Note de lecture : Using Active Server Pages, par Scot Johnson

Note : 3 ; L’ASP d’antan payé au kilo.

Voilà un bon gros pavé de 800 pages pour caler les meubles comme on les aiment bien ! Les 32 chapitres de ce texte gargantuesque semblent sortis d’un autre âge, de celui d’avant Internet où l’on payait (parfois) les livres au kilo… Heureusement quand même, ce considérable pensum est subdivisé en 6 parties, sans oublier des annexes qui occupent une centaine de pages sur les 800 suscités. Voyons ce qu’il en est.

La première partie « introduction to Active Server Pages » occupe 2 chapitres et environ 50 pages. Il s’agit de poser quelques fondements techniques sur les briques de base d’une architecture, des protocoles et de ce qu’est une application Internet. C’est une introduction vraiment gentille répondant à des questions telles que « qu’est-ce qu’une architecture à composants ? », « c’est quoi des transactions ? », etc…

La seconde partie « VBScript : the foundation of Active Server Pages » ne cache pas tellement son jeu. Ce sont 7 chapitres sur 130 pages qui seront consacrées à ce thème. Les 3 premiers chapitres de cette partie sont littéralement une introduction à la programmation ! Variables, débranchements, opérateurs, etc… ce sont les éléments de base du langage VBScript qui sont abordés ici. Oh nostalgie, on y évoque aussi ActiveX et Java côté browser, cela ressemble aujourd’hui à des considérations d’un autre temps. Les deux chapitres suivants nous font faires des choses plus compliquées avant que l’on rassemble les morceaux afin de faire un vrai programme dans une page HTML au chapitre 8. Le dernier chapitre est un peu spécial car il traite du debugger. Beaucoup de copies d’écran dans ce chapitre, plus que dans les autres, c’est pas peu dire.

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Middleware et Internet, par Daniel Serain

Note : 6 ; Une introduction en douceur, mais un texte malheureusement démodé !

1999, pour les technologies, c’est désormais l’ancien temps ! De fait, cet ouvrage ignore (pour des raisons d’ancienneté) les technologies EJB, .NET et web services ! Aussi regarderons-nous cet opuscule d’un oeil nostalgique.

Le premier chapitre donne une vue générale sur la problématique des middlewares, et aborde superficiellement Corba et COM.

Le second chapitre traite des middlewares d’échanges de messages. Si ce chapitre ignore JMS (là encore pour de bonnes raisons), il présente cependant une bonne introduction à cette technique, sans toutefois rentrer suffisemment dans les détails. Il en va un peu différemment pour le chapitre suivant consacré aux middlewares orientés RPC, où l’auteur détaille plus la cinématique de fonctionnement des RPCs. Il consacre même une partie importante du chapitre à DCE : si la chose est intéressante, elle est encore un peu plus démodée ! Le chapitre 4, qui lui fait directement suite traite de Corba lui-même, des invocations statiques et dynamiques, mais peu des services Corba.

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Note de lecture : HTML Publishing with Internet Assistant, par Gayle Kidder & Stuart Harris

Note : 1 ; Emouvant de naïveté, mais c’est tout.

1995, c’est vraiment la préhistoire pour le Web ! Ce court ouvrage présente des choses qui semblent aujourd’hui incroyablement bénignes. Voyons ce qu’il en est.
La bête fait 215 pages, structurées en 8 chapitres, complétées de 4 annexes et d’une disquette 3,5 pouces. Je n’ai pas pu m’empêcher de le préciser !

Le premier chapitre commence par nous expliquer ce qu’est le Web, les hyperliens et tout ce genre de choses. C’est très émouvant. On termine par l’installation de « Word Internet Assistant » qui sera le nerf de la guerre de cet ouvrage ! On récupère la chose par FTP, donc il est aussi nécessaire d’expliquer comment ce genre de choses fonctionne !

Le second chapitre nous invite à construire notre page d’accueil, avec Word IA, bien entendu. On s’initie aux joies de la structuration des répertoires, des balises h1, h2, etc… Bref, le HTML en mode touriste.

Au chapitre 3, on reste dans la lignée en faisant des choses plus avancées : ancres, liens hypertextes, boutons. Word IA, c’est vraiment extra. Je précise quand même que c’est une boutade…

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Note de lecture : ActiveX Controls Inside Out 2nd edt., par Adam Denning

Note : 6 ; Un somme de connaissance importante à l’époque, mais délivrée de manière un peu aride.

Il y a des gros pavés qui ne sont pas sérieux, et d’autres qui, le sont. Bienvenu dans ce livre qui illustre la seconde catégorie. Il est dans la lignée des Petzold, Prosise, Richter et Brockschmidt qui ont publié en leur temps les ouvrages « définitifs » sur Windows, MFC, Windows NT ou OLE. Ici l’objectif est de faire de même avec ActiveX : Ce que le Prosise est au Petzold, cet ouvrage devrait l’être au Brockschmidt, en quelque sorte. Et d’ailleurs le langage pour illustrer tout cela ne sera rien de moins que C++. Ne pas se fier à la couverture rouge funky, donc. Ca va être du sérieux.

Sérieux, le texte peut l’être. Avec 600 pages regroupés en 20 chapitres. Ils sont eux-mêmes regroupés en 3 parties, la quatrième étant consacré aux annexes.
La première partie « setting the scene » compte tout de même 200 pages et regroupe les 4 premiers chapitres. Le premier chapitre est plutôt « culturel » sur la notion de composants, afin d’introduire ActiveX. Le second est assez conséquents car il entend couvrir les objets COM, OLE et même un peu automation ! C’est en quelque sorte le Brockschmidt en accéléré ! Le chapitre 3 n’a rien à lui envier car il traite de la surcouche des contrôles et nous emmène jusqu’à la page 152. Franchement, on a déjà plus que des bases pour programmer des ActiveX, une fois rendu ici ! Au quatrième chapitre, on évoque des frameworks sus-jacents, à savoir MFC et … J++ !

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Note de lecture : Serial Communications, A C++ Developer’s guide, par Mark Nelson

Note : 7 ; Bien que désormais obsolète (car concerne surtout Windows 16 bits), reste intéressant sur les principes de gestion des ports série.

Tant que je suis dans les antiquités…en voici une tout à fait honorable ! Certes ce livre a perdu une grande partie de son intérêt, d’abord avec l’arrivée du Windows 32 bit et de TAPI puis des infrastructures et librairies qui rendent aujourd’hui transparente les vicissitudes des protocoles de communication.

Cet ouvrage nous permet, aujourd’hui encore, de nous ressourcer sur la mise en œuvre des communications à bas niveau, là où les caractéristiques du matériel ne peuvent être ignorées ! Mais la bête est imposante : ce sont 600 pages qui se présentent à nous sur ce seul sujet, le tout en 11 chapitres ! Le premier d’entre-eux rappellera des souvenirs aux plus anciens d’entre nous, il aborde l’interface RS 232 C sur 64 pages. Tout y passe, depuis la norme du connecteur, la signification des signaux et les protocoles de transmission modem. L’électronique sous-jacente, les fameux UART sont évoqués, mais leur gestion fera l’objet d’un chapitre à part. Finalement les protocoles d’échange de fichier (Kermit, ZModem, etc.) clôturent le chapitre. C’était en quelque sorte le tour du propriétaire.

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Note de lecture : Programmer sous Windows 95 (4ème édition), par Charles Petzold et Paul Yao

Note : 9 ; Plus qu’un livre : une institution

10 ans après la 1ère édition, cette 4ème (qui ne fut pas la dernière) a encore pris de l’embonpoint pour atteindre 1200 pages. Malgré l’entrée dans le monde 32 bits, cette institution qu’est « le Petzold » reste fidèle à la programmation via les API héritées de Win16. Donc la part belle est faite aux applications fenêtrées : fenêtres, menus, tracés graphiques, impression, boites de dialogue, presse-papiers, etc… Il traite plus succinctement des aspects systèmes et des aspects spécifiques à Win32. Il est temps d’entrée dans le cœur du sujet. On parle de 20 chapitres regroupés en 5 parties.

La première partie comporte 4 chapitres totalisant 270 pages. Le livre ne commence réellement qu’au chapitre 2, qui s’articule autour du redoutable HelloWin.c ! Il faut tout le talent pédagogique de Charles Petzold pour démystifier les arcanes de la boucle d’événement et des handles de fenêtre, afin de donner une logique à l’ensemble. Utiliser le Canvas de fenêtre, l’événement WM_PAINT et autres invalidation de surfaces (sans parler des scroll barres) n’est pas non plus une sinécure, mais le chapitre 3 y vient à bout de manière méthodique. Une bonne base pour aborder la terrible complexité de la GDI au chapitre 4 ! Toutefois, le sujet mérite un livre (au moins) à lui tout seul et celui-ci ne saurait couvrir complètement le sujet…

La seconde partie est consacrée à la saisie. On parle de saisie au sens large : comptez 4 chapitres et 200 pages pour des sujets couvrant bien sûr le clavier et la souris, mais aussi l’horloge et les fenêtres enfant ! On ne se douterai pas au premier abord que la gestion du clavier puisse être si complexe, impliquant des messages clavier, mais aussi de focus de fenêtre, sans compter la prise en compte de paramètres OEM ! Un sujet parfaitement traité en profondeur ici. Heureusement, la gestion de la souris traitée au chapitre 6 génère moins de tracas, même quand on essaie de pousser le sujet dans ses retranchements : souris gérée au clavier, capture de la souris (si, si), etc.. La gestion de l’horloge abordée au chapitre 7 est pour une fois réellement simple sous Windows, peut-être est-ce pour cela que l’auteur a choisi un exemple complexifiant inutilement le sujet en y mettant de la GDI ? Par fenêtre enfants, il faut entendre les contrôles, essentiellement les boutons et la façon dont ils communiquent avec la fenêtre encadrante. Ce chapitre conclue cette partie.

C’est à la gestion des ressources qu’est consacrée la 3ème partie. 4 chapitres et pas loin de 450 pages sont nécessaires pour couvrir ce sujet hélas beaucoup plus compliqué qu’il ne devrait ! Icônes, curseurs et bitmaps que l’on fait figurer dans le fichier .res sont vite balayés au chapitre 9. La gestion des menus est menée de façon plus poussée au chapitre 10, avec quelque cas d’usage non orthodoxes ! Les boites de dialogues sont un sujet très large, allant des boites de messages et des CommonDlg aux boites de dialogues non modales. 90 pages pour couvrir cela de manière progressive et pédagogique ne sont pas de trop. Un sujet qui s’entend sur les 110 pages du chapitre suivant pour couvrir des aspects avancés qui sont une spécificité de cette édition « Windows 95 ». Hélas le sujet est traité avec beaucoup moins de pédagogie, c’est même un peu confus.

La 4ème partie pèse 150 pages et 3 chapitre et est entièrement dévolue aux fonction système. Le chapitre 13, très court donne une impression de bâclé pour traiter la gestion mémoire et des entrées sortie. Le chapitre consacré au multitâche l’est moins, mais on ne peut toutefois le considérer que comme une introduction au sujet. Il ne saurait faire concurrence au texte de Jeffrey Richter. On finit avec la gestion de l’imprimante, un sujet ridiculement compliqué, mais que la prose de l’auteur, encore perfectionnée depuis l’édition précédente, rend abordable.

La dernière partie de l’ouvrage est consacrée aux différents modes d’échange de données. 250 pages sur 5 chapitres leur sont consacrés. 2 chapitres sont consacrés respectivement au presse-papier et au très malcommode DDE. Je m’étonne de le trouver encore là, car son remplaçant (OLE) point le bout de son nez un peu plus loin… L’interface MDI, dont c’était le chant du cygne a encore doit à son chapitre également. Pas de changement non plus pour le chapitre consacré aux DLL, je continue à trouver que la gestion « sans import » n’est pas sérieusement traitée, alors que c’est la seule réellement utile ! Enfin le chapitre 20 nous fait découvrir OLE, nouveauté de cette version. Disons que c’est un chapitre introductif à la question, mais il est plutôt bien fait, eut égard au sujet dont la courbe d’apprentissage est plutôt raide ! Notons aussi que c’est le seul chapitre dont les exemples sont en C++. Bien sûr la couverture du sujet est très loin d’être à la hauteur du Brockschmidt, mais celui-ci n’est pas non plus extraordinairement pédagogique…

Bien sûr, cela semble dépassé de s’intéresser à la programmation Windows aujourd’hui, surtout à aussi bas niveau. Néanmoins, comprendre le fonctionnement d’une interface fenêtrée au niveau de ses fondamentaux n’est pas ridicule. A l’époque où le développement Windows battait son plein, je considère que la connaissance du développement au niveau des API était un savoir fondamental, même à une époque où l’on développe confortablement avec les MFC et des assistants (beurk !). Le Petzold est un modèle de pédagogie, c’est pourquoi j’avais élu l’édition précédente (celle de 1992) « book of the year ».

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Référence complète : Programmer sous Windows 95, 4ème édition – Charles Petzold & Paul Yao – Microsoft Press 1996 – ISBN : 2-84082-195-8 (VO : ISBN 1-55615-676-6)

Programmer sous Windows 95

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Note de lecture : High-Speed Windows Applications, par Bruce E. Krell

Note : 2 ; Beaucoup de lourdeurs et de formalisme, mais peu d’idées intéressantes.

Ce livre traite de la gestion multitâche sous Windows 3.1, donc en s’appuyant sur les messages Windows. On en prend pour plutôt cher : un peu plus de 330 pages hors annexes. Celles-ci sont elle-même volumineuses : 130 pages ! L’approche pédagogique est pour le moins sujette à caution, le formalisme est lourd et guindé. Le titre de section de la page 7 est assez symptomatique : « Turn off your PC ! ». Mais voyons ce que ce volume a dans le ventre. En l’occurrence, ses entrailles sont divisées en 10 chapitres.

Le premier chapitre se compose d’une douzaine de pages pour décrire l’approche générale de la méthode (car en fait, c’est une méthode). On a vite compris que l’on va s’appuyer sur les message Windows centré sur la logique utilisateur.

Le chapitre 2 est aussi une introduction, mais cette fois au SDK. C’est très descriptif et donc assez abstrait. Je ne pense pas que j’aurais pu aborder la programmation Windows avec ça (merci Charles Petzold !). Les exemples de code des fameux « WinMain » et « WndProc » n’aident guère.

Ca y est, au chapitre 3, l’auteur peut commencer à développer sa notation et son approche complètement démente. J’ai l’impression de me retrouver en plein SADT : l’horreur !

Les chapitres 4 et 5 sont dévolus à l’application au « Windows High Speed Application ». On a toujours cette emphase méthodologique qui obscurcit terriblement le propos. J’ai l’impression qu’il y a une idée d’architecture derrière. Mais le fil est ténu et masqué par la prose idéologique. Pardon, méthodologique. On parle bien de « master control task » et « master scheduler task », mais impossible de comprendre à quoi ils ressemblent.

Au chapitre 6, on est déjà (enfin ?) arrivé page 100 et l’auteur souhaite nous parler « toolbox ». Nous devrions enfin avoir les pieds qui touchent le sol. A la place on nage en pleine confusion. Je ne saurais dire plus.

Les 50 pages du chapitre 7 sont entièrement méthodologiques, avec des templates de documents partant des tâches utilisateur et le mapping des activités sur les tâches. Au moins, c’est vaguement rigolo, si l’on a le goût pour ça !

Le chapitre 8 est court, mais en fait je n’ai pas compris ce que l’auteur cherche à faire. Passons au chapitre 9. Il fait 80 pages et enfin, on y voit le développement du master controler. Curieusement la façon dont l’auteur conçoit les choses a du sens. Mais la gangue méthodologique rend tout cela bien pénible. Le chapitre 10 rajoute une petite couche méthodologique bien futile.

Ce livre ne constitue pas une œuvre. Quand on décode le message, on comprend que l’auteur emploie des messages pour compléter les traitements (l’équivalent du pattern “complétion token”). Il formalise son approche à l’aide de diagrammes plus ou moins standard. Franchement, ce n’est pas fantastique.

Bien sûr, tout ceci est aujourd’hui complètement dépassé. La conception qu’emploie l’auteur est tout à fait intéressante. Il aurait pu la condenser dans un opuscule d’une centaine de pages (avec les blocs de code) qui du coup aurait été intéressant !

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Référence complète : High-Speed Windows Applications, Multitasking design method – Bruce E. Krell – Bantan Professional Book 1993 – ISBN: 0-553-08992-7

High-Speed Windows Applications: Multitasking Design Methods


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