Note de lecture : Managing to Learn, par John Shook

Note : 4 ; Storytelling peu convainquant

Cet ouvrage au format inhabituel m’a été chaudement recommandé pour m’initier au A3 problem solving. Le format est inhabituel pour trois raisons :

  • Du fait de son format physique tout d’abord. Il est pratiquement carré et dépasse donc allègrement mes autres livres une fois rangé dans la bibliothèque.
  • Par son approche éditoriale : il s’agit d’un double storytelling, permettant une lecture à double niveau. Mais ceci complexifie aussi considérablement la manière d’aborder le texte. J’y reviendrais.
  • Par ses annexes : en fait des exemples de A3 (qui du coup ne sont pas au format A3), livrés pliés et insérés dans un rabat de la couverture arrière. Une bonne surprise de l’ouvrage.

Mais revenons-en au texte. Sous le format inhabituel dont j’ai parlé tout à l’heure, l’ouvrage compte 127 pages présentées en deux colonnes de largeurs inégales. La plus large, imprimée en noire, raconte l’histoire de Porter qui s’initie au A3 (mais bon, il connaît quand même un peu en fait). Cette histoire doit nous permettre de nous initier par l’exemple au concept du A3, le fameux « problem solving » spirit ! La seconde colonne est imprimée en bleue, c’est une histoire dans l’histoire, celle de Sanderson le manager de Porter. Sanderson est en posture de coach par rapport à Porter, c’est donc un deuxième niveau de lecture qui nous est proposé ici.

Le livre nous apprend à aborder le A3 est le parcourant dans son ordre de rédaction, chaque étape correspondant à un chapitre. Les deux premiers ont un caractère introductif, sur la démarche A3 et la structure du support et couvrent 12 pages à eux deux. Les choses sérieuses commencent réellement au chapitre suivant.

Le chapitre 2 « grasp the situation – go to the gemba » traite de la question de l’identification du problème et de la nécessité d’aller chercher l’information sur le terrain et de l’étayer par une quantification objective. Ce premier chapitre nous permet de remplir les cadres « background » et « current situation » de notre 13

Le chapitre 3 « goals and analysis » couvre également 22 pages. L’analyse causale (et aussi le gemba) sont au centre de cette démarche où l’on trouve les fameux « 5 pourquoi ». L’arbre d’analyse et le « break down problem » sont par ailleurs intéressants.

Le chapitre 4 « propose countermeasures » couvre 25 pages. L’auteur insiste beaucoup sur l’appellation « contre-mesures » au lieu de « solutions » et aussi sur l’aspect « set-based decision making », qui permet de s’appuyer sur des options et de les évaluer.

Le chapitre 5 « plan and follow up » est certainement le moins convainquant du livre. En partie certainement parce que l’on y parle de construire un gant… Je l’ai de toute manière trouvé faible en substance.

Le chapitre 6 « perpetual PDCA » prend du recul par rapport à ce qui a té vu : quels sont les critères de succès d’un A3, comment poursuivre l’effort, etc… Ces 15 pages ne sont pas inintéressantes.

Mes chapitres préférés sont les deux derniers, qui ne constituent pas à proprement parler le cœur du livre. La conclusion (sur 4 pages) synthétise bien la démarche, tandis que l’annexe « getting started » donne (enfin) des éléments concrets pour mettre en œuvre et démarrer. C’est en fait cela que j’ai cherché dans tout le livre et que je trouve dans ces 4 pages !

Le double storytelling rend la lecture réellement difficile. J’ai finit par lire entièrement le chapitre en suivant Porter, puis à le reprendre ensuite en suivant Sanderson. Pas évident et cela coupe la lecture. Si il est plaisant de suivre l’histoire de Porter, le lien avec des éléments d’apprentissage est plus compliqué, surtout que ces éléments sont souvent planqués derrière un « Porter a enfin compris », tandis que je n’ai pas compris moi-même. Certes l’auteur se focalise sur le fond plutôt que la forme, mais ce fond est difficile à saisir, en tout cas j’ai eu du mal à y trouver des choses que je n’aurais pas déduites de la simple lecture du template ! Heureusement qu’ils sont là…

Managing to Learn
Référence complète : Managing to Learn – John Shook – Lean Enterprise Institute 2008 – ISBN : 978 1 934109 20 5

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