Note de lecture : Les mots sont des fenêtres, par Marshall B. Rosenberg

Note : 10 ; Quand la CNV se révèle être bien plus qu’une technique de communication et l’auteur nous partager sa propre expérience de ce savoir-être. Book of the year 2017 !

Cela fait maintenant quelques années que je croise la route de coaches me parlant de CNV. Ce livre est le classique de cette technique, et c’est bien ce que je pensais avoir entre les mains : un livre détaillant cette technique. Oui, mais en fin de compte, pas seulement.

Le livre ne paie pas de mine, le format réduit compensant les 300 pages, au total il ne s’agit pas d’une lecture volumineuse. On appréciera le découpage en 14 chapitres qui donne un bon rythme à lecture. Il faut y ajouter préface et épilogue que l’on aurait bien tort d’oublier. Justement, le premier indice est la préface à la seconde édition « les leçons de mon grand-père ». Un titre peu avenant, sauf que le grand-père en question est le Mahatma Gandhi !

Au premier chapitre, on s’attend à trouver une vue générale du processus de la communication non-violente. On y trouve bien une description des 4 composante, mais le titre même du chapitre « l’élan du cœur » donne le ton : c’est d’attitude, de comportements fondamentaux dont il sera question. Le texte est délibérément rédigé à la première personne et fourmille d’histoires personnelles de l’auteur. C’est bien notre cœur que l’auteur veut toucher, et il y parvient.

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Note de lecture : Fifty Quick Ideas to Improve your Retrospectives, par Tom Roden & Ben Williams

Note : 4 ; De petites choses intéressantes de ci de là…

Ce troisième opus des « 50 quick ideas » se veut dans la continuité des précédents, mais cette fois sans Gojko Adzic. Eh bien, cela se fait sentir !

50 idées, pas une de moins, chacune tenant sur 2 pages de cet opuscule carré. Donc 100 pages, me direz-vous ? Non plutôt 124, mais surtout, et bien que chacune de ces double-pages soient agrémentées d’une illustration, le format de la publication sur 2 colonnes correspondrait plutôt à 150 pages, voir plus. Pas de chapitres ici, mais un volume découpé en 6 parties.

La première « preparing for restrospectives compte 7 de ces idées. L’un des thèmes important est d’arriver avec des faits : des chiffres, un value stream mapping ou du feedback externe. Rien de bien révolutionnaire ici. Le « waste snake » est une petite originalité qui mérite certainement le détour.

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Note de lecture : Liftoff second edition, par Diana Larsen & Ainsley Nies

Note : 5 ; Un fond intéressant, mais une forme  » trop dans le processus  » à mon goût.

Diana Larsen est l’un des auteurs de  » Agile Retrospectives « . Dans une certaine mesure, ce volume se veut le pendant du premier sur l’aspect lancement de projet. L’ouvrage est assez sommaire, il ne compte que 115 pages structurés en 8 chapitres.
Liftoff ne donne pas de  » recette magique  » pour réussir le décollage d’une équipe.

  • L’approche s’articule autour de 3 éléments qui constituent le  » charter  » :
    Purpose : La finalité, la mission de l’équipe.
  • Alignment : Une boussole unique et des valeurs communes pour guider l’équipe au jour le jour.
  • Contexte : L’élément le plus mouvant (donc qu’il faudra réajuster) pour définir le cadre, la structure organisationnelle et les liens avec les personnes ou les équipes annexes.

Le premier chapitre se focalise sur la préparation du Liftoff : quel agenda ? A quelle questions on veut répondre ? Qui inviter ? Les auteurs ont pris le parti de terminer chaque chapitre par une histoire écrite par un contributeur, illustrant le thème développé. Curieusement, assez peu d’entre elles sont réellement intéressantes. C’est le cas ici. Toujours à titre préparatoire, le chapitre 2 évoque l’environnement d’apprentissage. Plus spécifiquement, le propos tourne autour du Human System Dynamics (HDS) et surtout des 5 règles de l’apprentissage (un autre ouvrage de Diana Larsen).

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Note de lecture : Improv-ing Agile Teams, par Paul Goddard

Note : 6 ; Quelques petites choses à récupérer du théâtre d’improvisation.

Ce petit opuscule a pour objectif de décoder les éléments principaux du théatre d’improvisation pour exposer la manière dont ils s’appliquent dans le cadre de coaching d’équipes agiles. S’il m’a été chaudement recommandé par Tobias Mayer, je n’en ressort pas avec autant d’enthousiasme que lui. L’opuscule, de petit format, compte moins de 200 pages, annexes comprises. Il est vite lu. La partie principale compte seulement 5 chapitres pour moins de 170 pages, mais chacun de ces chapitres compte une partie principale et une partie jeu.

Du sous-titre « using constraints to unlock créativity », l’auteur a retenu la lettre « S » : l’avant-propos n’en contient aucune occurrence, tandis que chacun des chapitres principaux commence au contraire par cette lettre ! Les trente pages du premier chapitre sont intitulées « Safety ». C’est de confiance et de droit à l’erreur dont il est question ici. Ma partie préférée concerne ici le « slowing down », un élément dans lequel je me reconnaît ! Sur les jeux proposés, si le préféré de l’auteur est le « daily Tand Up » où l’on doit éviter d’utiliser la lettre « s » (encore), j’aime bien pour ma part le « psychic stand up » où l’on doit énoncer l’avancement à la place d’un collègue !

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Note de lecture : Facilitating with Ease ! 3rd edition, par Ingrid Bens

Note : 7 ; Une véritable référence sur la facilitation de réunions !

Plus qu’un livre, c’est un support de cours ! Ou plus exactement, c’est les deux à la fois. Et sous un format inhabituel (à commencer par le « grand format » physique du livre), j’ai vraiment trouvé là un texte de référence sur la facilitation de réunions. Le tout en 227 pages sur 9 chapitres.

Le 1er chapitre est une introduction à la facilitation, pour mieux appréhender ce que l’on attends d’un facilitateur et quelle doit être sa posture. Les 36 pages de ce premier chapitre sont un raccourcis sur le reste de l’ouvrage et se terminent par un exercice d’auto-évaluation très bien fait.

Le second chapitre focalise sur la posture du facilitateur sur une douzaine de pages. Ce point qui avait été introduit au premier chapitre est ici développé : le facilitateur doit-il être interne ou externe ? Peut-il être un manager, avec une posture haute ? Quelle sont les challenges auxquels doit faire face le facilitateur ? Après avoir fait le tour de ces questions, cette notions un peu floue de posture acquiert une réalité plus tangible.

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La facilitation en kit

Ce “falititator toolkit” donne de nombreuses clés pour appréhender et focaliser la dynamique des groupes. Plus qu’un simple article, il s’agit-là d’un mini-book regroupant le “best of” des auteurs en matière de facilitation. J’ai apprécié la concision et l’efficacité du propos dans chacune des parties abordées:

Le rôle du facilitateur : en une seule page, les responsabilités et ses challenges !

La dynamique de groupe : elle s’articule autour du modèle de Tuckman, reprends la liste des bons et des mauvais comportements et les schémas d’intervention.Le tout en moins de 5 pages.

Idéation et consensus : on aborde ici le coeur de l’ouvrage et les outils qui le constitue : l’art de l’écoute, le “focused conversation”, “appreciative inquiry”, Le brainstorm, le consensus, le processus d’affinité. On a du mal à se rendre compte que l’on a couvert tout ça en 11 pages !

Les réunions efficaces : On balaye les états d’esprit, la check-list (avant, pendant et après), les rôles et règles et les comportements. J’aurais cru cette partie plus riche, mais là encore ce chapitre ne fait que 6 pages.
Gestion de projet: Une page … dont je ne comprend pas ce qu’elle fait là !
Stakeholders input tools : Elles tournent beaucoup autour du Focus group et un peu autour du Web Survey (plus pour faire la pub d’un outil dirait-on). En 6 pages, c’est quand même bien.

Outils pour collecter et analyser les données : quelques outils sont proposés, ils sont bons à rappeler même s’ils sont assez classiques : check sheet, importance / satisfaction diagrams, analyse causale, diagrammes d’interrelation, analyse SWOT.
Flowcharting: Il est assez curieux de trouver ici ces 3 pages sur les flow charts diagrams ici. Cela a bien peu à voir avec la facilitation proprement dite…

Outils de prise de décision : Sans être mortel, ce chapitre nous donne ou rappelle quelques outils : matrice de critères, analyse “force field”, Notation 0 à 10, matrice impact / effort.

Mesurer les impacts : On est plus ici dans la déclaration d’intention. Ou plus exactement, il s’agit d’introduire le matériel fourni en annexe qui d’ailleurs vaut aussi bien le coup !

Bref un papier remarquable qu’il serait dommage de négliger, même si 2 ou 3 parties sont un peu plus faibles ou n’ont simplement pas leur place.

La plupart des outils sont décrits de manière introductive, voir un peu plus. En fait, ce qui est fourni ici est largement suffisant pour démarrer, mais les auteurs donnent aussi les pointeurs pour aller plus loin !

Bonne lecture !

La boite à outil du coach agile

Besoin d’étoffer votre boite à outil de coaching ? Voici des conseils avisés de la part de nos pairs !

Des outils de coaching pour améliorer la dynamique de votre équipe

Cette présentation de JF Hélie et Guillaume Duquesnay a été donnée à Agile France 2012

20 coaching tips in my agile suitcase

Cette fois c’est Yves Hanoulles qui nous délivre une série de recommandations.

Agile coaching workshop

Workshop monté par Craig Smith

Du chef de projet au coach agile

Ces deux vidéos nous ont propos&ées par Lissa Adkins. Il s’agit d’une retranscription d’un workshop donné à Chicogo en 2008 lors d’un Scrum GatherinG

Il s’agit de réflexions à propos de ce que cela signifie réellement de devenir coach agile.

Solution focus

S’intéresser à la solution plutôt qu’au problème et en rechercher les prémisses dans la réalité présente, tel est la ligne directrice du Solution Focus. Vous pouvez aussi vous reporter à la note de lecture que j’avais rédigé sur Coaching Plain & Simple.

Wu Wei Coaching

Je le place ici par pure curiosité. Car en fait, je n’ai toujours pas compris de quoi il retournait ! “Wu Wei” signifie “sans action”. Et en fait, comme il est indiqué à la fin de cette présentation, celle-ci ne vous aidera pas à comprendre ce que c’est !