Note de lecture : Neo4J : Des données et des graphes, 1. Prise en main, par Sylvain Roussy

Note : 5 ; Un tutorial (vraiment) amélioré.

On a besoin de tutoriaux. Mais en tant que livres, ils n’atteignent pas chez moi des notes très élevées. Mais il arrive qu’on en rencontre de très correctes. Ce volume est de ceux-ci. L’objet lui-même accuse un format plus petit que les éditions habituelles du même genre, tout en étant nettement plus grand que le format poche. Pratique pour lire dans les transports. Toutefois, si la finition extérieure est correcte, la qualité est un peu faible. C’est probablement le prix à payer d’un tout petit éditeur. C’est malheureusement aussi vrai de la mise en page et de l’impression qui sont assez moyennes. Mention spéciale aux polices grisées vraiment peu lisibles. Pour les diagrammes c’est pire : ils se décodent avec peine et le texte à l’intérieur est illisible.
Heureusement pour nous, le fond prédomine sur la forme et là c’est nettement mieux.

Comme je l’ai dit, l’ouvrage est de petit format. Il compte 220 pages, mais seulement 190 pour le texte principal, le reste constituant des annexes. De ces dernières, seul l’aide-mémoire Cypher m’a semblé de quelque utilité. Le texte s’adresse aux grands débutants, aussi si l’on a quelques connaissances de Neo4J, le livre s’avale assez vite. Tant mieux car question découpage, ce n’est pas ça : on compte seulement 4 chapitres pour tout le livre !

Le premier chapitre ne compte que 15 pages et nous permet de découvrir Neo4J. Il couvre bien les éléments de base : ce qu’est une base NoSQL en général et une base graphe en particulier, les différentes versions de Neo4J et les bases de son installation. Là où ça se gâte, c’est lorsque l’auteur nous propose des requêtes de base sur l’outil, mais sans expliquer celles-ci. Il s’agit d’un choix délibéré, mais qui me laisse dans l’expectative.

Les 25 pages du second chapitre nous font rentrer plus avant dans ce qu’est une base orientée graphes. C’est très bien écrit et j’y retrouve aussi les éléments d’introduction dont nous gratifie régulièrement Cédric Fauvet.

Avec le chapitre 3, on attaque le très sérieux, le cœur du livre avec le tutorial Cypher. Avec 60 pages, ce chapitre est toutefois excessivement long. Il aurait pu aisément être découpé. Heureusement, il se lit très bien. Les notions sont introduites progressivement, chaque fois illustrées et l’on n’est pas non plus noyé sous un déluge d’explication à chaque étape. Bref, l’auteur a choisi une approche extrêmement incrémentale et c’est un excellent choix ! Dommage que l’impression des illustrations ne soit pas à la hauteur… Dans le même ordre d’idée, les encarts pour réinitialiser la base sont un peu lourd (bien qu’il s’agisse de toutes petites bases), un dépôt GitHub d’où copier-coller le code aurait mieux fait l’affaire. Je dois dire que la facilité avec laquelle on progresse d’un concept à l’autre est réellement déconcertante, la limpidité des exemples y participant.

Le chapitre 4 concurrence bien le précédent au titre de mastodonte : il titre joyeusement 83 pages qui là aussi auraient été facilement découpables. Pour attaquer les APIs Rest l’auteur nous propose d’utiliser curl comme outil de test. La dernière fois que j’ai eu à subir cela dans un livre, c’était avec  » ElasticSearch in Action  » et le résultat n’était pas très joyeux. Ici, ça passe beaucoup mieux. Tout comme avec le chapitre précédent, l’auteur avance suffisamment progressivement pour que l’on ait le temps d’assoir nos connaissances. Les seules remarques que j’auraient seraient à propos des caractères d’échappements induits par curl et une petite mise en évidence des éléments intéressants sur des outputs parfois volumineux. A titre personnel, j’aurai bien aimé un petit exemple d’invocation Rest en Java, mais cela peut se reconstruire sans l’aide du livre.

Ce volume est assurément une bonne surprise. L’auteur sait écrire et fait preuve de doigtée dans sa pédagogie. Certes il s’agit d’un tutorial et il ne faut pas s’attendre à une narration extraordinaire. L’objet souffre d’une facture inférieure à celle d’un éditeur établi et la mise en page est plus proche de l’autoédition. Mais ne boudons pas notre plaisir d’avoir sur Neo4J un livre en Français plus que correct !
Une seconde edition de ce livre a été publiée depuis. Je ne l’ai pas lu, mais on est en droit de penser qu’elle s’aligne sur les évolutions conséquentes de Neo4J qui ont vu le jour depuis.

Neo4J : Des données et des graphes, 1. Prise en main

Référence complète : Neo4J : Des données et des graphes, 1. Prise en main – Sylvain Roussy – Editions D-BookR 2014 – ISBN : 978 2 8227 0211

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