Note de lecture : The Phoenix Project, par Gene Kim, Kevin Behr & George Spafford

Note : 7 ; Une histoire autour des principes Lean et Devops, dans la veine de « The Goal » d’Eli Goldratt.

Un hasard bienheureux m’a fait lire ce livre dans la foulée de « Turn The Ship Around ! ». Ce livre, c’est l’histoire de Bill. Bill hérite d’un poste de manager dont il ne veut pas, celui de VP des opérations. Ce livre est donc un roman, plutôt bien écrit qui plus est. Il amène Bill d’un poste de manager dont il n’a pas voulu à celui de « chief operation officier », conseillé en pointillé par Erik, qui deviendra son mentor.

Le style narratif, les personnages et le fil de l’histoire ne sont pas sans rappeler « The Goal » d’Eli Goldrath. Les auteurs ne s’en cachent guère, et le texte n’est pas un plagiat pour autant, car ce sont d’autres savoirs et d’autres découvertes vers lesquelles veulent nous emporter les auteurs.

Parmi les idées fortes du livre, il y a les « 3 voies » :

  1. Comment créer un flux de travail rapide.
  2. Raccourcir et amplifier la boucle de feedback, pour fixer la qualité à la source.
  3. Créer une culture de l’expérimentation et de l’apprentissage.

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Note de lecture : Turn the Ship Around !, par L. David Marquet

Note 10 ; Eclairé, passionnant et inspirant ! Book of the year 2016 !

Encore un livre qui prenait benoitement la poussière sur une de mes étagères, attendant de propices vacances pour être enfin lu. Eh oui, j’ai attendu 3 ans pour un livre qui méritait d’être dévoré aussitôt ! Cet ouvrage est assez atypique, non seulement parce qu’il a été écrit par un militaire, un commandant de sous-marin nucléaire, mais parce qu’il associe le narratif de la préparation au déploiement du sous marin avec les principes de leadership que veut promouvoir l’auteur.

David Marquet nous invite à découvrir un nouveau type de Leadership : celui dont l’objectif est de faire émerger d’autres leaders, plutôt que de conduire des suiveurs. Pour David Marquet, tout a commencé à bord de l’USS Sunfish quand son commandant lui a suggéré d’exprimer son intension et l’a laissé l’expérimenter. C’est cette demi-heure qui deviendra la source de son inspiration pour une nouvelle aventure : une façon radicalement nouvelle d’appréhender le commandement de son sous-marin, l’USS Santa Fé.

Ce livre est une histoire, celle de la préparation au déploiement du Santa Fé, sur une période de 6 mois. Un commandement qu’il n’était pas préparé à prendre et un sous-marin très mal noté. Je ne vais pas développer ici les 29 chapitres qui constituent les 220 pages de ce livre. Il se compose de 4 parties, mais ce sont les parties 2 à 4 qui forment essentiellement le précis de coaching qu’est également ce texte.

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Note de lecture : Mesos in Action, par Roger Ignazio

Note : 3 ; Un focus quasi-exclusif sur l’aspect « opérations » qui rend la lecture bien ennuyeuse pour moi…

Le volet « opérations » n’est pas ma tasse de Thé. Pourtant les frameworks qui gravitent autour de cette problématique simplifiant le déploiement, le clustering et permettant l’infrastructure as code sont probablement les plus actifs et les plus novateurs des projets open source aujourd’hui. C’est à ce titre que je me suis intéressé à Mesos, non pour être capable de l’opérer, mais pour le comprendre et en saisir les concepts et la manière de l’utiliser.

Hélas pour moi, c’est bien autour de la problématique des opérations que s’articule ce texte. Et même sous cet angle, il ne paraît pas des plus didactiques. Voyons justement comment il se structure. L’ouvrage est long de 235 pages, découpé en 3 parties pour un total de 10 chapitres. La première d’entre-elles, « Hello Mesos » fait une trentaine de pages et compte 2 chapitres. Il s’ouvre sur « Introducing Mesos » qui compte lui-même une quinzaine de pages. Ce chapitre donne une vue de haut niveau sur les fonctionnalités que délivre le framework et sa place dans la stack système. Il s’agit là d’une bonne introduction et l’on comprends ce qu’adresse Mesos, bien que la façon dont il l’adresse reste fort abstraite.

Au chapitre 2, « Managing Datacenters with Mesos », compte également une quinzaine de pages. Il se concentre d’avantage sur l’usage et la dynamique de fonctionnement de Mesos, toujours à haut niveau. Illustré par le déploiement de Spark dans différentes configurations, le chapitre est très bien illustré mais on reste toujours sur sa faim : comment diable Mesos interagit-il avec les applications sus-jacentes ?

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