A leader is not an administrator who loves to run others, but someone who carries water for his people so that they can get on with their jobs.

Robert Townsend

Robert Townsend
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Note de lecture : Host, Six new roles of engagement, par Mark McKergow & Helen Bailey

Note : 7 ; Dans la continuité du Solution Focus

Mark McKergow n’est pas un inconnu de la communauté du Solution Focus, il a pratiquement fait émergé celle-ci depuis le monde de la thérapie. Le Host Leadership s’inscrit dans cette continuité. Il s’agit aussi d’un des sujets fétiches de mes amis Géry Derbier et Laurent Sarrazin, cette lecture ne pouvait donc m’échapper !

Le host leadership s’inscrit en opposition au leadership directif et propose une alternative, ou plutôt une évolution du modèle « servant leadership ». En alternant en fonction des situations postures hautes et basses, il cherche à résoudre les paradoxes et dilemmes du leader moderne. C’est là le sujet du premier chapitre du livre.

Pourquoi utiliser la métaphore de l’hôte ? Elle semble appropriée car les auteurs admettent qu’il existe des moments, ou plutôt des moments au sein de rôles où le leader doit prendre les rennes, et d’autres où il doit s’effacer pour permettre l’auto-organisation du groupe. Il s’agit d’une posture plus riche et plus complexe que celle du servant leadership. La métaphore de l’hôte permet de s’approprier cette posture : il s’agit d’une notion très ancienne porteuse non seulement de postures mais aussi de valeurs comme nous le rappellent les auteurs au second chapitre.

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Note de lecture : Il était une fois Linux, par Linus Torvalds & David Diamond

Note : 5 ; Un éclairage unique sur la gestation de Linux

Une autobiographie du créateur de Linux, c’est assez intriguant. Linus Torvalds n’est guère connu pour sa prose, ni même en fait pour ses talents d’orateur. D’ailleurs il préfère communiquer avec du code qu’avec des mots. S’il existait un titre de « meilleur développeur au monde », il pourrait sans aucun doute y concourir.

Même s’il apparait en petits caractères, David Diamond n’est pas pour rien dans la genèse de ce texte. Il ne s’agit pas d’une grande littérature, mais néanmoins d’une lecture agréable et surtout éclairante sur ce qui a conduit Linus Torvalds à créer Linux, depuis son enfance, son caractère, ses passions. Mais aussi sur sa vie personnelle et ses prises de position. Dans la forme, il s’agit plutôt de dialogues, avec David Diamond ou plus souvent de sortes de monologues, généralement de Linus Torvalds et plus rarement de David Diamond.

Dans la première partie « naissance d’un nerd », Linus Torvalds nous parle de son enfance, de la Finlande et de sa scolarité jusqu’à l’université. Bref de tout son parcours avant Linux. Les chapitres sont courts et le style du créateur de Linux s’adressant au lecteur très engageant. Le tout se lit très bien.

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Note de lecture : Corba : des concepts à la pratique, 2nd édition – Jean-Marc Geib, Christophe Gransart & Philippe Merle

Note : 6 ; Une présentation plutôt pédagogique, mais un texte qui accuse son âge.

Comme le titre l’indique, l’objet de ce livre est d’expliquer Corba en commençant par les principes, puis en poursuivant par la pratique. De fait, le texte devrait pouvoir servir de support d’un cours Corba, par exemple.

Les deux premiers chapitres sont un tour d’horizon des principes de Corba. En une cinquantaine de pages, on fait le tour des concepts de ce middleware, le tout agréablement soutenu par des diagrammes. Pas mal. Curieusement, c’est par une investigation en profondeur que l’on continue, que l’on a un peu de mal à raccrocher à la partie précédente. L’auteur a dû juger que cela était un prérequis indispensable aux chapitres suivants : les interfaces standard de Corba (chapitre 4), hélas fort peu illustré par un exemple pratique, puis les services standard (chapitre 5), toujours aussi peu soutenu d’exemple, même si les diagrammes sont valables. Nous voici arrivé en page 180 (sur 265, hors annexes), avec une vue consistante de Corba, mais peu d’exemples.

C’est le chapitre 6 qui constitue l’étude de cas venant illustrer les parties précédentes. Celui-ci aide pas mal pour comprendre l’implémentation d’un objet Corba en BOA, ainsi que l’utilisation du service de nommage, hélas de nombreux concepts précédemment illustrés n’apparaissent pas, comme les différents types de services décrits.

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Note de lecture : Réussir la conduite de projets informatiques, par Pham Thu Quang & Jean-Jacques Gonin

Note : 3 ; Les bases de la gestion de projet à la papa. Assez léger.

Il fut un temps où, croyant fermement que mon avenir était de devenir chef de projet, je voulais réellement savoir en quoi cela consistait, figurant vaguement que cela avait à voir avec la planification. C’est bien cette approche à la papa que couvre cet ouvrage. Hop, c’est parti pour 170 pages divisé en 3 parties totalisant 14 chapitres.

La première partie n’occupe que 25 pages et 2 chapitres et s’intitule pompeusement « conduite de projets d’informatisation ». Elle commence par un chapitre ultra-court de 4 pages pour distinguer système informatique et système d’information ! A la lumière d’une décennie et demie d’agilité, le second chapitre sur les raisons de l’échec laisse rêveur : absence d’une démarche, besoins insuffisamment exprimés ou changeants… Cela présage bien pour la suite !

La suite, c’est la seconde parties « techniques et démarche de la conduite de projet ». Près d’une centaine de pages et 8 chapitres, c’est la plus longue partie. Le chapitre 3 nous parle de démarche, donc de « cycle en V ». On notera le petit paragraphe sur la partie développement « considérée triviale par certains mais tout de même importante » ! Le chapitre se fend de plans-type des documents important. Pour ce qui est d’un texte sur le cycle en V, j’ai vu bien pire ! Le chapitre 4 est celui qui m’a fait acquérir le livre à l’époque : le diagramme de Gant expliqué ! Oui, vous avez bien lu ! Le fait est qu’il est très bien expliqué. Le chapitre 5 traite quand à lui de l’estimation des charges. Il traite à part égale les points de fonction et le COCOMO. Les auteurs ne s’étalent pas en longueur et le texte ne saurait servir de référence sur l’un ou sur l’autre, il n’en est pas moins ennuyeux.

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