You make decisions, take actions, affect the world, receive feedback from the world, incorporate it into yourself, then the updated you makes more decisions, and so forth, round and round.

Douglas Hofstadter

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Note de lecture : User Acceptance Testing, par Brian Hambling & Pauline Van Goethem

Note : 1 ; Une approche des tests à l’ancienne pour un texte récent et une cible complètement ratée.

Tests d’acceptation et User Acceptance Tests n’adressent pas pour moi la même finalité : Le premier est destiné à valider la conformité de ce qui a été réalisé par rapport à la spécification, tandis que le second se doit d’évaluer dans quelle mesure ce qui a été spécifié puis réalisé adresse l’expression de besoin initiale de l’utilisateur. Bref, l’UAT est là pour tester (indirectement) la spécification.

Il y a vraiment très peu de livres consacrés aux UATs. Celui-ci est en fait pratiquement le seul que j’ai pu identifier à ce seul thème. J’avais deux craintes avant même d’avoir ouvert ce livre : avais-je la même vu sur les UATs que les auteurs ? Et , étant donné l’origine très « corporate » du texte, n’allais-je pas rencontrer une approche très processus à l’ancienne ? Comme nous allons le voir, la réponse est hélas « oui » aux deux questions.

L’ouvrage n’est guère long, moins de 180 pages si l’on ne compte pas les inénarrables check-lists ou templates. Le tout est découpé en 10 chapitres pour reprendre son souffle. Moins de 20 pages en moyenne par chapitre, il n’en faudrait pas plus, car le style d’écriture n’est pas pensé pour être une partie de plaisir. Le premier chapitre n’a que peu à offrir, mais je m’arrête quand même sur deux points : d’abord le contexte considéré est bel et bien du cycle en V. Ensuite la définition du rôle de l’UAT semble correspondre à la mienne. Le second chapitre « the importance of UAT » en rajoute une couche sans apporter grand chose : toujours plus de processus, la contribution des différents rôles… tout cela est un peu creux. On revient sur la définition des UATs et cela deviens moins clair, entre la validation des spécifications et la satisfaction du besoin utilisateur. A ce stade, je doute que la distinction soit même claire pour les auteurs.

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Note de lecture : Scrum Mastery, par Geoff Watts

Note : 7 ; Les postures Scrum Master, illustrées par du story telling.

Cela faisait déjà un moment que j’entendais parler de ce livre, il était temps de lui faire un sort. Comme son titre l’indique bien, ce volume traite du boulot et de la posture du Scrum Master, le texte n’explique pas Scrum (il y a bien 3 pages là-dessus en annexe, mais bon…). Le texte part du principe que la connaissance de Scrum est acquise. La démarche (car il y a une démarche de Scrum Mastery) sur laquelle s’appuie l’auteur emprunte l’acronyme RE-TRAINED. C’est sur cet acronyme que s’articule le livre. Il compte 270 pages, mais compte tenu du format et de la mise en page très aérée (sans compter la qualité de la prose, cela se lit très bien.

R, comme « Respected ». Cette partie compte 3 « patterns », ainsi que je les appelleraient. Je retiens principalement de cette partie la notion de confiance, et plus particulièrement de faire confiance à l’équipe. Je retiens aussi l’acronyme AID (qui nous vient du « Tao of Coaching ») : Action, Impact et Desired Outcomes.
Le E est pour « Enabling ». 3 patterns également ici. De cette partie, mon take-away sera le modèle de maturité proposé par l’auteur. Il aborde aussi le sérieux problème du proxy : l’auteur n’aime pas le concept.

Le T signifie « Tactful ». La « fable des 2 Scrums » en début de partie va servir de point d’ancrage à d’autres parties. L’auteur nous conduit également à utiliser les silences à bon escient, un art plus difficile qu’il n’y paraît et de poser les bonnes questions pour que l’équipe prenne elle-même conscience de ses travers.

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Note de lecture : Le Mini-Book Cynefin, par Greg Brougham

Note : 3 ; Malheureusement, introduit plus de confusion qu’il n’éclaire.

J’utilise beaucoup le modèle Cynefin pour introduire la notion de complexité lors de mes introduction à l’agilité. Ce mini-book était pour moi l’occasion de découvrir une manière de l’aborder et de comprendre le framework plus en profondeur. Au final il s’agit d’avantage pour l’auteur de promouvoir les outils de cognitive edge que de développer le propos de Dave Snowden. Malheureusement également, la traduction française m’est apparu très poussive. Heureusement que je possède aussi la version originale !

Le livre est plutôt court, avec 58 pages (un mini-book comme stipulé dans le titre), découpé en 5 parties. Le framework Cynefin expliqué en occupe une dizaine de pages. C’est probablement la partie la plus intéressante. Elle développe la différence entre systèmes ordonnés et désordonnés. Mais il termine toutefois avec des concepts dont je ne comprends pas tellement comment ils se raccrochent au framework comme « l’obliquité » (toutefois intéressant) et le résolution de conflits !
La seconde partie est consacrée au narratif. Il y est question du narrative inquiry. Là aussi je ne parviens pas à raccrocher cela au Cynefin, mais je note le concept, qu’il me faudra creuser.

En troisième partie, on parle de « sense making ». L’auteur y développe la notion de contextualisation à l’aide de logique abductives (si, si). Sur ce principe, il développe la contextualisation qu’il préfère au VSM (value stream mapping). On y propose aussi un exercice de contexte partagé à l’aide narratif. C’est en quelque sorte du teasing pour Cognitive Edge car on n’y comprends pas grand chose…

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