Note de lecture : Le système X Window, par Oliver Jones

Note : 7 ; X Window (enfin) abordable !

Pas facile de trouver un livre abordable sur la programmation X Window. Il faut dire que le sujet est plutôt un gros morceau. Je ne peux me targuer d’être un spécialiste du sujet, et ce livre m’a paru de bonne facture, du moins pour une introduction sur le sujet.

L’ouvrage accuse quand même près de 500 pages réparties sur 12 chapitres, hors annexes. Avec 70 pages, elles ne constituent pas une partie négligeable, mais leur intérêt est assez varié : par exemple le listing des polices de caractères est plutôt fastidieux et d’un intérêt limité. Le premier chapitre introduit X Window, d’un point de vue principe de fonctionnement, d’un point de vue architecture et d’un point de vue structuration des toolkits. X Window est un système complexe et le positionnement des toolkits est particulièrement important à comprendre. Un chapitre bien écrit et posant de bonnes bases. Le chapitre 2 poursuit par une « introduction opérationnelle » via le célèbre « hello world » version X Window, donc nécessairement un peu compliqué, mais bien expliqué. Mais pourquoi diable avoir traduit en français le programme, y compris les noms de variables ?

Le chapitre 3 aborde les concepts de X Window. Avec une quarantaine de pages, c’est l’un des plus conséquents de l’ouvrage, mais ce n’est pas non plus le plus digeste. Malgré quelques extraits de code, le propos reste très conceptuel et l’auteur nous laisse parfois le soin de faire le lien entre les différents concepts. Le chapitre est toutefois incontournable pour bien aborder la suite. Plus imposant encore avec 80 pages, le chapitre 4 consacré aux fenêtres explore en profondeur ce concept central de X Window. L’auteur balaie bien dans les coins, depuis la structure jusqu’à la gestion des évènements en passant par les états et la description exhaustive des différentes structures manipulées. C’est quelque peu fastidieux mais plus concret que le chapitre précédent. Ce sont ensuite plus d’une centaine de pages consacrées à l’affichage de graphiques dans ces fenêtres au chapitre 6. Le propos est très complet, depuis la gestion des canaux, jusqu’à l’affichage de texte, en passant par l’affichage de bitmaps, de figures et l’usage de copier-coller et autres joyeusetés. L’approche est agréable, voir ludiques avec chaque fois des extraits de code pour illustrer chaque concept.

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Note de lecture : Comprendre DCE, par Ward Rosenberg, David Kenney & Gerry Fischer

Note : 7 ; Un exposé limpide des concepts de DCE. Au-delà de cet environnement, il permet de comprendre les concepts inhérents aux systèmes distribués.

L’environnement DCE n’a pas été un franc succès dans le monde UNIX. Néanmoins, c’est de cette norme que s’est inspiré Microsoft pour Windows NT. DCE, c’est « le réseau est l’ordinateur » à l’heure pré-Web. Et l’ouvrage présente l’ensemble des services pensés pour en faire une réalité. Ne nous laissons pas abuser par l’apparence préhistorique de la chose : ces services sont bien pensés, repris parfois moins bien à l’heure du Web, le propos du livre reste intéressant. Voyons cela.

Au total, l’ouvrage compte 235 pages hors annexes, structurées en 14 chapitres. Ces dernières occupent 35 pages et ne sont guère passionnantes, à l’exception des questions / réponses. Le premier chapitre « le réseau devient l’ordinateur » donne une vue haut niveau de l’architecture et des motivations de DCE. Il est peu technique et constitue une bonne introduction au sujet. Le chapitre 2 entre directement dans le vif du sujet en abordant l’élément central de DCE, ce qui nous conduit rapidement à parler de service de nommage, d’annuaire, de sécurité, etc.
Le RPC est en quelque sorte la brique de base pour ce qui est de l’interaction entre ordinateurs pour DCE. C’est le sujet du chapitre 3. Ce chapitre décompose toutes les étapes, depuis la compilation avec l’IDL jusqu’au protocole d’appel en passant par la recherche du service dans l’annuaire distant. Une solide présentation du sujet. La présentation des threads DCE au chapitre 4 est un peu plus décevante et ne rentre pas réellement dans le cœur du sujet.

Le Security Service est un sujet sérieux et même complexe quand il s’agit de sécuriser les appels entre cellules. Et c’est bien de cela qu’il s’agit au chapitre 5. Le propos est clair et bien illustré, mais laisse quand même un léger goût d’inachevé en fin de chapitre. Le Directory service, avec d’abord le CDS puis le GDA, est aussi un sujet d’ampleur. On ne lui reprochera pas d’être traité légèrement au chapitre 6. C’est l’un des aspects qui a le plus vieilli avec l’arrivée du Web. Et si le texte est bien écrit, il n’est pas non plus palpitant à lire.

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Note de lecture : Au cœur de Corba avec Java, par Jérôme Daniel

Note : 7 ; Corba clairement expliqué

Dans les années 90, Corba régnait en maître sur les applications distribuées ou peu s’en faut. Celui-ci, paru vers la fin de l’ère Corba, a pour but de nous initier complètement à Corba en s’appuyant sur une implémentation Java. Mais c’est avant tout un livre sur Corba. L’auteur, Jérôme Daniel est l’architecte de l’ORB JavaORB (il est également celui de OpenORB, son successeur). Il est donc logique que les exemples s’appuient sur ce broker.

L’ouvrage est assez conséquent, puisqu’il compte 380 hors annexes, structurées en 4 parties pour un total de 20 chapitres. La première partie se focalise sur les mécanismes de base, mais la facture est quand même de 6 chapitres pour 115 pages ! Le premier chapitre traite des environnements répartis et plus particulièrement de l’invocation à distance (donc de RPC) et tout ce qui va avec : fiabilité et sécurité. Le second chapitre, c’est un peu le « hello world » avec Corba, en y incluant de l’IDL, l’implémentation client et serveur jusqu’à l’exécution. C’est très bien fait. L’IDL, justement, va être utilisé opérationnellement au chapitre 2 durant lequel nous allons développer un véritable serveur Corba. Même si cela reste simple, on y est très bien guidé. Le 3ème chapitre est un peu en décalage des 2 premiers, car il prend des allures de manuel de référence IDL, bien qu’étant moins sec que ce qu’il est convenu de croiser en la matière.

En abordant le chapitre 4, on prend bien conscience que l’IDL est au cœur de Corba, car c’est encore de cela qu’il est question ici, sur les aspects avancés, en continuité directe du chapitre 3. Le chapitre 5 continue dans la même voie, mais en abordant des sujets qui font la jonction avec les ORB : identifiants, contextes d’opération, etc. Alors que ce chapitre devrait redevenir concret à l’image des deux premiers, cela reste hélas pas mal abstrait ! Cette partie se referme sur un chapitre 6 évoquant les références, contextes et autres URL. Il s’y trouve pas mal de code, ce qui mitige un peu le côté aride du propos.

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Note de lecture : L’art de la guerre, par Sun Tzu

Note : 7 ; Un classique intemporel, mais aussi une source d’inspiration pour la stratégie des entreprises !

Livre mythique par un auteur … Eh bien, dont on ne sait même pas s’il a vraiment existé ! Il existe de nombreuses éditions de ce livre et tout autant de traductions. Celle-ci semble n’être pas la plus mauvaise.

L’introduction, par exemple, nous redonne le contexte social et militaire : là où Sun Tzu promeut une guerre sans bataille, la réalité des guerres médiévales sont des batailles faisant des centaines de milliers de morts ! Comme tout ouvrage de ce type, l’introduction est un peu longue, une cinquantaine de pages avant d’arriver aux 13 chapitres du texte principal. Ce texte principal ne couvre que 40 pages ! Les « commentaires suivis » s’étendent eux sur 200 pages, également structurés suivant les mêmes 13 chapitres. Le premier d’entre eux ne couvre que 3 pages et introduit les 5 facteurs de la victoire et les conditions pour l’emporter (le mensonge).

Au chapitre 2 « les opérations » nous apprend peu de choses transposables à l’époque moderne, si ce n’est l’importance de la maîtrise du facteur temps. Dans « combattre l’ennemi dans ses plans », Sun Tzu nous énonce les 5 cas où l’on peut prévoir la victoire, ils sont pour plus de la moitié encore largement d’actualité. L’évitement de l’engagement est par ailleurs un thème récurrent de Sun Tzu. C’est un thème qui revient d’ailleurs dans le chapitre suivant « les formations militaires ».

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