Note de lecture : Why Plans Fail, par Jim Benson

Note : 8 ; Où l’on parle (enfin) de biais cognitifs !

J’ai eu un peu de mal à classer ce texte. De par la nature du texte, il devrait plutôt se classer dans la gestion de projet, la gestion de projet agile pour être plus précis. D’un autre côté, la nature même du sujet me donnait envie de le classer dans l’expression de besoin : à mon avis la détection des biais cognitifs doit nécessairement faire partie de la boite à outil du Product Owner. Finalement j’ai opté pour le premier choix.

L’une des grandes qualités de ce mini-livre est sa brièveté : 82 pages (plus quelques annexes) sous un format des plus réduit. Il s’agit donc d’une lecture que l’on peut avaler en quelques jours, voir une seule journée ! Ce sont une douzaine de biais cognitifs parmi les plus fréquents qui sont évoqués ici, remis dans un contexte de projet informatique. Cela en fait un livre unique, car si le sujet est traité de manière plus extensive dans d’autres ouvrages qui font autorité et auxquels l’auteur se réfère, celui-ci est le seul à évoquer le propos dans le domaine qui nous concerne.

Le texte ne se veut pas un traitement en profondeur du sujet, mais plutôt une amorce de réflexion et de discussion autour de ces biais cognitifs. La prose est en effet découpée en 16 chapitres, qui ne comptent donc que quelques pages chacun.

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Note de lecture : Managing to Learn, par John Shook

Note : 4 ; Storytelling peu convainquant

Cet ouvrage au format inhabituel m’a été chaudement recommandé pour m’initier au A3 problem solving. Le format est inhabituel pour trois raisons :

  • Du fait de son format physique tout d’abord. Il est pratiquement carré et dépasse donc allègrement mes autres livres une fois rangé dans la bibliothèque.
  • Par son approche éditoriale : il s’agit d’un double storytelling, permettant une lecture à double niveau. Mais ceci complexifie aussi considérablement la manière d’aborder le texte. J’y reviendrais.
  • Par ses annexes : en fait des exemples de A3 (qui du coup ne sont pas au format A3), livrés pliés et insérés dans un rabat de la couverture arrière. Une bonne surprise de l’ouvrage.

Mais revenons-en au texte. Sous le format inhabituel dont j’ai parlé tout à l’heure, l’ouvrage compte 127 pages présentées en deux colonnes de largeurs inégales. La plus large, imprimée en noire, raconte l’histoire de Porter qui s’initie au A3 (mais bon, il connaît quand même un peu en fait). Cette histoire doit nous permettre de nous initier par l’exemple au concept du A3, le fameux « problem solving » spirit ! La seconde colonne est imprimée en bleue, c’est une histoire dans l’histoire, celle de Sanderson le manager de Porter. Sanderson est en posture de coach par rapport à Porter, c’est donc un deuxième niveau de lecture qui nous est proposé ici.

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Note de lecture : The People’s Scrum, par Tobias Mayer

Note : 9 ; Scrum niveau « Ri ». Book of the year 2013 !

Le livre ne paie pas de mine : un petit format qui compte environ 150 pages et une annexe de 3 pages (la description de Scrum selon l’auteur !). Le contenu lui-même vient d’une sélection de posts de l’auteur en provenance de son ancien blog : Business Craftsmanship. Les posts eux-mêmes ont été un peu retouchés, mais à peine ! Le volume se présente donc en 3 parties, chacune découpées en environ une douzaine de posts.

Ainsi décrit, il n’y a rien qui attire spécialement l’attention ! Ce qui attire vraiment l’attention, c’est le contenu même des posts, l’angle pris par l’auteur. Ici, nul focus sur l’aspect folklorique des méthodes agiles. D’ailleurs on ne parle même pas de méthode, mais de communication, de savoir-être et de culture ! C’est un point de vue original et disruptif sur Scrum, où l’auteur met d’avantage le doigt sur l’aspect dépouillé du framework qui laisse la place à ce qui compte vraiment. Voyons cela, justement.

La première partie, « The Intrepid Explorers » est composé de 13 posts, qui couvrent 35 pages. Parmi ceux-ci, je retiendrai « the heart of Scrum », qui présente le Scrum board comme un forum de communication pour l’équipe, « distributed teams are not teams » qui pose bien la posture tranchée de l’auteur. « The agile explorer » est très significatif du point de vue de l’auteur sur l’approche agile, un état d’esprit de perpétuelle découverte, de remise en cause de l’organisation pour implanter l’ADN agile. Bien entendu, on ne peut faire l’impasse sur « the people’s Scrum » qui donne son titre au livre, véritable profession de foi de l’auteur sur sa vision humaniste de l’agilité.

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Note de lecture : The Elements of Scrum, par Chris Sims & Hillary Louise Johnson

Note : 6 ; Bien écrit et pertinent, mais aussi sans beaucoup de surprises.

Cet ouvrage est le grand frère du « Scrum, a Breathtakingly Brief and Agile Introduction », ou plutôt est-ce l’inverse ! Cela reste un ouvrage descriptif sur Scrum. Au moins celui-ci est-il vivant et bien écrit.

La première partie (introduction à l’agilité) est précédée d’un petit storytelling « a week in the life of a Scrum Team ». Il me rappelle le « Scrum in action » de Jeff Sutherland. Mais ici il n’a qu’un objectif de mise en jambe et c’est plutôt original et réussi. Le premier chapitre de cette seconde partie a trait (tarte à la crème des temps modernes) à la comparaison entre cycle en cascade et agile. On échappe toutefois aux lieux communs et le propos est même éclairé !

Le second chapitre (3ème en fait) introduit l’agilité (classiquement aussi) par l’écriture du manifeste agile. Là encore bien écrit et documenté il constitue une bien sympathique synthèse historique. Il n’est guère surprenant de voir un chapitre dédié aux principes et valeurs agiles lui succéder. Le propos sur les valeurs agiles n’est guère original, mais les 12 principes sont plus rarement évoqués. Ils intéresseront les nouveaux venus à l’agilité.

L’agilité est-elle rentable ? C’est ce qu’explore ce 5ème chapitre en comparant le déroulement en parallèle d’un projet en agile d’un côté et en cascade de l’autre. Cette histoire montre la valeur de l’approche agile d’un point de vue financier. Cela dit, ce chapitre aborde ce cas de figure de manière un peu simpliste.

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De retour aux affaires…

Lecteur fidèle et émérite, tu t’en ai certainement aperçu: il y a eu un grand vide dans les publications sur mon blog. Quelques explications s’imposent…

Depuis 2011 j’utilise Tumblr comme plateforme de blog. Ca va vraiment très vite pour mettre en oeuvre son blog. On peut aussi personnaliser un peu ce que l’on a, mais la personnalisation est assez limitée, il n’y a pas non plus de « plugins ». Bref, quand on veut améliorer un peu le truc, on arrive vite à devoir insérer des choses dans le HTML du thème. Ce que j’ai fait.

Hélas, ce n’est pas tout.

L’enfer de l’édition

Tumblr, c’est un truc de jeunes. Tu insert des images, des vidéo, des citations, etc… Le tout très simplement, en quantité et dans le cadre défini par Tumblr. Pour en sortir, retour au HTML (dans le post, cette fois). C’est ce que j’ai fait pour insérer des présentations Slideshare, des documents stockés dans Issuu et des images en provenance de Flickr. Hélas au fil du temps et des nouvelles releases de Tumblr, cela est devenu plus difficile et mes intégrations se sont même trouvées « cassées ». Sans parler des éditions HTML qui supprimaient mes ajouts (ça c’était sur la fin).

Bref, j’ai vu que la plateforme n’évoluait pas dans un sens qui m’était favorable, il était temps de faire mes valises.

Je n’ai pas été très créatif en ce qui concerne ma destination : WordPress, le super standard des blogs. Le setup est peut-être moins direct qu’avec Tumblr, mais on arrive à ce que l’on veut en une paire d’heures. Plus ou moins. Last but non least, un import Tumblr ! Lui aussi marche très correctement dans les grandes lignes.

Franchir le dernier mètre

Tout aurait été très simple sans le nom de domaine. Le transfert de celui-ci a été quelque peu compliqué avec mon fournisseur. Ca a pris du temps, probablement aussi parce que j’ai manqué de pugnacité sur ce coup.

Petit effet de bord de ce long délai: j’ai perdu mon élan !

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Hiring the Best Knowledge Workers Techies and Nerds, par Johanna Rothman

Note : 6 ; De la définition de poste jusqu’à l’embauche

Le recrutement est probablement le facteur le plus important de la constitution d’une équipe. Avec le temps, on finit par développer une certaine expérience sur le sujet, et aussi une approche de ce qui est important, déterminant et ne l’est pas. Et à un moment donné, on souhaite confronter ces idées instinctives aux personnes expertes du sujet. C’est à ce moment que l’on s’aperçoit que ces experts ne sont pas si nombreux, la plupart se bornant à de classiques conseils RH sans valeur dans notre domaine. S’il est un auteur auquel j’attache quelque importance dans ce domaine, c’est bien Johanna Rothman.

Sur ce sujet, notre experte du management agile nous gratifie tout de même d’un ouvrage comptant 280 pages sans les annexes (comptez une cinquantaine pour ces dernières). Johanna Rothman a délibérément choisi de couvrir tout le cycle de vie du recrutement, donc en ne se limitant pas à l’interview. Par ailleurs, ce livre ne s’adresse pas spécialement à de l’embauche en contexte agile et certains éléments du cycle de recrutement sont assez spécifiques du contexte américain. Toutefois, aucun de ces deux points n’est un obstacle, l’approche de l’auteur est en effet très convergente avec ce que l’on essaie de faire (en tout cas moi) lors d’un recrutement en contexte agile.

Passons maintenant en revue le texte. L’ouvrage compte 5 parties distinctes totalisant 15 chapitres. La première partie couvre globalement les questions de définitions de poste. Elle est longue de 65 pages et comprend 3 chapitres. Le premier couvre une vingtaine de pages et traite de la stratégie d’embauche. Il culmine avec un « hiring strategy template » permettant de s’orienter entre embauche externe, contractant, embauche interne, etc. en fonction du type de besoin et du contexte de la recherche. Malgré sa qualité, ce n’est pas ce qui m’a intéressé le plus. Le propos du chapitre suivant est « d’analyser le job », il occupe 30 pages et nous conduit à déterminer les compétences techniques et humaines nécessaires en fonction du type de travail. Une analyse très fine et pertinente qui va jusqu’à évoquer les questions de fit culturel avec l’entreprise et les facteurs d’élimination. Cette partie se conclut avec le chapitre 3 qui traite sur une dizaine de pages l’écriture de la fiche de poste. Il s’agit du chapitre qui m’a le moins intéressé : l’auteur nous propose une fiche de poste des plus classiques (bien que complète) mais qui ne sera pas à même de faire briller les yeux…

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Note de lecture : ATDD By Example, par Markus Gärtner

Note : 3 ; Mélange des genres…

Je sors assez désappointé de la lecture de ce livre assez succinct de 185 pages. Heureusement la lecture n’en est pas trop longue, d’une part du fait du nombre de pages et d’autre part du fait du format plus réduit que d’habitude. L’ouvrage est découpé en 3 parties, les deux premières sont dévolues à des études de cas tandis que la dernière évoque les principes de l’ATDD.

La première partie est consacrée à la gestion d’un parking d’aéroport. Elle couvre 50 pages environ sur 4 chapitres. Ca commence relativement bien au premier chapitre, sous la forme d’un dialogue entre le développeur et le responsable métier. Bien que cela n’ait rien de grandiose et ne m’ait rien appris, cela m’a même semblé assez basique. Et puis rapidement aux chapitres 2 et 3, on cause outils, Selenium pour être précis. Je ne m’attendais pas vraiment à un cours (pas terrible de surcroit) sur les fixtures Selenium. Tant pis ! Le dernier chapitre évoque la collaboration et le wishful thinking sur 4 pages, c’est assez creux. Cela ira peut-être mieux sur la prochaine partie ?

En fait non, c’est pire ! Cette partie déroule également sur 4 parties, mais sur 75 pages cette fois, la gestion de feux de croisement tricolores. Le chapitre 5 est une description du fonctionnel. Comme tout ça reste assez simple, on va être autonome : on ne va pas s’encombrer d’un spécialiste fonctionnel qui va trainer dans nos pieds pendant qu’on code, n’est-ce pas ? Et hop ! Dès le chapitre 6 on saute à pied joints dans des fixtures Fitness. Un peu de code… un peu de refactoring… c’est franchement brouillon, difficile à suivre mais l’auteur à l’air très fier de lui. On se souvient au chapitre qu’on est sensé écrire des cas de test. On gribouille donc quelques tables et c’est reparti pour une très ennuyeuse tirade de code et de refactoring. Le chapitre 8 conclut cette partie : testez votre « glue code » ! Ah ouais ? OK…

Tous mes espoirs reposent donc sur la 3ème partie. Vais-je y trouver ce que j’étais venu chercher ? Elle compte 5 chapitres sur 60 pages. Au chapitre 9, l’auteur évoque la nécessité de s’appuyer sur des exemples. En résumant (visiblement) tant bien que mal les propos de Gojko Adzic. Au chapitre 10 il parle de la nécessité de spécifier en collaboration en reprenant péniblement la prose de Mike Cohn qui l’a lui même emprunté à Suzanne et James Robertson (je fais référence au « trawling requirements » par exemple). Mais cela l’auteur semble l’ignorer. Sur les deux chapitres suivants (automatisation des tests et « clean tests ») l’auteur est un peu plus chez lui, ça va mieux. Le dernier chapitre ? Ah, bah…

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