Note de lecture : Use Cases : Requirements in Context, par Daryl Kulak & Eamonn Guiney

Note : 6 ; Bonne mise en pratique du cycle itératif et de bonnes idées, mais pas entièrement concluant.

Ce livre présente les cas d’utilisation dans le cadre d’un processus itératif, en fait celui d’Unfied Process. A ce titre, il propose une approche incrémentale pour la spécification des cas d’utilisation, basée sur celle de Craig Larman. Cet ouvrage taille aussi un short à la gestion des exigences, par rapport auxquels les auteurs préfèrent la spécification des règles métier, même si en fait c’est surtout la production de gros documents de spécification monoblocs qui est remise en cause. La description des spécifications incrémentale est réellement valable et concrète, et de plus desservie par des exemples concrets en annexe.

La construction du livre est un peu curieuse, car les annexes forment la moitié de l’ouvrage, le texte principal ne comptant que 170 pages structurées en 11 chapitres. Le premier d’entre-eux consacre ses 18 pages à l’identification des problèmes liés à l’approche classique. La prose manque un peu d’élan lyrique, mais s’efforce néanmoins de bien synthétiser ces points d’achoppement. Disons que le boulot est fait.

Le second chapitre s’étend sur 32 pages, il s’agit d’une introduction aux cas d’utilisation d’inspiration très « Gery Schneider ». On y aborde plutôt efficacement les basiques de la représentation des cas d’utilisation et les bonnes règles de conduite. Plus globalement on y traite aussi des cas d’utilisation dans l’environnement UML. Un chapitre rondement mené.

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Meetup Craftsmanship de Février

Déjà mon deuxième meetup Craftsmanship ! La formule reste inchangée mais le contenu se renouvelle : 3 lightning talk et une partie atelier ! C’est Cyrille qui ouvre le bal.

La progressivité dans le code, par Cyrille Martraire

Cyrille nous invite à prendre conscience de la notion de « progressivité » lors de nos refactorings. Certains remaniements se font en douceur… jusqu’à se heurter à des remaniements qui s’avèrent plus brutaux !

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Printemps Agile 3ème édition, le19 Mars 2015

Pas de repos pour les braves ! Le Printemps pointe le bout de son nez, même si ce n’est pas évident. A Caen, on souhaite faire de cette date emblématique le rendez-vous traditionnel de l’agilité à Caen. Le programme s’annonce à la hauteur, comme vous pouvez le juger !

Vous aurez sans doute remarqué que je figure dans ce programme ! Voici le teasing de ma session :

Accompagner la transition agile d’un grand projet agile : l’expérience Linky
Basculer en agile un très gros projet est un challenge, pour certains cela peut même apparaitre comme une ineptie. Pourtant c’est que le projet Linky a décidé de faire ! Un tel choix fait émerger des difficultés souvent absentes de projets plus petits : culture « cycle en V » omnisciente, grandes équipes, intégration dans l’architecture du SI, etc.
Pourtant, si la route reste longue, les signes de succès sont réels. Au cours de cette session, nous allons aborder 12 leçons apprises lors de cette importante transition agile toujours en cours, en y associant des conseils.

Bien sûr, c’est à Caen ! Mais même si vous ne pourrez y assister, sachez que les sessions de l’an dernier ont été filmées ! Vous pouvez ainsi retrouver ma Session Scrum Shu Ha Ri de l’an dernier.

J’ai donc bon espoir qu’il en sera de même cette année, même s’il faut pour cela attendre un peu…

Printemps Agile 3ème édition, le19 Mars 2015

L’Impact Mapping s’invite au French SUG !

Décidément, cette nouvelle année du French SUG voit émerger une nouvelle dynamique : celle de permettre aux membres de la communauté d’être acteur des évènements ! D’accord, pour l’évènement de février on peut argumenter que je suis un ancien membre du bureau… Mais ce n’est pas le cas de celui-ci . Il a été imaginé par Géraldine Legris, épaulée par Dragos Dreptate.

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Note de lecture : Managing Software Requirements, par Dean Leffingwell & Don Widrig

Note : 7 ; Les exigences selon RUP, avec beaucoup d’éléments sur les pratiques, mais aussi un manque de matière sur la mise en œuvre.

Ce livre traite de la gestion des exigences vue par Rational Unified Process. Les auteurs ont d’ailleurs travaillé sur l’outil Requisit Pro. La lecture en est plaisante, le découpage en nombreux chapitres assez découplés bien que complémentaires y aide beaucoup. Comptez 385 pages pour ce volume qui comprend en sus près de 90 pages d’annexes ! Les 35 chapitres que les auteurs ont concoctés sont divisés, non en parties mais en 8 « skills », une petite subtilité, mais assez intelligente !

En une trentaine de pages comptant quand même 3 chapitres, la première partie fort opportunément appelée « introduction » est vite passée ! Si on s’intéresse aux grands classiques du « pourquoi » des exigences, c’est à dire le coût des exigences erronées, on arrive vite à la définition de ce qu’est une exigence au chapitre 2. C’est ici aussi que l’on introduit la pyramide problème / besoin / solution que j’aime tant ! L’auteur n’oublie pas que le développement logiciel, même dans l’ingénierie des exigences, est une affaire d’hommes et de femmes, il consacre le chapitre 3 à l’équipe et aux compétences. Bref, une première partie tout à fait sympathique.

Ce sont 3 chapitres (sur environ 40 pages) qui sont également consacrés à la seconde partie « Analyser le problème » qui est le premier « team skill » du livre. Nous voilà rentrés dans la matière. L’auteur nous propose 5 étapes pour définir le problème. Les choses sont rarement aussi simples que l’on puisse suivre une telle séquence de manière immuable, mais nombre d’analystes devraient s’inspirer de ce que l’on trouve ici : identification des acteurs, définition du périmètre du système et de ses contraintes et surtout, surtout : l’analyse causale ! La matière proposée concernant l’analyse métier est bien moins convaincante, mais on peut bien excuser de petites faiblesses… Le dernier chapitre de cette partie met surtout en musique ce que nous avons vu avec l’étude de cas du livre : HOLIS. Fort intelligemment, il ne se contente pas de reprendre la matière du chapitre 4, on y ajoute quelques petits éléments comme l’elevator statement.

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