Note de lecture : The Startup Way, par Eric Ries

Note : 7 ; Ou comment institutionnaliser le Lean Startup dans les grandes entreprises.

Pas facile de saisir un second souffle quand on a commis un ouvrage tel que « The Lean Startup ». Le Leader’s Guide qu’Eric Ries a précédemment écrit n’était pas mauvais mais il n’était pas celui-ci. Avec ce texte, l’auteur poursuit deux objectifs : faire écho au « Toyota Way » qui inspire très précisément le titre de cet ouvrage et évoqué le « scaling » du Lean Startup dans une grande organisation. Sur ce second volet, et comme pour le précédent livre, c’est surtout General Electric qui servira de terrain d’illustration.

Eric Ries nous a concocté un tome de belle facture : couverture rigide et un texte articulé en 3 parties, sur 11 chapitres totalisant 350 pages auxquelles il faut rajouter les annexes. La première partie s’intitule « the modern company » et compte 5 chapitres, soit 120 pages environ. Le premier chapitre occupe une vingtaine de pages. Il y est question de « respecter le présent et inventer le future ». Ici l’auteur campe le décor : l’incapacité des acteurs traditionnels à gérer l’incertitude et le rôle du leader. L’auteur met en contraste les entreprises modernes et classiques. Pour se faire, Eric Ries revient à ce qu’il connait bien : raconter des histoires.

Le second chapitre compte également une vingtaine de pages. L’auteur y introduit son thème préféré : le rôle de l’entrepreneur (ou intrapreneur) au sein de l’entreprise : il s’agit d’une fonction orthogonale aux services transverses de l’entreprise. Toujours sur 20 pages, le chapitre 3 s’inscrit en direct continuité : comment introduire l’état d’esprit startup au sein même de l’entreprise ? Cela implique une vision et des indicateurs associés mais aussi inscrire l’entreprenariat comme une cheminement de carrière.

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Note de lecture : Faites vous-même votre malheur, par Paul Watzlawick

Note : 6 ; Une étude profonde et pertinente menée sous le couvert du sarcasme.

Ce livre est un essai, dans les deux sens du terme. Un essai par la taille du livre et par la forme : juste 115 pages en format de poche, au style volontairement sarcastique. Un essai aussi pour moi, car cela fait un certain temps que j’entends parler de Paul Watzlawick et de l’école de Palo Alto.

Cet opuscule est à prendre au second degrés et il faut lire entre les lignes les messages acérés de l’auteur sur le comportement humain, à savoir (et cette fois très sérieusement) sa capacité à fabriquer lui-même son malheur. On notera au passage :

  • La capacité d’autosuggestion, qui nous permet de fabriquer des postulats, s’appuyant eux-mêmes sur des postulats entre-temps transformés en certitudes !
  • Les conduites d’évitements, qui transforment coïncidences en corrélations, grâce à notre cécité sélective.
  • Toujours grâce à notre cécité sélective, les prédictions auto-vérifiantes, qui nous permettent de dramatiser à l’excès les évènements.

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Note de lecture : Les mots sont des fenêtres, par Marshall B. Rosenberg

Note : 10 ; Quand la CNV se révèle être bien plus qu’une technique de communication et l’auteur nous partager sa propre expérience de ce savoir-être. Book of the year 2017 !

Cela fait maintenant quelques années que je croise la route de coaches me parlant de CNV. Ce livre est le classique de cette technique, et c’est bien ce que je pensais avoir entre les mains : un livre détaillant cette technique. Oui, mais en fin de compte, pas seulement.

Le livre ne paie pas de mine, le format réduit compensant les 300 pages, au total il ne s’agit pas d’une lecture volumineuse. On appréciera le découpage en 14 chapitres qui donne un bon rythme à lecture. Il faut y ajouter préface et épilogue que l’on aurait bien tort d’oublier. Justement, le premier indice est la préface à la seconde édition « les leçons de mon grand-père ». Un titre peu avenant, sauf que le grand-père en question est le Mahatma Gandhi !

Au premier chapitre, on s’attend à trouver une vue générale du processus de la communication non-violente. On y trouve bien une description des 4 composante, mais le titre même du chapitre « l’élan du cœur » donne le ton : c’est d’attitude, de comportements fondamentaux dont il sera question. Le texte est délibérément rédigé à la première personne et fourmille d’histoires personnelles de l’auteur. C’est bien notre cœur que l’auteur veut toucher, et il y parvient.

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Note de lecture : Les six chapeaux de la réflexion, par Edward De Bono

Note 7 ; Un excellent outil de facilitation et un très bon texte, auquel il manque hélas un aspect de mise en pratique.

Edward de Bono ne tari pas d’éloge à propos de sa méthode qu’il considère pratiquement comme l’une des créations majeures du 20ème siècle. Sans aller jusque là, l’approche de la pensée parallèle a d’excellente vertus par rapport à la confrontation et l’argumentation qui ressemblent trop souvent à des jeux à somme nulle !

Le livre est très vite lu : un format réduit et 200 pages saucissonnées en 43 très petits chapitres y contribuent. 3 chapitres introductifs et un dédié à la conclusion encadrent l’essentiel de la prose regroupées en 6 six sections : une par chapeau. Les 3 premiers chapitres font un peu « dépliant publicitaire ». Toutefois, le premier éclaire bien sur la notion de pensée parallèle que l’auteur oppose à l’change argumenté de Socrate. Et le second nous donne un tour d’horizon fort correct de la signification des chapeaux.

On commence avec le chapeau blanc, celui des faits et des chiffres. Il requiert de l’impartialité, des questions précises excluant toute interprétations. L’un des mérites du chapeau blanc est de séparer l’opinion des faits : il y a d’autres chapeaux pour partager une opinion ou faire part d’une croyance.

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