Note de lecture : Netty in Action, Norman Maurer & Marvin Allen Wolfthal

Note : 3 ; A peine mieux que la doc d’API !

C’est un livre qui a été long à sortir et le sujet même laissait à penser que le propos serait de bas niveau. Mais tout de même, que d’ennui ! En lui-même l’ouvrage compte presque 250 pages découpées en 15 chapitres, eux-mêmes répartis sur 4 parties. La première d’entre-elle couvre plus de la moitie du texte, avec 130 pages sur 9 chapitres. Le chapitre d’ouverture se propose de nous exposer l’architecture orientée évènements de Netty sur une douzaine de pages. Les auteurs auraient pu rendre la chose moins abstraite avec des diagrammes adaptés, mais disons que le boulot est fait.

Ce sont 16 pages qui sont consacrées au chapitre 2, le « hello world » de Netty. Au moins on a le code, plutôt beaucoup de code, si on compte le build et les listings de console. On a réussi à rendre aride ce qui en principe doit être une partie plutôt passionnante. Mais au moins, on a le code. On rentre dans le dur du sujet avec le chapitre 3 « components and design » qui sert en quelque sorte de table des matières aux chapitres qui suivent. Cela ne prends que 10 pages, mais on a déjà le goût de l’austérité d’une doc d’API !

Les 3 chapitres suivants : Transport, ByteBuf et ChannelHandler partagent le même aspect très peu passionnant, c’est à dire une description des APIs par le menu (avec quelques tableaux récapitulatifs imposés par les règles éditoriales manning. Très peu passionnant, cela va sans dire ? Seul OIO versus NIO au chapitre 4 relève un peu le niveau…

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Note de lecture : Executable Specifications with Scrum, par Mario Cardinal

Note : 3 ; Du Scrum de base sans surprise, à part celle de décevoir sur son titre !

Bien entendu, c’est l’aspect « spécifications exécutables » qui m’a conduit vers ce livre ! Le fait qu’il soit plutôt bref, avec ses 150 pages était un bonus. Au final, c’est une déception, la note est peut-être sévère à cet égard mais c’est ainsi, car il s’agit plutôt d’un nième « Scrum Shū ». L’ouvrage manque dans ses grandes largeurs d’originalité et le peu qu’il y en a ne m’a guère convaincu. Heureusement, il faut avouer qu’il est bien écrit. Voyons donc ce que nous réservent ses 9 chapitres.

Le premier d’entre eux couvre une douzaine de pages au sein desquelles on retrouve les poncifs habituels sur la justification des projets en agile : incertitude, complexité etc. En fait, j’ai même l’impression de relire l’introduction du premier bouquin sur Scrum, celui du début des années 2000. Le second chapitre, lui aussi fort d’une douzaine de pages, est un peu moins bateau. Il évoque les prérequis au démarrage de projet. Rien de neuf sous le soleil si ce n’est une bonne vue synthétique et l’usage de l’euristique de nommage de Gause et Weinberg.

Le chapitre 3 ne compte que 10 pages et sert principalement d’introduction à l’un des concepts originaux de l’auteur, celui de « desirement », contraction de « desire » et « requirements ». L’aspect « desire » étant inspiré de nouveau par Gerald Weinberg (are you ligh on ?). Disons le tout net : c’est très peu convainquant. Le tarif est d’une dizaine de pages également pour le chapitre 4 « expressing desirements through user stories ». On nous ressasse une nouvelle fois le template de Mike Cohn et le INVEST. La partie sur les rôles et bénéfices parvient à être intéressante, tandis que l’introduction au backlog reprenant la prose de Mike Cohn est parfaitement insipide.

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Note de lecture : Creating Great Teams, par Sandy Mamoli & David Mole

Note : 5 ; Recette pratique d’auto-selection d’équipe en 4 actes.

Plutôt qu’un livre, il s’agit d’un mini livre, car il ne couvre que 80 pages, et un seul sujet d’ailleurs : l’auto-formation d’équipes ! C’est donc un livre dédié ç une pratique et une seule, qui a pour objective de bien la couvrir. Les auteurs ont une bonne expérience de mise en place de « place de marché » de création d’équipes, essentiellement en Nouvelle Zéland et nous font partager celle-ci.

Le texte comporte 7 chapitre, on commence par une introduction sur les équipes stables sur 9 pages. Celui-ci est assez bateau, avec un réquisitoire d’arguments déjà bien connus pour l’auto-selection. Seuls quelques références d’étude méritent d’être notées. Passons.

Par contre le chapitre 2 rentre bien dans le concret avec les étapes de préparation. Il y en a 6. Voici 17 pages bien utilisées. Progressons encore avec la préparation « du jour d’avant » en 4 étapes au chapitre 3, où comment se rendre prêt pour un événement fluide. Là aussi les auteurs nous découpent cela en étape, il y en a 4. A noter la FAQ bien utile qui collecte déjà les questions qu’ont pu avoir les auteurs.
L’événement lui-même est le sujet du chapitre 4. Un processus en étapes pour rester dans le style. Il faut en compter 10 ici. Les 14 pages de ce chapitre couvrent de manière très détaillée le déroulement de la journée, l’agencement de l’espace d’échange et le cas difficile des « laissés pour compte ». Bref, c’est complet ! Un événement qui n’est pas suivi de faits est pire que de ne rien faire. Le chapitre 5 est consacré à suivre la balle et c’est sur 7 pages.

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Note de lecture : Spring Boot in Action, par Craig Walls

Note : 6 ; Craig Walls (heureusement) toujours égal à lui-même !

J’avais hâte d’aborder ce volume, car on m’avai dit grand bien de Spring Boot. Craig Walls balaye consciencieusement tous les aspects de cette famille de frameworks depuis plusieurs années, avec une plume qui rend tout cela agréable : bon point. Atre bon point, le volume réduit du livre qui est de seulement 180 pages. Hélas cela a conduit à certains choix de contenus que je trouve malheureux ou qui au moins m’ont frustré. Mais j’y reviendrais.

Pour l’instant, voyons le contenu, qui compte 8 chapitres. Le premier « bootstrapping Spring Boot » ne compte que 22 pages, juste de quoi faire le tour du propriétaire et voir les différentes manières d’installer Spring Boot et d’initialiser un projet. C’est aussi l’occasion de voir que le reste du livre va faire l’impasse sur pas moins de 4 sur 5 types de projets que permet Spring Boot (page 13). C’est fâcheux et c’est le principal reproche que j’ai à faire au texte. Cela lui coute 2 points sur ma note de lecture !

Le second chapitre est consacré au « hello world » (d’est du MVC, bien sûr…). Autant dire que ses 25 pages sont précieuses. C’est un plaisir à lire et l’auteur couvre bien les aspects lié au build, à la structure du « starter » et à la gestion commune des dépendances. L’auteur montre une préférence marquée pour Gradle pour le build, mais Maven n’est pas mis à l’écart.

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Note de lecture : Réutilisation logicielle, par Michel Ezran, Maurizio Morisio & Colin Tully

Note: 3 ; Un tour d’horizon qui se veut complet sur la réutilisation, mais manque cruellement de substance.

La collection « Informatiques magazine » ne nous a pas, c’est le moins que l’on puisse dire, habitué à un niveau de qualité exceptionnel. C’est pourquoi le présent ouvrage s’inscrit plutôt du coté des bonnes surprises. Et pourtant, je commençais ma lecture avec quelque scepticisme.

Le livre compte quand même 250 pages. Certes c’est du format de poche, en attestent, en partie seulement, les 7 chapitres. L’autre partie c’est que les chapitres sont beaucoup trop longs. Le sujet se prête mal à un propos concret et les 2 premiers chapitres démarrent le livre plutôt lentement, pour ne pas dire de façon ennuyeuse. L’introduction enchaine les platitudes, prônant la voie vers la réutilisation comme un fait acquis et la voie principale vers la réduction des coûts. Le seconds s’occupe de la notion de biens logiciels et leur gestion respective. Tout cela est bien lourd et ne mène pas à grand chose.

Au chapitre 3, on atteint le cœur du sujet de l’ouvrage : une bibliothèque de gestion des biens logiciels. Ca fait très « urbanisme » ou « gouvernance » selon votre préférence. Après le référentiel, le processus, bien sûr, est le sujet du chapitre 4. On reste ici à un niveau très « méta », en décrivant ce qu’un processus de réutilisation doit couvrir mais pas vraiment à quoi il doit ressembler, même si l’exemple de Sodalia qui sert de fil rouge à l’ouvrage est évoqué. De même, les auteurs font état de référentiels issus de grands organismes, mais sans que cela aide beaucoup.

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Note de lecture : VoiceXML, par José Rouillard

Note: 3 ; VoiceXML sans passion

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, VoiceXML n’est pas une grammaire de documents, c’est un langage de programmation. Certes, la syntaxe s’appuie sur XML, mais on y décrit essentiellement des structures de contrôle d’un dialogue home-machine. Le but de cet ouvrage est simplement de décrire les éléments de ce langage.

Le livre débute fort classiquement par une présentation générale de VoiceXML et de ses domaines d’application. A ce stade, si l’on en sait un peu plus sur les architectures supportant VoiceXML (et qui différent sensiblement des serveurs d’application et des serveurs Internet classiques), on ne connait toujours pas les principes généraux du langage. Le chapitre 2 est consacré à une revue rapide de différentes solutions du marché dont IBM Voice server SDK, sur lequel les exemples du livre s’appuient. L’intérêt de la chose n’est pas phénoménal, mais on a une meilleure idée de ce que proposent des serveurs vocaux basés sur VoiceXML, la reconnaissance vocale n’étant pas un élément de VoiceXML, mais un composant néanmoins nécessaire de ces plateformes. C’est le chapitre 3 qui introduit réellement le langage VoiceXML, en décrivant les principes de base de gestion du dialogue, et de fort bonne manière.

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Note de lecture : Using Active Server Pages, par Scot Johnson

Note : 3 ; L’ASP d’antan payé au kilo.

Voilà un bon gros pavé de 800 pages pour caler les meubles comme on les aiment bien ! Les 32 chapitres de ce texte gargantuesque semblent sortis d’un autre âge, de celui d’avant Internet où l’on payait (parfois) les livres au kilo… Heureusement quand même, ce considérable pensum est subdivisé en 6 parties, sans oublier des annexes qui occupent une centaine de pages sur les 800 suscités. Voyons ce qu’il en est.

La première partie « introduction to Active Server Pages » occupe 2 chapitres et environ 50 pages. Il s’agit de poser quelques fondements techniques sur les briques de base d’une architecture, des protocoles et de ce qu’est une application Internet. C’est une introduction vraiment gentille répondant à des questions telles que « qu’est-ce qu’une architecture à composants ? », « c’est quoi des transactions ? », etc…

La seconde partie « VBScript : the foundation of Active Server Pages » ne cache pas tellement son jeu. Ce sont 7 chapitres sur 130 pages qui seront consacrées à ce thème. Les 3 premiers chapitres de cette partie sont littéralement une introduction à la programmation ! Variables, débranchements, opérateurs, etc… ce sont les éléments de base du langage VBScript qui sont abordés ici. Oh nostalgie, on y évoque aussi ActiveX et Java côté browser, cela ressemble aujourd’hui à des considérations d’un autre temps. Les deux chapitres suivants nous font faires des choses plus compliquées avant que l’on rassemble les morceaux afin de faire un vrai programme dans une page HTML au chapitre 8. Le dernier chapitre est un peu spécial car il traite du debugger. Beaucoup de copies d’écran dans ce chapitre, plus que dans les autres, c’est pas peu dire.

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