Note de lecture : The Cucumber for Java Book, par Seb Rose, Matt Wynne & Aslak Hellesoy

Note 7 ; Mieux qu’un simple livre sur l’outil !

Voilà un livre qui trainait depuis bien trop longtemps sur ma pile de livres à lire ! C’est une bonne surprise à plus d’un titre. D’abord parce qu’il aborde bien ce qu’il est sensé aborder, à savoir l’outil Cucumber. Il faut dire que l’un des auteurs, Aslak Hellesoy est l’un des comitters initiaux. Mais surtout parce qu’il aborde le sujet de la bonne façon, à savoir par son usage. Les auteurs s’efforcent ainsi de mettre l’accent sur l’expressivité des tests au fil des chapitres. L’ouvrage a même droit à un traitement de faveur, il est imprimé en couleur.

Au total, le texte compte 290 pages sur 6 chapitres. L’ensemble est structuré en 3 parties. La première d’entre-elle a trait aux fondamentaux de Cucumber et couvre 6 chapitres soit 115 pages. Le premier d’entre-eux est vraiment très succinct et donne juste quelques clés sur Gherkin (le langage d’expression de Cucumber) et la façon dont Cucumber l’interprète et sur la nature des tests d’acceptation. Les 18 pages du second chapitre vont directement dans le concret : comment écrire une feature et l’implémenter par l’exemple. Par contre le partie « build » est franchement bricolée. Il faudra attendre un moment pour voir les auteurs mettre cela dans Maven. Mais l’intro est bien réussie.

Le chapitre 3 est un approfondissement : on voit les éléments de syntaxe de Gherkin, à l’exception des tableaux. Il clarifie certainement les éléments d’écriture, mais c’est plutôt un chapitre de transition. Le chapitre suivant aborde un élément essentiel : la syntaxe d’expression régulière et surtout les groupes de capture. Très bon boulot !

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Note de lecture : Go in Action, par William Kennedy, Brian Ketelsen & Erik St. Martin

Note : 5 ; Une présentation du langage par des exemples clairement découpés et expliqués, mais à laquelle il manque une approche structurée et systématique.

C’est une chose claire en 2015 : Go est le langage qui monte. Difficile encore d’affirmer que c’est la star de demain, mais porté par Docker, le projet phare écrit avec ce langage, il a supplanté Scala mais la route reste longue pour faire la peau à Java !

Le présent ouvrage comporte 228 pages séparées en 9 chapitres et ne compte pas d’annexes. Le premier d’entre-eux ne compte que 8 chapitres et introduit tout en douceur les premiers principes du languages et nous gratifie du célèbre « hello, world ! ». Disons que c’est le tour de chauffe et il est sympa !

Les choses sérieuses commencent au chapitre 2, généreusement intitulé « quick start ». Il compte 29 pages et s’appuie copieusement sur un petit programme destiné à faire des recherches sur un feed RSS. Pour un début, on se prend la totale, avec lancement de fonctions asynchrones, mapping XML, for… range, multiples valeurs de retours, multiples objets, receivers, etc… On a déjà dans cet exemple quasiment tout ce que l’on va voir par la suite. Impossible évidemment de voir tout cela en détail, mais je concède les excellents efforts pour l’explication de texte. Bref un chapitre bien trop fouillis sinon indigeste.

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Note de lecture : Big Data, par Nathan Marz avec James Warren

Note : 4 ; Un apprentissage un peu rugueux de la Lambda architecture inventée par l’auteur.

Ce livre était assez attendu, car il faut dire que Nathan Marz est une figure du monde du Big Data, il est l’architecte du framework Storm (entre autre) et l’une des figures de l’architecture de Twitter où il a pu développer le concept de la Lambda Architecture. C’est d’ailleurs ainsi qu’aurait dû s’appeler le livre : Lambda Architecture ! Car il est exclusivement question de cela, le texte était découpé de manière à refléter la progression dans les couches de l’architecture. Les éléments importants de celle-ci ?

  • Requête = fonction (toutes les données) ; Ce point de vue, l’auteur ne cesse de le marteler au fil des pages.
  • Un système Big Data doit être immutable, c’est le seul moyen de le rendre résistant aux erreurs humaines et aux erreurs de traitement. Un système immutable permet de retraiter les données.
  • Le system Big Data est composé d’une « batch layer » qui donne des données juste, mais avec un temps de latence important, et d’une « speed layer » rapide mais donnant potentiellement des informations moins justes.

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Agile France 2017 j’y serais et vous ?

Absent du chalet de la porte jaune l’an dernier, je serais là de nouveau mi-juin pour une session que je présenterais conjointement avec deux collègues : la spécification par l’exemple, par l’exemple !

Nous avons voulu cette session originale : ce sera donc plutôt une représentation qu’une présentation. C’est aussi pour cela que nous serons trois !
En attendant de nous rencontrer le 15 Juin, voici le teaser de cette session.

Le teaser

Le BDD, maintenant tout le monde connait. Comme l’a popularisé Gojko Adzik avec le « workshop des 3 amis », l’élément clé est la co-écriture d’exemples qui fait de cette activité tout autant un travail de spécification que d’écriture de tests.
Mais comment se déroule cet atelier ? Comment procéder ? Quelle stratégie adopter pour rendre cet atelier le plus efficace ?

L’approche que nous allons vous proposer permet de structurer les conversations de ce workshop en suivant 3 étapes s’enchainant logiquement.

Plutôt qu’une présentation, il s’agit d’une représentation du workshop. Chaque séquence étant brièvement commentée pour souligner les enseignements.

Destinée en premier lieu aux Product Owners et aux testeurs ayant si possible une connaissance de base des tests d’acceptation, cette session vous donnera une idée claire sur la manière d’animer le workshop des 3 amis pour maximiser la qualité des interactions et obtenir des cas de test de qualité.

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Note de lecture : Real-World Kanban, par Mattias Skarin

Note : 4 ; Une matière finalement un peu légère issue de retours d’expérience

Voici un livre qui ne sera pas un trop gros investissement en temps : écrit par l’un des collègues (et occasionnel co-auteur) de Henrik Kniberg chez Crisp, ce texte ne compte que 110 pages !

Le cœur du texte est composé de 4 chapitres qui sont autant d’études de cas, qui couvrent les 95 pages de la partie principale de l’opuscule ! En plus de ces 4 chapitres, les 20 premières pages constituent une introduction aux nouveaux-venus. Le titre « you hold the keys of your future » est assez significatif du contenu. Les principes du Kanban y sont présentées très clairement, mais l’essentiel de ce chapitre tourne autour des mécanismes d’amélioration continue qui sont au cœur de la pensée Kanban (et de la pensée Lean par extension). Malgré l’avertissement de l’auteur signifiant que ce chapitre peut être sauté, je pense au contraire qu’il vaut le détour !

La première étude de cas occupe donc le chapitre 2. Avec plus de 30 pages, c’est le plus long chapitre du livre. Le thème de cette étude de cas « Enterprise Kanban : improve the full value chain » est un Kanban produit, partant de l’idée jusqu’à la mise en production. Mais ce n’est pas tant le Kanban lui-même que les changements de processus qu’il engendre qui sont le thème de cette partie, avec plus spécialement un focus sur le lead time et comment une organisation différente permet de réduire celui-ci de manière drastique. La lecture de ce chapitre présente quelque intérêt, mais pas autant que je m’y attendais.

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Note de lecture : Scrum, le guide pratique de la méthode agile la plus populaire, 3ème édition, par Claude Aubry

Note : 7 ; L’ouvrage progresse encore dans cette nouvelle édition, il gagne en maturité sur les principes agiles et reste toujours aussi bien écrit.

Oui, vous avez bien lu: j’ai une édition de retard ! Vous aurez tout de même droit à la 4ème… disons d’ici un an ou un peu plus ! En attendant, voici la note pour cette 3ème édition. Elle est distante de 4 ans et demi de celle de j’avais fait pour la 3ème edition. Bonne lecture !

Claude Aubry prend les choses sérieusement : chaque nouvelle édition de son livre apporte son lot de changements. Il est aussi souvent le reflet de l’évolution de sa façon de voir les choses ! Pour ce qui est de la taille, on reste dans les mêmes canons : 290 pages (+5 pages). Le plan reste le même, avec 20 chapitres qui font le pendant à l’édition précédente.

Comme je l’ai fait pour la seconde édition, je ne vais pas accorder le même intérêt à tous les chapitres à passer en revue, je vais toutefois reprendre quelques remarques sur certains d’entre-eux.

Le chapitre 2 (du sprint à la release) continue à mettre un accent fort sur la notion de release. C’est l’approche qu’adopte Claude et elle marche certainement. En fait la release a même sa propre définition de terminé ! Une idée que je trouve du coup contestable. Je suis loin de penser que cette idée est indispensable, elle donne même des petits relents de cycle en V. Mais surtout cela ne fait pas partie du « core Scrum ». Certes, on lit un auteur pour le point de vue qu’il peut avoir, mais il est aussi important de faire apparaître ce qui fait partie du corpus de base et ce qui est une adaptation…

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Note de lecture : Improv-ing Agile Teams, par Paul Goddard

Note : 6 ; Quelques petites choses à récupérer du théâtre d’improvisation.

Ce petit opuscule a pour objectif de décoder les éléments principaux du théatre d’improvisation pour exposer la manière dont ils s’appliquent dans le cadre de coaching d’équipes agiles. S’il m’a été chaudement recommandé par Tobias Mayer, je n’en ressort pas avec autant d’enthousiasme que lui. L’opuscule, de petit format, compte moins de 200 pages, annexes comprises. Il est vite lu. La partie principale compte seulement 5 chapitres pour moins de 170 pages, mais chacun de ces chapitres compte une partie principale et une partie jeu.

Du sous-titre « using constraints to unlock créativity », l’auteur a retenu la lettre « S » : l’avant-propos n’en contient aucune occurrence, tandis que chacun des chapitres principaux commence au contraire par cette lettre ! Les trente pages du premier chapitre sont intitulées « Safety ». C’est de confiance et de droit à l’erreur dont il est question ici. Ma partie préférée concerne ici le « slowing down », un élément dans lequel je me reconnaît ! Sur les jeux proposés, si le préféré de l’auteur est le « daily Tand Up » où l’on doit éviter d’utiliser la lettre « s » (encore), j’aime bien pour ma part le « psychic stand up » où l’on doit énoncer l’avancement à la place d’un collègue !

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