Note de lecture : The C++ Answer Book, par Tony L. Hansen

Note : 6 ; Un compagnon de route au Stroustrup.

Il s’agit, comme son titre l’annonce d’un livre d’exercices corrigés. Aujourd’hui c’est un texte fort ancien. Ancien peut-être, mais volumineux, certainement. On en prend pour 520 pages sur 8 chapitres seulement, sans compter les annexes ! Voyons ce qu’il a dans le ventre.
On passera rapidement sur le 1er chapitre qui est introductif (5 pages) pour nous tourner vers le 2nd qui traite des déclarations et des constantes. Les exercices sont tous très simples, c’est aussi l’occasion d’évoquer des éléments connexes à la questions en plus de répondre à celle-ci.

Si le chapitre 2 ne comptait qu’une trentaine de pages, c’est près de cinquante que nous offre le chapitre 3 dédié aux expressions. On y a droit inévitablement aux ordres d’évaluation de expressions, mais aussi aux comportements « limite » du langage, y compris à ceux causant des problèmes de portabilité. Une partie significative du chapitre est dédié à la manipulation de chaine de caractères, à l’ancienne façon « C ». Le niveau de difficulté augmente significativement, il était au maximum à 1.5 au chapitre 1, il monte ici à 2.5 selon l’échelle exponentielle de l’auteur ! La dimension algorithmique des exercices n’est pas triviale. De quoi se rafraichir les neurones !

Au chapitre 4, on évoque les fonctions et les fichiers. Du moins c’est ce que dit le titre. 60 pages sont consacrées à cette partie qui, en fait a surtout trait à la manipulation de structures : listes, graphes ou tableaux bi-dimensionnels avec les inévitables tris et manipulation. On parle en fait assez peu de fichiers et si on évoque les différences entre C et C++, cela reste du code à affinité C. Bien sûr, le niveau de difficulté augmente sensiblement et culmine à 3.

Le chapitre 5 marque notre véritable entrée dans le C++ car il y est question de classes ! Transition en douceur, car les premiers exercices font suite au chapitre précédent et l’on commence par faire des classes avec des struct ! D’un point de vue utilisation du langage, les 80 pages de ce chapitre restent dans la simplicité. Finalement on travaille surtout à encapsuler la complexité algorithmique dans des classes, ce qui n’est pas si mal. D’un point de vue conception, l’exercice le plus complexe est l’implémentation d’un interpréteur d’expressions à l’aide d’un pattern composite (l’un de mes exercices préféré).

Il me semble assez curieux que le chapitre suivant soit consacrée à la surcharge d’opérateur, car il ne m’a jamais semblé que ce soit une fonctionnalité fondamentale. On trouve quand même 125 pages à lui consacrer ! On commence à rentrer dans le dur du comportement du langage. Il est d’ailleurs troublant de constater que la notion de référence est abordée ici chemin faisant… La classe LINT (large int) nous occupe pas mal de temps, notamment pour comprendre les comportements au limite du langage. Après avoir plafonné à 3 au chapitre précédent, le niveau de difficulté culmine à 4.

Ce sont 90 pages qui sont dédiés à la question des classes dérivées dans cet avant-dernier chapitre. L’exercice sur la classe process nous vaut le niveau de difficulté maximum, mais le chapitre me semble globalement simple. Si on y trouve de l’héritage privé (une fonctionnalité dont l’usage est rare), ainsi que des enum et des classes « friend », nulle trace d’héritage multiple et d’héritage virtuel ! Mais je ne dois pas oublier que le livre date de 1990…

Le dernier chapitre est consacré aux streams. Un sujet souvent bien mal traité. Ici ce sont 90 pages qui lui sont consacrées. Après un démarrage en douceur on aborde vite des exercices compliqués comme l’implémentation de la librairie IO C en C++ et vice-versa !

Les exercices traitant des parties cœur du langage sont toujours valables, ils mériteraient une réactualisation par rapport à la librairie standard, bien sûr. C’est donc un bon bouquin pour solidifier les bases.

Les exercices sont souvent courts et les explications précises. Les plus complexes nécessitent qu’on leur consacre beaucoup, beaucoup de temps ! Par bien des côtés, je retrouve là l’approche du Kernighan & Ritchie. Avec 550 pages il est quand même moins digeste que son aîné. De fait, c’est plutôt un texte dans lequel aller picorer des exercices, plus qu’à être lu de bout en bout ! Le texte fait référence au Stroustrup orignal (1er édition) que je ne possède pas, ayant débuté avec la seconde édition en français.

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Référence complète : The C++ Answer Book – Tony L. Hansen – Addison Wesley 1990 – ISBN : 0-201-11497-6

The C++ Answer Book

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