Note de lecture : Elastic Leadership, par Roy Osherove

Note : 6 ; Pour mettre le pied à l’étrier au team leader qui débute.

Roy Osherove fait partie de communauté  » craftsmanship « . Cependant, cet ouvrage cible plutôt les managers opérationnels, ceux qui sont en contact avec les équipes. C’est en fait la seconde édition de l’ebook paru chez Leanpub : Note to a Software Team Leader. Le texte d’un peu plus de 200 pages est divisé en 5 parties, mais essentiellement les 4 premières d’un côté (120 pages) et la 5ème de l’autre (les 85 restantes).

Les 4 premières parties sont elles-mêmes structurées en 10 chapitres. Pour la première d’entre-elle, il s’agit de 3 chapitres couvrant 30 pages en tout, qui dressent le panorama de ce que l’auteur appelle  » l’elastic leadership « . Le premier totalise 10 pages et est consacré au  » team leader manifesto « . L’auteur y raconte sa propre histoire de transition en position de management. Le manifeste lui-même tient en 3 points :

  • Challenger l’équipe pour la sortir de sa zone de confort.
  • Adapter son style de management au contexte. C’est le fameux  » elastic  » qui sera couvert par la suite.
  • Interagir avec l’équipe et pas seulement avec sa machine de développement.

Les 12 pages du second chapitre servent d’introduction aux 3 types de leadership qu’identifie l’auteur. Chacun fera l’objet d’un chapitre à part. Il s’agit pour l’instant de comprendre à haut niveau dans quel contexte chacun s’inscrit. Je sais déjà que je ne suis pas complètement d’accord, mais je peux suivre le propos. Cette première partie se referme sur la question cruciale du  » bus factor « . C’est un thème récurent dans le texte, pas étonnant qu’un chapitre lui soit consacré !

La seconde partie ne compte qu’un seul chapitre, entièrement dévolu au  » mode survie « . Le tout pour une vingtaine de pages. Le propos tourne autour de deux idées clé : tout d’abord arriver à se ménager du mou, afin de reprendre le progressivement le contrôle de la situation. Ensuite un management  » command & control  » pour assigner et éteindre les bons incendies le plus vite possible, car on n’est pas dans une situation où l’on peut se permettre d’attendre que l’équipe s’auto-organise ou qu’elle prenne les mauvaises décisions faute d’information pertinente.

Très logiquement, la 3ème partie est consacrée au  » learning mode « . Elle est forte de 3 chapitres et s’étends sur environ 35 pages. Au chapitre 5, l’auteur évoque l’idée  » d’embrasser les ravins « , idée qu’il a emprunté à Jerry Weinberg. Un apprentissage n’est pas une amélioration, il donne lieu à une phase décroissante lié à l’acquisition de nouvelles connaissances avant l’amélioration effective. L’élément suivant, abordé au chapitre 6 est le  » commitment language « , c’est à dire un ode de pensé focalisé sur le but plutôt que sur l’intention. La manière la plus simple et la plus naturelle pour changer ce focus et de changer le langage utilisé en premier lieu. Simple et efficace, j’aime bien. Le troisième volet est de faire grandir les personnes. Un volet essentiel du management, ici abordé sous l’angle du problem challenging et du travail à faire à la maison. Un peu limitant.

La 4ème partie est dévolue au mode  » auto-organisationnel « , c’est à dire le mode agile. La vingtaine de pages sur 3 chapitres de cette partie nous montre que ce n’est pas le focus principal de l’auteur. En fait, cette aborde uniquement des points très particuliers. Ainsi le chapitre 8 est consacré au  » clearing meeting « . C’est une très alternative au  » point d’avancement « , très bien illustrée par un dialogue. Mais de là à en faire un chapitre…

Le chapitre 9 est particulièrement court. Il traite des  » patterns d’influence « , repris de Patterson & al. Il s’agit d’identifier capacités et motivations sur les axes personnels, social et environnemental. Ca fait un peu réchauffé et pas très convainquant. Cette 4ème partie se réfère sur le  » line manager manifesto « . Il doit faire écho au  » team leader manifesto « , mais si l’exercice est intéressant, je ne l’ai pas trouvé très convainquant.

La 5ème partie est plus originale : elle couvre 80 pages et est constituée d’une vingtaine de chapitres qui ont tous la même constitution : des conseils d’experts (ou au moins de noms connus) sur des aspects particuliers du management de proximité, suivi de commentaires de l’auteur. Cette partie, qui n’est pas sans rappeler  » 97 Things Every Project Managers Shoulds Know  » est suivie de commentaires de l’auteur. J’aime bien la formule, elle est très efficace. Je ne vais pas tous les citer par le menu. En voici juste quelques uns que j’ai particulièrement appréciés :

  • Channel conflict into learning : ou comment transformer une guère d’opinions en hypothèses à valider.
  • Stop doing their work : ou comment la solution de facilité de  » faire à la place de  » s’avère une mauvaise idée même si elle est la plus facile et la plus efficace dans le court terme.
  • Affecting the pace of change : ou appliquer l’art du feedback à différents niveaux et dans différentes situations.

L’ouvrage n’est pas à proprement parler génial. Il couvre quelques bonnes idées, sauf certainement le mode  » command & control « . Il est surtout écrit d’une manière qui parlera au développeur promu team leader et lui donnera de bonnes bases.

Elastic Leadership, par Roy Osherove

Référence complète : Elastic Leadership – Roy Osherove – Manning 2016 – ISBN : 978 1 61729 308 5

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