Note de lecture : Analyse orientée objets, par Peter Coad et Edward Yourdon

Note : 4 ; Typique de l’approche objet des années 80

Il s’agit ici de l’approche objet typique des années 80. L’emphase est mise sur l’identification “à priori” des objets, ainsi que des attributs et des services attenants, en ne prenant que faiblement en compte le contexte de leur utilisation. Avec 180 pages pour 10 chapitres, ce n’est pas un gros volume. Un second tome, dédié à la conception le complète.

Le premier chapitre est un très classique argumentaire de l’intérêt de l’objet par rapport à la décomposition fonctionnelle en rappelant les grands traits de l’objet : héritage et encapsulation principalement.

Les chapitres 2 et 3 s’articulent autour de l’identification des objets. On notera aussi passage l’évocation de Smalltalk par les auteurs. Les méthodes suggérées sont plutôt empiriques, et surtout on reste sur l’idée d’identifier les objets « à priori », symptomatique du courant de pensée de cette époque.

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Note de lecture : The C++ Answer Book, par Tony L. Hansen

Note : 6 ; Un compagnon de route au Stroustrup.

Il s’agit, comme son titre l’annonce d’un livre d’exercices corrigés. Aujourd’hui c’est un texte fort ancien. Ancien peut-être, mais volumineux, certainement. On en prend pour 520 pages sur 8 chapitres seulement, sans compter les annexes ! Voyons ce qu’il a dans le ventre.
On passera rapidement sur le 1er chapitre qui est introductif (5 pages) pour nous tourner vers le 2nd qui traite des déclarations et des constantes. Les exercices sont tous très simples, c’est aussi l’occasion d’évoquer des éléments connexes à la questions en plus de répondre à celle-ci.

Si le chapitre 2 ne comptait qu’une trentaine de pages, c’est près de cinquante que nous offre le chapitre 3 dédié aux expressions. On y a droit inévitablement aux ordres d’évaluation de expressions, mais aussi aux comportements « limite » du langage, y compris à ceux causant des problèmes de portabilité. Une partie significative du chapitre est dédié à la manipulation de chaine de caractères, à l’ancienne façon « C ». Le niveau de difficulté augmente significativement, il était au maximum à 1.5 au chapitre 1, il monte ici à 2.5 selon l’échelle exponentielle de l’auteur ! La dimension algorithmique des exercices n’est pas triviale. De quoi se rafraichir les neurones !

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En Finir avec le Planning meeting ?

Je vous avais laissé sur la remise en cause des estimations. Natrellement, le sujet suivant ce dvait être le planning meeting. Nous allons nous y attaquer aujourd’hui !

Autopsie du planning meeting

Le planning meeting de Scrum, c’est une composante importante de la démarche, du moins dans le Scrum Su (). De là découle tout ce qui sera fait durant le sprint. Aussi intéressons-nous à ce qui le constitue.
Tel que décrit initialement, le planing meeting comporte 2 parties, c’est donc en fait 2 meetings en un seul [1] :

  • Une présentation des fonctionnalités souhaitées pour le prochain sprint
  • Une planification de l’execution de ces fonctionnalités pour la durée du sprint

Les textes ultérieurs ont ajouté un peu de détail, comme la présentation de l’objectif de sprint et la détermination de la capacité de travail [2]

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Note de lecture : High-Speed Windows Applications, par Bruce E. Krell

Note : 2 ; Beaucoup de lourdeurs et de formalisme, mais peu d’idées intéressantes.

Ce livre traite de la gestion multitâche sous Windows 3.1, donc en s’appuyant sur les messages Windows. On en prend pour plutôt cher : un peu plus de 330 pages hors annexes. Celles-ci sont elle-même volumineuses : 130 pages ! L’approche pédagogique est pour le moins sujette à caution, le formalisme est lourd et guindé. Le titre de section de la page 7 est assez symptomatique : « Turn off your PC ! ». Mais voyons ce que ce volume a dans le ventre. En l’occurrence, ses entrailles sont divisées en 10 chapitres.

Le premier chapitre se compose d’une douzaine de pages pour décrire l’approche générale de la méthode (car en fait, c’est une méthode). On a vite compris que l’on va s’appuyer sur les message Windows centré sur la logique utilisateur.

Le chapitre 2 est aussi une introduction, mais cette fois au SDK. C’est très descriptif et donc assez abstrait. Je ne pense pas que j’aurais pu aborder la programmation Windows avec ça (merci Charles Petzold !). Les exemples de code des fameux « WinMain » et « WndProc » n’aident guère.

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Agile Playground #15

Un conflit d’agenda m’a fait raté le 14ème rendez-vous, c’était donc une bonne surprise de voir un Agile Playground programmé en cette première quinzaine de Juillet, alors que je croyais nos rendez-vous interrompus jusqu’en Septembre !

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Au programme de cette soirée, un ice-breaker sans prétention mais amusant proposé par Frank Beulé et une traditionnelle expérimentation de jeu.

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Note de lecture : Le génie logiciel orienté objet, par Ivar Jacobson, Magnus Christerson, Patrik Jonsson & Gunnar Övergaard

Note : 3 ; Trop théorique et trop volumineux

Voici un livre qui traite vraiment de méthodologie. Jacobson est le créateur des use cases, il était donc logique que son livre se focalise sur l’analyse. Au delà de ceci, il traite bien entendu des aspects processus et conception, cependant son propos reste souvent de très haut niveau. Mais voyons plus précisément ce que recèle l’ouvrage. Tout d’abord, il est volumineux, avec plus de 500 pages sur 16 chapitres regroupés en 3 parties.

La première partie traite des concepts objet. On en prend pour 5 chapitres sur 110 pages. Le premier chapitre est représentatif du livre : de bons vieux concepts « industriels », avec un processus en phase et une grande croyance dans la réutilisation sortie des cartons… Le second chapitre est une variation de celui-ci et ne nous apprend pas grand chose. C’est avec le chapitre 3 que l’on aborde l’orientation objet. Une vue très conceptuelle et analyse de l’objet, qui fait écho à ce qui est développé dans OMT (mais sans être aussi bien formalisé). Le chapitre 4 est le prolongement « conception » de ce chapitre. J’avoue avoir du mal à distinguer en quoi il apporte quelque chose au propos. En toute logique, le 5ème chapitre traite de l’implémentation orientée objet. C’est une nouvelle illustration de l’incapacité des ouvrages méthodologiques de cette époque de traiter décemment d’implémentation !

La seconde partie parle des « concepts », c’est à dire en fait des grands domaines d’ingénierie. Ce sont 7 chapitres qui constituent cette partie, la plus longue du livre avec près de 240 pages. Et l’on commence par évoquer l’architecture. En fait d’architecture, les auteurs développent plutôt une représentation en vues du système, ce qui permet d’introduire chemin faisant les cas d’utilisation. Mais tout ceci est bien abstrait. C’est de modèle d’analyse qu’il est ensuite question, en quelque sorte une reprise des chapitres 3 et 4. Puis c’est au tour de la « construction ». Pas plus que le chapitre 5, celui-ci n’est convainquant. Mais c’est l’occasion de présenter quelques diagrammes : diagramme d’interaction, d’activité et d’état-transition. Les auteurs tentent aussi de décliner quelques spécialisations , comme le temps réel avec un focus particulier sur les stimuli et la communication entre objets. On s’occupe également des bases de données, sujet mal traité qui semblait plutôt facile à aborder pourtant. On parle aussi de composants, on en parle toujours. Et c’est toujours aussi peu convainquant. Viennent finalement les tests, dont on se dit que le chapitre ne sert qu’à occuper le terrain…

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