Note de lecture : Improv-ing Agile Teams, par Paul Goddard

Note : 6 ; Quelques petites choses à récupérer du théâtre d’improvisation.

Ce petit opuscule a pour objectif de décoder les éléments principaux du théatre d’improvisation pour exposer la manière dont ils s’appliquent dans le cadre de coaching d’équipes agiles. S’il m’a été chaudement recommandé par Tobias Mayer, je n’en ressort pas avec autant d’enthousiasme que lui. L’opuscule, de petit format, compte moins de 200 pages, annexes comprises. Il est vite lu. La partie principale compte seulement 5 chapitres pour moins de 170 pages, mais chacun de ces chapitres compte une partie principale et une partie jeu.

Du sous-titre « using constraints to unlock créativity », l’auteur a retenu la lettre « S » : l’avant-propos n’en contient aucune occurrence, tandis que chacun des chapitres principaux commence au contraire par cette lettre ! Les trente pages du premier chapitre sont intitulées « Safety ». C’est de confiance et de droit à l’erreur dont il est question ici. Ma partie préférée concerne ici le « slowing down », un élément dans lequel je me reconnaît ! Sur les jeux proposés, si le préféré de l’auteur est le « daily Tand Up » où l’on doit éviter d’utiliser la lettre « s » (encore), j’aime bien pour ma part le « psychic stand up » où l’on doit énoncer l’avancement à la place d’un collègue !

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Note de lecture : How Google Test Software, par James Whittaker, Jason Arbon & Jeff Carollo

Note : 4 ; Plutôt déçu.

Le livre m’avait été chaudement recommandé, je m’attendais donc à un texte que allait quelque peu bouleverser mon mode de pensée. De ce côté-là, on est loin du compte. Le texte n’est pas médiocre pour autant. Il compte 235 pages dans sa partie principale auxquelles il faut ajouter les 30 pages d’annexes. Il ne compte que 5 chapitres, ces derniers sont donc chacun très volumineux. J’avoue que cela rend la lecture peu plaisante, surtout que le texte est très dense. Les 3 chapitres du milieu sont organisés selon les rôles de l’organisation Google, une articulation que je trouve fort peu heureuse. Voyons cela.

Le premier chapitre est, avec le dernier, le plus court du livre car il ne compte que 12 pages. Cette introduction nous décrit comment l’organisation fonctionne, avec ses 3 rôles au niveau des tests et la philosophie générale : pas de phase de tests en aval et des testeurs délibérément en sous effectifs.

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Note de lecture : Fifty Quick Ideas to Improve your Tests, par Gojko Adzic, David Evans & Tom Roden

Note : 7 ; D’excellents conseils dans la lignée du titre éponyme sur les user stories

Gojko Adzic et ses co-auteurs ont gardé la recette qui marche avec ce nouveau titre. Celui-ci ne compte que 117 pages, et comme le titre le suggère : 50 conseils chacun occupant 2 pages avec une illustration quelque peu décalée. Ces conseils sont répartis en 4 sections.

La première partie « generating testing ideas » regroupe 12 conseils. Je citerais en particulier parmi ceux-ci la « big picture view of quality », un pendant pour les tests de la pyramide de Maslow. Un concept bien plus intéressant que la classique pyramide des tests rassemblant des choux et des carottes ! Le « tap into your emotions » nous donne un truc de plus pour explorer les tests à construire. « monitor trends in log & console » est une excellente idée pour chercher des éléments à inspecter. Enfin le « mob your test sessions » est une nouvelle variante du workshop des 3 amis, étendu à plus de personne et qui ne se limite pas à l’écriture des cas de test !

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Note de lecture : Facilitating with Ease ! 3rd edition, par Ingrid Bens

Note : 7 ; Une véritable référence sur la facilitation de réunions !

Plus qu’un livre, c’est un support de cours ! Ou plus exactement, c’est les deux à la fois. Et sous un format inhabituel (à commencer par le « grand format » physique du livre), j’ai vraiment trouvé là un texte de référence sur la facilitation de réunions. Le tout en 227 pages sur 9 chapitres.

Le 1er chapitre est une introduction à la facilitation, pour mieux appréhender ce que l’on attends d’un facilitateur et quelle doit être sa posture. Les 36 pages de ce premier chapitre sont un raccourcis sur le reste de l’ouvrage et se terminent par un exercice d’auto-évaluation très bien fait.

Le second chapitre focalise sur la posture du facilitateur sur une douzaine de pages. Ce point qui avait été introduit au premier chapitre est ici développé : le facilitateur doit-il être interne ou externe ? Peut-il être un manager, avec une posture haute ? Quelle sont les challenges auxquels doit faire face le facilitateur ? Après avoir fait le tour de ces questions, cette notions un peu floue de posture acquiert une réalité plus tangible.

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Note de lecture : Software by Numbers, par Mark Denne & Jane Cleland-Huang

Note : 5 ; Des idées réellement intéressantes dans l’IFM. Mais un propos sec et qui manque de profondeur sur certains sujets.

J’avais déjà eu l’occasion de croiser des références à cet ouvrage, suffisamment pour me décider à le lire, ce qui a fini par arriver. La totalité de l’ouvrage s’appuie sur une démarche appelée IFM, pour « incrémental funding methodology ». Formalisée au début des années 2000, cette approche se dit s’adapter aussi bien à Unified Process qu’à une approche agile. Force est de constater qu’elle a toutefois plus d’affinité avec des approches agiles !

Le livre en lui-même n’en impose guère : il ne compte que 180 pages, structurées en 11 chapitres. Le premier chapitre reprend quelques éléments de la philosophie agile (n’oublions pas qu’elle n’était pas largement développée à l’époque) : délivrer de la valeur au plus tôt et écouter la voix du client. C’est aussi dans ce chapitre que l’auteur introduit un concept important : le MMF (Minimum Marketable Feature), ou le lot de fonctionnalités qu’il faut livrer afin d’acter un incrément de valeur pour le client.

La douzaine de pages du chapitre suivant introduit le second concept import : le « new ROI », qui est tout simplement une application de la valeur-temps (NPV) bien connue en finance. Et déjà les premières tables d’actualisation de valeur apparaissent.

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Note de lecture : Fifty Quick Ideas to Improve your User Stories, par Gojko Adzic & David Evans

Note : 7 ; De bonnes recettes, surtout pour le découpage des user stories

Les auteurs l’annoncent clairement dès le début : ceci n’est pas un livre pour le débutant. Il s’adresse à ceux qui ont déjà une connaissance et une compréhension de base de ce qu’est une user stories. Les 200 pages de l’ouvrage sont consacrées à solidifier cette connaissance et à améliorer le savoir-faire qui y est lié. Le tout en 5 parties et en, comme l’indique le titre, 50 idées ou principes. Je ne vais pas parler des 50 principes, ce serait fastidieux.

Chaque « idée » emprunte la même présentation. D’abord une introduction que l’on pourrait appeler « motivation ». Elle développe ce qu’il y a derrière le titre, le « pourquoi » de cette idée. Vient ensuite une section intitulée « key benefits », comme son nom l’indique elle met en exergue l’amélioration apportée par cette pratique ou le travers qu’elle évite. Enfin, la 3ème partie est consacrée au « how to make it works », c’est à dire le mode d’emploi.

La première partie est dédiée à la création de User Stories. Ce sont 8 idées sur environ 35 pages qui constituent celle-ci. On retrouve quelques idées qui font leur chemin aujourd’hui comme les « 3 C » de Ron Jeffries ou les 3 questions de Jeff Patton plutôt que le template de Mike Cohn qui perd son aura de jour en jour. Mon « take away » de cette partie est certainement la notion de sphère de contrôle liée à la sphère d’influence qui est le thème de l’idée n° 7.

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Note de lecture : Explore It ! par Elisabeth Hendrickson

Note : 9 ; L’approche agile appliquée aux tests exploratoires : brillamment et efficacement exposé par une pionnière de l’agilité !

Me voilà réconcilié avec les tests exploratoires ! Les fameux tests du 4ème quadrant du framework de Brian Marrick, ceux qui servent à critiquer le produit « après coup » ! Il est vrai qu’Elisabeth Hendrickson n’est pas n’importe qui. Et force est d’avouer que les 150 pages de cet ouvrage couvrent bien la question et donnent des réponses efficaces à mes doutes.

Le texte est découpé en 13 chapitres regroupés en 3 parties. La première d’entre-elles « Establishing Foundations » comprend les 5 premiers et compte 55 pages. Le premier d’entre-eux traite sur 6 pages le plaidoyer pour le test exploratoire que l’auteur considère complémentaire à l’exploration.

Le second chapitre est sans doute le plus important du livre car il présente « l’exploration charter » qui est au test exploratoire ce que la User Story est à la spécification agile ! L’auteur y présente de manière claire et détaillée comment créer des charters à la fois focalisés mais gardant assez de liberté pour permettre l’exploration. 13 pages très bien utilisées.

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