Note : 6 ; Une bonne vue d’ensemble sur ce qui peu taller de travers lors des rétrospectives, mais assez faible sur les remèdes.
Les rétrospectives ont acquis leurs lettres de noblesse dans le monde agile, au point d’être considéré comme le principal moteur de l’amélioration continue, et parfois même le seul ! Pourtant pas mal de choses peuvent mal tourner ou au moins ne pas donner les résultats espérés. Dns ce dernier cas, cela passe même souvent inaperçu. Cet ouvrage est là pour prendre le taureau par les cornes et se donne comme objectif d’identifier ces situations aussi largement que possible, de les analyser et de proposer des mesures pour contrer le problème.
L’ouvrage compte 220 pages pour 24 chapitres qui sont autant d’anti-patterns. Ils sont regroupés en 3 parties. La première d’entre-elles va adresser les anti-patterns dits structurels, sur 8 chapitres et 80 pages. La « roue de la fortune » au premier chapitre adresse les rétrospectives superficielles où l’on adresse les symptômes mais pas les causes profondes. L’auteure nous suggère l’usage de 5 pourquoi pour aller chercher plus loin les causes du mal. On appréciera la prise en compte d’aspects culturels qui peuvent être un frein à la démarche. Au second chapitre, il est question de l’ignorance de la directive première de Norman Kerth. Elle conduit aux attaques personnelles, à la perte de confiance et finalement à une attitude défensive des participants qui n’osent plus s’exprimer. Le texte en dresse une excellente description. La solution est bien sûr de mettre en avant la directive première, ça ne nous avance pas tellement.
Le chapitre 3, il est question des rétrospectives qui évoquent des questions hors du champs d’action ou d’influence de l’équipe, ce qui ne nous avance guère. L’exercice des « 3 cercles » qui est proposé comme solution est vraiment excellent et simple à mettre en œuvre. Je le recommande particulièrement. Nous arrivons au chapitre 4 « overtime » où l’équipe utilise la rétrospective pour « déborder » sur les derniers incidents d’actualité. Là encore ce genre de situations est assez fréquente. L’auteure ne nous propose guère que la tenue d’un agenda pour y remédier. Ce n’est pas spécialement convaincant.
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