Note de lecture : Formula X, par Jurriaan Kamer & Rini Van Solingen

Note 8 ; Ce que la formule 1 apprend aux organisations. Passionnant !

Cela fait déjà un petit moment que je réfléchis à la manière dont fonctionne une écurie de formule 1 et à son extrême capacité d’évolution et d’adaptation. C’est bien une partie du thème abordé dans ce livre, et mieux que je n’aurais su le faire.
Le texte est assez court. Il n’occupe que 190 pages d’un livre au moyen format. Le texte est découpé en deux parties inégales. La première est une fable autour de l’entreprise « Kitchen Quick », qui va occuper un peu plus des 150 premières pages. Quand elles sont bien racontées, ces fables sont d’excellents moments de lecture en plus d’être très instructives. C’est bien le cas ici. Plus que « The Goal » ou « The Phoenix Project », le texte me rappelle « The five dysfunctions of a team » de Lencioni.

La trame est assez simple : Kitchen Quick doit réduire ses livraisons de cuisines de 12 semaines à 2 semaines, question de vie ou de mort. Les personnages sont assez bien campés, mention spéciale à Hank Rapid le propriétaire de la marque, très haut en couleurs. Toutefois le caractère des protagonistes n’est pas toujours exploité comme il faut, tout comme certaines anecdotes qui ne sont pas menées à terme. Mais cela ne nuit pas au récit. Celui-ci est structuré en 6 parties, comme un week-end de formule 1 !

La première partie « free practice » campe essentiellement le décor et l’objectif : livrer les cuisines en 2 semaines au lieu de 12. Avec la seconde partie « Qualifying » arrive le FCCG (Full Control Consultants Group) et la mise en place du Total Efficiency Management dont le nom traduit bien l’orientation. L’auteur traduit bien comment cette transition se traduit dans les équipes et dans leurs interactions entre elles.

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Note de lecture : More Agile Testing, par Janet Gregory & Lisa Crispin

Note : 4 ; Pléthorique, mais toujours et encore trop verbeux.

Ce nouvel opus, de prime abord semble avoir pas mal de points communs avec le premier tome. Le plus important est la taille : ici encore il s’agit de 500 pages environ. Plutôt qu’une suite du premier volume, le thème serait plutôt « les auteurs n’ont pas tout dit » ! Si le volume précédent était majoritairement guidé par les cadrans de Brian Marrick, ici l’approche est plus thématique.

Le volume nous propose 25 chapitres, regroupés en 8 parties. La première d’entre-elle, sobrement intitulée « introduction » ne compte que 2 chapitres sur 25 pages. Le premier est consacré aux évolutions des pratiques durant les 10 années qui ont séparé les 2 volumes. Une synthèse juste et plutôt bien faite qui évoque par exemple le test d’applications mobiles ou les pratiques de test d’acceptation. Le second chapitre met un coup de zoom sur l’importance de la culture de l’organisation. C’est un aspect qui avait été peu (ou pas) évoqué précédemment.

La seconde partie « learning for better testing” va regrouper 4 chapitres sur un peu plus de 60 pages. Le chapitre 3 dédié aux rôles et compétences comprend des sujets tels que les profils généralistes versus spécialistes, donc bien sûr une évocation des profils en « I » et en « T » qui m’a toujours semblée un peu bateau et de la pluridisciplinarité. Donc, pas tant de choses nouvelles ou originales au final. Les « thinking skills » évoquées au chapitre m’ont semblées plus intéressantes : la facilitation, l’écoute, la connaissance du domaine pour n’en citer que quelques-uns sont replacés dans le contexte d’une activité de test. Une prose qui pourra s’avérer utile pour le recrutement de vos prochains testeurs.

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Note de lecture : Unit Testing : Principles, Practices and Patterns, par Vladimir Khorikov

Note : 8 ;Des principes et des guidelines très solides pour concevoir les tests unitaires et les tests d’intégration.

Ce n’est pas le premier ouvrage sur les tests unitaires, bien loin s’en faut ! Mais c’est une belle surprise, même si elle bouscule un peu certaines de mes idées établies sur le sujet. Le but de l’auteur est de faire émerger et poser les principes sous-jacents à la pratique des tests unitaires. On pourrait penser que cela peut se contenter d’un mémoire de 50 pages au plus ? Il n’en est rien.

Au niveau du format, le livre rentre dans la moyenne : 270 pages sur 11 chapitres, le tout divisé en 3 parties inégales. . La première d’entre-elle nous dresse le paysage des tests unitaires sur un peu plus de 60 pages incluant 3 chapitres. La finalité des tests unitaires est l’objet des 20 pages du premier chapitre. C’est un début en douceur où est évoqué la question de l’entropie du code, mais où l’auteur s’attaque surtout au mythe de la couverture de code (à juste titre). Dommage que le mutation testing ne soit pas évoqué, ni ici ni plus tard.

Le second chapitre s’attaque à des principes fondamentaux : qu’est-ce qu’un test unitaire ? Une question moins simple qu’il n’y parait. Outre la granularité délimitant le test unitaire des tests d’intégration ou de bout en bout, c’est surtout le choix de l’école de pensée qui est en cause : école de Londres (parfois appelés tests solitaires) ou école classique ou de Chicago (parfois appelés tests sociaux). L’auteur ne fait pas mystère de sa préférence pour l’approcha classique, mais fait un excellent travail pour déterminer comment chaque approcha traite les différents types de dépendances. Le chapitre s’attaque à l’anatomie interne des tests unitaire. Il n’est guère surprenant que l’auteur fasse la promotion du pattern AAA (Arrange, Act, Assert). Il va plus loin en détaillant les bonnes pratiques sur chacun des volets pour améliorer la lisibilité et la maintenabilité des tests, pour ensuite adresser la question de leur paramétrage.

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Note de lecture : Killer content, par Mai-lan Tomsen

Note : 5 ; Superficiel pour l’expert, initiatique pour le nouveau venu.

L’ouvrage adresse les enjeux et les aspects que recouvre la gestion de contenu (syndication, workflow, personnalisation, service premier, portail, etc..). Tout ce qui semblait indispensable pour mettre de la viande sur la charpente de l’e-business ante-2001. Pour adresser cela, un volume de taille raisonnable, avec ses 180 pages découpées en 7 chapitres, répartis en 2 parties

La première partie adresse les concepts sur les 100 premières pages en 4 chapitres. Le premier chapitre explore l’échange de valeurs sur 20 pages. L’auteur oppose ce concept à la commodité et développe le concept sur plusieurs axes : recommandation, diversité des produits, qualité des services. C’est intéressant mais assez stratosphérique. Le second chapitre se focalise sur la pertinence des contenus en différenciant les stratégies gratuites (pour attirer les visiteurs avec des informations à jour, du contenu premium qui offre une valeur ajoutée de conseil, d’analyse poussée, etc. Le texte s’appuie sur plusieurs exemples pour illustrer le propos. Toutefois celui-ci manque un peu de vigueur.

Au chapitre 3, l’auteur analyse les différentes catégories d’échange de valeur : promotionnelle, commerciale, orienté contenu et divertissement. La pertinence du propos a pas mal vieilli, spécialement du côté du divertissement où des plateformes telles que Netflix et Spotify ont bouleversé le modèle. L’auteur nous met aussi en garde envers les modèles qu’elle appelle « à dimension unique » qu’elle juge fragiles. Le chapitre 4 adresse la diversité des modèles de revenus : la publicité, la vente directe, la distribution, l’abonnement et la syndication. Là aussi les cartes ont bien changé depuis 20 ans, même si la plupart des modèles restent d’actualité.

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Note de lecture : Enterprise Application Integration, par David S. Linthicium

Note : 4 ; L’EAI pour le manager, plus que pour le développeur.

Cet ouvrage traite essentiellement des aspects stratégiques de l’intégration de systèmes existant. Il est donc dédié essentiellement aux décideurs, ce qui est la cible de la « IT series » d’Addison Wesley. C’est toutefois une belle bête avec ses 350 pages et ses 20 chapitres. Gageons que les CxO ne s’embarrasseront pas de cette lecture, mais que leurs écuyers, à savoir les consultants en management s’y attèleront, du moins pour certains.

Le premier chapitre va s’efforcer de définir l’EAI, mais au niveau de l’architecture IT, en tant que grand hub régulateur de l’anarchie des communications des briques du système, d’abord, ensuite comme régulateur des processus métier. Le focus sur les données au second chapitre est un peu brouillon. On y évoque différentes sources telles que le XML, les données relationnelles ou objet. Le propos tente de se tenir à la frontière entre la technique et le non technique, échouant finalement sur les deux. Le 3ème chapitre parvient mieux à faire le travail, en définissant différents niveaux de services et en abordant quelques standardisations reconnues.

Retour à la confusion au chapitre 4 qui aborde le « method-level EAI », qui se veut une intégration au niveau processus métier. L’auteur nous inonde de technologies que l’on peine à raccorder à ce concept. L’intégration au niveau des interfaces utilisateur est un concept plus facile à appréhender. C’est le sujet du chapitre 5, mais l’auteur ne s’y attarde pas. On voit rapidement les travers de cette approche, aussi je n’en veux pas à l’auteur pour sa brièveté. Le chapitre 6 est bien fait, clair et riche. Il nous propose un « processus EAI », certes à l’ancienne, en 12 étapes toutes clairement définies et expliquées dans les 30 pages de ce chapitre. C’est le point fort de l’ouvrage.

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Note de lecture : e-Business, roadmap for success, par Ravi Kalakota & Marcia Robinson

Note : 4 ; Le e-business pour les décisionnaires.

L’e-business, avant l’éclatement de la première bulle internet était le domaine de joyeux apprentis sorciers et d’entreprises conventionnelles qui tentaient d’adapter quelque chose qu’ils ne comprenaient guère dans le schéma de pensée de l’entreprise traditionnelle. L’un et l’autre ont gravement mangé la poussière, seul les très rares purs players tels qu’Amazon en sont sortis grandis.

Cet ouvrage s’intéresse à la seconde catégorie (l’entreprise traditionnelle). Ce texte particulièrement verbeux, car il compte environ 360 pages, vise particulièrement les exécutives ou plus probablement les consultants qui leur servent de cour. La technologie n’est donc pas le point focal de l’ouvrage. 12 chapitres seront nécessaires pour couvrir le sujet.

Les 25 pages du premier chapitre nous invitent la transition du e-commerce vers le e-business. Le e-business redessine les contours du business traditionnel, en redéfinissant la notion de valeur, en intégrant tous les processus de l’entreprise à la livraison de valeur et en faisant de la technologie un acteur de premier plan de cette transformation. Le second chapitre, qui compte également 25 pages s’attaque aux tendances, qu’elles soient client, processus, organisationnelles ou technologiques. Les mots importants sont intégration et flexibilité. Au niveau technologique, on voit poindre les poids lourds tels que SAP ou BAAN et la star du moment : l’EAI. Avouons tout de même que les auteurs entourent le miracle de l’ERP de précautions bien senties.

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Note de lecture : Introduction à GNU Emacs, par Debra Cameron & Bill Rosenblatt

Note : 7 ; Une appréhension claire et méthodique de l’outil.

Qui eut cru que près de 400 pages seraient nécessaires pour aborder l’IDE emblématique de la FSF ? Il est vrai que Emacs est un environnement de purs geeks, non seulement riche en fonctions, mais customisable et extensible. Encore faut-il savoir par où s’y prendre car rien n’est directement accessible à moins de connaitre les raccourcis appropriés, les commandes nécessaires ou la configuration qu’il faut, n’en déplaise aux fan boys qui le prétendent hautement ergonomique (il est vrai en comparaison de vi…).

Bref, ce sont effectivement 390 pages (hors annexes) qu’il faudra aborder, le tout organisé en 16 chapitres. Le premier chapitre « les bases d’Emacs » porte bien son nom. On y trouve la compréhension d’éléments qu’il faut maîtriser absolument tels que les buffers, les fenêtres et les commandes les plus importantes (qui ne sont bien sûr pas accessibles par menu). La section « en cas de problème » en fin de chapitre est vraiment une bonne idée, on la retrouvera en fin de tous les chapitres. L’édition de fichier est au menu du second chapitre. Nous déplacerons le curseur pour commencer, car la souris ou les flèches du clavier ne peuvent le faire. Viennent ensuite les autres commandes basiques d’édition. Cela devient assez vite fastidieux ! Comme beaucoup de fonctionnalités de l’éditeur, la recherche et le remplacement vont du simple au très compliqué et sophistiqué. Je passe rapidement sur le simple, même si la recherche avec les expressions régulières figure dans cette catégorie. Ispell permet quant à lui de faire des recherches approchées. La gestion des abréviations clôture un chapitre qui va bien plus loin que ce à quoi on s’attendrait !

Les buffers, c’est le mécanisme à la base d’Emacs. Ce chapitre 4 nous enseigne tout de leurs manipulations et de la manière de les affecter à une ou plusieurs fenêtres, avec les fonctionnalités qui en découlent. C’est un apprentissage à faire, car cela ne tombe pas sous le sens. Au chapitre 5, il est question de se servir d’Emacs comme environnement de travail Shell, et aussi de l’utiliser en gestion d’agenda. Une fonction qui parait un peu délirante aujourd’hui. On ne débotte pas au chapitre 6 qui nous propose d’utiliser l’éditeur comme gestionnaire de mail. A l’identique de ce qu’on utilise aujourd’hui, mais en ligne de commande. Donc mieux, diront certains. Mieux, au chapitre 7, on voit comment utiliser l’éditeur du GNU pour naviguer sur le net, avec Telnet, ftp (ça, ça reste utile) ou browser le web. Une expérience qui n’a rien à voir de celle des navigateurs modernes.

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Note de lecture : Essential COM, par Don Box

Note : 7 ; La source la plus technique sur les mécanismes COM. Difficile d’accès et peu illustré mais complet et consistant.

Ceci est une visite guidée et ardue du modèle COM / DCOM. Longtemps attendu, il se veut LE livre de référence sur le modèle objet COM, et il l’est sans contestes.
Le livre est très dense. Il compte 7 chapitres sur 375 pages. Le chapitre 1, un peu particulier, pourra intéresser les personnes d’avantages passionnées par le C++ : Une critique très intéressante du modèle objet du C++ y est développé.

Avec les 37 pages du chapitre 2 on aborde les interfaces COM et aussi la partie indigeste du livre, c’est-à-dire en fait le reste du livre en question. Parler d’interfaces en COM, c’est aborder IUnknown et l’implémentation du protocole qu’il sous-tend. L’auteur ne nous épargne rien mais nous gratifie aussi de macros pour simplifier la chose. En quelque sorte. Ce sont près de 60 pages qui sont consacrées aux classes au chapitre 3. On y trouve les différents mécanismes d’activation et les très obscurs monikers. C’est encore plus hard que le second chapitre…

Après les classes, ce sont très logiquement les objets qui sont mis en lumière sur près de 50 pages. C’est un moment de répis avec un propos moins rugueux et même bien illustré. Ici, c’est le mécanisme QueryInterface qui est exploré en profondeur, et les différents mécanismes de composition qu’il sous-tend. Les appartments abordés au chapitre 5 ont à la fois trait au modèle mémoire et au modèle de thread. Il n’est donc pas étonnant de voir qu’il s’agit là du chapitre le plus difficile du livre. Le modèle de marshalling, incontournable des middleware objet, et aussi de la partie. Voilà 60 pages qui vous donneront du fil à retordre.

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Note de lecture : SGML Pratique, par Eric Van Herwijnen

Note : 6 ; Comprendre le précurseur de XML

SGML est le méta-format de documents utilisé par HTML. C’est aussi le point de départ de XML. Ce livre décrit par le menu cette normalisation de documents (car c’est bien de cela qu’il s’agit) promulguée par le DoD américain.

C’est un beau bébé que cet ouvrage, avec ses 270 pages sur 4 parties principales totalisant pas moins de 24 chapitres ! La 1ère partie s’intitule sobrement « pour commencer et regroupe les 6 premiers chapitres, soit près de 60 pages. La quinzaine de pages de l’introduction nous met au parfum de la nécessité de séparer la forme du fond, le tout illustré par Word, Tex et le programme CALs du DoD. C’est un excellent début. Plus court, le second chapitre nous dresse un bref historique sur les besoins en format d’échanges de document qui ont conduit à SGML. Là aussi, c’est bien écrit mais on reste un peu sur sa faim. Très court également, c’est-à-dire sur 5 pages, l’auteur nous présente les composants d’un système SGML, un chapitre qui aurait facilement pu être associé au suivant.

Au chapitre 4, c’est la DTD elle-même qui est décortiquée. Tout ou presque y passe : éléments, attributs, en-tête DOCTYPE. Bref, c’est du sérieux. Le chapitre 5 est anecdotique, et présente les caractéristique et la nécessité d’un éditeur SGML. Cette première partie se referme sur un chapitre 6 qui fait le tour des communautés et autres groupes de discussion autour du sujet. Une information qui ne pouvait pas tenir le poids des ans.

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Note de lecture : ODMG-93, le standard des bases de données objet, par Rick G. G. Cattell

Note : 6 ; Bourré d’informations, mais dense et difficile d’accès.

Un livre court et dense, qui traite exclusivement des aspects du standard ODMG. Autant dire que le propos apparaîtra des plus secs : détails sur la syntaxe et la sémantique, support des langages, etc…

Court, nous l’avons dit : l’ouvrage ne compte que 170 pages structurées en 6 chapitres et 2 annexes. Le premier d’entre-eux « Aperçu » donne une image beaucoup trop haut niveau du standard pour pouvoir se donner une idée de l’architecture. D’ailleurs le chapitre parle pour moitié du comité de normalisation, de son historique et de son processus. Nous restons sur notre faim. Le second chapitre est nettement plus conséquent, avec ses 35 pages. C’est l’ensemble de la représentation objet (sous forme idl) qui est abordée ici. La part belle est faite aux différentes collections (il y en a beaucoup), ainsi qu’aux opérations de base que l’on peut effectuer dessus. Les transactions sont abordées de manière un peu sommaire. Il est vrai qu’elles ne diffèrent guère de ce que l’on connait.

Le chapitre 3 fait un zoom sur l’IDL d’ODMG qui se nomme OLD (Object Definition Language, bien sûr). Par zoom, j’entends qu’une grande partie des 14 pages de ce chapitre sont consacrées à la BNF de ce langage et ce n’est pas particulièrement fun. A contrario, les 16 pages décrivant le langage de requête, l’OQL paraissent un peu courtes pour le sujet. Dommage en effet, car le chapitre est intéressant, avec de courts exemples à chaque fois.

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