Note : 4 ; Dans la continuité du « specification by example » de Gojko Adzic, mais bien moins brillant.
Cet ouvrage est dédié à l’écriture de cas de test en Gherkin. Mais pas n’importe comment. Il s’inscrit dans la continuité du « specification by example » de Gojko Adzic qui a d’ailleurs préfacé le livre. En fait d’écriture de cas de test, l’auteur préfère évoquer l’écriture de spécifications (le livre a d’ailleurs changé de titre en cours de route), comme son devancier.
Il y a des variantes à la grammaire Gherkin, l’auteur a fait le choix de cibler celle supportée par Cucumber, bien qu’il fasse allusion à d’autres outils de temps à autre. De toute manière, l’outil n’est pas le propos du texte, ni même l’implémentation des scénarios. C’est bien de leur écriture dont il est question. Pour cet objectif, le texte accuse 250 pages structurées en 11 chapitres réparties sur 2 parties. La première d’entre-elle, regroupe les 6 qui suivent l’introduction et occupe 140 pages.
L’introduction justement, est là pour camper le décor. Il s’agit d’un chapitre plutôt dense, puisqu’il accapare à lui seul 30 pages. L’auteur y développe les définitions qui seront utiles par la suite, les anti-patterns de spécification et surtout sa démarche SBE. Mais que tout cela est verbeux ! Malheureusement, il en sera de même pour la suite.
En ouverture de la 1ère partie « Writing executable specifications with examples », le chapitre 2 évoque sur un peu plus de 20 pages l’articulation entre la couche de spécification et la couche d’automatisation. L’objectif du propos n’est pas franchement clair. J’ai l’impression que l’auteur tente de faire une introduction au ralenti. La véritable introduction est au chapitre 3, elle nécessite 25 pages et introduit tout à fait convenablement la syntaxe et les règles d’écriture qu’y surimpose l’auteur. C’est bien, juste trop volubile par rapport à la quantité d’information délivrée.
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