Product Tank #16 : des produits et des jeux

La gamification était bien le thème de cette nouvelle rencontre. Avec 2 interventions très enlevées.

Siffler en travaillant, avec Anna Livia Gomart-Cardin

Anna Livia nous vient du marketing du jeu video, et elle va décortiquer pour nous certains mécanismes du jeu ! Pour commencer, elle distingue 2 notions :

  • « play » : sans règle
  • « game » : avec des règles

Les raisons principales qui nous conduisent à jouer sont aussi au nombre de deux :

  • On est très bon à ce jeu : on joue pour le plaisir, parce que cela met en avant nos compétences.
  • Pour apprendre, acquérir des compétences ; pour une vision de soi une fois ces compétences acquises.

Le jeu, c’est également le fun. Il provient de la vision, du sens que l’on donne à notre travail. Les chants de marins symbolisent l’engagement, le plaisir de l’action. Ce sont 4 types de « fun » que distingue Ann Livia :

  • « easy fun » : un moment sympa, facile.
  • « hard fun » : des moments qui nous grandissent. C’est la raisons pour laquelle on peut faire des mots-croisés, par exemple.
  • « fun social » : pour apprendre des autres
  • « fun sérieux » : des apprentissages qui servent hors du contexte d jeu.
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Agile Tour Lille – 15 octobre 2015

Agile Tour Lille 2015, j’y serais !

Les retours d’expérience sont rarement aussi passionnant qu’ils devraient l’être ! Ils me donnent trop souvent l’impression d’être pour une entreprise, un projet, l’occasion de vanter leur réussite. Une opportunité de raconter une histoire dont ils sont les héros et dont il sera difficile de tirer parti une fois rentrer chez nous.

C’est donc à partir de vécu, mais sous forme de « patterns » , de recettes venues du terrain, que je vous proposerais cette session qui n’a rien de théorique.

Voici le « teaser » de cette session.

Teasing, teasing…

Basculer en agile un très gros projet est un challenge, pour certains cela peut même apparaitre comme une ineptie. Pourtant c’est que le projet Linky a décidé de faire ! Un tel choix fait émerger des difficultés souvent absentes de projets plus petits : culture « cycle en V » omnisciente, grandes équipes, intégration dans l’architecture du SI, etc.

Mais si la route reste longue, les signes de succès sont réels. Plutôt que d’exposer l’histoire du projet, nous allons voir ensemble 12+1 leçons apprises, sous forme de « patterns » opérationnels : des recettes que vous ne trouverez dans aucun livre. Les patterns que nous vous proposons sont tous directement utilisables pour votre propre transition agile dès demain.

A bientôt

Rendez-vous le 15 Octobre à Lille !

Agile Tour Lille – 15 octobre 2015

Note de lecture : Scrumban, par Corey Ladas

Note : 8 ; Réflexions sur la transition de Scrum à Kanban, la vraie nature d’un processus agile et les moyens de l’adapter.

J’entends beaucoup de personnes parler du Scrumban, mais bien peu ont lu les essais de Corey Ladas compris dans ce volume, car il ne s’agit pas de ce dont ils pensent. Car avant tout, Scrumban est une compilation d’essais (souvent des reprises de posts de blog) sous la forme d’un livre au format très court, moins de 175 pages, celles-ci étant par elle-même assez courte, du fait de la mise en page. Mais court ne signifie pas sans valeur, car le texte de ce praticien très chevronné de l’agilité nous propose des réflexions très profonde sur le passage de Scrum à Kanban et la vrai nature des processus que nous utilisons !

Il n’y a pas vraiment de chapitres au livre, mais plutôt des espèces de thèmes qui sont au nombre de 7. Le premier d’entre-eux concerne Kanban lui-même. L’auteur y explore les mécanismes fondamentaux : le WIP et le flow, bien sûr, mais aussi la synchronisation et les buffers. On termine avec une réflexion sur la notion d’itération : pourquoi son avènement était inévitable, tout comme maintenant … sa disparition !

Le workflow est le second thème. C’est l’occasion de réfléchir sur la vrai nature d’un processus, en commençant par souligner qu’un workflow n’est pas une planification (les 2 concepts sont orthogonaux). L’auteur va plus loin en étudiant le PSP du SEI par rapport à Kanban et en mettant en relief les … similitudes ! Enfin l’auteur termine cette partie en dénaturant le kanban en le transformant en un processus à un ticket : c’est un cycle en « V » !

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