Note : 7 ; Les prémices du Lean Startup dans un style très « Harvard Business » !
Le dilemme de l’innovateur, c’est l’œuvre emblématique de (feu) Clayton Christensen. C’est un texte qui accuse déjà plus de 25 ans et cela se voit à de nombreuses reprises. Toutefois, les principes mêmes que l’ouvrage met en évidence se retrouvent aujourd’hui tels que décrit en ces pages. Nous avons donc là un texte qui a passé avec succès l’épreuve du temps et dont les enseignements vont nous surprendre.
Le livre lui-même compte 230 pages sur 11 chapitres répartis en 2 parties inégales. En préambule, l’auteur nous gratifie d’une introduction qui dévoile déjà le framework qu’il a construit. Celui-ci différentie l’innovation de progrès de l’innovation de rupture, car c’est ce dernier qui va nous intéresser. Il y présente également les 5 principes qui seront développés dans les chapitres suivants :
- Les entreprises dépendent de leurs clients et de leurs investisseurs. In fine ce sont les clients qui décident où l’argent doit être dépensé.
- Les « petits marchés » ne résolvent pas le besoin des grandes entreprises en termes de croissance
- Les marchés qui n’existent pas ne peuvent pas être analysés. La classique « étude de marché » ne peut pas convenir à l’innovation de rupture qui va justement s’adresser à des marchés qui devront émerger.
- Les capacités d’une organisation définissent aussi ses incapacités. Les process et les compétences existantes sont aussi un carcan empêchant de travailler différemment.
- L’offre de performance technologique peut excéder la demande du marché. Au-delà d’un certain seuil, l’accroissement de performance ne corresponds pas à un besoin des clients.