Coach retreat Parisien

Après en avoir laissé passer deux ou trois (au moins) pour cause d’agenda surchargé, je me suis pris par la main et ai pris mon ticket pour ce premier Coach retreat 2014. Ticket tout à fait bon marché par ailleurs, car Criteo nous hébergeait dans ses magnifiques locaux Parisiens (en plus d’assurer les vivres) et Oana Juncu associée à Adrian Perreau de Pinninck ont accordé bénévolement de leurs temps, leur énergie et leur savoir-faire pour rendre possible cette rencontre.

Les 17 présents sur les 24 inscrits ont, eux, consacré leur samedi à investir sur eux-même pour parfaire leurs pratiques !

Modus operandi

Le coach retreat fonctionne avec quelques règles de base :

  • Une même étude de cas répétée tout au long de la journée (ici 4 fois). A sélectionner parmi quelques unes. C’est le concept de base (le répétition) que Oana a emprunté au code retreat.
  • Un “seeker” qui jouera le rôle du coaché et devra s’approprier la situation. Nous aurons l’opportunité de jouer ce rôle une fois durant la journée.
  • Deux coaches, qui doivent s’efforcer de travailler de concert (pas évident quand on ne se connait pas !) et d’appliquer une technique donnée.
  • Deux à quatre observateurs en position “méta” qui restitueront ce qu’ils voient se passer.
  • Une technique de coaching différente à essayer à chaque session. Durant chaque session, nous formons 3 équipes de 5 à 7 personnes.
  • 40 minutes de session, suivi de 10 minutes de retrospective en équipes et se concluent par 10 minutes de mise en commun.

Au départ !

On commence par sélectionner l’étude de cas que nous avons envie de dérouler. Elles sont affichées dans le hall et on procèdera tout simplement par un “dot voting”.

image

Ce qu’il faut, c’est une situation dans laquelle on parviendra à se retrouver, car il faudra jouer le rôle du seeker à un moment donné. Comme Frédéric, on peut trouver cela Cornélien…

image

Première session

On commence en douceur, sans appliquer de structure de session de coaching proprement dite, mais une technique : celle du “click rewind” qui nous permet d’arrêter le déroulement pour revenir en arrière quand on pense s’être fourvoyé. C’est assez pratique, presque tricher, car c’est impossible à mettre en oeuvre dans une séance de coaching normale. Dans la pratique, nous utiliserons aussi le “click pause”.

image

Le débrief met en lumière deux difficultés, au moins dans notre équipe :

  • Une réelle difficulté d’accorder nos violons à deux coaches avec des approches radicalement différentes.
  • Coacher un “sachant” qui occupe beaucoup le terrain n’est pas évident. Mais c’est la vraie vie.
image

Seconde session

Durant cette seconde session, nous allons mettre en oeuvre une technique promue par Virginia Satir : substituer le “oui, et…” au “oui, mais…”. Autrement dit, substituer à ce qui n’est jamais qu’une négation déguisée, une démarche constructive.

Cette fois, la mise en oeuvre s’avère un peu décevante, malgré un seeker très créatif à habiller la mise en situation. J’ai relevé par exemple :

  • Une difficulté à orienter le coaché vers le “oui, et…
  • Des "solutions” poussées par les coaches assortis de “peut-être…”

Je n’étais pas coach mais observateur cette fois. Mais rien ne dit que j’aurais fait mieux. On fait ici ce qu’on doit faire : s’essayer et découvrir les difficultés auquel il nous faut faire face pour nous améliorer. C’est donc positif.

Le débrief est là pour nous aider à y voir plus clair.

image

Pause Pizza

La pause déjeuner est bienvenue : pizzas et mousses au chocolat au menu. J’en profite pour discuter un peu avec Christopher Mann. J’avais apprécié l’excellent travail de couverture photographique de Christopher lors d’Agile France 2013. Christopher tente de concilier une double activité et une double passion de photographe au travers de son activité Seeeshoot et de conseil informatique, ce qui n’est bien sûr pas facile.

image

Reprise : 3ème session

L’après déjeuner, c’est souvent un moment un peu délicat. Notre solution : nous y remettre tambour battant. Cette 3ème session va nous permettre d’expérimenter une technique plus structurante que les précédentes : l’appreciative inquiry. Dans cette technique, on va se focaliser dans ce qui va bien en menant l’entretien en 4 étapes, également appelé “les 4 D” (mais ça ne marche qu’en Anglais) :

  1. La découverte : Comme es ta vie ?
  2. Le rêve (dream) : Comment ta vie devrait être ?
  3. Design : quelles sont tes options qui pourraient convenir, être suffisamment bonnes ?
  4. Define : Comment y arriver.

Cette fois, je serais le seeker. Une session pas trop mauvaise, mais que nous avons peiné à mener à bout. En fait, nous n’y sommes pas arrivés. Parmi les points que nous avons relevés :

  • Il faut progresser “vers l’avant” sans faire de retours arrières.
  • Notre timing était trop serré, au moins pour cette mise en oeuvre.

Au-dessus des toits de Paris

Nous avions prévus une petite coupure avant la dernière ligne droite. Adrian a eu la bonne idée de nous proposer de monter sur la terrasse pour nous y détendre un peu.

image

Et surtout pour profiter de la vue sur Paris. Jugez-en un peu. Vers le sud-ouest, donc vers la Tour Eiffel.

image

Et vers le nord-est, vers le Sacré-Coeur qui est à un (gros) jet de pierre.

image

Et pendant que les handicapés dans mon genre utilisent benoitement leurs appareils photo, Dov lui, choisit de croquer un dessin…

image

Dernière ligne droite : 4ème session

Cette dernière session met en oeuvre la technique la plus délicate de la journée : le solution focus si cher à mon collègue Géry Derbier.
Le solution focus, c’est un peu le remember the futur. Nous allons le jouer en 4 temps :

  1. Quel est votre situation aujourd’hui ? Sur une échelle de 1 à 10, quelle note donnerez-vous ? Expliquez pourquoi vous êtes (quand même) à cette note ?
  2. A quel note souhaiteriez-vous être demain ?
  3. Imaginez qu’un miracle vous amène à la situation souhaitée pendant la nuit, comment constatez-vous que vous y êtes le lendemain matin ?
  4. Comment les autres constatent que nous sommes dans cette situation.

J’ai binômé en tant que coach pour la seconde fois de la journée sur cet exercice. Succès mitigé.

  • Notre seeker a fait un très bon boulot en adoptant une attitude constructive, mais qui ne nous facilite pas trop le travail.
  • Sans être éblouissant, nous avons progressé correctement sur les 3 premières étapes, voir même la quatrième.
  • Nous nous sommes un peu enlisé pour aider le seeker à trouver son chemin. Paradoxalement, c’est une idée que j’ai poussé en mode assertif, pas du tout façon coaching , qui a le plus retenu l’attention du seeker.

Pour tout dire, la fatigue commençait un peu à se faire sentir, il est temps de conclure.

This is the end

On partage l’expérience de cette journée à tour de rôle avant de se quitter. Pas de retranscription ici, c’est entre nous !

Par contre, vous pouvez regarder ce qu’il est dit sur le “mur des Ah-ah !”

La journée se termine. Nous remercions Criteo pour son accueil mais aussi sa participation, car ils sont 4 à s’être joins à nous ! Adrian pour sa gentillesse et son organisation pou avoir rendu cela possible. Et bien entendu Oana pour son animation, son énergie et sa bonne humeur !

Note de lecture : OSWorkflow, par Diego Adrian Naya Lazo

Note : 7 ; Un tour d’horizon clair concis et efficace

Est-il possible de faire un tour d’horizon introductif d’OSWorkflow en moins de 200 pages ? De toute évidence : oui, et cela sans faire particulièrement de concessions au sujet traité. Cet opuscule est en effet découpé en 8 chapitres, chacun focalisé sur une facette précise.

Le premier chapitre, comme il se doit traite de la vue d’ensemble d’une SOA animée par un moteur d’orchestration et de la vue de cette architecture par le WfMC. 20 pages suffisent à cela.

Le second chapitre nous donne déjà toutes les clés sur les capacités d’OSWorkflow en nous présentant les éléments les plus importants de la définition d’un workflow avec OSWorkflow et comment le tester !

A partir du chapitre 3, on rentre dans des aspects plus pointus : écrire du code Java qui s’interfacera avec le moteur de Workflow ! Les choses sont exposées simplement et progressivement, on n’est jamais perdu.
Le chapitre 4 termine les aspects applicatifs généraux en évoquant l’intégration du moteur au sein d’une application.

C’est à partir du chapitre 5 que sont traités les aspects avancés. Ils ouvrent de nouvelles perspectives et sont rafraichissants sur ce point. Le chapitre 5 (justement) est un bon essai en ce sens, mais tout en donnant une bonne idée sur ce qu’est l’intégration d’un moteur de règles, il n’est guère convaincant. Et quitte à parler Open-Source, pourquoi ne pas avoir plutôt évoqué Jess ?

L’intégration de Quartz, évoquée au chapitre 6 est plus intéressante, car elle permet d’imaginer des architectures non seulement basées sur des workflows, mais également asynchrones . Là encore les exemples sont suffisamment simples et complets pour donner une bonne idée de la chose.

J’ai particulièrement apprécié le chapitre 7 et son traitement des CEP (complexe events processing) avec ESPER. C’est en fait la première fois que je vois évoqué concrètement la mise en œuvre de ce concept. Bravo !

Le chapitre 8 est un peu l’inattendu de cet ouvrage, puisqu’il ne traite rien de moins que le BAM ! L’implémentation est faite avec Pentaho BI (qui est plutôt une suite qu’un framework Open-Source), mais l’ensemble est convaincant.

Voici donc un opuscule qui remplit globalement ce que l’on attend de lui : un tour d’horizon du moteur de workflow, avec des exemples. Il vous sera incontestablement utile si vous souhaitez mettre en œuvre OSWorkflow, mais seulement au début, car il limite ses ambitions aux aspects introductifs, ce qui constitue le point faible du livre.

image

Référence complète : OSWorkflow, a guide for Java developers and architects to integrating open-source Business Process Management – Diego Adrian Naya Lazo – Packt Publusing 2007 – EAN : 978 1 847191 52 6

Osworkflow: A Guide for Java Developers and Architects to Integrating Open-Source Business Process Management

https://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1847191525?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Réflexions sur la pensée agile, par Tobias Mayer

La keynote de cloture de l’auteur de The People’s Scrum lors d’Agile Spain 2013 évoque le “Business Craftmanship”, qui est également le titre de son blog. Tobias se centre et approfondis les fondement de la pensée agile. “people before process and tools” est une valeur dont on s’éloigne parfois sans même y penser. Tobias nous le rappelle !

Tobias était aussi présent à Agile EE pour évoquer les valeurs du “Tought Citizen”. Il nous parle d’inconfort, de courage et de “deep dialog”.

… Et Neo4J devint CMS !

Lors de ce Meetup Neo4J de Janvier, toujours dans le zLocalHost de Zenika, nous avons pu découvrir Structr, et comment il adresse la problématique du CMS. Ou du moins, nous allons le faire.

Cédric Fauvet au pas de charge !

Cédric commence par sa très classique introduction à Neo4J. Introduction un peu écourtée d’ailleurs : c’était la soirée des problèmes techniques et il a fallu rattraper le temps perdu.

Le temps tout de même de donner quelques nouvelles de la communauté et de l’actualité. On s’attardera quelques instants sur la dernière référence Française : Meetic ! Bien entendu, comme pour Viadeo, le but est la recherche d’adéquation de profiles. Ce n’est d’ailleurs pas une première expérience pour Neo4J qui a équipé d’autres sites de rencontre avant de s’occuper du n°1 européen.

Autre nouvelle intéressante : la mise à disposition de cours en ligne ! J’ai hâte d’aller voir ça…

Structr

Axel Morgner est fondateur de Structr, il est venu spécialement de Frankfort pour évoquer son usage de Neo4J. Après avoir longtemps travaillé dans le domaine du CMS, il a décidé de changer d’horizon, de faire autre chose. Il a découvert Neo4J, et a décidé de construire avec … un CMS !

image

Structr c’est une société mais aussi un logiciel open-source. La motivation ? Construire des sites web dynamiques avec du contenu. La première release de la bête est apparue en 2011.

La première itération : c’est une classique webapp standalone, dont la partie front utilise freemarker.

Les choses changent radicalement en seconde itération ! C’est d’abord un changement de scope : Structr devient un pur back-end, le front-end est abandonné ! Le produit assure un mapping bidirectionnel entre JSON et le graphe. Et le produit intègre une notion de schéma et de contraintes (avec même une gestion des suppressions en cascade), des choses qui vont bien plus loin que les évolutions apportées par Neo4J 2.0 !

L’interface utilisateur revient en 3ème itération, mais elle s’est faite HTML5 ! Elle permet l’édition sur place, la visualisation des liens entre pages, etc…

Démo time !

Axel nous fait bien sûr une petite visite guidée de la bête. On commence fièrement par un import de page que l’outil digère pour le transformer en graphe. On peut utiliser alors l’édition sur place pour importer ou saisir du contenue … ou faire référence à du contenu dans le graphe, via des requêtes Cypher, par exemple !

image

La sécurité n’est pas en reste et elle se configure sur les noeuds. Elle est bien sûr transitive, suivant les liens “contains”. L’IHM est aussi synchronisée entre les clients, permettant l’édition de contenu collaboratif.
Mais tout cela, c’est du statique. Du “boring stuff” comme le dit Axel. Structr gère la dynamicité du contenu, en partie du fait qu’il ne gère pas de cache et se repose sur la performance de neo4J. L’une des clés est la référence qui peut être faite depuis les pages vers du contenu structuré lui-même dans le graphe.

Pour cela il faut créer un projet “data type”. C’est lui qui permet la structuration des données et les contraintes dont nous avons parlé plus haut. On y crée aussi des bindings qui peuvent être référencés par des noms symboliques.

L’une des question que je me posais pendant que la démo se déroulait concernait les contenu volumineux, de type “blob”. On sait que Neo4J n’est pas fait pour cela. Qu’a cela ne tienne, les data types peuvent référencer des fichiers ou même des répertoires ! Au-delà de cela, il y a aussi des concepts de “web components” et de “shared components area”, mais ne m’en demandez pas plus, car j’ai un peu perdu le fil à ce moment là !

Malgré quelques petits accrocs lors de la démo, il faut avouer que cette gestion de contenu est pour le moins étonnante et résolument différente de ce qui se fait !

Teasing

Cédric souhaitait innover en donnant une minute de parole au débotté à des participants du Meetup ayant un projet avec Neo4J.

Un étudiant de Supinfo Lille (désolé, je n’ai pas noté son nom) nous a donc parlé de son projet d’étude : un “Dropbox like” intégrant une dimension sociale de partage. L’utilisation de Neo4J permet ici de représenter les structures de fichiers, répertoires, partages et droits, tandis que les contenus eux-même peuvent être répartis sur différents serveurs de stockages, ces contenus étant simplement référencés dans le graphe.

Quand Sébastien Just est venu nous parler de Seij, j’ai cru que Structr venait de trouver son frère jumeau ! J’ai pu discuter un peu avec Sébastien et suis maintenant convaincu que ce n’est pas le cas. Certes les deux applications partagent nombre de concepts : le CMS basé sur des graphes Neo4J et la possibilité de constituer son contenu en assemblant les éléments issus des noeuds. Mais là où Structr s’appuie sur une structuration et un typage fort, Seij s’enorgueillis de son approche “free form”, un peu comme si l’on avait un Excel pour la gestion de contenu. Des concepts très proches mais un ciblage client très différents en font deux produits qui ne se comparent finalement pas. J’espère que Sébastien aura l’occasion de revenir nous le présenter et nous en parler !