Note de lecture : Les JSP, par Eric Chaber

Note : 2 ; Un peu d’arnaque à l’horizon

Eh bien oui : je cherchais un texte assez simple et facile d’accès pour écrire quelques pages JSPs, juste de quoi me faire de l’auto-formation. Un livre ne français m’était apparu être un bon choix. Ce ne fut pas le cas, nous allons voir pourquoi.

L’ouvrage est assez modeste avec ses 190 pages sur 10 chapitres. Cela commence vraiment très bas avec les deux premiers chapitres. Certes ils sont courts, mais je ne m’attendais pas à ce que moi lecteur je sois pris aussi bas qu’une explication sur le langage java s’impose… Par comparaison, les 20 pages du troisième chapitre paraissent costauds, surtout que l’on passe en un clin d’œil de la présentation de Java EE aux JSP. Au moins, même s’il ne fait pas rêver, ce chapitre nous montre-t-il les fondements des JSP !

Place au chapitre 4 … et à la connexion aux bases de données. Car l’auteur fait tout depuis les pages JSP, y compris du code JDBC. La mise en tableau des résultats fait partie du package, on s’interrogera juste sur la pertinence du design… Le chapitre 5 est court et nous permet de reprendre notre souffle. Il traite exclusivement des cookies. Au chapitre 6 on attaque du lourd avec les Java Serveur Tags. Malheureusement, ce chapitre ressemble surtout à un manuel de référence où l’auteur nous dispense de temps à autre (visiblement à contrecœur) quelques exemples. Bref, passons.

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Note de lecture : Camel in Action, par Claus Ibsen & Jonathan Anstey

Note : 7 ; La qualité des grands classiques “in action”

La série « in action » chez Manning est en principe une recette éprouvée. Elle doit permettre de rencontrer des ouvrages solides, dont les sujets sont bien abordés de manière progressive et illustrée en se salissant les mains. Malheureusement trop de titres échouent aux portes des critères qualité. Rien de tout cela ici. Le texte est solide, abondement pourvu d’illustrations (parfois trop, certaines ne servent à rien) et d’exemples de code.

Camel est un framework recelant de nombreuses facettes, parfois insoupçonnées. Les auteurs les abordent de manière systématique avec un bon niveau de profondeur. Voyons cela. D’abord ce volume nous assène 460 pages hors annexes. Sérieux me direz-vous ? La seconde édition sortie depuis accuse elle dans les 900 pages ! Revenons à celle-ci. L’ensemble est structuré en 3 parties pour un total de 14 chapitres. Oui, cela signifie donc des chapitres plutôt conséquents.

La première partie « first steps » est aussi la plus courte : moins de 60 pages avec seulement deux chapitres. La première partie « Meeting Camel » nous permet de faire le tour du propriétaire et de découvrir notre premier « hello world » de manière très agréable. C’est aussi l’occasion de faire connaissance avec les concepts de base de Camel. Les Enterprise Intégration Patterns (EIP) sont même évoqués mais sans plus. Coup de zoom au second chapitre « Routing with Camel » qui va en fait assez loin dans les différents concepts de routage, allant jusqu’au multicast ! L’étude de cas abordée ici n’est pas utilisée au fil de l’ouvrage de façon mortelle, mais au moins sert-elle de point d’ancrage. Les auteurs switchent aussi beaucoup entre le « Java DSL » et le « Spring DSL » allant jusqu’à utiliser le Java DSL avec Spring (en fait leur cocktail préféré ». Cette bascule permanente permet certes d’aborder de manière exhaustive les deux manières de faire sur tous les sujets mais est aussi assez fatigante.

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Note de lecture : From Java to Ruby, par Bruce Tate

Note : 5 ; Un pamphlet pour la transition vers Ruby.

Ou comment l’un des chefs de file du monde Java prend le virage vers Ruby ! Ce livre est à la fois un argumentaire et une base de construction de stratégie de passage à Ruby. Un objectif limité en 8 chapitres seulement et 150 pages. Certes, l’enthousiasme de l’auteur éveille pour le moins l’intérêt et l’argumentaire est bien construit :

  • Un langage à typage dynamique, dont la productivité est dcuplée par rapport à Java.
  • En lieu et place d’une profusion de frameworks, un petit nombre de frameworks très en vue, dont le vaisseau amiral : le très remarqué Ruby on Rails.
  • Une réponse simple aux problèmes les plus fréquents, au lieu d’une solution complexe et généraliste.

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Note de lecture : Testing Java Microservices, par Alex Soto Bueno, Andy Gumbrecht & Jason Porter

Note : 6 ; Très pertinent sur la stratégie et la mise en œuvre des tests, souvent moins sur la clarté des explications.

Voici un livre qui s’est fait attendre plusieurs années. Au début, il s’agissait de produire un texte consacré à Arquilian. Finalement, le contexte s’est élargi aux tests de microservices de manière plus générale, Arquilian continuant à se tailler la part du lion, mais d’autres outils de test complétant le paysage, comme nous le verrons.

L’ouvrage totalise 260 pages réparties en 10 chapitres. Cela donne une moyenne de taille par chapitre relativement raisonnable mais quand même un peu plus élevée que ce que j’apprécie généralement. On démarre fort logiquement par un premier chapitre très court pour introduire les microservices. Il s’agit de présenter l’architecture microservices au niveau conceptuel. Une présentation pas vraiment fameuse, avec une représentation qui ne me parle guère et une architecture s’éloignant un peu de celle de Newman et où j’aurais aimé une pincée d’architecture hexagonale.

Le second chapitre présente l’application de test, ou plutôt l’architecture de test, sur une petite trentaine de pages. En fait, les auteurs ont fait le choix de rassembler des architectures techniques différentes : Spring Boot, TomEE et WildFly Swarm. A l’exception du vidéo service sur Spring Boot, le reste s’adosse à Java EE 7 ! Un choix dépassé depuis longtemps, peut-être justifié par le fait que les auteurs sont employés de JBoss ou parce qu’initialement Arquilian était dédié à JEE ? Quoi qu’il en soit, ce choix aurait dû être abandonné, il y avait déjà fort à faire en se contentant de Spring Boot et cette multiplicité introduit une regrettable complexité et de la confusion.

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Note de lecture : La structure des revolutions scientifiques, par Thomas S. Kuhn

Note : 4 ; Attention, lecture difficile !

Ce livre est un grand classique, peut-être pas en littérature informatique, mais au moins en histoire des sciences et peut-être en philosophie des sciences. Je m’y suis intéressé car il a été évoqué par Craig Larman lors d’une de ses conférences.

Le texte de Kuhn s’articule autour d’une idée forte et novatrice en ce qui concerne l’évolution des sciences les avancées dues aux grandes découvertes sont en fait des changements de paradigmes « non cumulatifs » par rapport aux périodes dites « normales » précédentes. Lors de ces périodes « normales », une communauté de scientifiques se reconnaissant autour d’un paradigme emploie celui-ci pour résoudre des énigmes proposées par la nature en améliorant les lois s’appuyant sur ce paradigme. La sciences « extraordinaire » est précédée de crises où le paradigme précédent s’avère impuissant à résoudre de nouvelles énigmes et où le nouveau paradigme propose des solutions plus simples tout en adressant les problèmes déjà résolus.

Dans les premiers chapitres, l’auteur s’efforce de définir la notion de science de normale et de revisiter la notion de paradigme. Ce dernier définit aussi le groupe et les protocoles qui entoure celui-ci : règles admises non-écrites et processus d’adoption des membres.

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Note de lecture : Comment leur dire … La Process Communication 2nd édition, par Gérard Collignon

Note : 4 ; Un tour assez honnête de la Process Com, mais qui en garde sous le pied.

La process com est un des outils fortement médiatisés du coaching. Il m’apparaissait important d’attaquer ce domaine par un ouvrage adéquat. Mais la process com, c’est aussi un business model, et c’est là que cela se gâte. Voyons cela.

Le texte compte 260 sur 13 chapitres, le tout structuré en 2 parties. La première d’entre-elles, consacrée aux fondements couvre 150 pages sur 8 chapitres. Les types de personnalité, abordés au premier chapitre est un élément primordial de la Process Com. C’est bien illustré ici, via le fil rouge de l’ouvrage. Le style est un peu ampoulé, mais ça passe. C’est assez logiquement que le second chapitre est là pour expliquer la structure de personnalité, la fameuse pyramide de la Process Com, en expliquant les concepts de phase et de base, par exemple. C’est clair mais cela donne une impression de superficialité, en étant trop descriptif et pas assez explicatif. Le biais « plaquette publicitaire » commence à apparaitre.

Le chapitre 3 revient sur les types de personnalité en détaillant leurs besoins. Étrange d’avoir placé ce chapitre ici et non dans la continuité du premier. Cela apporte certes quelques éclaircissements, mais sans être éblouissant pour autant. On rentre dans des considérations un peu complexes au chapitre 4 avec les canaux de communication : différents types de canaux de communication (nourricier, informatif, émotif, etc.) fonctionnant ou ne fonctionnant pas avec des « parties de personnalité (directeur, ordinateur, protecteur, etc.) et bien sûr… Chaque type de personnalité a une partie de personnalité prédominante. Intéressant, mais bien complexe à utiliser dans la réalité.

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Note de lecture : Rupture Douce saison 02, par Laurent Sarrazin edt.

Note : 3 ; Toujours hétéroclite mais quelques petites choses à garder

Ce second volume a suivi de peu le précédant, toujours avec la même recette. Comme pour le premier volume, je trouve celui-ci inégal. J’y vois d’abord le même biais que dans le premier volume : beaucoup d’histoires racontées à la première personne, qui sont d’autant de propos autocentrés plutôt que des récits du point de vue de l’observateur. Malheureusement, ce type d’ouvrage sert avant tout de tribune aux coaches en recherche de publication.

Voilà pour l’aspect déception. Mais il y a aussi des choses à en retirer.
Le « osons jouer » d’Alexandre Boutin, plein d’énergie, de réflexions profonde doublé d’une véritable démarche de gamification.
Alexis et Isabel Monville racontent quant à eux une véritable de changement où se lit une chronologie et une démarche, le tout centré sur le client. Bravo d’avoir joué le jeu !

Dans la lignée de ce que j’ai apprécié dans le texte d’Alexandre, l’éloge de la lenteur productive de Dimitri Baeli a attiré mon attention. Bien sûr, connaissant Dimitri, le propos est centré sur Kanban à l’exclusion de tout autre chose. Même si ce n’est pas mon point de vue, le texte présente assez substance pour se faire apprécier. Et le style est avenant.

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