Note : 5 ; Un texte historique, mais qui a mal résisté à l’assaut du temps
Voici un livre assez court : environ 200 pages en petit format. Il tire son titre du premier essai de ce volume qui en compte 4. J’ai parié l’avoir fini rapidement, j’aurais perdu !
Le premier essai est une sorte de mise en bouche : « a brief history of hackerdom » compte seulement 19 pages. Ce prologue retrace l’histoire des hackers ou des « real programmers » auxquels l’auteur les assimile. Le vrai hacker refuse de se laisser enfermer dans une logique de vendeurs. Ainsi Eric Raymond ancre cette culture au début des années 60 au MIT avec le rejet du PDP-1. A la fin des années 60, puis au début des années 70, ce sont Arpanet et Unix qui seront le vecteur de cette culture. Cette première vague sera émoussée par les Unix propriétaires (et Microsoft, l’incarnation de Satan pour l’auteur), pour renaitre avec Linux et l’explosion du Web.
La cathédrale et le bazar est un article long de 42 pages consacré à l’open-source. Il ne se lit pas aisément. C’est la révolution Linux qui a inspiré cette métaphore à l’auteur, une révolution sociale plutôt qu’une révolution technique qui permit d’amener l’open-source à un niveau d’échelle qui ne semblait pas imaginable. Mais les deux tiers de cet article sont consacrés à l’un des projets open-source majeur de l’auteur et des enseignements de son histoire : Fetchmail. Ce sont 19 enseignements qui nous sont distillés au fil des pages, concernant aussi bien l’implication de la communauté, la manière de penser le design et de réutiliser le code que sur la manière de de faire émerger la roadmap. Finalement l’auteur analyse les conditions nécessaires au succès.
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