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Barry Boehm
Barry Boehm

Note de lecture : La Longue Traîne, par Chris Anderson

Note : 8 ; Un point de vue en rupture sur l’économie de l’ère Internet.

Dans ce volume, Chris Anderson nous dévoile la mécanique et la redistribution des cartes que constitue les marchés de niche par rapport au marché de masse. Des marchés de niche rendus possibles par l’ère Internet, où le e-commerce met à la disposition des acheteurs des linéaires virtuels d’articles infinis, rendu accessible par la magie des moteurs de recherche et de recommandation. A l’inverse, le vendeur « physique » doit se contenter d’une surface de vente finie qu’il consacrera aux articles qui se vendent le mieux.

Au sein de ce volume de poche de 380 pages, l’auteur décline la manière dont se décline cette approche des marchés de niches et quels en sont les conséquences. Le texte est structuré en 15 chapitres. Le premier définit ce qu’est effectivement une longue traîne, en s’appuyant sur un marché que l’auteur connait bien : la musique. Le hit-parade en fait le gros de la vente. Mais iTunes nous a montré que les ventes se poursuivent au-delà du 800 000ème rang ! C’est au second chapitre que l’auteur met l’accent sur la « culture du hit », créée pour satisfaire une distribution de masse, là où l’approche « longue traîne » va maintenant nous transformer en un peuple de niches. L’auteur nous gratifie au chapitre 3 d’une brève histoire de la longue traîne et des innovations qui l’ont permise, en commençant par la vente par correspondance de Sears.

Le quatrième chapitre est consacré aux 3 forces de la longue traine. La première, la démocratisation des outils de production permet d’élargir l’offre en n’étant plus subordonné aux grosses structures seules capables d’assurer cette production. La seconde force est la démocratisation de la distribution, le e-commerce en étant l’illustration. Enfin la 3ème force est la connexion entre offre et demande que permettent moteurs de recherches et mécanismes de recommandation. Bref, c’est le cœur du sujet. D’ailleurs, le chapitre 5 focalise sur la première force, à savoir les producteurs. On y parle crowd-sourcing, pro-am, et surtout de Wikipédia qui occupe une bonne part de ce chapitre.

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Note de lecture : Facilitator’s Guide to Participatory Descision-Making 3rd edt., par Sam Kaner with Lenny Lind, Catherine Toldi, Sarah Fisk & Duane Berger

Note : 5 ; Les bases de la facilitation

Le titre me laissait à penser qu’il s’agissait d’un livre focalisé sur la prise de décision facilitée. En fait, le texte traite plus largement du processus dans son ensemble, ce que les auteurs appellent le « cycle en diamant » qui couvre une phase divergente, une phase convergente et au milieu ce qu’ils appellent la « groan zone », littéralement la « zone des gémissements ». Et bien sûr au bout, il y a le processus de décision lui-même ! En réalité, le titre ne ment pas.

Par contre, je m’attendais à un texte pour le « niveau d’après », alors que les auteurs cherchent plutôt à assoir les bases. Un peu de déconvenues pour moi, donc. L’objet en lui-même est dans la lignée de l’ouvrage d’Ingrid Bens, avec un format proche du A4, une présentation et une police qui font d’avantage penser à un support de cours, surtout quand on considère l’importance des illustrations. Il y a donc moins de raisons d’être effrayé par les 370 pages de la bête, surtout que la lecture est rythmée en 25 chapitres regroupés en 5 parties.

La première partie couvre les principes de base, sur 3 chapitres, en moins de 40 pages. C’est un « tour rapide » du processus en diamant que nous propose le premier chapitre. C’est couvert en une vingtaine de pages couvertes aux deux tiers d’illustrations. C’est agréable à lire, descriptif mais peu explicatif. Bref, une introduction. Le second chapitre se focalise sur la dynamique de participation, celle permettant d’obtenir ce que les auteurs appellent des « solutions inclusives ». On enfonce un peu des portes ouvertes. Cette première partie se referme sur le rôle du facilitateur : c’est simple et clair sur l’attendu, mais superficiel sur la posture.

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