment ils ont fait leur marché dans les principes agiles qui les intéressaient le plus. Ce sont 8 pages vite passées. 8 pages aussi pour le second chapitre intitulé « tuning agile to your business objectives ». En fait on nous y explique le contexte initial du projet et ce que l’on cherche à obtenir, à savoir une usine de développement bien rôdée, mais aussi les sources de gains que l’on vise (baisse de la maintenance, augmentation de la productivité et part du développement consacré à l’innovation). Le tout adossé à des chiffres. Très bien.

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