Note de lecture : Le Mini-Book Cynefin, par Greg Brougham

Note : 3 ; Malheureusement, introduit plus de confusion qu’il n’éclaire.

J’utilise beaucoup le modèle Cynefin pour introduire la notion de complexité lors de mes introduction à l’agilité. Ce mini-book était pour moi l’occasion de découvrir une manière de l’aborder et de comprendre le framework plus en profondeur. Au final il s’agit d’avantage pour l’auteur de promouvoir les outils de cognitive edge que de développer le propos de Dave Snowden. Malheureusement également, la traduction française m’est apparu très poussive. Heureusement que je possède aussi la version originale !

Le livre est plutôt court, avec 58 pages (un mini-book comme stipulé dans le titre), découpé en 5 parties. Le framework Cynefin expliqué en occupe une dizaine de pages. C’est probablement la partie la plus intéressante. Elle développe la différence entre systèmes ordonnés et désordonnés. Mais il termine toutefois avec des concepts dont je ne comprends pas tellement comment ils se raccrochent au framework comme « l’obliquité » (toutefois intéressant) et le résolution de conflits !
La seconde partie est consacrée au narratif. Il y est question du narrative inquiry. Là aussi je ne parviens pas à raccrocher cela au Cynefin, mais je note le concept, qu’il me faudra creuser.

En troisième partie, on parle de « sense making ». L’auteur y développe la notion de contextualisation à l’aide de logique abductives (si, si). Sur ce principe, il développe la contextualisation qu’il préfère au VSM (value stream mapping). On y propose aussi un exercice de contexte partagé à l’aide narratif. C’est en quelque sorte du teasing pour Cognitive Edge car on n’y comprends pas grand chose…

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Note de lecture : Rupture Douce, saison 01, par Laurent Sarrazin edt.

Note : 3 ; Hétéroclite.

Laurent a invité de nombreux coaches à contribuer à cet ouvrage collectif. Il m’avait d’ailleurs invité également, je me suis contenté du rôle de relecteur. L’objectif était de constituer une grande fresque d’histoire de transitions agiles ou les propos des différents auteurs s’entremêleraient et se répondraient. Cela faisait d’ailleurs partie des contraintes de l’exercice : 3 références vers d’autres histoires.

En pratique, ce fut l’occasion pour nombre de ces coaches de se donner de la visibilité en inscrivant leur nom sur un livre. En soi rien de choquant : se rendre visible fait partie du business, je le fais aussi ! Malheureusement la fresque n’est pas si cohérente qu’on pourrait l’espérer : les histoires n’en sont pas toujours, le propos tourne assez régulièrement à l’auto-publicité dans des textes employant abondamment la première personne. Fort heureusement, la plupart de ces textes font moins de 10 pages, mais certains d’entre eux paraissent beaucoup, beaucoup plus longs ! Il faut dire que certaines productions, et malgré les relectures, manquent franchement de qualité rédactionnelle. C’est même parfois carrément pompeux, Claude Aubry a d’ailleurs haussé la voix lors des relectures à ce sujet.

N’allez pas croire que tout est à jeter. Il y a beaucoup de contributeurs à ce livre, des contributions courtes, je l’ai dit. C’est la bonne nouvelle : on a droit à beaucoup de variété et quelques pépites dans le tas. Je pense à Jean-Claude Grosjean et Damien Thouvenin, par exemple. Mais aussi à Axel Villechalane. Véronique Messager est égale à elle-même, mais Claude Aubry est un peu décevant lorsque l’on connaît ses qualités rédactionnelles.

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Note de lecture : Agile Testing, par Lisa Crispin & Janet Gregory

Note : 3 ; Un complément indispensable aux projets agiles, mais bien lourd à digérer !

Les ouvrages traitant des projets en mode agile évoquent le plus souvent les tests d’acceptation d’une manière un peu globale en évoquant d’une part qu’il faut les faire et d’autre part qu’il est pertinent de commencer par les écrire afin de travailler en mode « ATDD ». C’est bien mais un peu succinct.

Ce livre prend une toute autre optique : prenez un testeur, un vrai, avec beaucoup d’expérience dans des contextes classiques. Plongez-le (ou « la » en l’occurrence ici, ici) au sein d’une équipe agile, avec pour mission d’adapter ses pratiques à l’esprit et à la façon de travailler de cette équipe. Tirer de ce travail de nouvelles pratiques et de nouveaux savoir-faire est l’objet de cet ouvrage !

Si l’idée est bonne, avec un texte ciblé vers le testeur, j’y trouve beaucoup de redondances avec ce que l’on connaît ou est déjà écrit ailleurs dans la littérature agile. Toute la première partie est consacrée à ces généralités. Bref, mauvaise pioche pour les 35 premières pages.

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Note de lecture : Conscious Software Development, par Jeff McKenna

Note : 6 ; Fugues introspectives sur 50 ans de carrière.

Si vous attendez un bon vieux livre offrant plein de réponses, vous vous êtes trompé de titre : celui-ci vous laissera avec beaucoup plus de questions une fois la dernière page tournée. Le texte n’est pas à proprement parlé centré sur l’agilité, mais il tourne néanmoins autour de ce thème. Il s’agit plutôt de la substantifique moelle de 50 ans d’expérience, d’introspection et de réflexion sur le savoir être d’un développeur … agile ! De l’aveu même de l’auteur, la posture et la sensibilité de ce dernier ne correspondra pas à tout le monde. Curieusement, je m’y suis toutefois retrouvé très souvent !

Avec ses 100 pages (hors introduction et hors annexes), l’opuscule est vraiment court. Il s’agit d’ailleurs d’un recueil de blog post, plus que d’un ouvrage en tant que tel. On comptera 19 d’entre-eux. Difficile de parler de tous. Voici un extrait de mon cru.

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Note de lecture : Elastic Leadership, par Roy Osherove

Note : 6 ; Pour mettre le pied à l’étrier au team leader qui débute.

Roy Osherove fait partie de communauté  » craftsmanship « . Cependant, cet ouvrage cible plutôt les managers opérationnels, ceux qui sont en contact avec les équipes. C’est en fait la seconde édition de l’ebook paru chez Leanpub : Note to a Software Team Leader. Le texte d’un peu plus de 200 pages est divisé en 5 parties, mais essentiellement les 4 premières d’un côté (120 pages) et la 5ème de l’autre (les 85 restantes).

Les 4 premières parties sont elles-mêmes structurées en 10 chapitres. Pour la première d’entre-elle, il s’agit de 3 chapitres couvrant 30 pages en tout, qui dressent le panorama de ce que l’auteur appelle  » l’elastic leadership « . Le premier totalise 10 pages et est consacré au  » team leader manifesto « . L’auteur y raconte sa propre histoire de transition en position de management. Le manifeste lui-même tient en 3 points :

  • Challenger l’équipe pour la sortir de sa zone de confort.
  • Adapter son style de management au contexte. C’est le fameux  » elastic  » qui sera couvert par la suite.
  • Interagir avec l’équipe et pas seulement avec sa machine de développement.

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Note de lecture : Liftoff second edition, par Diana Larsen & Ainsley Nies

Note : 5 ; Un fond intéressant, mais une forme  » trop dans le processus  » à mon goût.

Diana Larsen est l’un des auteurs de  » Agile Retrospectives « . Dans une certaine mesure, ce volume se veut le pendant du premier sur l’aspect lancement de projet. L’ouvrage est assez sommaire, il ne compte que 115 pages structurés en 8 chapitres.
Liftoff ne donne pas de  » recette magique  » pour réussir le décollage d’une équipe.

  • L’approche s’articule autour de 3 éléments qui constituent le  » charter  » :
    Purpose : La finalité, la mission de l’équipe.
  • Alignment : Une boussole unique et des valeurs communes pour guider l’équipe au jour le jour.
  • Contexte : L’élément le plus mouvant (donc qu’il faudra réajuster) pour définir le cadre, la structure organisationnelle et les liens avec les personnes ou les équipes annexes.

Le premier chapitre se focalise sur la préparation du Liftoff : quel agenda ? A quelle questions on veut répondre ? Qui inviter ? Les auteurs ont pris le parti de terminer chaque chapitre par une histoire écrite par un contributeur, illustrant le thème développé. Curieusement, assez peu d’entre elles sont réellement intéressantes. C’est le cas ici. Toujours à titre préparatoire, le chapitre 2 évoque l’environnement d’apprentissage. Plus spécifiquement, le propos tourne autour du Human System Dynamics (HDS) et surtout des 5 règles de l’apprentissage (un autre ouvrage de Diana Larsen).

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Note de lecture : Creating Great Teams, par Sandy Mamoli & David Mole

Note : 5 ; Recette pratique d’auto-selection d’équipe en 4 actes.

Plutôt qu’un livre, il s’agit d’un mini livre, car il ne couvre que 80 pages, et un seul sujet d’ailleurs : l’auto-formation d’équipes ! C’est donc un livre dédié ç une pratique et une seule, qui a pour objective de bien la couvrir. Les auteurs ont une bonne expérience de mise en place de « place de marché » de création d’équipes, essentiellement en Nouvelle Zéland et nous font partager celle-ci.

Le texte comporte 7 chapitre, on commence par une introduction sur les équipes stables sur 9 pages. Celui-ci est assez bateau, avec un réquisitoire d’arguments déjà bien connus pour l’auto-selection. Seuls quelques références d’étude méritent d’être notées. Passons.

Par contre le chapitre 2 rentre bien dans le concret avec les étapes de préparation. Il y en a 6. Voici 17 pages bien utilisées. Progressons encore avec la préparation « du jour d’avant » en 4 étapes au chapitre 3, où comment se rendre prêt pour un événement fluide. Là aussi les auteurs nous découpent cela en étape, il y en a 4. A noter la FAQ bien utile qui collecte déjà les questions qu’ont pu avoir les auteurs.
L’événement lui-même est le sujet du chapitre 4. Un processus en étapes pour rester dans le style. Il faut en compter 10 ici. Les 14 pages de ce chapitre couvrent de manière très détaillée le déroulement de la journée, l’agencement de l’espace d’échange et le cas difficile des « laissés pour compte ». Bref, c’est complet ! Un événement qui n’est pas suivi de faits est pire que de ne rien faire. Le chapitre 5 est consacré à suivre la balle et c’est sur 7 pages.

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Note de lecture : Improv-ing Agile Teams, par Paul Goddard

Note : 6 ; Quelques petites choses à récupérer du théâtre d’improvisation.

Ce petit opuscule a pour objectif de décoder les éléments principaux du théatre d’improvisation pour exposer la manière dont ils s’appliquent dans le cadre de coaching d’équipes agiles. S’il m’a été chaudement recommandé par Tobias Mayer, je n’en ressort pas avec autant d’enthousiasme que lui. L’opuscule, de petit format, compte moins de 200 pages, annexes comprises. Il est vite lu. La partie principale compte seulement 5 chapitres pour moins de 170 pages, mais chacun de ces chapitres compte une partie principale et une partie jeu.

Du sous-titre « using constraints to unlock créativity », l’auteur a retenu la lettre « S » : l’avant-propos n’en contient aucune occurrence, tandis que chacun des chapitres principaux commence au contraire par cette lettre ! Les trente pages du premier chapitre sont intitulées « Safety ». C’est de confiance et de droit à l’erreur dont il est question ici. Ma partie préférée concerne ici le « slowing down », un élément dans lequel je me reconnaît ! Sur les jeux proposés, si le préféré de l’auteur est le « daily Tand Up » où l’on doit éviter d’utiliser la lettre « s » (encore), j’aime bien pour ma part le « psychic stand up » où l’on doit énoncer l’avancement à la place d’un collègue !

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Note de lecture : Fifty Quick Ideas to Improve your Tests, par Gojko Adzic, David Evans & Tom Roden

Note : 7 ; D’excellents conseils dans la lignée du titre éponyme sur les user stories

Gojko Adzic et ses co-auteurs ont gardé la recette qui marche avec ce nouveau titre. Celui-ci ne compte que 117 pages, et comme le titre le suggère : 50 conseils chacun occupant 2 pages avec une illustration quelque peu décalée. Ces conseils sont répartis en 4 sections.

La première partie « generating testing ideas » regroupe 12 conseils. Je citerais en particulier parmi ceux-ci la « big picture view of quality », un pendant pour les tests de la pyramide de Maslow. Un concept bien plus intéressant que la classique pyramide des tests rassemblant des choux et des carottes ! Le « tap into your emotions » nous donne un truc de plus pour explorer les tests à construire. « monitor trends in log & console » est une excellente idée pour chercher des éléments à inspecter. Enfin le « mob your test sessions » est une nouvelle variante du workshop des 3 amis, étendu à plus de personne et qui ne se limite pas à l’écriture des cas de test !

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Note de lecture : Fifty Quick Ideas to Improve your User Stories, par Gojko Adzic & David Evans

Note : 7 ; De bonnes recettes, surtout pour le découpage des user stories

Les auteurs l’annoncent clairement dès le début : ceci n’est pas un livre pour le débutant. Il s’adresse à ceux qui ont déjà une connaissance et une compréhension de base de ce qu’est une user stories. Les 200 pages de l’ouvrage sont consacrées à solidifier cette connaissance et à améliorer le savoir-faire qui y est lié. Le tout en 5 parties et en, comme l’indique le titre, 50 idées ou principes. Je ne vais pas parler des 50 principes, ce serait fastidieux.

Chaque « idée » emprunte la même présentation. D’abord une introduction que l’on pourrait appeler « motivation ». Elle développe ce qu’il y a derrière le titre, le « pourquoi » de cette idée. Vient ensuite une section intitulée « key benefits », comme son nom l’indique elle met en exergue l’amélioration apportée par cette pratique ou le travers qu’elle évite. Enfin, la 3ème partie est consacrée au « how to make it works », c’est à dire le mode d’emploi.

La première partie est dédiée à la création de User Stories. Ce sont 8 idées sur environ 35 pages qui constituent celle-ci. On retrouve quelques idées qui font leur chemin aujourd’hui comme les « 3 C » de Ron Jeffries ou les 3 questions de Jeff Patton plutôt que le template de Mike Cohn qui perd son aura de jour en jour. Mon « take away » de cette partie est certainement la notion de sphère de contrôle liée à la sphère d’influence qui est le thème de l’idée n° 7.

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