Delivering Push, par Ethan Cerami

Note : 4 ; Les facéties de l’histoire…

Voilà un bouquin rigolo. Il faut dire qu’il parle de « l’avenir » du Web et qu’il ne date pas d’hier. Bien sûr, toutes les technologies évoquées, plus ou moins propriétaires, ont été depuis abandonnées sans qu’elles aient connues de réel succès. Mais sans doute ont-elles jalonnées ce qui a suivi. Bref, ce texte apporte un petit éclairage historique, bien qu’il soit très clairement obsolète !

Ce sont pas moins de 400 pages structurées en 19 chapitres qui forment cet ouvrage.

La première partie regroupe les 4 premiers chapitres. Pourquoi le push ? Quels sont les acteurs et les technologies ? Ce sont à ces questions que répondent les 64 pages qui la compose. C’est plutôt clair, bien écrit et bien illustré.

Ce sont également 64 pages (vous avez bien compté, on en est à 128…) qui forment les 3 chapitres de cette seconde partie. Elle est consacrée entièrement à la technologie Netcaster de Netscape. Ca ne va cependant guère en profondeur : un premier chapitre pour en faire le marketing, un second pour s’intéresser au point de vue de l’utilisateur et le troisième expliquant la création de contenu. Nous dirons que c’est une introduction, mais pas mal écrite, comme la première partie.

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Note de lecture : HTML Publishing with Internet Assistant, par Gayle Kidder & Stuart Harris

Note : 1 ; Emouvant de naïveté, mais c’est tout.

1995, c’est vraiment la préhistoire pour le Web ! Ce court ouvrage présente des choses qui semblent aujourd’hui incroyablement bénignes. Voyons ce qu’il en est.
La bête fait 215 pages, structurées en 8 chapitres, complétées de 4 annexes et d’une disquette 3,5 pouces. Je n’ai pas pu m’empêcher de le préciser !

Le premier chapitre commence par nous expliquer ce qu’est le Web, les hyperliens et tout ce genre de choses. C’est très émouvant. On termine par l’installation de « Word Internet Assistant » qui sera le nerf de la guerre de cet ouvrage ! On récupère la chose par FTP, donc il est aussi nécessaire d’expliquer comment ce genre de choses fonctionne !

Le second chapitre nous invite à construire notre page d’accueil, avec Word IA, bien entendu. On s’initie aux joies de la structuration des répertoires, des balises h1, h2, etc… Bref, le HTML en mode touriste.

Au chapitre 3, on reste dans la lignée en faisant des choses plus avancées : ancres, liens hypertextes, boutons. Word IA, c’est vraiment extra. Je précise quand même que c’est une boutade…

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Note de lecture : ActiveX Controls Inside Out 2nd edt., par Adam Denning

Note : 6 ; Un somme de connaissance importante à l’époque, mais délivrée de manière un peu aride.

Il y a des gros pavés qui ne sont pas sérieux, et d’autres qui, le sont. Bienvenu dans ce livre qui illustre la seconde catégorie. Il est dans la lignée des Petzold, Prosise, Richter et Brockschmidt qui ont publié en leur temps les ouvrages « définitifs » sur Windows, MFC, Windows NT ou OLE. Ici l’objectif est de faire de même avec ActiveX : Ce que le Prosise est au Petzold, cet ouvrage devrait l’être au Brockschmidt, en quelque sorte. Et d’ailleurs le langage pour illustrer tout cela ne sera rien de moins que C++. Ne pas se fier à la couverture rouge funky, donc. Ca va être du sérieux.

Sérieux, le texte peut l’être. Avec 600 pages regroupés en 20 chapitres. Ils sont eux-mêmes regroupés en 3 parties, la quatrième étant consacré aux annexes.
La première partie « setting the scene » compte tout de même 200 pages et regroupe les 4 premiers chapitres. Le premier chapitre est plutôt « culturel » sur la notion de composants, afin d’introduire ActiveX. Le second est assez conséquents car il entend couvrir les objets COM, OLE et même un peu automation ! C’est en quelque sorte le Brockschmidt en accéléré ! Le chapitre 3 n’a rien à lui envier car il traite de la surcouche des contrôles et nous emmène jusqu’à la page 152. Franchement, on a déjà plus que des bases pour programmer des ActiveX, une fois rendu ici ! Au quatrième chapitre, on évoque des frameworks sus-jacents, à savoir MFC et … J++ !

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Note de lecture : Elasticsearch in Action, par Radu Gheorghe, Matthew Lee Hinman & Roy Russo

Note : 3 ; Aussi passionnant qu’un manuel de référence !

J’aime bien la série « in action » de chez Manning. On n’y trouve pas les œuvres du siècle, mais grâce à un processus et une discipline éditoriale très strictes, ils sont souvent très bons, plus rarement moyens et rarement dessous. Hélas, le présent ouvrage tombe dans cette dernière catégorie. Je voulais en savoir plus sur Elasticsearch, en comprendre le paradigme, l’architecture et les cas d’utilisation. Les 370 pages de l’ouvrage ont fait un travail médiocre à cet égard. Passé les 3, peut-être les 4 premiers chapitres, ce ne furent plus que litanies pénibles de fonctionnalités, des lignes de cUrl, avec ses Json en entrée et en sortie, le tout jusqu’au bord de l’étouffement. Faisons un (rapide tour de ces 11 chapitres.

Le texte est découpé en 2 parties. La première d’entre-elle contient la majeure partie du texte, c’est à dire 8 chapitres, soit près de 260 pages. Les 20 pages du 1er chapitre donnent une vue de haut niveau du produit, ainsi que des informations pour l’installation. Rien de bien concret, mais c’est agréable à lire. Le chapitre suivant consacre ses 30 pages à rentrer dans le dur : l’architecture et la gestion des clusters, mais aussi la gestion des documents, des index et des shards. Il s’agit probablement de mon chapitre préféré.

Presque 30 pages sont également dédiées au chapitre 3 : création, mise à jour et suppression des index. Si on commence quelque peu avec le « mode catalogue », on n’en souffre pas trop à cette étape, les explications restant claires, et puis on est au cœur du produit ! L’horizon s’assombrit plus avec le chapitre 4 et l’exploration des différentes recherches et des options. Beaucoup de requêtes et de Json, déjà…

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Note de lecture : The Cucumber for Java Book, par Seb Rose, Matt Wynne & Aslak Hellesoy

Note 7 ; Mieux qu’un simple livre sur l’outil !

Voilà un livre qui trainait depuis bien trop longtemps sur ma pile de livres à lire ! C’est une bonne surprise à plus d’un titre. D’abord parce qu’il aborde bien ce qu’il est sensé aborder, à savoir l’outil Cucumber. Il faut dire que l’un des auteurs, Aslak Hellesoy est l’un des comitters initiaux. Mais surtout parce qu’il aborde le sujet de la bonne façon, à savoir par son usage. Les auteurs s’efforcent ainsi de mettre l’accent sur l’expressivité des tests au fil des chapitres. L’ouvrage a même droit à un traitement de faveur, il est imprimé en couleur.

Au total, le texte compte 290 pages sur 6 chapitres. L’ensemble est structuré en 3 parties. La première d’entre-elle a trait aux fondamentaux de Cucumber et couvre 6 chapitres soit 115 pages. Le premier d’entre-eux est vraiment très succinct et donne juste quelques clés sur Gherkin (le langage d’expression de Cucumber) et la façon dont Cucumber l’interprète et sur la nature des tests d’acceptation. Les 18 pages du second chapitre vont directement dans le concret : comment écrire une feature et l’implémenter par l’exemple. Par contre le partie « build » est franchement bricolée. Il faudra attendre un moment pour voir les auteurs mettre cela dans Maven. Mais l’intro est bien réussie.

Le chapitre 3 est un approfondissement : on voit les éléments de syntaxe de Gherkin, à l’exception des tableaux. Il clarifie certainement les éléments d’écriture, mais c’est plutôt un chapitre de transition. Le chapitre suivant aborde un élément essentiel : la syntaxe d’expression régulière et surtout les groupes de capture. Très bon boulot !

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Note de lecture : Go in Action, par William Kennedy, Brian Ketelsen & Erik St. Martin

Note : 5 ; Une présentation du langage par des exemples clairement découpés et expliqués, mais à laquelle il manque une approche structurée et systématique.

C’est une chose claire en 2015 : Go est le langage qui monte. Difficile encore d’affirmer que c’est la star de demain, mais porté par Docker, le projet phare écrit avec ce langage, il a supplanté Scala mais la route reste longue pour faire la peau à Java !

Le présent ouvrage comporte 228 pages séparées en 9 chapitres et ne compte pas d’annexes. Le premier d’entre-eux ne compte que 8 chapitres et introduit tout en douceur les premiers principes du languages et nous gratifie du célèbre « hello, world ! ». Disons que c’est le tour de chauffe et il est sympa !

Les choses sérieuses commencent au chapitre 2, généreusement intitulé « quick start ». Il compte 29 pages et s’appuie copieusement sur un petit programme destiné à faire des recherches sur un feed RSS. Pour un début, on se prend la totale, avec lancement de fonctions asynchrones, mapping XML, for… range, multiples valeurs de retours, multiples objets, receivers, etc… On a déjà dans cet exemple quasiment tout ce que l’on va voir par la suite. Impossible évidemment de voir tout cela en détail, mais je concède les excellents efforts pour l’explication de texte. Bref un chapitre bien trop fouillis sinon indigeste.

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Note de lecture : Big Data, par Nathan Marz avec James Warren

Note : 4 ; Un apprentissage un peu rugueux de la Lambda architecture inventée par l’auteur.

Ce livre était assez attendu, car il faut dire que Nathan Marz est une figure du monde du Big Data, il est l’architecte du framework Storm (entre autre) et l’une des figures de l’architecture de Twitter où il a pu développer le concept de la Lambda Architecture. C’est d’ailleurs ainsi qu’aurait dû s’appeler le livre : Lambda Architecture ! Car il est exclusivement question de cela, le texte était découpé de manière à refléter la progression dans les couches de l’architecture. Les éléments importants de celle-ci ?

  • Requête = fonction (toutes les données) ; Ce point de vue, l’auteur ne cesse de le marteler au fil des pages.
  • Un système Big Data doit être immutable, c’est le seul moyen de le rendre résistant aux erreurs humaines et aux erreurs de traitement. Un système immutable permet de retraiter les données.
  • Le system Big Data est composé d’une « batch layer » qui donne des données juste, mais avec un temps de latence important, et d’une « speed layer » rapide mais donnant potentiellement des informations moins justes.

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