Water – Scrum – Fall … la réalité d’aujourd’hui ?

Le constat

Oui, l’agilité gagne en popularité dans les organisations ! Du moins, apparemment. Les idées qui en sont à la base comme le « people centric » génèrent un réel intérêt. Aujourd’hui plus encore qu’hier, « agile » rime avec « Scrum ». Cet article met en exergue ce qui était déjà un soupçon fort, ce que j’appelle le Scrum « Canada Dry » dans mon article Scrum Shu Ha Ri :

  • La MOA rebaptisée « Product Owner ».
  • L’organisation matricielle, avec les développeurs devant partager leur temps sur plusieurs projets (je l’avait raté celle-ci)
  • Des itérations qui ne couvrent que partiellement le cycle logiciel
  • La « culture projet » où les équipes se font et se défont régulièrement au grée des projets.

Les organisations elle-même créent un carcan dans lequel inscrire un projet agile devient compliqué, à moins d’en pervertir la logique : logique budgétaire, silotage des activités, prédominance de la « logique document » et des releases parcimonieuses pour d’apparentes raisons économiques et culturelles.

Pourquoi ?

Ce constat met en relief un aspect quasi schizophrénique de l’adoption de l’agilité (d’où le titre de l’article). Celui-ci s’explique du fait de l’adoption des processus agiles par les praticiens qui tend à cloisonner l’agilité dans les équipes de développement, les équipes connexes restant attachées à leurs anciens processus. La réalité du « water-scrum-fall » se traduit par :

  • En amont : de lourds processus budgétaire et cadrage qui engagent les développements sur des besoins mal connus ou erronnés mais définis à l’avance. Non seulement ce passage de relai anihile la flexibilité que l’on attend des processus agiles, mais il démobilise les équipes.
  • Un développement « agile » mais au mandat amendé :
    • Moins de « cross-fonctionnalité » car les besoins sont traités ailleurs.
    • Pas réellement de « potentiellement déployable » car le test est déféré hors du sprint.
    • Pas d’interaction avec le client, car c’est l’objet du cycle amont.
    • Pas d’adaptation au changement car le plan est fixé quand le développement arrive à l’équipe.
  • En aval : Une ligne de démarcation importante stigmatisée par une « séparation des responsabilités » qui crée une situation de confrontation entre développement et opérations conduisant à des releases moins fréquentes. Ces deux équipes ont par ailleurs des objectifs différents : la réponse aux besoins du business pour l’un, la stabilité et le maintient en conditions opérationnelle pour l’autre.

Quelles recommandations ?

Pour l’auteur, on peut enclencher les bénéfices de l’agilité avec ce modèle à 3 bandes :

  • Faire maigrir la phase amont. La plus grande partie de la production de cette phase est du gâchis.
  • Rendre l’équipe de développement réellement pluridisciplinaire. Donc en intégrant les capacité d’analyse et la relation avec l’utilisateur.
  • Accroitre la fréquence des déploiements en aval.

Rendez-vous au Scrumday 2015 !

Le grand rendez-vous de la communauté Agile / Scrum

Que ce soit comme organisateur ou comme orateur, je n’ai encore jamais raté une édition du Scrumday ! Il en sera de même cette année. Mais c’est plutôt aux nouveaux venus que je m’adresserais cette fois-ci avec ma session Scrum Shu Ha Ri. J’avais donné celle-ci une première fois au Printemps Agile à Caen () il y a un an. Je l’ai produite une seconde fois en Anglais à Beyrouth au mois de novembre. Ce sera donc la 3ème fois que je produirais cette présentation. Non seulement ce sera probablement la dernière, mais pour ne pas trop me répéter, je ferais quelques retouches au contenu. Je devrais donc aussi faire évoluer l’article ( en conséquence…

En attendant, voici le teasing de cette session.

Scrum Shu Ha Ri
Passer à l’agilité ce n’est pas “faire de l’agile”, c’est être agile, devenir agile. Ce n’est pas une destination, mais un voyage. Scrum nous accompagne remarquablement sur les trois grandes étapes de ce voyage : le Shu, le Ha et le Ri.
Le Shu est apprentissage : appliquer correctement Scrum.
Le Ha est perfectionnement : Adopter des pratiques pour s’améliorer.
Le Ri est maîtrise : créer sa façon d’être agile en se guidant sur les valeurs de l’agilité.
Pour les nouveaux venus, cette session fera découvrir Scrum sous des jours différents au long des étapes qui constituent ce voyage.

Agile en grand !

C’est avec grand plaisir que je vois la session « Agile en grand » figurer au programme. Il s’agit d’un retour d’expérience sur le passage à l’agile du programme Linky ! Encore un REX allez-vous me dire ? Mais j’ai toutes les raisons de penser que la session que nous proposeront Jean-Hugues Hamelin et Nadim Elbaba sera bien autre chose que « encore un autre REX » !

J’accompagne aujourd’hui encore très activement ERDF sur l’agilification de ce projet sur le site Parisien. Ce sera donc un plaisir tout particulier pour moi d’y assister. Et dès maintenant je vous recommande de l’inscrire à votre programme de la journée.

Ah, une dernière chose !

N’oubliez pas que la seconde journée est consacrée à un open-space. J’ai l’idée d’y poursuivre l’aventure « en finir avec.. » à cete occasion. Mais je ne vais pas en dire plus !

Rendez-vous au Scrumday 2015 !

Scrum Shu Ha Ri, le live

Voici la vidéo de ma présentation « Scrum Shu Ha Ri » faite lors du Printemps Agile organisé à Caen. Un grand merci à l’équipe du CEMU qui a effectué la prise vidéo et le montage. Vous pouvez retrouver cette vidéo (et d’autres du Printemps Agile) sur cette page. J’avais par ailleurs fait deux posts sur cette conférence, accessibles ici et ici (), et une galerie photo visible ici.

Le support de cette présentation se trouve ici. J’ai par ailleurs rédigé un article un article s’appuyant sur le matériel de cette présentation que vous trouverez ici.

Agilité et hospitalité Libanaise

J’attendais cela depuis un moment, depuis le milieu de l’été pour être plus précis. Car Pierre Hervouet nous avait invité à venir partager avec la communauté Libanaise pour cette seconde édition de l’Agile Tour Liban ! Nous étions donc 4 Français à nous envoler vers le moyen-orient le vendredi matin pour une conférence qui se déroulerait en week-end.

image

La Suisse du Moyen-Orient offre des rivages cernés de montagnes. Le soleil s’y couche vite. Notre premier contact avec Beyrouth se fait au crépuscule. Qu’il s’agisse de quartiers islamique ou chrétiens, la vie nocturne est intense, mais bel et bien quadrillée de militaires ou de policiers dont l’équipement (étrangement semblable) ne laisse aucune place au doute.

image

L’hospitalité Libanaise est réputée, celle de l’hôte de la conférence est plus encore infaillible. Non seulement avons-nous été pris en charge par Rima, l’épouse de Pierre, dès l’aéroport, mais il nous invite dès le soir même à un diner entre speakers étrangers. Bâtiment ancien (il y en a), petite cours intérieure et large parasols de toile, nous laissons la ville nous imprégner de ses charmes.

Bienvenue à l’Agile Tour Beyrouth !

La conférence accueille cette année 130 personnes. Finalement, tous les billets auront trouvé preneur, même si il aura fallu attendre les deux dernières semaines pour en placer la plus grande partie ! Je dis « preneurs », mais je devrais aussi dire « preneuses », car la conférence affiche à vue d’oeil pas loin de 50% de public féminin ! Un sacré changement par rapport à nos conférences Françaises…

image

Le début est prévu pour 9h30. C’est l’opportunité de faire connaissance avec le concept du « 9h30 inch Allah ». Autant dire que nous n’avons pas du tout commencé à l’heure. Pierre Hervouet ouvre la conférence avec le discours d’accueil.

Outre la présentation de la journée, il met cette journée sous le signe du « Shu Ha Ri » … voilà qui met un peu de pression sur ma propre session, qui porte de facto l’emblème de cette journée !

image

Il est temps de présenter le programme, c’est la moment des pitches des sessions ! Nous sommes 14 speakers, ce qui est peu comparé aux Agile Tours Français. L’agilité est encore très peu développée au Liban, aussi n’y a-t-il que 7 présentateurs locaux. Les « internationaux » présenteront 2 sessions. Pour ma part, il s’agira du « Scrum Shu Ha Ri » le matin, et d’un Carpaccio game l’après-midi. Je ne suivrais donc pas beaucoup de sessions de mon côté.

image

En apéritif de la Keynote d’ouverture, nous avons deux sessions au format Lightning Talk, ou plus exactement de Type Pecha Kucha, donc 20 slides avec 20 secondes pour chacun d’entre eux sur une durée totale d’un peu plus de 6 minutes (si vous faites le calcul).

Pierre ouvre le bal.

Agile the Origin, par Pierre Hervouet

Pierre réussit un petit tour de force : nous présenter en 6 minutes, non seulement un bref historique du mouvement agile, mais aussi sa vision de ce qui est important dans l’agile :

  • Les livraisons fréquentes
  • Le focus sur la valeur métier
  • La communication et la collaboration
  • Le « team empowerment »
  • L’amélioration continue
image

Pour conclure, Pierre nous donne un exemple concret et personnel de la mise en oeuvre de ces valeurs : la construction de sa maison !

La vidéo est courte, n’hésitez pas à la regarder en entier. Voici également le support de sa présentation.

Scrum At a Glance, par Joanna Khoury

Il s’agissait lors de ses deux Pecha Kucha de présenter des fondamentaux de l’agile. Ainsi si Pierre nous a présenté les concepts fondamentaux, il revenait à Joanna de présenter Scrum, l’approche agile emblématique.

image

Pas de fantaisies dans cette présentation de Scrum « by the book ».Mais c’est bien ce qu’il faut pour mettre le pied à l’étrier d’une assistance qui en grande partie découvre l’agilité !

The Best Way to Convey Information, par Kimberly Samaha

Quelle est la valeur d’un face à face par rapport à un échange informatisé ? Mais aussi : l’échange informatisé peut-il apporter une valeur que n’apporte pas le face à face ?

image

J’ai eu un peu de mal à relier les fils du propos de l’oratrice, aussi vais-je en livrer quelques uns de manière déstructurée :

L’importance du contexte et de la perspective : Kimberly fait le rapprochement avec l’art, ou comment une partie du vécu de l’artiste transparait dans ses oeuvres (Velasquez, Francis Bacon). Il en va de même pour nous : il y a des éléments de nos intentions dans nos créations !

Arrêter de penser aux personnes comme à des objets : le contact avec d’autres personnes doit plutôt être perçu comme le déclencheur d’une expérience. La notion d’objectivité en prend un coup. Pour Kimberly Samaha, la vérité n’est d’aucune aide contre les perceptions.

Extreme Ice breaking

Joumana nous avait concocté un petit jeu, ou plutôt un grand jeu permettant à de petits groupes de se rencontrer. Autant dire qu’organiser une telle chose, surtout sur un temps limité était le gage d’un beau bordel ! Jugez-en

A mon grand étonnement (mais aussi avec une belle dépense d’énergie), Joumana est parvenu à mener la chose à bien. Je ne pense pas que j’aurais su en faire autant.

image

Ma propre session commence bientôt. Enfin j’imagine, car j’ai complètement perdu le fil de l’horaire.

Scrum Shu Ha Ri

J’avais déjà donné cette session au Printemps Agile, à Caen. Je l’ai un peu modifiée pour l’occasion, mais surtout traduite en Anglais.

image

Je publierai prochainement la vidéo montée lors du Printemps Agile (donc en Français). En attendant, vous pouvez trouver ici mon support de présentation (toujours en Français) et l’article que j’avais rédigé suite à l’évènement de ce printemps !

Agility for Customer Delight, par Mehmet Yitmen

Je n’ai pas regretté d’être resté dans la salle pour la session de Mehmet. Notre orateur est le chef de file de l’agilité en Turquie.

image

A l’aide d’histoires, Mehmet vient nous partager les enseignements tirés des réussites disruptives d’entreprises : comment Fuji, sur la base de sa réussite dans la production de film photographique est devenu numéro un au Japon des produits cosmétiques. Comment Zara à l’aide d’expérimentation et de cycle de feedback courts est-il parvenu à la réussite que nous connaissons.

Je vous invite à regarder cette intervention très inspirante !

Pause déjeuner

Elle sera assez courte, une heure seulement pour savourer l’excellente cuisine Libanaise. Nous aurons néanmoins l’occasion d’y revenir ce soir !

image

Une petite pause pour dévorer des yeux aussi.

image

La salle ouvre sur un balcon, un oasis de fraicheur.

image

Et voilà, c’est déjà fini ! Je vais rejoindre la session de Fadi Jeanbart.

Improve your Public Speaking Skills, par Fadi Jeanbart

Fadi est chanteur d’opéra. Il nous a d’ailleurs fait une petite démo à la fin : il est vraiment chanteur d’opéra, aucun doute ! C’est à la technique Alexander qu’il va nous initier aujourd’hui. Technique que lui-même applique et enseigne pour le chant.

image

Avoir une conscience aiguë de notre corps et comment celui-ci influe sur notre respiration et par voie de conséquences sur notre capacité à maitriser les sons, voilà l’objectif. Nous arriverons juste à prendre conscience de la difficulté du chemin à parcourir. Mais un chemin commence avec un premier pas.

Carpaccio Game

Le temps file à toute vitesse et voici pour moi la dernière session de l’après-midi. Dernière session, car le Carpaccio Game qui j’anime occupe un double créneau.

image

Il nous fallait de nombreuses machines pour l’atelier le plus « geek » de l’après-midi, car il s’agit bien d’un atelier de programmation. Grace à Pierre et aux bonnes volontés des participants, nous y sommes arrivés. Je vous parlais en début de post de la proportion de femmes à la conférence. Je vous laisse constater ce qu’il en fut à mon atelier.

image

Malheureusement, le timing déjà court s’est trouvé raccourcis par les retards pris et la contrainte de la keynote de cloture qui, elle, ne pouvait être décallée !

Keynote de clôture : Ken Schwabber

C’est via Skype que le co-créateur de Scrum a partagé avec nous cette fin d’Agile Tour. Une liaison Internet hélas pas toujours optimale.

image

Je vous laisse découvrir son propos. Il reste assez classique par rapport à ce qu’il nous a habitué. J’ai noté qu’il écornait SAFe au passage. On sait qu’il n’éprouve pas un grand amour pour le framework de Dean Leffingwell. Il défend plus que jamais son approche non prescriptive en regard des pratiques à adopter. Je ne saurias le lui reprocher, et c’est hélas mal compris par beaucoup de praticiens. Au fond, Scrum c’est un peu l’agilité pour les grandes personnes !

Pierre Neis avait hacké le Lean Kanban France pour saluer l’Agile Tour Beyrouth. L’agile Tour Beyrouth tenait à rendre la politesse à l’Agile Tour Brest qui se déroulait peu après.

image

Vous avais-je parlé du charme des Libanaises ?

En finir avec l’Agile Tour

Quand c’est terminé, ce n’est pas encore tout à fait fini : Pierre avait invité son collège de speakers goûter l’excellente cuisine Libanaise. On commence par se chauffer dans un bar en ville, on se croirait en France !

image

Soirée chaleureuse entre speakers. On échange nos impressions, nos expériences.

image

Comme si cette splendide hospitalité ne suffisait pas, nous avons aussi eu droit à des souvenirs : un petit livre édité par Rima et la série de sous-verres « Shu Ha Ri » ! Et je ne parle même pas du régal pour les yeux et le palais que fut ce dernier repas…

image

En attendant le retour…

Nous étions quelques uns à choisir de rester une journée supplémentaire sur place. Nous n’avions juste pas prévu le marathon de Beyrouth qui se déroulait ce dimanche. Début des hostilités à 5 heures du matin avec la musique à fond ! En regardant par la fenêtre, ça n’a pas l’air de courrir des masses. En fait, on semble plutôt se balader !

image

Pourquoi ne pas y aller dans ces conditions ? Pierre Neis et moi-même nous sommes donc joins à la fête. Fête est le mot approprié : tous les 200 mètres, il y a un podium avec de la musique à fond et des pom-pom girls. En fait, le marathon, c’est juste une autre occasion pour faire la fête.
Je vous laisse admirer vos serviteurs en pleine souffrance dans cet exercice…

image

Amr et Mohamed nous ont accompagnés dans une balade sur la côte offerte par Pierre Hervouet. car vous savez, on est peut-être en Novembre, mais au Liban…

align=“center”image

Une petite ballade dans les grottes de Jeita (avec Marc Cerrone que Pierre Neis a reconnu !). Un dernier diner ensemble. Il est temps de rentrer à la maison. Goodbye Liban, ce fut une conférence et un séjour exceptionnel !

image

Agile Tour Beirut 2014 : j’y serais !

Deux sessions pour moi au programme de cet Agile Tour Beirut !

image

Scrum Shu Ha Ri

En voici le teaser

Most of time, when we start agility, we think about « doing agile ». In truth, it’s rather about being agile. And being agile is becoming agile, again and again. Agile is not a destination, it’s a journey.

During this session, we will have a different look at Scrum. We will discover a framework that can help you in each and every step of your journey. Scrum owns the qualities to do it. This is why we should appreciate Scrum.

Together, we will engage the « Scrum Journey ». This is a 3 steps journey and there is no shortcuts ! We borrowed names from martial arts, we call them Shu, Ha and Ri.

Shu belongs to apprentices. It’s for people discovering Scrum. It’s about putting Scrum in practice right !

Ha is about improvement. Once you master the basic Scrum, it’s time to adapt the practices or use new ones.

Reaching Ri is reaching the master level. Here we innovate, we reinvente our own way to be agile, based on values and meaning of agility.

This session is a perspective on your next journey. We want to help you start peacefully, staying away from mistakes or misdirections. And enjoy rediscovering Scrum in a new way each time !

Un carpaccio, un !

Cette fois, il s’agit d’un atelier. En voici le teaser

All agile approaches focus on working on small pieces of features. But development teams as well as business-oriented peoples (like Product Owners in Scrum) struggle to split functionalities into small chunks. They claim that it doesn’t make sense. On the other side, we met teams that split features from a technical perspectives, a strategy that matter only for the development team.

Yet, the feature split is possible more often than not. It’s often a question of practice and discipline.

During this workshop, we’ll train ourselves to split features to the extreme with a hard constraint on realization duration. Because, we will not only talk and imagine slicing, we will also argue about it and put it in practice through a programming episode led into very small slices.

Agile Tour Beirut 2014 : j’y serais !

La rentrée en open space !

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir notre premier rendez-vous agile de la rentrée. C’est d’ailleurs un agenda assez rythmé qui nous attend dans les semaines qui viennent !

Mais en ce 4 Septembre, c’est un open-space auquel Yannick nous a convié dans les locaux de Zenika. Beaucoup d’inscrits, peu de venus (environ une quinzaine), mais comme on dit dans les open spaces : les personnes qui sont là sont les bonnes personnes. Petit avantage : l’achalandage de notre place de marché va plutôt vite. C’est bien car ce sont 3 créneaux qui sont prévus pour ce soir !

image

1er round : où il est question de (non) estimations…

3 sujets sont proposés dans chaque tranche de temps, avec 45 minutes consacrées à chacune q’entre-elle ! Voilà, c’est parti.

image

Chaque groupe prend possession de son espace. J’avoue apprécier d’avantage les petits groupes de 5 comme c’est le cas ici.

Il faut faire des choix, parfois difficiles. Ce groupe a choisi d’aborder la définition de « done », un sujet pour lequel j’éprouve un certain intérêt … 

image

Je me décide finalement à rejoindre le groupe de Dov pour débattre du « no estimates ». Je me suis dit que cela faisait une bonne suite à ma rubrique de l’été : en finir avec les estimations !

image

J’ai été rapidement déçu par la direction qu’a prise la discussion, ou plutôt l’exposé que nous a fait Dov de son contexte. Outre que je suis plus intéressé par la discussion que par écouter une seule personne discourir, il ne nous parlait pas de « no estimates », mais plutôt de « diluate estimate » !

Supprimer les estimations « parce qu’elles font durer le planning meeting trop longtemps » sans changer la logique de travail entre le PO et l’équipe, c’est un peu mettre un sparadra sur un bobo. Certes, cela fait diminuer la pression … mais ce n’est pas du « no estimates ». Où plutôt cela l’est au sens littéral, comme quoi le terme n’est pas bon, du moins à mon avis.

Un avis apparemment partagé par Arturo ! Du coup, nous réorientons la discussion sur le changement de focus : la valeur et la définition de succès, du projet ou du rôle du product owner. Dans le cas du projet de Dov, on parle d’implémenter ce qui est dans le backlog : tant que l’on en est là, il n’y a pas de changement de logique et cesser d’estimer est futile, peut-être même malhonnête par rapport au client ?

J’aurais aimé avoir plus de temps pour creuser la question du changement de logique avec Arturo, mais le gong nous a rattrapé. Nous avons à mon goût passé bien trop de temps dans une direction qui ne m’intéressait pas. Oui, je sais j’aurais dû appliquer la loi des deux pieds. Mais le sujet m’intéressait et je préférais le rediriger dans une voie qui me convenait plus.

2nd round : Trop d’agile tue l’agile ?

Pour faire 3 round, Yannick nous a proposé un timing assez rythmé, pour ne pas dire serré. Ca ne laisse pas beaucoup de temps au partage ni au « slack », c’est un peu dommage.

image

Pour ce second round, je me suis joins à Renaud. Je ne suis pas fan de la manière dont il a exprimé le sujet. Peut-être même pas fan du sujet, d’ailleurs. Mais je me dis qu’au pire, il se prête assez bien au hacking !

Renaud s’étonne d’un certain nombre de sujets abordés dans le cadre de Scrum qui sont justement incompatibles avec Scrum. Sans aucun doute, il a raison. Renaud profite de l’occasion pour nous parler de Shu Ha Ri, cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

Je ne vois pas trop où le « trop d’agile » intervient dans cette discussion, car on en arrive à évoquer le « Scrum by the book », ce qui est un peu normal quand on parle de Shu, mais pour le seconde fois de la soirée, je m’aperçois que ce n’est pas une direction de la discussion qui m’intéresse !

image

Le « trop d’agile », c’est pour moi trop se focaliser sur le fait de faire effectivement de l’agile au travers de telle ou telle pratique. Et s’intéresser à l’orthodoxie des pratiques (comme nous le faisons là), c’est se focaliser sur les choses qui sont au final inintéressantes. L’agilité est un moyen, c’est aujourd’hui devenu une fin ! On est d’ailleurs en train de parler « d’audit agile » dans cet ordre d’idée, une perspective que je trouve déplaisante.

Merci une fois encore à Arturo pour m’avoir épaulé pour chercher à explorer cette voie. Une fois encore je me trouve un peu frustré par le gong qui raisonne…

3ème round : Convaincre sur l’agile

Rapide partage avant le dernier round. Trop rapide encore. Hélas encore !

image

Nous commençons à nous dépeupler. Ce dernier round ne comptera que 2 sujets, le 3ème passera à la trappe : c’était le mien ! Mais il semble n’intéresser que peu de monde. Peut-être même personne.

Un débat plus intéressant cette fois autour d’un cas réel : quelle prise pour convaincre un management par ailleurs dans l’échec !

image

On a beaucoup parlé de construire un argumentaire, enquêter, chercher des éléments… Tout cela ne vas pas me convaincre. Plutôt que d’argumenter avec de grands mouvements de manche, pourquoi ne pas faire ? Quelle expérimentation mener pour prouver ? Quel investissement semble assez raisonnable pour essayer quelque chose ? Après tout si la situation actuelle ne marche pas …

image

Conclusions

Ce n’était pas la grande forme pour moi, ce jour-là. Mais je souligne 4 éléments à l’issu de cette soirée.

Un petit groupe pour l’open space et des petits groupes de 5 pour discuter, c’est plus convivial et plus interactif !

Le timing était un peu serré du fait de la contrainte que l’on se donnait sur les 3 tranches de temps. C’est dommage ! Je pense que j’aurais préféré deux créneaux de qualité avec un peu de mou et un temps de partage prolongé.

Un peu frustré par la direction prises par les deux premiers sujets. C’est nécessairement un point de vue personnel, je ne peux escompter que tout le monde partage la direction que j’aimerais faire prendre à la discussion.

Enfin, mon sujet n’a finalement pas été abordé. En soi, cela n’a aucune importance. Mais il s’agissait du seul sujet traitant de conception, de craftmanship. Lors des rendez-vous agiles, j’entends toujours des participants parler du TDD « il n’y a que ça de vrai » … mais traiter vraiment du coeur du sujet, en l’occurrence de la conception émergente, cela finalement n’intéresse personne. Est-ce la différence entre l’intention et la réalité ?

What to do when Scrum doesn’t works

Et d’abord, c’est quoi Scrum ?

Oui, je sais, on peut faire référence au Scrum Guide et à toute ces sortes de choses, mais pour Henrik Kniberg, ce sont :

  • De petits morceaux de fonctionnalités
  • Des équipes subdivisées en petites équipes
  • De petites tranches de temps.
  • Une valeur métier optimisée
  • Avec un processus optimisé !

Et c’est tout !

Pourtant, visiblement, tout ça peut mal se passer. Voyons comment et comment y remédier. Avec 5 cas de figure.

Mal utiliser le processus

S’en prendre à Scrum alors qu’il faudrait plutôt penser à notre façon de l’utiliser est le premier symptôme. Le grand classique est le temps consacré aux cérémonies : s’il est exagérément long, il s’agit simplement d’un avertissement, nous essayons de pratiquer Scrum comme une méthode classique !

Le fondamentalisme ne rend pas non plus beaucoup de services. Ils qualifient d’erroné tout ce qui ne marche pas en agile, tout comme ils qualifient de « cycle en V » tout ce qui n’est pas agile. Pourtant le cycle en V marche aussi dans le bon contexte…

Blâmer le messager

L’une des vertus de Scrum est de faire remonter les problèmes à la surface rapidement : le projet est trop gros ? La qualité n’est pas au rendez-vous ? Il est préférable de le savoir avant qu’après ! Or nous sommes habitués à vivre longtemps dans l’ignorance, il semble naturel de blâmer un processus qui va nous révéler des défaillances dès le premier mois… Il faut alors travailler de manière systématique sur ses faiblesses, via de l’analyse causale.

Henrik Kniberg pointe aussi les « Sadoscrumistes » : si ça fait mal, c’est que c’est bon…

L’impatience

Passer d’une procesus classique à un processus agile, c’est une courbe de changement. Et la première étape du changement, c’est le chaos ! La ou les premières itérations d’un projet agile peuvent donner des résultats moins bons qu’avant. Laissez un peu de sursis à Scrum !

Ne pas adapter le processus

Scrum est un cadre, pas un carcan. Si une pratique ne convient pas, il faut chercher à l’adapter plutôt que jeter brutalement Scrum !

Utiliser le mauvais processus

Certains contextes se prêtent mal à Scrum et plus précisément au rythme des itérations. Scrum n’est pas le seul processus agile ! Il ne faut pas être dogmatique, ce qui nous enferme dans le « Scrum Shu ». Evoluer, ce peut être se détacher de Scrum ou emprunter une autre voie telle que Kanban.

Autres Ressources

Scrum Shu Ha Ri : l’article

Après vous avoir infligé le support de la présentation que j’avais faite lors du Printemps Agile à Caen, voici le contenu de la présentation elle-même. Peaufiné, retravaillé, il ne correspond peut-être pas (certainement pas, en fait) à la transcription de ma présentation, mais en révèle le contenu de manière plus approfondie.

En effet, ce ne sont pas moins de 93 renvois et 80 références bibliographiques (sans compter les 27 illustrations) qui émaillent les 29 pages du texte.

Bonne lecture !

Scrum Shu Ha Ri, la présentation

« On a pas mal de nouveaux venus à l’agilité, et on n’a pas beaucoup de sessions pour eux ». C’est ce que Jean-Luc Lambert me disait à propos de ce Printemps Agile 2014. En fait, je fais peu de sessions d’initiation, ce n’est pas ce que je préfère. Puis j’ai repensé à mes expériences récentes et ma façon d’appréhender Scrum comme un framework à même de nous accompagner du débutant à l’agiliste expérimenté.

Ainsi est née cette présentation « Scrum Shu Ha Ri ». Il n’est pas certain que j’aurais l’occasion de la resservir, ce n’est en tout cas pas prévu pour l’instant.

Le thème est inspiré du « Shu Ha Ri » présenté par Alistair Cockburn. J’ai en quelque sorte « instancié » ses idées à l’image que je me fais de Scrum.

J’escompte aussi pouvoir vous proposer plus tard cette présentation sous forme d’article, comme je fais parfois. Il vous faudra quand même patienter un peu.

Le Printemps Agile Caen 2014

Pour la seconde année consécutive, le Cub Agile Caen organise son Printemps Agile qui tombe, comme il se doit, le 20 Mars. L’an dernier, j’étais là en visiteur. Nous avions été gratifié de deux sessions de Jurgen Appelo, de grands moment dans lesquels j’inclue la discussion que j’ai pu avoir avec lui, eu égard à l’intimité relative de l’évènement !

Cette année, j’abandonne le rôle de spectateur pour endosser celui d’orateur. J’y ferais une présentation sur Scrum sous un jour particulier. Une session qui sera proposée ici pour la première fois. En voici le teaser.

Scrum Shu Ha Ri

Vous débutez avec l’agilité, vous allez participer à un projet “en Scrum” ! C’est bien. Peut-être vous demandez-vous comment vous saurez que vous y êtes arrivé, que vous faites les choses comme il faut ? D’ailleurs est-ce si bien que cela Scrum ? Certains s’en disent déçus, d’autres prétendent que Scrum ce n’est pas vraiment de l’agilité.

L’agilité n’est pas une destination, c’est un voyage. Scrum est à même de vous accompagner dans toutes les étapes de ce voyage. Mais si le framework Scrum est facile à comprendre, il est beaucoup plus difficile qu’on ne le soupçonne à mettre en œuvre ! Ses qualités intrinsèques, celles pour lesquelles vous devriez l’apprécier ne sont probablement pas celles que vous imaginez.

Avant de prendre la route, nous allons voir ensemble le grandes étapes du “voyage Scrum”. Il y en a 3 et il n’y a pas de raccourcis. Nous les avons empruntées aux arts martiaux, elle se nomment Shu, Ha et Ri.

Le Shu est le niveau de l’apprentis qui découvre Scrum et va s’efforcer de le mettre en œuvre correctement.

La Ha est consacré au perfectionnement. On y adapte ou adopte certaines pratiques pour améliorer notre façon de vivre l’agilité.

Atteindre le Ri, c’est être au stade de la maîtrise où l’on innove et crée une façon d’être agile en se guidant sur les valeurs et le sens de l’agilité.

Cette session a pour but de vous donner une perspective sur le voyage qui vous attend, pour prendre la route sereinement sans se tromper sur le sens ou les attentes de cette progression.

Rendez-vous très bientôt à Caen !

Le Printemps Agile Caen 2014