Prediction is very difficult, especially about the future.

Prediction is very difficult, especially about the future.

Note : 9 ; De la même veine et de la même qualité que le 1er volume
Effective C++ fut indéniablement un succès. La formule a depuis été reprise par d’autres auteurs, empruntant souvent la même qualité de pertinence technique. Mais ces autres textes n’ont pas la verve d’un Scott Meyers ! Ce second volume est de la même eau que le premier. Ici les centres d’intérêts se focalisent sur un certain nombre de sujets précis (exceptions, casts, etc…) et l’auteur développe plus son propos. D’ailleurs le nombre de règles est plus réduit, tandis que le nombre de pages a augmenté, passant à 290 pages.
L’auteur a structuré son propos en 6 thèmes. Les « basiques » couvrent 4 items plutôt simples sur une quinzaine de pages. La seule « nouveauté » étant les cast C++ apparus depuis peu (à l’époque). La seconde partie couvre aussi 4 items, cette fois sur une vingtaine de pages et sur un sujet plus particulier : les opérateurs. Outre les subtilités dont l’auteur nous régale comme à son habitude, je relève ici deux items particulièrement importants : les écritures idiomatiques des opérateurs pré et post incréments, et les différentes formes des opérateurs new et delete.
La troisième partie nous conduit vers un sujet délicat avec les exceptions : 7 items leur sont dédiés sur 35 pages. Ici, il s’agit tout au long de ces items de nous faire prendre conscience des implications et des limites de leur usage : fuite de mémoire, contraintes au sein des constructeurs et des destructeurs, impact sur les performances, etc. Il y a de quoi s’enfuir, ce qui n’est pas le propos de l’auteur.
Continuer à lire « Note de lecture : More effective C++, par Scott Meyers »
Note 10 ; Un regard radical et perturbant sur le changement. Mais aussi un livre captivant, parfois drôle et touchant ! Pour une révolution qui commence dans nos têtes ! Book of the year 2019 !
Srdja Popovic fait un métier en quelque sorte unique au monde : il est consultant en renversement de dictateurs ! Il a gagné ses galons de crédibilité en étant l’un des chefs de file du mouvement qui a renversé Milosevic. Et il nous gratifie aujourd’hui d’un livre formidable auquel cette note de lecture aura bien du mal à rendre justice.
Le volume lui-même se présente dans un moyen format de 260 pages comptant 11 chapitres. Chacun représente une des étapes de sa méthode de renversement de dictateurs. Car oui, il a une méthode et donne même des formations là-dessus ! Le premier chapitre « it can never happen here » nous trace les débuts de son mouvement : Otpor ! (ne pas oublier le point d’exclamation). Deux décisions initiales à retenir du mouvement. Tout d’abord il est né avec le symbole du poing stylisé, sans plan ni organisation, mais en demandant aux nouveaux venus de montrer leur engagement en peignant au pochoir le symbole dans les rues de Belgrade. Une bonne méthode pour rendre le symbole omniprésent. Ensuite, le choix de ne pas avoir de « leader charismatique » afin de ne pas rendre le mouvement fragile par rapport au pouvoir en place. L’auteur se distingue de Gandhi ou Martin Luther King : pour lui et aujourd’hui, un mouvement pour rallier doit être sympa et marrant. Ce sont les révolutionnaires égyptiens qui sont au centre de ce chapitre qui se conclut par « the fist is shaking Cairo ».
Le second chapitre intitule « Dream big, start small ». Et il débute par l’histoire d’Alrov et de l’augmentation du « Cottage cheese » en Israël. Qui aboutira certes à une révision des prix du fromage mais se poursuivra par des batailles plus importantes. L’auteur nous rappelle qu’il faut choisir ses batailles et que celles-ci doivent parler au plus grand nombre. Ce sont rarement des concepts abstrait comme la liberté, mais souvent des choses plus terre à terre et quotidiennes. Souvent, cela a à voir avec la bouffe. Voir grand, c’est le sujet du 3ème chapitre « A vision of tomorrow ». C’est aux Maldives que nous emporte cette fois l’auteur. Ici Srdja nous invite à visualiser un but concret à atteindre, à l’image du solution focus.
Continuer à lire « Note de lecture : Blueprint for Revolution, par Srdja Popovic & Matthew Miller »
Personnel attributes and human relations activities provide by far the largest source of opportunity for improving software productivity.

Note : 8 ; Un point de vue en rupture sur l’économie de l’ère Internet.
Dans ce volume, Chris Anderson nous dévoile la mécanique et la redistribution des cartes que constitue les marchés de niche par rapport au marché de masse. Des marchés de niche rendus possibles par l’ère Internet, où le e-commerce met à la disposition des acheteurs des linéaires virtuels d’articles infinis, rendu accessible par la magie des moteurs de recherche et de recommandation. A l’inverse, le vendeur « physique » doit se contenter d’une surface de vente finie qu’il consacrera aux articles qui se vendent le mieux.
Au sein de ce volume de poche de 380 pages, l’auteur décline la manière dont se décline cette approche des marchés de niches et quels en sont les conséquences. Le texte est structuré en 15 chapitres. Le premier définit ce qu’est effectivement une longue traîne, en s’appuyant sur un marché que l’auteur connait bien : la musique. Le hit-parade en fait le gros de la vente. Mais iTunes nous a montré que les ventes se poursuivent au-delà du 800 000ème rang ! C’est au second chapitre que l’auteur met l’accent sur la « culture du hit », créée pour satisfaire une distribution de masse, là où l’approche « longue traîne » va maintenant nous transformer en un peuple de niches. L’auteur nous gratifie au chapitre 3 d’une brève histoire de la longue traîne et des innovations qui l’ont permise, en commençant par la vente par correspondance de Sears.
Le quatrième chapitre est consacré aux 3 forces de la longue traine. La première, la démocratisation des outils de production permet d’élargir l’offre en n’étant plus subordonné aux grosses structures seules capables d’assurer cette production. La seconde force est la démocratisation de la distribution, le e-commerce en étant l’illustration. Enfin la 3ème force est la connexion entre offre et demande que permettent moteurs de recherches et mécanismes de recommandation. Bref, c’est le cœur du sujet. D’ailleurs, le chapitre 5 focalise sur la première force, à savoir les producteurs. On y parle crowd-sourcing, pro-am, et surtout de Wikipédia qui occupe une bonne part de ce chapitre.
Continuer à lire « Note de lecture : La Longue Traîne, par Chris Anderson »
Note : 5 ; Les bases de la facilitation
Le titre me laissait à penser qu’il s’agissait d’un livre focalisé sur la prise de décision facilitée. En fait, le texte traite plus largement du processus dans son ensemble, ce que les auteurs appellent le « cycle en diamant » qui couvre une phase divergente, une phase convergente et au milieu ce qu’ils appellent la « groan zone », littéralement la « zone des gémissements ». Et bien sûr au bout, il y a le processus de décision lui-même ! En réalité, le titre ne ment pas.
Par contre, je m’attendais à un texte pour le « niveau d’après », alors que les auteurs cherchent plutôt à assoir les bases. Un peu de déconvenues pour moi, donc. L’objet en lui-même est dans la lignée de l’ouvrage d’Ingrid Bens, avec un format proche du A4, une présentation et une police qui font d’avantage penser à un support de cours, surtout quand on considère l’importance des illustrations. Il y a donc moins de raisons d’être effrayé par les 370 pages de la bête, surtout que la lecture est rythmée en 25 chapitres regroupés en 5 parties.
La première partie couvre les principes de base, sur 3 chapitres, en moins de 40 pages. C’est un « tour rapide » du processus en diamant que nous propose le premier chapitre. C’est couvert en une vingtaine de pages couvertes aux deux tiers d’illustrations. C’est agréable à lire, descriptif mais peu explicatif. Bref, une introduction. Le second chapitre se focalise sur la dynamique de participation, celle permettant d’obtenir ce que les auteurs appellent des « solutions inclusives ». On enfonce un peu des portes ouvertes. Cette première partie se referme sur le rôle du facilitateur : c’est simple et clair sur l’attendu, mais superficiel sur la posture.
Note : 0 ; Chiant !
Le développement des communautés de pratique est un sujet épineux. Le réussir est une difficile alchimie. Je pensais avoir trouvé la bonne voix avec Etienne Wenger. La chute fut brutale. Le livre compte environ 280, pages. L’impression qui date un peu rend la lecture un peu inconfortable. De manière générale, la qualité de l’objet est assez médiocre et j’ai même dû rafistoler un peu la bête. Le livre est structuré en 12 chapitres auxquels il faut rajouter 3 « coda » et 2 « vignettes ». C’est bien la première fois que je croise les termes « vignette » et « coda ».
Les vignettes en question sont une histoire tournant autour d’une communauté de jeunes femmes affectées à la saisie de dossiers médicaux pour une compagnie d’assurance. Cela se lit bien, l’auteur ajoute force détails à tel point que je me demande à quoi cela va-t-il servir plus tard.
Après une courte introduction particulièrement insipide sur la notion de pratique, on aborde la première notion qui importe à l’auteur : la notion de sens. Plus exactement il s’agit de « négociation du sens ». Pourquoi ce terme de « négociation » ? Je n’en ai pas la moindre idée et d’ailleurs l’auteur ne l’explique pas. Pourtant il y a la place, d’autant qu’il a la pénible habite de se répéter, encore et encore. Cette négociation du sens tourne autour de deux notions : la participation et la réification ! Si je m’attarde sur ce premier chapitre, c’est qu’il contient de manière particulièrement absconse la totalité de ce qui est dit dans les chapitres à suivre, répété en variant les formulations.
Après un premier chapitre particulièrement stratosphérique, place non pas à l’action mais au style académique (en fait c’est plus ou moins le même), avec la notion de communauté au chapitre 2. Elle tourne autour de 3 notions : l’entreprise conjointe, le répertoire partagé et l’engagement mutuel. A part la 3ème notion, les autres vous paraissent assez nébuleuses, probablement. Elles le resteront. Un chapitre orienté définition dont on ressort aussi perplexe qu’on est rentré.
Définitions encore avec le chapitre 3 focalisé sur l’apprentissage. On y parle à nouveau participation et réification (ça va continuer tout au long du livre, j’aurais déjà envie de vomir à mi-parcours). Arrivé à la fin du chapitre, impossible pour moi de comprendre ce que l’auteur a bien voulu dire.
Une impression qui va perdurer au chapitre 4 qui traite des limites. C’est l’occasion pour l’auteur de parler des différents types de connexion … et de la négociation du sens. Je suis toujours incapable de comprendre où il veut en venir. Quant à être actionnable, ce chapitre de l’est pas plus que les autres. On patauge en plein propos académique (au mieux). Le chapitre 5 consacré à la localité est court mais transmet un message décodable : si l’engagement mutuel entre les participants est fort, le facteur local/distant d’une communauté est moins déterminant. Je passe sur le « coda 1 », « knowing in practice » qui n’a rien de pratique.
La seconde partie est dédiée à l’identité. Ah oui, parce que les chapitres précédents étaient englobés dans une partie « pratiques ». Ne pas le savoir ne change rien. Après une introduction qui conserve son mojo rébarbatif, vient le chapitre 6 : l’identité en pratique. Je suis en plein brouillard, l’auteur parle d’expérience négociée… Je n’ai rien compris. Le titre du chapitre 7, participation et non-participation évoque à lui seul la fatuité de son contenu. Passons, il n’y a rien à dire. A ce stade j’ai déjà commencé à lire en diagonale (peut-être depuis le début de cette seconde partie, d’ailleurs). L’auteur parle de « mode d’appartenance au chapitre 8. Un mode qui aurait deux polarités : l’engagement et l’imagination. Que faire de ce qui est dit ici ? Je n’en ai pas la moindre idée. Identification et négociabilité, c’est ainsi que se présente le chapitre 9. Le titre est sensé nous éclairer sur le contenu. Ici les deux sont définitivement hermétiques.
La dernière partie a pour titre « Design ». Je suis bien curieux de voir ce dont il s’agit. Passons très vite sur l’introduction pour faire face au chapitre 10 : architectures d’apprentissage. Le chapitre donne l’impression d’avoir recyclé le vocable des parties précédente et d’avoir mélangé celui-ci de manière hasardeuse. Il en résulte un propos sans queue ni tête. Bravo. C’est d’organisations qu’il est question au chapitre 11. L’auteur évoque des dimensions et j’ai l’impression de retrouver celles du chapitre précédent. C’est probablement que le texte étant tellement ennuyeux, l’ensemble se mélange dans ma tête. Le livre se referme sur un chapitre 12 dédié à l’éducation, tout aussi vide de sens que tous les autres.
Il y a fort longtemps que je n’avais lu un livre aussi pénible. C’est même un nouveau sommet pour moi. Le texte est confus, hermétique et académique. Il se complet dans des réflexions et des définitions à l’intérêt inexistant. Ne faites pas comme moi : fuyez ce livre.
Référence complète : Communities of Practice – Etienne Wenger – Cambridge University Press 1998 – ISBN: 978 0 521 43017 3
Il y a deux sortes de temps : y a le temps qui attend et le temps qui espère..

Note : 7 ; La systémique en tant que philosophie de vie !
Ceci est un grand classique, il m’était difficile d’échapper à cette lecture ! La 5ème discipline, c’est la systémique. Ce texte est la grande référence sur le sujet et il étale le sujet sur 5 parties couvrant 400 pages dans cette édition française. Le tout représente 18 chapitres.
La première partie « comment nos actions façonnent notre réalité… » compte un peu moins de 60 pages sur 3 chapitres. Le premier sert d’introduction pour nous diriger vers le véritable objectif de l’auteur : les organisations apprenantes et fait un bref teasing sur les 5 leviers : la pensée systémique, la maîtrise personnelle, les modèles mentaux, la vision partagée et l’apprenance en équipe. On retrouvera ces 5 sujets au cours de l’ouvrage. Le second chapitre aborde d’ailleurs la capacité des organisations à apprendre et les 7 mythes répandus qui y font obstacle. Ainsi « l’ennemie est au-dehors » me rappellent toutes les raisons exogènes que l’on énumère pour éviter de fixer nos propres faiblesses… Le chapitre met l’eau à la bouche. Le 3ème chapitre est un vrai plaisir, car il aborde le jeu de la bière que je vous suggère d’essayer et qui nous met le pied dans la vue systémique d’un cycle production-consommation !
La seconde partie est consacrée aux leviers des organisations apprenantes. Il s’agit de 4 chapitres occupant un peu moins de 70 pages. Le chapitre 4 sur les principes de la pensée systémique est un peu décevant. Non que je ne sois d’accord avec les points abordés, comme la non-corrélation entre l’ampleur de l’action et celle du résultat, mais il explique plus le cadre que les fondements. C’est par contre ce que fait fort bien le chapitre 5 en expliquant les boucles de causalités grâce à des exemples simples. L’auteur en profite aussi pour introduire sa notation. Bien vu ! On entre plus avant avec les systèmes archétypaux au chapitre 6. Ils sont clairs et bien expliqués mais demandent certainement un peu de pratique. L’auteur introduit simplement les principaux archétypes : modèle à limitation de croissance et remède symptomatique, le tout bien étayé d’exemples. Cette seconde partie se referme sur un chapitre 7 un peu moins punchy. Mais on en a bien profité.
Continuer à lire « Note de lecture : La cinquième discipline, par Peter Senge »
Note : 7 ; Des principes simples et importants pour faire fonctionner une équipe, expliqués clairement au travers d’un story telling efficace.
Le story telling, ça marche. Les ouvrages présentés sous forme d’histoire ou de fable (comme l’auteur appelle cela) comptent parmi mes meilleures lectures. Cela fonctionne aussi à plein ici, avec l’histoire de Kathryn, CEO fraîchement nommée à
la place du fondateur de la société, mais rompue à l’exercice de la direction.
Les 225 pages de l’ouvrage sont essentiellement consacrées à la « fable », soit 185 pages. Le reste est consacré au modèle (les fameuses 5 dysfonctions). Le format état plus petit qu’à l’accoutumée et story-telling aidant, la fable se lit très rapidement. C’est un régal. Comme souvent, l’histoire est un peu « fleur bleue », même si l’intrigue possède son vilain canard (qui finira par être virée par Kathryn) et un sceptique qui finira par être convaincu. Mais dans l’ensemble, le texte illustre très bien les 5 points que l’auteur voulait mettre en évidence.
Le modèle, lui se présente sous une forme de pyramide de cinq étages que nous allons aborder en commençant par la base :
Continuer à lire « Note de lecture : The Five Dysfunctions of a Team, par Patrick Lencioni »