Note de lecture : Facilitating with Ease ! 3rd edition, par Ingrid Bens

Note : 7 ; Une véritable référence sur la facilitation de réunions !

Plus qu’un livre, c’est un support de cours ! Ou plus exactement, c’est les deux à la fois. Et sous un format inhabituel (à commencer par le « grand format » physique du livre), j’ai vraiment trouvé là un texte de référence sur la facilitation de réunions. Le tout en 227 pages sur 9 chapitres.

Le 1er chapitre est une introduction à la facilitation, pour mieux appréhender ce que l’on attends d’un facilitateur et quelle doit être sa posture. Les 36 pages de ce premier chapitre sont un raccourcis sur le reste de l’ouvrage et se terminent par un exercice d’auto-évaluation très bien fait.

Le second chapitre focalise sur la posture du facilitateur sur une douzaine de pages. Ce point qui avait été introduit au premier chapitre est ici développé : le facilitateur doit-il être interne ou externe ? Peut-il être un manager, avec une posture haute ? Quelle sont les challenges auxquels doit faire face le facilitateur ? Après avoir fait le tour de ces questions, cette notions un peu floue de posture acquiert une réalité plus tangible.

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Note de lecture : Software by Numbers, par Mark Denne & Jane Cleland-Huang

Note : 5 ; Des idées réellement intéressantes dans l’IFM. Mais un propos sec et qui manque de profondeur sur certains sujets.

J’avais déjà eu l’occasion de croiser des références à cet ouvrage, suffisamment pour me décider à le lire, ce qui a fini par arriver. La totalité de l’ouvrage s’appuie sur une démarche appelée IFM, pour « incrémental funding methodology ». Formalisée au début des années 2000, cette approche se dit s’adapter aussi bien à Unified Process qu’à une approche agile. Force est de constater qu’elle a toutefois plus d’affinité avec des approches agiles !

Le livre en lui-même n’en impose guère : il ne compte que 180 pages, structurées en 11 chapitres. Le premier chapitre reprend quelques éléments de la philosophie agile (n’oublions pas qu’elle n’était pas largement développée à l’époque) : délivrer de la valeur au plus tôt et écouter la voix du client. C’est aussi dans ce chapitre que l’auteur introduit un concept important : le MMF (Minimum Marketable Feature), ou le lot de fonctionnalités qu’il faut livrer afin d’acter un incrément de valeur pour le client.

La douzaine de pages du chapitre suivant introduit le second concept import : le « new ROI », qui est tout simplement une application de la valeur-temps (NPV) bien connue en finance. Et déjà les premières tables d’actualisation de valeur apparaissent.

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Note de lecture : Fifty Quick Ideas to Improve your User Stories, par Gojko Adzic & David Evans

Note : 7 ; De bonnes recettes, surtout pour le découpage des user stories

Les auteurs l’annoncent clairement dès le début : ceci n’est pas un livre pour le débutant. Il s’adresse à ceux qui ont déjà une connaissance et une compréhension de base de ce qu’est une user stories. Les 200 pages de l’ouvrage sont consacrées à solidifier cette connaissance et à améliorer le savoir-faire qui y est lié. Le tout en 5 parties et en, comme l’indique le titre, 50 idées ou principes. Je ne vais pas parler des 50 principes, ce serait fastidieux.

Chaque « idée » emprunte la même présentation. D’abord une introduction que l’on pourrait appeler « motivation ». Elle développe ce qu’il y a derrière le titre, le « pourquoi » de cette idée. Vient ensuite une section intitulée « key benefits », comme son nom l’indique elle met en exergue l’amélioration apportée par cette pratique ou le travers qu’elle évite. Enfin, la 3ème partie est consacrée au « how to make it works », c’est à dire le mode d’emploi.

La première partie est dédiée à la création de User Stories. Ce sont 8 idées sur environ 35 pages qui constituent celle-ci. On retrouve quelques idées qui font leur chemin aujourd’hui comme les « 3 C » de Ron Jeffries ou les 3 questions de Jeff Patton plutôt que le template de Mike Cohn qui perd son aura de jour en jour. Mon « take away » de cette partie est certainement la notion de sphère de contrôle liée à la sphère d’influence qui est le thème de l’idée n° 7.

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Note de lecture : Explore It ! par Elisabeth Hendrickson

Note : 9 ; L’approche agile appliquée aux tests exploratoires : brillamment et efficacement exposé par une pionnière de l’agilité !

Me voilà réconcilié avec les tests exploratoires ! Les fameux tests du 4ème quadrant du framework de Brian Marrick, ceux qui servent à critiquer le produit « après coup » ! Il est vrai qu’Elisabeth Hendrickson n’est pas n’importe qui. Et force est d’avouer que les 150 pages de cet ouvrage couvrent bien la question et donnent des réponses efficaces à mes doutes.

Le texte est découpé en 13 chapitres regroupés en 3 parties. La première d’entre-elles « Establishing Foundations » comprend les 5 premiers et compte 55 pages. Le premier d’entre-eux traite sur 6 pages le plaidoyer pour le test exploratoire que l’auteur considère complémentaire à l’exploration.

Le second chapitre est sans doute le plus important du livre car il présente « l’exploration charter » qui est au test exploratoire ce que la User Story est à la spécification agile ! L’auteur y présente de manière claire et détaillée comment créer des charters à la fois focalisés mais gardant assez de liberté pour permettre l’exploration. 13 pages très bien utilisées.

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Note de lecture : The Dream Team Nightmare, par Portia Tung

Note : 8 ; Une aventure dont vous êtes le héros … et où vous apprenez des choses chemin faisant.

Il s’agit d’un livre sur le coaching agile. Mais plutôt que de vous laisser chausser vos chaussons, l’auteur a choisit une approche résolument ludique (et immersive) : un livre dont vous êtes le héros ! Les étapes proposées (à la fin desquelles nous lecteur, devons prendre une décision) font une à deux pages, mais la plupart du temps un peu moins d’une page. Et l’histoire couvre ainsi 256 pages.

En fait, votre aventure prendra plus ou moins de temps en fonction des choix que vous faites. J’ai eu le malheur de faire un sans-faute et l’aventure s’est trouvée pliée en une paire d’heures !

Comme je l’ai dit, le narratif est une suite d’étape. Chaque étape reflète une situation que l’on rencontre souvent en contexte de coaching (car oui, ce livre traite de coaching). Nombre de ces situations, la plupart en fait, font l’objet de dialogues entre les protagonistes, c’est à dire l’équipe à coacher, et le coach qui dans ce cas est le lecteur.

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Note de lecture : Scrum Shortcuts, par Ilan Goldstein

Note : 5 ; Succinct, parfois léger, mais souvent pertinent.

Apporter des réponses directes, tel est le but de ce petit opuscule. Il ressemble donc plus à un livre de recettes qu’à un « guide complet », pour autant qu’une telle chose puisse exister… Ce ne sont d’ailleurs pas des recettes, mais des antipatterns, ou des raccourcis comme l’auteur les appelle. Des raccourcis que je dois avouer souvent rencontrer (peut-être pas tous, mais beaucoup) et pour lesquels l’auteur nous propose des antidotes.

En lui-même, le livre est assez court, avec 162 pages, structurées en 10 chapitres, le tout compilant 30 des raccourcis susmentionnés. Le premier chapitre « Scrum Startup » couvre 3 raccourcis en une quinzaine de pages. Si le premier shortcut n’en est pas vraiment un mais une courte introduction plutôt bien faite, je jette mon dévolu sur le raccourcis n° 2 « fragile agile » reprenant quelques antipatterns d’interprétation erronées de Scrum. Bien vu !

Le second chapitre « attitude and abilities » couvre aussi 15 pages et intègre également 3 raccourcis. Je vais mettre fin maintenant à cet insoutenable suspens : ça continue comme ça jusqu’à la fin ! Le « masterful Scrum Master » relève correctement la posture du Scrum Master, mais l’auteur aurait aussi pu relever les antipatterns du Scrum Master chef de projet et du SM courroie de transmission du management ! Le raccourcis star est sans doute le « Rock Star or Studio Musician » qui pointe ce que doit être la dynamique d’une équipe Scrum. Sur le raccourcis dédié au linup, j’avoue ne pas être fan du T-shape développeur que je trouve une vue réductrice des compétences des membres d’une équipe.

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Note de lecture : Storm Applied, par Sean T. Allen, Matthew Jankowski & Peter Pathirana

Note : 6 ; Clair sur la mise en jambe, mais insuffisant sur la gestion en production

J’ai une affection particulière pour Storm, car j’ai activement participé à l’amener dans un projet à une époque où les frameworks Big Data temps réel et plus particulièrement Storm n’étaient pas pris pour acquis. Il aura fallu attendre près de 2 ans de plus pour voir apparaître un ouvrage dédié de bonne facture. Comme nous le verrons, ce dernier ne se limite pas à Storm sensu-stricto.

Le présent ouvrage accuse ses 250 pages totalisant 9 chapitres. Des chapitre relativement longs en moyenne selon mon standard, donc. Le premier d’entre eux ne l’est pas, car il ne pèse que 10 pages. C’est une introduction de haut niveau dont le but est de camper la place de Storm dans le mode du Big Data, et plus précisément dans celui du Big Data temps réel que les auteurs re-segmentent en « stream » et « micro-batching ». En passant, les auteurs positionnent Storm par rapport non seulement à Hadoop, mais à Spark, Samza et Kafka Stream.

Le chapitre 2 est d’avantage dédié architecture et présente les concepts centraux de Storm : Typologie, Tuples, Bolts et Spout. Le tout est abondamment illustré, y compris par des extraits de codes qui ont le bon goût de ne pas être trop longs. L’homme pressé qui n’a pas trop de temps à consacrer pour comprendre Storm y trouvera à se nourrir ! J’avoue que je trouve ce chapitre particulièrement réussi.

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Note de lecture : Lean UX, par Jeff Gothelf with Josh Seiden

Note : 3 ; Promesse non tenue. Jolt Award 2013

J’avais, sinon de grands, au moins quelques espoirs pour ce petit livre de 120 pages, qu’il se montre à la hauteur du « running lean » qui a ouvert cette collection. Cela n’aura pas duré. En effet, j’ai trouvé ce texte très emprunt de « process », une manière de penser qui est en décalage avec le Lean Startup de mon point de vue.

Cet ouvrage assez court est composé de 2 parties très inégales pour un total de 8 chapitres. La première partie ‘introduction and principles » regroupe les deux premiers et ne s’accorde qu’une quinzaine de pages. Le premier chapitre « why Lean UX » Ne compte d’ailleurs que 2 pages. Il s’agit d’une courte introduction pour nus dire que nous sommes plus dans un monde où l’on peut se targuer de tout savoir dès le départ. Mais ça justement on le savait déjà ! Les 8 pages du second chapitre évoquent les principes du Lean UX. Ce sont 3 piliers : le Design Thinking, les valeurs du manifeste agile et les principes du Lean Startup. Sur cette base l’auteur pose 15 principes dont on perçoit vite qu’ils sont empruntés aux sources énoncées. C’est bien mais on n’apprends rien.

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Note de lecture : Drive, par Dan Pink

Note : 7 ; Une étude en profondeur et bien illustrée de la motivation intrinsèque.

Cet ouvrage est désormais un classique, et pour de bonnes raisons ! Une partie non négligeable de l’ouvrage de Jurgen Appelo, Management 3.0 provient en effet de ce texte. Ce livre parle de motivation, c’est d’ailleurs son titre en français : motivation 3.0 ; Ce sont 215 pages en 6 chapitres et des brouettes qui sont nécessaires à couvrir le sujet. Les brouettes étant ici importantes.

L’introduction du texte nous plonge directement dans une expérimentation scientifique, celle qui amènera à comprendre qu’au delà de la carotte et du bâton, il existe un niveau de motivation qui trouve sa source dans l’accomplissement même de la tâche : la motivation intrinsèque. C’est sur ce chemin que nous entraine le chapitre 1, partant de la motivation 1.0, celle qui guidait notre instant de survit aux premiers temps de l’humanité, vers la motivation 2.0, qui connut son sommet durant la révolution industrielle. Les chapitre 2 et 2a étudient les raisons pour lesquelles cette motivation intrinsèque ne fonctionne pas … sauf quand elle fonctionne ! Enfin, le chapitre 3 nous met en évidence les types « X » et « I » : pendant que le type « X » s’appuis sur la motivation extrinsèque (la carotte et le bâton) qui sont la marque de la motivation 2.0, le type « I » met à jour la motivation intrinsèque, celle du 21ème siècle. Il s’agit donc bien de passer du mode « X » au mode « I ». C’est l’objet de la seconde partie.

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Note de lecture : Planning Extreme Programming, par Kent Beck & Martin Fowler

Note : 6 ; Quand planifier rime plus avec visibilité qu’avec « estimer ».

L’extrême programming se focalise sur des cycles de développement fortement itératifs, au sein desquels l’interaction avec le client et permanente et le formalisme réduit au minimum. Dans ce cadre, écrire un livre sur la planification d’un tel processus peut sembler une gageure. En fait, ce livre ne traite guère de métrique d’évaluation ou de consommation du développement, mais se focalise sur les aspects humains. Planifier en Extreme Programming, c’est avant tout s’assurer que l’on travaille sur les choses les plus importantes et pouvoir se coordonner avec les autres (le sujet du 1er chapitre). Pour faire cela, il faudra aussi estimer, mais différemment.

Cet ouvrage, co-écrit par deux grands noms de la communauté, n’est guère long : 130 pages ! A l’instar de nombreux volumes de l’XP series, il compte beaucoup de chapitres, il y en a 27. Les passer tous en revue serait fastidieux, je vais me contenter de relever quelques éléments qui m’ont marqué ou que j’ai aimé.

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