Note de lecture : Le Manager Minute, par Ken Blanchard & Spencer Johnson

Note : 5 ; Un roman de gare du management, assez léger mais qui préfigure le management agile.

A l’image de son livre suivant « comment développer son leadership », cet ouvrage de Ken Blanchard est une leçon de management assénée sous forme d’une histoire. Une histoire assez courte, car le livre ne compte que 25 pages, la plupart n’étant noircies que partiellement. Disons que l’on est plus près des 70 pages effectives.
Le message du manager minute est par ailleurs assez simple et se décompose en 3 points :

  • Les objectifs minute : C’est probablement le changement de posture le plus important (souvenez-vous que nous sommes en 1987. Plutôt que d’avoir une posture haute sur le comment, partager et se synchroniser sur la finalité et la compréhension de ce qui constitue le succès.
  • Les félicitations minute : Construire sur les réussites plutôt que sur les échecs, de la même manière que l’on encourage les enfants de leurs progrès !
  • Les réprimandes minute : Là, ça fait déjà plus « old school », car on voit comment exprimer son insatisfaction… tout en réitérant sa confiance dans la personne.

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Note de lecture : A Practical Approach to Large-Scale Agile Development, par Gary Gruver, Mike Young & Pat Fulghum

Note 2 ; Un texte bien austère, où il est question d’agilité à l’échelle, mais surtout d’une usine d’intégration…

L’agilité à l’échelle est le sujet du moment, c’était l’opportunité pour moi de dépoussiérer ce petit livre. Il ne compte en effet que 170 pages, rythmées sur 16 chapitres. Hélas, le texte s’est avéré décevant su de nombreux points. Certes, on pourrait considérer qu’un retour d’expérience est rarement palpitant. Pourtant Henrik Kniberg parvient à rendre cela palpitant. Au moins s’attends-t-on à y trouver une bonne compréhension des dynamiques d’une grande équipe répartie, mais cela aussi s’avère décevant. En fait, ce sont surtout des éléments de description d’une agilité pour les débutants que nous y trouvons. Le réel point de fierté de cette équipe (qui a quand même très bien réussi son pari) réside dans une mécanique d’intégration continue très bien faite, directement inspirée du « continuous delivery » de Jez Humble. Cet ouvrage et ceux de Dean Leffingwell sont d’ailleurs les sources d’inspiration des auteurs.

Le premier chapitre semble s’adresser plutôt aux nouveaux venus à l’agilité. Les auteurs nous y expliquent comment ils ont fait leur marché dans les principes agiles qui les intéressaient le plus. Ce sont 8 pages vite passées. 8 pages aussi pour le second chapitre intitulé « tuning agile to your business objectives ». En fait on nous y explique le contexte initial du projet et ce que l’on cherche à obtenir, à savoir une usine de développement bien rôdée, mais aussi les sources de gains que l’on vise (baisse de la maintenance, augmentation de la productivité et part du développement consacré à l’innovation). Le tout adossé à des chiffres. Très bien.

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Note de lecture : Comment développer son leadership, par Ken Blanchard & Mark Miller

Note : 6 ; Un « roman de gare » du management, mais plutôt bien fait.

Voilà un livre qui avoue un format réduit, c’est à dire 127 pages en petit format et avec une grosse police de caractère, que j’ai pu avaler en une demi-journée ! Le format réduit n’explique pas tout ; les auteurs ont fait le choix délibéré de construire une histoire pour promouvoir les 6 principes du leadership qu’ils veulent mettre en avant. Ca marche, et même très bien, preuve est qu’il ne faut pas s’arrêter au titre racoleur de la version Française.

Ce texte, c’est l’histoire de Julie, en échec au niveau du management de son équipe pour des raisons hélas classiques : un fonctionnement « control-command », pas d’équipe mais une juxtaposition de personnes et pas de soutien accordé à ceux-ci. Puis Julie se fait mentorée par Jean-François. Il y aura 6 étapes à cet accompagnement, chacune ponctuant l’acronyme « SERVIR ». Chaque étape est l’occasion de développer une des lettres, puis de voir comment Julie va s’évertuer de la mettre en œuvre au sein de son équipe. Une recette simple et efficace au niveau du déroulé de la prose.

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Note de lecture : The Four Steps to the Epiphany, 3rd edt. – Steven Gary Blank

Note : 7 ; L’excellence du story telling et la fatuité du process tout à la fois !

Le livre de Steve Blank, c’est un peu pour moi l’ancien testament du Lean Startup, parce qu’il précède de 5 ans l’ouvrage emblématique d’Eric Ries, et parce que l’auteur est le maître à penser du chef de file du Lean Startup.

Steve Blank n’est pas seulement l’un des gourous des startups les plus en vue de la Silicon Valley, il fut également directeur marketing. Le message de son ouvrage se concentre essentiellement sur un axes : il faut substituer au « product development » le « customer development » ! L’ensemble du texte détaille donc ce processus de développement client.

Si le volume semble se contenter de 200 pages, il faut aussi compter les volumineuses annexes qui en couvrent 80, ainsi que la mise en page assez dense qui fausse aussi quelque peu cette impression. En parlant de mise en page, celle de ce volume ne brille guère. Ce dernier est édité à compte d’auteur, et l’on voit ici ce qui peut différencier une édition assez artisanale d’une édition professionnelle. J’avoue que c’est un des aspects qui rends la lecture ardue. Le second étant le volet « processus » du livre. Mais j’aurais l’occasion de revenir dessus.

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Note de lecture : La PNL, par Catherine Cudicio

Note : 3 ; Le propos est peu compréhensible, mais les nombreux exercices sauvent un ou deux points.

Je devrais sans douté éviter à l’avenir ces petits livres de chez Eyrolles. Certes, la lecture est rapide, mais ils sont des sources récurrentes de déception ! Celui-ci ne fait pas exception : la dernière page fermée, je n’ai toujours pas une très bonne idée de ce qu’est la PNL !

En lui-même, le livre est en effet succinct : 180 pages (sur un format assez petit) sur 7 chapitres plus une introduction. Cette dernière fait un assez bon boulot pour camper le décors, c’est à dire ce sur quoi s’appuie la PNL mais aussi un bref aperçu historique.

Le premier chapitre est consacré au VAK (visuel, auditif et kinesthésique) et donne quelques clés sur le manière de repérer la dominance. La notion de « calibrage » par laquelle se termine le chapitre reste un peu trop stratosphérique pour moi. Pas non plus évident d’exploiter ce qui est dit ici… Entrer en contact est le sujet du second chapitre qui se limite à 16 pages. Ce sujet s’intéresse non seulement à la distance conversationnelle qui varie en proximité et en posture en fonction de la dominante VAK, mais aussi au mimétisme comportemental.

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Note de lecture : How to Measure Anything 3rd edition, par Douglas W. Hubbard

Note : 7 ; Extrêmement dense et d’un abord difficile

Ce texte est un grand classique. Pour Douglas Hubbard, tout peut se mesurer ! Une assertion qui crée beaucoup de polémique, à la fois sur la pertinence (et la qualité) de la mesure et la pertinence de mesurer ! L’auteur entend bien, par cet ouvrage, combattre sur les 2 fronts. Ce n’est pas une lecture facile et nombre de chapitres nécessitent un bagage mathématique dont l’auteur nous assène qu’il est simple, mais sur lequel je suis un peu limite.

Il faut compter pour ce texte, 385 pages qui se divisent en 4 parties comptant en tout 14 chapitres. Pour la première partie, « the mesurement solution exist », il faudra compter 3 chapitres sur un peu moins de 70 pages. Elle s’attaque à ce que j’ai appelé la pertinence de la mesure. C’est aussi la partie la plus abordable du livre, de très loin. Je dirais qu’à elle seule elle donne déjà beaucoup de valeur et un outillage intéressant au lecteur. Le premier chapitre « the challenge of intangible » compte pour moins d’une dizaine de pages mais introduit déjà des éléments intéressants ! Tout d’abord la mesure comme outil de décision et de diminution de l’incertitude et le processus « applied information economics » qui est la démarche de l’auteur, au centre de l’ouvrage.

Couvrant une douzaine de pages, le chapitre 2 « an intuitive measurement habit … » introduit l’art de la décomposition dans la mesure avec les exemples de Eratosthène, Enrico Fermi et Emily Rosa. L’auteur y montre brillamment comment on peut par décomposition et observation indirecte obtenir une mesure qui sera une réduction de l’incertitude probablement imparfaite mais meilleure que pas de mesure du tout. Fort d’une quarantaine de pages, le dernier chapitre de cette première partie « the illusion of intangible… » est aussi le plus difficile à digérer. L’auteur y introduit l’approche statistique et plus précisément l’approche Bayésienne (par opposition à l’approche fréquentiste. Pour moi l’élément marquant de ce chapitre est le pouvoir des petits échantillons : avec seulement 5 échantillons (quelque soit la population de départ) il y a 93,75% de chance d’avoir la médiane située entre la plus petite valeur et la plus grande (avec un échantillonnage représentatif).

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Note de lecture : Design for the Mind, par Victor S. Yocco

Note : 2 ; Un ouvrage qui se veut emprunt d’une rigueur universitaire, mais au final trop abstrait pour être utile.

Sans être un spécialiste de l’expérience utilisateur, je pense que ce domaine a beaucoup à nous apprendre pour penser les produits. C’est donc avec un intérêt non feint que je me suis penché sur ce volume abordant les aspects psychologiques de l’UX.

Pas d’inquiétude de prime abord : le volume compte 200 pages divisées en 4 parties pour un total de 10 chapitres. La première partie sert d’introduction et ne compte qu’un seul chapitre fort d’une douzaine de pages. On a les prémices du reste, car l’auteur y insiste beaucoup sur sa démarche académique et nous gratifie d’un couplet « passionnant » sur la persuasion qui ne l’est pas.

Nous voici déjà à la seconde partie, longue d’un peu moins de 80 pages sur 3 chapitres, elle se focalise sur les principe du comportement. En ouverture, le chapitre 2 traite des « comportements planifiés » sur 25 pages. Pour résumer, il y est question de donner à l’utilisateur le sentiment qu’il a le contrôle. L’auteur se fait un point d’honneur à donner un socle académique à chaque sujet (d’où une liste honorable de références bibliographiques en fin de chapitre). Au final le chapitre est assez abstrait et peu captivant, les exemples sui doivent illustrer le propos ne parviennent pas à me sortir de la torpeur où le reste du propos m’a plongé…

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Note de lecture : Team of Teams, par Stanley McChrystal

Note : 10 ; Une vue holistique inspirante de l’agilité à grande échelle !

Le Général McChrystal fut le commandant en chef des forces américaines en Irak et en Afghanistan à partir de 2003. Ce livre nous raconte comment et pourquoi il a été amené à repenser la structure de fonctionnement de ce détachement militaire face à un ennemi (Al Quaïda en Irak) qui était tout simplement en train de gagner. Mais il ne s’agit pas simplement d’une histoire militaire, en fait il s’agit même assez peu de cela. Il s’agit avant tout de comprendre ce que signifie « s’adapter » au 21ème siècle, pourquoi cela est devenu indispensable, ce que cela signifie et quelles en sont les implications.

Car en réalité, ce que nous appelons « adapter » est souvent au mieux « aménager », car notre façon de pensée est largement imprégnée du réductionnisme direct descendant du Taylorisme, grand vainqueur du 20ème siècle. Le texte de McChrystal tisse de nombreux liens entre le fonctionnement des troupes au moyen-orient et des histoires du passé qui mettent en exergue sous différents angles les limites (voir les dangers) de la pensée réductionniste : le « better, faster cheaper » de la NASA, la gestion holistique des situations d’urgence ou encore les nouveaux entrainements des pilotes de l’aviation civile mettant l’accent sur la collaboration. Il y a encore beaucoup d’autres histoires qui y sont racontées. Car l’ouvrage est avant tout un grand story-telling. Plutôt que de passer les chapitres en revue, je préfère énumérer quelques uns des sujets qui sont évoqués, ce qui ne sera malheureusement pas exhaustif :

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Note de lecture : Agile Software Development with Distributed Teams, par Jutta Eckstein

Note : 3 ; Très loin de ce que j’espérais…

Sans jamais avoir lu aucun de ses livres, mais en ayant croisé son nom à de multiples reprises, j’avais mis beaucoup d’espoirs dans le texte de Jutta Eckstein. La caution « Dorset House » ajoutant encore un peu à cela. Une attente d’autant plus importante que la fameuse mode du « scaling agile » ne donne rien de réellement convainquant, la plupart des approches misant sur le processus plus que sur le savoir-être agile.

Hélas, ici encore, c’est surtout de processus qu’il est question ! Le corps du texte tient en 220 pages, constitué en 10 chapitres. On ouvre le bal avec « getting started » qui campe la structure du livre en 5 pages. Passons. Au chapitre 2 « assessing agility and distributed projects », l’auteur nous présente sur une quinzaine de pages des généralités sur les différentes catégories (structures) de développement distribué d’une part et les bases de l’agilité d’autre part. Certainement utile et bien écrit pour des débutants mais je n’y ai rien appris.

Le 3ème chapitre « building team » est plus conséquent avec 25 pages. On y fait la différence entre la feature team (équipe pluridisciplinaire à un seul endroit) et l’équipe dispersée où les compétences nécessaires à une réalisation sont réparties sur plusieurs localisations. Si l’auteur insiste à juste titre sur la nécessité de se connaître sur le plan individuel, j’ai été plus déçu par le focus important donné aux rôles qui occupe la dernière partie du chapitre.

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Note de lecture : Re-Engineering Legacy Software, par Chris Birchall

Note : 3 ; Une expérience vécue solide pour l’auteur, mais un peu léger voir naïf pour un livre !

Dans l’ensemble, l’auteur s’est contenté d’évoquer ses quelques expériences (surtout une en fait) de travail sur du code Legacy. Certes, l’expérience est assez solide, mais présente aussi d’importantes lacunes dont je parlerai, je pense surtout aux tests.

L’ouvrage en lui-même n’est pas un jour sans fin : il compte 200 pages, réparties en 3 parties qui totalisent 10 chapitres. La première partie « getting started » comprend 2 chapitres qui comptent pour 45 pages. Au premier d’entre-eux, « understanding the challenges of legacy projects », on fait le point sur une douzaines de pages sur les problèmes rencontrés sur du legacy. Des problèmes que l’on connaît fort bien, ce ne sont donc pas des découvertes, le sujet est même traité un peu façon « tarte à la crème » !

Avec une trentaine de pages, le second chapitre « finding your starting point » est plus conséquent. La stratégie apparaît quand même étonnante et même peu pertinente : on y évoque de l’exploratory refactoring (donc du refactoring sans filet ) et l’usage des outils de métrique comme PMD. Mais point encore de tests qui justement me semble le bon point de départ !

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