Note 5 ; Un modèle intéressant, enfermé dans une prose hermétique
Le présent ouvrage se présente comme un processus d’ingénierie à grande échelle, d’inspiration Lean. Il part des value streams pour descendre jusqu’à la réalisation. Comme nous le verrons, cette idée séduisante fait montre d’une complexité certaine dans la déclinaison des concepts qu’elle met en œuvre.
L’ouvrage lui-même n’est pas effrayant au premier abord : d’un format moyen comptant environ 260 pages et abondamment illustré, il nous laisse penser qu’il s’avalera rapidement. C’est loin d’être le cas.
Le texte compte 14 chapitres regroupés en 3 parties. La première d’entre-elles « the flow landscape » compte 4 chapitres sur une cinquantaine de pages. L’ouvrage s’ouvre sur un premier chapitre abordant les problèmes liés à la montée à l’échelle : accroissement de la distance entre la cause et l’effet, dilution des responsabilités et finalement désengagement d’une partie hélas croissante des employés. Une entreprise qui croit devient moins efficace. Les auteurs font un excellent travail à identifier les théories s’attachant aux effets de la croissance des organisations. C’est une bonne introduction aux problèmes qui seront abordés dans la suite du livre. Le second chapitre aborde justement ce volet solution, sous l’angle du modèle, gardant pour plus tard les éléments concrets. Cela dit, le propos commence à être complexe, d’abord en introduisant la « cybernetic loop », une variante de la boucle de rétroaction, ensuite en intégrant les values streams, mais qui sont ici des value streams de développement et non des value stream métier… Bref, on est bien dans une logique flux, mais centrée sur l’exécution.
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