Note de lecture : VoiceXML, par José Rouillard

Note: 3 ; VoiceXML sans passion

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, VoiceXML n’est pas une grammaire de documents, c’est un langage de programmation. Certes, la syntaxe s’appuie sur XML, mais on y décrit essentiellement des structures de contrôle d’un dialogue home-machine. Le but de cet ouvrage est simplement de décrire les éléments de ce langage.

Le livre débute fort classiquement par une présentation générale de VoiceXML et de ses domaines d’application. A ce stade, si l’on en sait un peu plus sur les architectures supportant VoiceXML (et qui différent sensiblement des serveurs d’application et des serveurs Internet classiques), on ne connait toujours pas les principes généraux du langage. Le chapitre 2 est consacré à une revue rapide de différentes solutions du marché dont IBM Voice server SDK, sur lequel les exemples du livre s’appuient. L’intérêt de la chose n’est pas phénoménal, mais on a une meilleure idée de ce que proposent des serveurs vocaux basés sur VoiceXML, la reconnaissance vocale n’étant pas un élément de VoiceXML, mais un composant néanmoins nécessaire de ces plateformes. C’est le chapitre 3 qui introduit réellement le langage VoiceXML, en décrivant les principes de base de gestion du dialogue, et de fort bonne manière.

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Note de lecture : Using Active Server Pages, par Scot Johnson

Note : 3 ; L’ASP d’antan payé au kilo.

Voilà un bon gros pavé de 800 pages pour caler les meubles comme on les aiment bien ! Les 32 chapitres de ce texte gargantuesque semblent sortis d’un autre âge, de celui d’avant Internet où l’on payait (parfois) les livres au kilo… Heureusement quand même, ce considérable pensum est subdivisé en 6 parties, sans oublier des annexes qui occupent une centaine de pages sur les 800 suscités. Voyons ce qu’il en est.

La première partie « introduction to Active Server Pages » occupe 2 chapitres et environ 50 pages. Il s’agit de poser quelques fondements techniques sur les briques de base d’une architecture, des protocoles et de ce qu’est une application Internet. C’est une introduction vraiment gentille répondant à des questions telles que « qu’est-ce qu’une architecture à composants ? », « c’est quoi des transactions ? », etc…

La seconde partie « VBScript : the foundation of Active Server Pages » ne cache pas tellement son jeu. Ce sont 7 chapitres sur 130 pages qui seront consacrées à ce thème. Les 3 premiers chapitres de cette partie sont littéralement une introduction à la programmation ! Variables, débranchements, opérateurs, etc… ce sont les éléments de base du langage VBScript qui sont abordés ici. Oh nostalgie, on y évoque aussi ActiveX et Java côté browser, cela ressemble aujourd’hui à des considérations d’un autre temps. Les deux chapitres suivants nous font faires des choses plus compliquées avant que l’on rassemble les morceaux afin de faire un vrai programme dans une page HTML au chapitre 8. Le dernier chapitre est un peu spécial car il traite du debugger. Beaucoup de copies d’écran dans ce chapitre, plus que dans les autres, c’est pas peu dire.

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Middleware et Internet, par Daniel Serain

Note : 6 ; Une introduction en douceur, mais un texte malheureusement démodé !

1999, pour les technologies, c’est désormais l’ancien temps ! De fait, cet ouvrage ignore (pour des raisons d’ancienneté) les technologies EJB, .NET et web services ! Aussi regarderons-nous cet opuscule d’un oeil nostalgique.

Le premier chapitre donne une vue générale sur la problématique des middlewares, et aborde superficiellement Corba et COM.

Le second chapitre traite des middlewares d’échanges de messages. Si ce chapitre ignore JMS (là encore pour de bonnes raisons), il présente cependant une bonne introduction à cette technique, sans toutefois rentrer suffisemment dans les détails. Il en va un peu différemment pour le chapitre suivant consacré aux middlewares orientés RPC, où l’auteur détaille plus la cinématique de fonctionnement des RPCs. Il consacre même une partie importante du chapitre à DCE : si la chose est intéressante, elle est encore un peu plus démodée ! Le chapitre 4, qui lui fait directement suite traite de Corba lui-même, des invocations statiques et dynamiques, mais peu des services Corba.

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Delivering Push, par Ethan Cerami

Note : 4 ; Les facéties de l’histoire…

Voilà un bouquin rigolo. Il faut dire qu’il parle de « l’avenir » du Web et qu’il ne date pas d’hier. Bien sûr, toutes les technologies évoquées, plus ou moins propriétaires, ont été depuis abandonnées sans qu’elles aient connues de réel succès. Mais sans doute ont-elles jalonnées ce qui a suivi. Bref, ce texte apporte un petit éclairage historique, bien qu’il soit très clairement obsolète !

Ce sont pas moins de 400 pages structurées en 19 chapitres qui forment cet ouvrage.

La première partie regroupe les 4 premiers chapitres. Pourquoi le push ? Quels sont les acteurs et les technologies ? Ce sont à ces questions que répondent les 64 pages qui la compose. C’est plutôt clair, bien écrit et bien illustré.

Ce sont également 64 pages (vous avez bien compté, on en est à 128…) qui forment les 3 chapitres de cette seconde partie. Elle est consacrée entièrement à la technologie Netcaster de Netscape. Ca ne va cependant guère en profondeur : un premier chapitre pour en faire le marketing, un second pour s’intéresser au point de vue de l’utilisateur et le troisième expliquant la création de contenu. Nous dirons que c’est une introduction, mais pas mal écrite, comme la première partie.

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Note de lecture : HTML Publishing with Internet Assistant, par Gayle Kidder & Stuart Harris

Note : 1 ; Emouvant de naïveté, mais c’est tout.

1995, c’est vraiment la préhistoire pour le Web ! Ce court ouvrage présente des choses qui semblent aujourd’hui incroyablement bénignes. Voyons ce qu’il en est.
La bête fait 215 pages, structurées en 8 chapitres, complétées de 4 annexes et d’une disquette 3,5 pouces. Je n’ai pas pu m’empêcher de le préciser !

Le premier chapitre commence par nous expliquer ce qu’est le Web, les hyperliens et tout ce genre de choses. C’est très émouvant. On termine par l’installation de « Word Internet Assistant » qui sera le nerf de la guerre de cet ouvrage ! On récupère la chose par FTP, donc il est aussi nécessaire d’expliquer comment ce genre de choses fonctionne !

Le second chapitre nous invite à construire notre page d’accueil, avec Word IA, bien entendu. On s’initie aux joies de la structuration des répertoires, des balises h1, h2, etc… Bref, le HTML en mode touriste.

Au chapitre 3, on reste dans la lignée en faisant des choses plus avancées : ancres, liens hypertextes, boutons. Word IA, c’est vraiment extra. Je précise quand même que c’est une boutade…

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Note de lecture : ActiveX Controls Inside Out 2nd edt., par Adam Denning

Note : 6 ; Un somme de connaissance importante à l’époque, mais délivrée de manière un peu aride.

Il y a des gros pavés qui ne sont pas sérieux, et d’autres qui, le sont. Bienvenu dans ce livre qui illustre la seconde catégorie. Il est dans la lignée des Petzold, Prosise, Richter et Brockschmidt qui ont publié en leur temps les ouvrages « définitifs » sur Windows, MFC, Windows NT ou OLE. Ici l’objectif est de faire de même avec ActiveX : Ce que le Prosise est au Petzold, cet ouvrage devrait l’être au Brockschmidt, en quelque sorte. Et d’ailleurs le langage pour illustrer tout cela ne sera rien de moins que C++. Ne pas se fier à la couverture rouge funky, donc. Ca va être du sérieux.

Sérieux, le texte peut l’être. Avec 600 pages regroupés en 20 chapitres. Ils sont eux-mêmes regroupés en 3 parties, la quatrième étant consacré aux annexes.
La première partie « setting the scene » compte tout de même 200 pages et regroupe les 4 premiers chapitres. Le premier chapitre est plutôt « culturel » sur la notion de composants, afin d’introduire ActiveX. Le second est assez conséquents car il entend couvrir les objets COM, OLE et même un peu automation ! C’est en quelque sorte le Brockschmidt en accéléré ! Le chapitre 3 n’a rien à lui envier car il traite de la surcouche des contrôles et nous emmène jusqu’à la page 152. Franchement, on a déjà plus que des bases pour programmer des ActiveX, une fois rendu ici ! Au quatrième chapitre, on évoque des frameworks sus-jacents, à savoir MFC et … J++ !

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Note de lecture : Elasticsearch in Action, par Radu Gheorghe, Matthew Lee Hinman & Roy Russo

Note : 3 ; Aussi passionnant qu’un manuel de référence !

J’aime bien la série « in action » de chez Manning. On n’y trouve pas les œuvres du siècle, mais grâce à un processus et une discipline éditoriale très strictes, ils sont souvent très bons, plus rarement moyens et rarement dessous. Hélas, le présent ouvrage tombe dans cette dernière catégorie. Je voulais en savoir plus sur Elasticsearch, en comprendre le paradigme, l’architecture et les cas d’utilisation. Les 370 pages de l’ouvrage ont fait un travail médiocre à cet égard. Passé les 3, peut-être les 4 premiers chapitres, ce ne furent plus que litanies pénibles de fonctionnalités, des lignes de cUrl, avec ses Json en entrée et en sortie, le tout jusqu’au bord de l’étouffement. Faisons un (rapide tour de ces 11 chapitres.

Le texte est découpé en 2 parties. La première d’entre-elle contient la majeure partie du texte, c’est à dire 8 chapitres, soit près de 260 pages. Les 20 pages du 1er chapitre donnent une vue de haut niveau du produit, ainsi que des informations pour l’installation. Rien de bien concret, mais c’est agréable à lire. Le chapitre suivant consacre ses 30 pages à rentrer dans le dur : l’architecture et la gestion des clusters, mais aussi la gestion des documents, des index et des shards. Il s’agit probablement de mon chapitre préféré.

Presque 30 pages sont également dédiées au chapitre 3 : création, mise à jour et suppression des index. Si on commence quelque peu avec le « mode catalogue », on n’en souffre pas trop à cette étape, les explications restant claires, et puis on est au cœur du produit ! L’horizon s’assombrit plus avec le chapitre 4 et l’exploration des différentes recherches et des options. Beaucoup de requêtes et de Json, déjà…

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