Note de lecture : How to Measure Anything 3rd edition, par Douglas W. Hubbard

Note : 7 ; Extrêmement dense et d’un abord difficile

Ce texte est un grand classique. Pour Douglas Hubbard, tout peut se mesurer ! Une assertion qui crée beaucoup de polémique, à la fois sur la pertinence (et la qualité) de la mesure et la pertinence de mesurer ! L’auteur entend bien, par cet ouvrage, combattre sur les 2 fronts. Ce n’est pas une lecture facile et nombre de chapitres nécessitent un bagage mathématique dont l’auteur nous assène qu’il est simple, mais sur lequel je suis un peu limite.

Il faut compter pour ce texte, 385 pages qui se divisent en 4 parties comptant en tout 14 chapitres. Pour la première partie, « the mesurement solution exist », il faudra compter 3 chapitres sur un peu moins de 70 pages. Elle s’attaque à ce que j’ai appelé la pertinence de la mesure. C’est aussi la partie la plus abordable du livre, de très loin. Je dirais qu’à elle seule elle donne déjà beaucoup de valeur et un outillage intéressant au lecteur. Le premier chapitre « the challenge of intangible » compte pour moins d’une dizaine de pages mais introduit déjà des éléments intéressants ! Tout d’abord la mesure comme outil de décision et de diminution de l’incertitude et le processus « applied information economics » qui est la démarche de l’auteur, au centre de l’ouvrage.

Couvrant une douzaine de pages, le chapitre 2 « an intuitive measurement habit … » introduit l’art de la décomposition dans la mesure avec les exemples de Eratosthène, Enrico Fermi et Emily Rosa. L’auteur y montre brillamment comment on peut par décomposition et observation indirecte obtenir une mesure qui sera une réduction de l’incertitude probablement imparfaite mais meilleure que pas de mesure du tout. Fort d’une quarantaine de pages, le dernier chapitre de cette première partie « the illusion of intangible… » est aussi le plus difficile à digérer. L’auteur y introduit l’approche statistique et plus précisément l’approche Bayésienne (par opposition à l’approche fréquentiste. Pour moi l’élément marquant de ce chapitre est le pouvoir des petits échantillons : avec seulement 5 échantillons (quelque soit la population de départ) il y a 93,75% de chance d’avoir la médiane située entre la plus petite valeur et la plus grande (avec un échantillonnage représentatif).

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Note de lecture : Design for the Mind, par Victor S. Yocco

Note : 2 ; Un ouvrage qui se veut emprunt d’une rigueur universitaire, mais au final trop abstrait pour être utile.

Sans être un spécialiste de l’expérience utilisateur, je pense que ce domaine a beaucoup à nous apprendre pour penser les produits. C’est donc avec un intérêt non feint que je me suis penché sur ce volume abordant les aspects psychologiques de l’UX.

Pas d’inquiétude de prime abord : le volume compte 200 pages divisées en 4 parties pour un total de 10 chapitres. La première partie sert d’introduction et ne compte qu’un seul chapitre fort d’une douzaine de pages. On a les prémices du reste, car l’auteur y insiste beaucoup sur sa démarche académique et nous gratifie d’un couplet « passionnant » sur la persuasion qui ne l’est pas.

Nous voici déjà à la seconde partie, longue d’un peu moins de 80 pages sur 3 chapitres, elle se focalise sur les principe du comportement. En ouverture, le chapitre 2 traite des « comportements planifiés » sur 25 pages. Pour résumer, il y est question de donner à l’utilisateur le sentiment qu’il a le contrôle. L’auteur se fait un point d’honneur à donner un socle académique à chaque sujet (d’où une liste honorable de références bibliographiques en fin de chapitre). Au final le chapitre est assez abstrait et peu captivant, les exemples sui doivent illustrer le propos ne parviennent pas à me sortir de la torpeur où le reste du propos m’a plongé…

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