Bootstraper un déploiement continu sur le cloud avec CloudBees

En 25 minutes, Henrik Kniberg nous fait la démonstration depuis zero de la création d’une petite webapp type « hello world » sous Eclipse, avec son test local avec Jetty et ses tests unitaires, vers la mise sous Git dans CloudBees, l’intégration dans Jenkins et le déploiement dans un sandbox, toujours sur CloudBees. Partant de là, on complexifie l’application en y intégrant une persistance avec MongoDB sur la base des services accessible depuis la plateforme SaaS !

La vidéo montre en totalité le processus de réalisation, étape par étape, y compris la correction d’erreurs, sans rien omettre ! Un véritable guide à suivre pour construire sa première application sur CloudBees !

Jouez en Kanban, re-tentez votre chance !

A mon grand dam, j’ai raté pas moins de 3 rendez-vous du FKUG, j’étais donc heureux de me rendre à celui-ci. D’autant plus heureux qu’il me permettait de m’essayer à l’un des jeux proposé lors d’un meetup précédent. J’avais d’ailleurs arrêté mon choix sur Kanbanzine que je souhaitais comparer au getKanban que je connais bien.

Dans les starting blocks

Nous étions accueillis chez Soat, dans leurs nouveaux locaux du 13ème arrondissement, à deux pas de chez moi ! Beaucoup de place pour s’ébattre, mais nettement moins de participants que prévus : j’imaginais 50 participants sur les 80 inscrits, nous étions un peu moins de 30 au final. Le foot d’un côté et les problèmes de transport de l’autre ont probablement eu raison de la pugnacité des uns et des autres !

On est agile, on s’organise, ou plutôt Gwenael nous aide à nous organiser.

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Tout d’abord, les jeux proposés pour cette soirée :

  • Le getKanban, nous est proposé par Renaud Chevalier
  • Le Lean Lego Game va être animé par un Yannick Quenec’hdu remonté à bloc.
  • Un Kaizen game, créé par Olivier Le Lan et quelques uns de ses collègues sera orchestré par lui-même.
  • Le Kanbanzine est prévu pour se dérouler sous la houlette de Sebastien Ménétrier
  • Enfin, le Beer Game nous est proposé par Emmanuel Sciara

Pas sûr que nos effectifs nous permettent de mettre en oeuvre tout ce qui est proposé : un rapide vote le confirme. Damnation : c’est justement le Kanbanzine qui est sur la sellette. Je me rabat sur le Beer Game. Mais ce sera sans le regretter !

Le Beer Distribution Game

Ce jeu n’est pas vraiment un truc tout neuf, car il a été créé au MIT dans les années 60 ! Emmanuel, qui va être notre meneur de jeu va utiliser la version commerciale de la System Dynamics Society.

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Le principe

Le but est d’imiter une chaine de distribution en 4 étapes, allant de la fabrication à la distribution de bières. Chaque maillon de la chaine reçoit des commandes, passe des ordres de rapprovisionnement en fonction du stock (ou du backlog) et des commandes reçues, mais n’a pas de visibilité sur ce qui se passe chez ses voisins. En fait, on n’a même pas le droit de se parler entre nous.

On fait de nombreux tours de jeux, 40 dans notre cas. Et nous voyons nos stock varier et même passer dans le négatif en tentant d’ajuster ces fluctuations à l’aide de volumes d’ordres que nous pensons adaptés.
Le meneur compte les coût de stock (0,50 € par item en stock) ou les demandes en souffrance (1 € par commande non satisfaites).

La dynamique du jeu, surtout vue de l’extérieur, est assez curieuse. Nous ressemblons à des sortes de galériens silencieux qui n’ont pas tellement l’air de s’amuser ! Parfait !

Ce qui se passe

Assez rapidement, on a l’impression de ne plus avoir la situation sous contrôle : les stocks varient et les arrivages ne sont pas du tout en ligne avec la compensation de ces variations, alors on tente de sur-compenser cela par des ordres adaptés. Mais cela semble vain.

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En fait, nos stratégies sont effectivement vaines. Elles sont même contre-productives : chaque tentative de correction se trouve amplifiée par l’élément suivant de la chaine, accroissant le niveau de chaos des arrivages !

On se sent à la fois aigris et pour le moins dépité par « ce que nous font subir » nos voisins. C’est une sensation vraiment curieuse !

Les enseignements

Si la situation semble se stabiliser vers les tours 30 ou 40, on arrive vite à la conclusion qu’il n’y a pas de corrélation directe et simple entre nos ordres et les arrivages. Les comptes nous montrent même que mes tentatives pour « apaiser » le système ont de manière paradoxale fait de moi le maillon le plus coûteux de la chaine : incroyable !

Cet effet est connu dans les milieux autorisés sous le doux nom de Bullwhip effect.

Les facteurs favorisant cet effet sont :

  • Le manque de communication entre les maillons de la chaine, ce qui ne nous permet pas de donner un bon feedback, d’éclairer nos intentions et favorise l’interprétation erronée.
  • Le manque de vision global sur l’état du système.

On voit donc que ce que nous mettons en avant dans nos principes agiles (transparence, communication) sont une vrai réponse à un problème démontrable plutôt ancien !

Emmanuel a par ailleurs publié un post sur ce jeu.

Lego Game

Pendant que nous nous livrions à nos activités avec une austérité digne des plus grandes heures de l’Union Soviétique, il n’en allait pas de même chez nos camarades Legoistes justes à côté !

C’est un Yannick visiblement sous l’emprise de substances illicites qui animait avec dynamisme un session que je serait bien en peine de décrire, émaillée non seulement de sautillements de l’animateur, mais aussi de grands brassages de Lego…

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On trie les l’égo, on les renverse par terre, puis bien sûr on les ramasse. Finalement, ce n’est pas si mal comme spectacle pour égayer notre boulot de galérien !

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Kaisen Game

Olivier Le Lan avait déjà animé ce jeu lors de la journée Open-Space du ScrumDay. Déjà je l’avais raté à ce moment là (mais il s’agissait d’une version 40 minutes, pas vraiment satisfaisante aux dires d’Olivier).

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Hélas, ce n’est pas encore ce soir que je pourrais l’expérimenter. Il fallait bien faire des choix !

getKanban

C’est un grand classique pour l’apprentissage du Kanban. S’il manque le côté décalé d’un Kanbanzine ou d’un Pizza Kanban, c’est un jeu très complet sur tous les aspects du Kanban dont le fonctionnement a été très bien mis au point. Il mérite un post à lui tout seul.

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Renaud avait disposé 2 plateaux de jeux « fait maison ». Il est vrai que le jeu officiel est preque hors de prix !

Pizzas time !

Les activités qui étaient planifiées occupaient chacune un peu plus de 90 minutes. C’est donc pratiquement à 22 heures que nous avons pu calmer nos appétits avant de regagner nos pénates.

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En ce qui me concerne : une soirée réellement instructive, en plus d’être une bonne détente. Un grand merci à Emmanuel pour avoir si brillamment animé ce jeu.

Agile France 2014, Bonus Track

Comme chaque année, il y a de nombreuses sessions que je n’ai pu voir. Je vais tenter d’y remédier en partie dans ce post.

Pour rappel les autres présentations, celles auxquelles j’ai assisté, sont couvertes ici et ici pour la journée du Jeudi. Elles sont ici et ici pour le Vendredi.

Projets Agiles, arrêtez les dérives

Cyrille Deruelle, en plus de sa présentation sur l’amélioration continue, a proposé ce sujet sur les projets agiles. Quelques clés et rappels pour ne pas pervertir nos pratiques et garder le cap sur ce qui est important.

Patrick Bobo a par ailleurs développé le contenu de cette session dans un post.

Comment Cadrer un projet agile ?

Pas de support pour la session de Guillaume Duquesnay et Jean-Claude Grosjean, mais un très bon post de Pascal Poussard !

Désapprendre à « bien faire », pour « faire juste à temps »

Le support est un peu déroutant, plutôt « zen » comme j’aime bien. Mais il n’aidera pas nécessairement à comprendre la substance du propos de François.

L’holacracy, un “système d’exploitation” pour des entreprises agiles et sociocratiques

Damien nous parle d’un nouveau mode de gouvernance des entreprises. Tout est dans le titre. Regardez le teaser pour voir si vous y voyez un sujet d’intérêt !

Son lightning talk a par ailleurs été enregistré.

Le support de la présentation de Damien est aussi accessible.

Si l’holocracy vous intéresse, vous pouvez consulter sa constitution.

Devenir une organisation apprenante dans l’IT

Eric Siber était absent, mais Nathaniel a présenté le sujet pour deux. Nathaniel nous parle durant cette session entretien et montée en compétence : comment faire ? Quel est le cadre légal ou ce que l’entreprise peut concéder ? Quels moyens se donner soi-même ?

Penser nos organisations

Pablo nous propose une session dont le moins que l’on puisse dire est que son teaser est décallé !

La présentation de pablo nous parle de communication, de théorie des catastrophe et de bien autre chose. Toutefois le support sans le « live » de Pablo n’est pas évident…

Doublures en folies

Le teaser d’Olivier Azeau n’est pas mal non plus, dans le genre décallé !

La présentation elle-même… eh bien, ce n’est pas vraiment une présentation, mais plutôt une scènette ! Bref, ça devait valoir le coup d’oeil en live !

Product ownership dans le brouillard

Ce n’est pas vraiment la première fois que Gilles nous gratifie de cette présentation. Mais elle est de bonne qualité

Vendredi matin…

Un petit coup de Pablo Pernot pour nous mettre en jambes…

Je veux tester avec les utilisateurs – Je fais comment ?

Je voulais au départ assister à l’atelier de Sophie Freiermuth, puis j’ai changé d’avis a dernier moment ! J’espère que ce n’est que partie remise. En attendant, voici son teaser.

Petits Outils de Management Agile à l’usage des… Honnêtes Managers!

Pas vraiment de teaser pour la session de Jean-Claude en mode « show and tell » ! Mais il l’introduit néanmoins sur son blog.

Par ailleurs je vous recommande ce billet de blog qui en parle.

Lean Agile Camp

Dominique de Prémorel évoque l’élaboration du « petit guide du management lean » lors du Lean Agile Camp

Expérience d’un maître de donjons et dragons sur le management, ou comment trouver son style

Pas de support de présentation pour la session de Guillaume Duquesnay, mais un excellent billet de blog !

La culture du programmeur

Jean-Laurent de Morlhon nous avait déjà gratifié de cette présentation très dynamique au Scrum Day. En voici la présentation

Mon projet est plus gros que le tien

Seulement le teaser pour la présentation de Cyrille : désolé !

Retour d’expérience sur Coding Dojo et Mob Progamming en entreprise

Sujet à la mode s’il en est, Bernard Notariani évoque le coding dojo mais surtout le Mob Programming, le dernière tendance. Voici son teaser

Au secours, le Père Noël a perdu ses rennes !

Simon Jallais nous propose une session créative autour du thème du Père Noël. A la lecture du support, je n’ai rien compris ! Ferez-vous mieux que moi ?

Let’s sketch together

Cette session d’Alvin était également présente au ScrumDay 2014. En voici le support

On en parle aussi ailleurs

Sans avoir relevé tous les blogs parlant d’Agile France (loin s’en faut), en voici quelques uns :

Bientôt l’été !

J’en fais déjà une tradition : le blog va passer en régime estival. Essayons d’en dire plus.

Mon activité

L’an dernier, je vous avais fait part de gros changements. Ce ne sera pas le cas cette année, heureusement ! En fait, j’ai plusieurs petits projets personnels en cours ou à venir pour lesquels je dois me ménager un peu de temps. Mais il ne sert pas à grand chose d’en parler tant qu’ils ne sont pas arrivés à maturité.

Pour préparer la rentrée

Oui, il faut y penser dès à présent ! Il y a bien sûr des conférences et principalement la série des agile tours ! Le programme n’est pas encore fixé, mais je vise 3 présences sur ce dernier trimestre pas plus. Il reste à déterminer sur quels évènements.

Sur le blog

Malgré les sarcasmes de mes confrères, je suis bien décidé à vous relivrer mes notes de lecture has been (je pense à Pablo et Alfred, principalement…). J’en ai un paquet à écouler, donc ce ne sera pas la dernière année. Dans l’ensemble il devrait s’agir de textes accusant une vingtaine d’année environ !

Toujours dans la séquence nostalgie, j’ai aussi quelques articles écrits il y a une dizaine d’année d’année. J’attendais une opportunité pour les replacer : ce sera fait !

En finir avec…

Ce n’est pas très logique de sortir ce genre d’écrits à l’époque où la fréquentation baisse, mais je récidive dans cette voie.
Ce sont 5 opus que je vous ai livré sur les deux années précédentes. Ont déjà subi mon traitement impitoyable :

Je vise 3 sujets pour cet été. Cela parait peu, mais ces posts me demandent vraiment beaucoup de travail et de recherche. L’an dernier, je me suis même limité à deux ! Je vous laisse deviner les sujets que je me prépare à aborder. Vous pouvez laisser un commentaire si vous avez une idée.

L’été commencera le 1er Juillet ! A très bientôt.

Note de lecture : Loosely Coupled, par Doug Kaye

Note: 7 ; Du Web Service à l’ESB

Tout d’abord une précision: si vous cherchez un ouvrage sur la mise en oeuvre technique des Web Services, ce n’est pas le bon livre. Cela dit, il en existe plein et celui-ci viendra en complément, car ce livre ne traite pas de mise en œuvre technique, mais d’aspect architecturaux liés à l’utilisation des Web Services dans un contexte SOA. Les grandes questions que pose cet ouvrage sont : comment puis-je utiliser les Web Services pour effectuer l’intégration de systèmes ? Quels sont les briques technologiques qui manquent et comment les compenser ? Bien sûr, ayant lu ce livre presque 5 ans après sa parution, j’en ai raté l’approche novatrice en bonne partie car ce sont ni plus ni moins que les bases de l’ESB que l’auteur pose ici ! Mais même en arrivant après la bataille, le texte éclaire l’approche Web Service proposée ici (attachement + couplage faible + asynchronisme) qui a été emmprunté par l’ESB et peut nous permettre de mieux exploiter ceux-ci correctement. Allons voir plus en détail le contenu des 320 pages de l’ouvrage.

Le livre est intelligemment découpés en 20 chapitres dont la longueur varie de 10 à 25 pages. Le format du livre étant également plus petit qu’à l’accoutumée, chaque chapitre se lit donc aisément, ce qui est une bonne chose.

La première partie, intitulée « perspectives » est composée de 5 chapitres. Elle campe les besoins d’infrastructures d’une architecture d’intégration de services, d’abord en rappelant l’historique au chapitre 1 (Corba, COM, DCE, EAI, etc…), ce qui est synthétique et bien fait. Ensuite le chapitre 2 met en perspective les Web Services avec les technologies vues précédemment et les avantages relatifs de cette technologie. Le chapitre 3 nous projette dans l’extrapolation, l’évolution des technologies « en devenir » et des « mainstream » pour stigmatiser l’importance des Web Services. Les chapitres 4 et 5 sont complémentaires et servent de charnière pour le reste du livre : que manque-t-il à la technologie Web Services pour être une pièce maîtrise du SOA et de l’intégration de services.

Aux 58 pages de cette première partie succède une seconde partie longue de 82 pages et intitulée « concepts ». les 5 chapitres qui la compose détaillent les paradigmes que l’auteur juge importants par rapport au SOA. Le chapitre 6 développe la volet intégration et poursuit une discussion commencée au chapitre 2. Les chapitres 7 et 8 nous aident à comprendre les corollaires d’une architecture d’intégration basée sur les Web Services et pourquoi le style orienté document doit être favorisé par rapport au style RPC. Les chapitres 8 et 9 sont dédiés à l’architecture asynchrone et pourquoi ce style doit être favorisé en intégration de services.

La troisième partie « technologies » est consacrée … eh bien au volet technologique ! Ce sont de nouveau 5 chapitres et 90 pages qui sont dédiés à cette avant-dernière partie. Le volet « sécurité » s’y taille la part du lion, avec 2 chapitres et 46 pages. Le premier chapitres met en évidence les besoins (intégrité, authentification, non-répudiation, etc…) rien de bien original mais fort bien expliqué. Le second chapitre propose des solutions, bien que celles-ci soient souvent, disons originales (comme le XML firewall). Un chapitre est consacré aux transactions et plus précisément aux transactions applicatives. La surcouche orchestration n’est évoquée que brièvement car elle sort du cadre de cet ouvrage, tout comme l’aspect déploiement qui est traité assez légèrement.

La dernière partie « stratégie » interpelle les managers. Quid de la qualité de service (chapitre 16) ? Qu’en est-il des SLA et de l’externalisation de services (chapitres 19 et 20). Enfin la gestion de projets d’intégration est traitée aux chapitres 17 et 18.

Bref, voilà un ouvrage qui vaut le détour. Il n’est pas purement technique et ne vous apprendra pas à développer ou utiliser des Web Services mais donne des clés pour créer une architecture intelligente basée sur cette technologie.

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Référence complète : Loosely Coupled, the missing pieces of web services – Doug Kaye – RDS press 2003 – ISBN : 1-881378-24-1 ; EAN : 9 781881 378242

Loosely Coupled: The Missing Pieces of Web Services

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