ScrumDay 2013 (en images) 3/4

Je vous avez abandonné au milieu du tour de nos partenaires, après avoir parcouru quelques sessions de la matinée. Ce n’est pas bien ! Il est temps de reprendre notre bâton de pellerin.

Commençons d’abord le stand IBM. On y est clasique, mais on accueille bien.

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Chez Soat, on mise sur le goodies à tout va ! Et certains sont d’ailleurs franchement bien.

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Je vous disais tout à l’heure qu’il y avait du monde : pas très facile d’approcher de chez Coactiv, comme vous pouvez le constater.

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Je termine ce tour des partenaires avec Ippon. C’est toujours avec grand plaisir que je croise Bertrand Pinel et Alvin Berthelot !

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En observant la foule de nos participants, je constante que tout le monde est en train de converser, d’échanger. C’est aussi cela, le Scrum Day !

Pour le début de la seconde mi-temps, j’avais choisi de me poser dans l’atelier sur le Proxy Product Owner, animé par Eve Vinclair-Berkemeier. J’avais eu l’occasion de rencontrer Eve il y a peu lors du Printemps Agile à Caen, elle est l’une des animatrices de la communauté agile bas-normande.

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Cet atelier était mené sous la forme d’un forum ouvert. Comme on pouvait s’y attendre, pas mal d’arguments contradictoires ont été avancés pour ou contre l’existence du rôle de Proxy Product Owner. Parmi les points qui ont été soulevés :

  • Le manque de temps ou de formation du Product Owner pour mener le travail qui doit être le sien.
  • Necessité d’une personne capable de faire le lien entre le PO “pur métier” et l’équipe.
  • Le concept de PO qui est une résurgence du concept de AMOA qui nous vient tout droit des anciennes pratiques projet.
  • Difficulté pour un PO selon Scrum à animer de très grosses équipes projets, parfois réparties.
  • Pourquoi nécessairement corréler le rôle de PO avec des tâches telles que l’écriture du backlog ou l’écriture de tests d’acceptance ?
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Bref, un bon débat, même s’il s’agit d’un débat qui commence à dater. Visiblement, il n’est pas clos et continue à diviser. Pour ma part, je rejoins plutôt l’avis de Claude Aubry sur cette question.

Nous nous sommes offert une petite photo de groupe avant de remettre les tables et chaises en place.

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Voilà, c’est de nouveau tout pour aujourd’hui, il faut bien faire un peu durer le plaisir !

A très bientôt pour la dernière ligne droite.

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Je vous avais laissé en cours de matinée. Celle-ci n’est pas terminée. Des ateliers se déroulent ailleurs. Je n’ai pu les visiter tous.

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Thierry Cros nous a gratifié d’un atelier très en profondeur autour des specifications agiles. Il vous fallait accorder un double créneau horaire si vous vouliez y participer.

Le thème de cet atelier fait suite à la parution du livre de Thierry sur le même thème.

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J’ai fait un peu relâche sur le seconde tranche horaire, à part le time keeping dans quelques salles. J’ai bien essayé d’aller voir ce qui se passait dans la session d’Olivier Lafontan (Booster Scrum avec le Lean Startup), mais Lean Startup semble vraiment avoir le vent en poupe : il était à peine possible d’entrouvrir la porte tellement la salle était pleine !

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Donc désolé, pas de feedback non plus sur cette session qui ne fait pas non plus partie des salles enregistrées.

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Préparer son développement par des croquis : c’était le titre de la session de Sophie Freiermuth, et je m’étais promis d’y assister ! Promesse presque tenue, car si j’en ai raté le début, j’en ai quand même beaucoup profité ! Aussi serai-je un peu plus long sur cette session.

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Tout d’abord j’ai eu le plaisir de constater que Sophie a adopté le style Naked Presentation. C’est donc avec un paper board que l’oratrice nous a gratifié de ses conseils. Du fond de la salle, cela ressemble plutôt à des gribouillis informes, mais assez curieusement, ils semblent avoir du sens. En tout cas sur le moment. J’ai rarement eu l’occasion d’assister à des présentations où l’orateur a le courage de faire ainsi. Je me souviens juste de Jurgen Appelo qui avait procédé ainsi à Stoos Connect. Il m’avait avoué ensuite avoir voulu “faire un essai”. Dans un cas comme dans l’autre j’ai trouvé l’exercice convainquant !

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Quelques points que j’ai noté en vrac :

Le pouvoir de la réalisation en commun

Faire avec son interlocuteur est plus fort que lire un document ou faire la revue de son travail. C’est aussi l’opportunité de “comprendre le cerveau de l’autre.

On ne sait pas qu’on ne sait pas

Le besoin exprimé par le client représenta approximativement 1/3 de la connaissance. L’assertion "on sat ce qu’on veut”, même si elle est sincère, occulte beaucoup de choses.

Les croquis lancent la conversion

Plus que les mots, ils provoquent l’émotion de l’utilisateur. Il faut veiller à ôter tout ce qui pourrait faire obstacle à l’expression de cette émotion et à la réaction de l’interlocuteur:

  • Plutôt qu’utiliser un paper board, mettre un feuille à plat sur la table. Se lever pour aller au paper board est un acte intimidant, comme l’atait d’aller au tableau dans notre enfance.
  • Se mettre à la même hauteur que notre interlocuteur ; éviter de le dominer.

Afficher des choses le plus tôt possible

Dès les premiers stades de la reflexion, il ne faut pas hésiter à afficher au murs les croquis, même si la matière n’est pas finie. Surtout si elle n’est pas finie !

En passant devant, les personnes seront interpellées, réagiront. Il faut aussi éliminer des murs les croquis qui n’ont plus de sens car il vont perturber l’attention des visiteurs.

Descendre en qualité

Les croquis de qualité détournent l’attention du lecteur du fond vers les détails ! Il est aussi moins intimidant de s’engager et de participer sur des croquis de basse qualité, car tout le monde n’a pas des talents de dessinateur.

Il est important de convaincre que des croquis sont suffisants, ce n’est pas naturel ! Sophie modère toutefois ce point : dans le cadre d’une équipe distribuée ce n’est généralement pas le cas : dans ce cas elle produit des rock-up de qualité … mais à contre-coeur !

Penser aussi à utiliser de grandes feuilles et de gros marqueurs, cela aide à aller en ce sens. Dans le même ordre d’idées, Sophie semble éviter l’emploi de la couleur.

On arrive gentiement à la pose de midi. Le “coeur de verre” du centre de conférence IBM accueille le lunch et les stands de nos sponsors. En avant pour un petit tour.

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Objet Direct est un nouveau venu parmi les partenaires du Scrum User Group. Ce ne sont toutefois pas des inconnus. Nous leur souhaitons la bienvenue ! Ni pour moi, ni pour Laurent Bossavit apparemment.

Xebia affiche fièrement ses couleurs. Je dirais qu’à priori, c’est le violet.

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Zenika joue la carte franchement relax. Ca me va bien, je les rejoins bientôt !

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Chez Palo IT, on accueille même les membres du SUG qui souhaitent participer au concours.

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Nous n’avons pas fini notre petit tour et il nous reste les sessions de l’après-midi. Je ne voudrais pas vous mettre en overdose, nous allons donc en rester là pour aujourd’hui, mais nous poursuivrons très bientôt !

ScrumDay 2013 (en images) 1/4

Des mois de préparation, de la recherche du financement à la mise au point des détails en passant par le peaufinage des sessions. Des jours de stress à l’approche du “jour J” à la recherche du détail qui n’en est pas un et que l’on aurait oublié.

Voilà, nous y sommes.

Le Scrum Day a ouvert ses portes !

Malgré des transports capricieux, les premiers participants arrivent, café et viennoiseries sont les bienvenus

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Comme l’an dernier, nous avons convié le Monde en “tique” à se joindre à l’évènement. De quoi repartir chez soi avec des idées plein la tête, mais aussi plein la besace !

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Ce n’est jamais facile de tenir l’horaire. Les aléas des transport ont rendu la chose encore plus difficile ce 11 Avril, c’est avec presque 30 minute de retard que nous avons commencé (mais nous avons réussi à les rattraper). Enfin bon, le grand amphithéâtre Descartes finit par voir ses 360 fauteuils se remplir.

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Robert Richman, “culture strategist” de Zappos a ouvert ce ScrumDay 2013 (bon, ce n’est pas complètement vrai : c’est Xavier Warzee qui a ouvert le ScrumDay en évoquant l’année écoulée) en traitant de la “culture hacking”. J’avoue que j’étais un peu circonspect sur cette intervention, ou du moins sans opinion. Je l’étais beaucoup moins après coup !

Robert Richman a réussi ce que j’attends d’une Keynote : Etre captivant, instructif et inspirant ! C’était aussi le cas pour la keynote de clôture, de Dominique Dupagne, mais j’aurais l’occasion d’en reparler.

L’orateur nous a proposé 5 “hacks” pratiques, que l’on peut essayer dès demain. Enfin, peut-être pas exactement, mais ça reste l’idée !

Hack #1 “la façon dont vous entrez dans une pièce peut faire basculer une culture !”.

Faire son entrée, selon la façon dont nous le faisons peut impulser de l’énergie, de l’optimisme ou au contraire du découragement. C’est une réminiscence de la fameuse “première impression”, il me semble…

Hack #2 “détruisez quelque chose”

Construire, c’est important. Mais c’est aussi long. Détruire est un acte rapide, presqu’instantané, d’avantage libérateur d’énergie que la construction. Prendre un virage, montrer que l’on veut faire quelque chose d’autres sont de bonnes occasions de “détruire quelque chose” qui nous raccroche symboliquement au passé !

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Hack #3 “votre entreprise n’est pas votre médication”

N’attendez pas que l’équipe soit le facteur qui vous booste ! C’est au contraire à nous de venir avec ce que nous voulons impulser : energie, optimisme, passion, etc… Ce n’est pas l’équipe qui doit nous alimenter en cela. Ressourcez-vous chez vous, revenez au travail avec une énergie renouvellée.

Hack #4 “La frustration c’est de l’or”

Si l’on est frustré, c’est que l’on est impliqué, c’est que la passion est toujours présente ! La frustration peut devenir le moteur pour accomplir des choses positives.

Hack #5 “utiliser des rituels pour l’énergie”

A ce moment de la présentation, Robert Richman nous a fait lever et fait faire des exercices physiques ! C’est là le message également : activer le corps pour activer l’esprit ! Cela a certainement rappelé à certains d’entre-nous l’intervention de Philippe Houssin et Ralph Hyppolite l’an dernier !

Bref, comme je l’ai dit : une très bonne keynote !

Une pause juste un tout petit peu plus courte que prévue et nous voici de nouveau dans le timing ! Les sessions suivantes du matin se répartissaient dans beaucoup de salles. Je n’ai guère suivie que la session de Sophie Freiermuth (j’y reviendrais) et joué au time-keeper sur quelques autres sessions !

Nous avons opéré des enregistrements sur 4 des salles du centre conférence. La meilleure couverture que nous ayons jamais faite ! Vous pouvez avoir le plaisir de voir ou revoir Robert Richman en vidéo.

Sur le premier créneau du matin, nous avions Laurent Bossavit qui nous proposait une session sur l’art d’avoir tort. Comme on peut s’y attendre de Laurent, un atelier s’appuyant sur une approche expérimentale bien étayée de fondements théoriques. Je n’ai guère eu le loisir de m’y attarder hélas. Trois fois hélas !

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Je ne m’attarde pas, je fais le tour des salles histoire de voir si tout a bien démarré comme il faut. Stress inutile et stupide de ma part : la mécanique est bien huilée, les orateurs savent ce qu’il faut faire. J’ai l’impression de ressembler à un inspecteur des travaux finis. En fait, j’en suis probablement un …

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Petit tour en salle Concorde où Florent Lothon nous parle de Leadership Tribal. Le sujet intéresse, la salle n’est pas aussi grande que nous l’aurions souhaité, mais la passion est là ! Assis, debouts ou adossés au mur tout le monde suit avec intérêt cette session qui fait écho à celle de Robert Richman. Il me faudra attendre la mise en ligne pour suivre celle-ci.

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Je ne connaissais pas Florent comme orateur, mais j’ai l’impression que nous avons fait un bon choix. Si vous aussi vous avez raté cette session, le FSUG a pensé à vous : l’enregistrement est accessible en ligne !

Poursuite de mon petit tour, j’arrive en salle Longchamps.

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Ici, c’est Romain Couturier qui évoque la notion de valeur ajoutée. Une notion qui peut être délicate à maniée car son appréhension change d’organisation en organisation et l’objectiver peut vite devenir une alchimie compliquée…

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Belle audience à cette session, dont le public est pas mal connoté “P.O.”, mais pas seulement. N’est-ce pas, Patrice Petit ?

La matinée n’est pas finie, mais j’en garde pour quelques posts futurs. A très bientôt.

Stoos Connect (4/4)

Voici enfin le dernier opus du Stoos Connect 2013. Je vous rappelle que vous pouvez trouver mes posts concernant cet évènement ici:

Session 4

Il y avait 5 interventions sur cette dernière session, mais pour des questions d’horaire nous n’avons pu assister qu’à 3 d’entre-elles.

Jurgen Appelo : Merit Money, compensation based on common sense

Jurgen commence fort en relativisant un peu les interventions un peu stratosphériques de haut niveau traitant du “paradigme shift” pour revenir aux questions d’argent : comment évaluer la rémunération, les augmentations et les bonus ?

Le modèle du bonus de fin d’année ne fonctionne pas, car il génère plus de frustration que de maturation. Il en est de même du modèle de rémunération “égalitaire” sans bonus, dans lequel les employés s’estiment injustement payés.

Jurgen Appelo nous propose un modèle d’évaluation et de rémunération basé sur:

  • L’évaluation de pair entre employés.
  • L’usage d’une monnaie virtuelle (l’orateur les appelle ici des “câlins”). Ils sont le moyen par lequel les appréciations mutuelles sont échangées.
  • Un compte d’épargne-bonus qui est utilisé en cours d’année à des moments non prévus à l’avance. A ce moment, on peut échanger des “câlins” contre du bonus.

Le système de rémunération présenté ici est basé sur le mérite. Il me semble osé à mettre en place et les risques de détournements par ailleurs évoqués dans la présentation me semblent réels. Pas sûr que j’oserais m’y aventurer… En fait, Jurgen évoque bien ce point.

On ne peut probablement pas mettre cela en place du jour au lendemain. Mais on peut commencer, et certes il existe des risques liés à cela.

Steve Denning : Toward the tipping point in leadership & management

L’intervention de Steve Denning était sans aucun doute l’une des plus attendues. C’est certainement pour cela qu’elle fut une des dernières. Hélas, ce ne fut pas la meilleure, et de loin !

Cette intervention s’inscrit dans la série des “speech motivationnels” où il est question de “tipping point”, mais hélas pas tellement d’actions concrètes. Bref, une déception.

Joe Justice : Agile Human Resources

Joe Justice est le Team Lead de Wikispeed. Basé sur le volontariat, Wikispeed a pour but de changer de manière radicale l’industrie automobile en produisant à faible coût des véhicules “verts”.

Wikispeed fonctionne entièrement en mode agile, en utilisant Scrum.

A chaque sprint, l’entreprise organise une rétrospective à l’échelle de la totalité de l’entreprise, regroupant plus de 100 personnes.

Au niveau du fonctionnement interne, les principes du “radical management” de Steve Denning sont appliqués. Product Owner et Scrum Master sont des rôles et non des titres.

La présentation était un peu menée tambour battant et je crains de ne pas avoir retenu toute la substance que j’aurais dû. Dommage…

Autres ressources

Voilà pour mon tour d’Horizon de cette première conférence Stoos Connect. Vous trouverez d’autres articles de blog en Français, entre autre :

Stoos Connect 2013 (3/4)

Session 3

Je vous avais quitté à la pause diner, à la fin de la session 2. Il est temps de reprendre le collier. Un petit rappel des épisodes précédents:

Voici la suite du programme.

Olav Maassen : Managing Change, Leading the status quo

Comment fonctionne une tribu ? Les tribu aborigène australienne n’ont pas de leaders ! Elles ont bien des “anciens” qui possèdent une expérience, mais ils n’en sont pas les leaders pour autant. La tribu a toutefois un objectif partagé: leur survie.

Olav Maasen rêve d’organisations sans leaders, ou plutôt d’organisations où chacun est un leader en puissance. Mais qu’est-ce qu’un leader ? Le leader est le gardien du futur, tandis que le manager est le gardien du processus. Mais il croit aussi en la nécessité d’avoir des managers. Un manager qui aura sein de son groupe différentes personnes capable d’être leader sur différents aspects de l’activité. Le rôle du manager est alors de s’assurer que la bonne personne (le bon leader) mène l’équipe au moment adéquat.

Autre perspective, celle du changement. Le manager est l’agent du changement … tandis que le leader est l’agent du status quo. Le rôle du leader est d’entrainer l’équipe et de la faire progresser.

Lisa Earle McLeod : Selling with noble purpose : why we thought we knew about sales is wrong

Lisa Earle McLeod nous parle d’un sujet qui est également le sujet de son livre : peut-on concilier “noble” et “vente”. Nos postulats à ce sujets sont faux. Pour comprendre cela, Mme McLeod a passé 6 ans à analyser ce qui fait la différence entre les “top performers” et disons, le gros de la troupe des commerciaux. La différence se fait dans l’état d’esprit. Alors que la plupart des commerciaux sont focalisés sur le revenu, les top performers sont axés sur la finalité du produit, ils veulent faire une différence pour leurs clients ! Hélas, il y a un fossé entre les motivations de ces excellents commerciaux et les sociétés qui les emploient, car elles focalisent uniquement leurs forces commerciales sur les chiffres et non sur les motivations qui leur permettraient réellement de se dépasser ! La façon dont nous parlons de nos clients transparait dans la façon dont nous les considérons quand nous leur faisons face. L’état d’esprit doit être sincère : si nous traitons nos clients comme de simples nombres, ils nous retourneront la faveur ce qui conduira à une “synergie de la médiocrité”. Les métriques quantitatives ne touchent pas les personnes. Elles ne font pas la différence. Lisa Earl McLeod conclut de manière assez surprenante : la force commerciale d’une entreprise est le meilleur point de départ pour entamer le changement de cette entreprise, lui insuffler le sens du but. 

J’ai bien aimé cette intervention à la fois pleine de fraicheur et d’énergie et qui porte un regard neuf sur le volet commercial des entreprises.

Dawna Jones : 3 mistakes companies make when managing their business cultures

En tant que facilitatrice professionnelle, Dawna Jones a noté un modèle récurrent de changement des entreprises. Nombre de celles qui s’engagent dans un changement font, à un moment donné, marche arrière, mais pour revenir à un point différent de celui de départ.

Erreur n°1 : Echouer dans la gestion de la culture d’entreprise

L’entreprise se focalise le plus souvent sur l’aspect comportemental. Mais les modèles comportementaux impactent directement ce que penseront les employés de l’entreprise, plus que ne le feront les déclarations d’intention.

Erreur n°2 : Essayer de changer les comportements

On ne peut pas “contrôler” les personnes, leur imposer qu’elles changent. Le mode “contrôle” doit faire place au mode “support”.

Erreur n°3 : Sous-estimer la puissance de l’esprit humain

Là je décroche un peu, car Dana nous parle de compagnies ayant une conscience écologique, à l’image de Novo Nordisk…

Merci au passage à Dana pour le néologisme “TweetAway” qui est une contraction de “Tweet” and “Take away” !

Frank Röôsli : From exploitation of resources to unfolding human potential

Franz Röösli est un des instigateurs du mouvement Stoos, il nous livre ici sa vision personnelle du devenir de ce mouvement.

Le manifeste Stoos parle de “réseau apprenant d’individus”. Pour Röösli, l’idée de former une communauté tout en agissant en tant qu’individus est importante. Il s’en réfère pour cela à notre ascendance Homo Sapiens Sapiens.

Le modèle actuel des entreprises est basé sur la maximisation des profits. Il utilise pour cela la structure hiérarchique centralisée héritée du modèle de Taylor et des processus de control / commande permettant le contrôle budgétaire ainsi que le préconise McKinsey. Mais selon Drucker, ce modèle est un mythe, car le but d’une entreprise se trouve au-delà d’elle-même en tant que partie d’un ensemble, dans sa contribution pour la société.

Passer de ce modèle au modèle “Stoosien” signifie abandonner la structure hiérarchique pour un modèle en réseau décentralisé et quitter le fonctionnement en contrôle / commande pour adopter un processus adaptatif.

Cette intervention dans le style “speech motivationnel” ne m’a guère convaincue. Les grandes lignes ne sont pas une surprise mais les actions sous-jacentes sont floues pour autant qu’elles soient identifiées…

Bjarte Bakke : The four most important things in life

Créer de la valeur pour les actionnaires doit-elle être la raison d’être des entreprises ? Ne devraient-elles pas désservir un but plus grand ? Les choses les plus importantes ? Pour Bjarte, elles sont au nombre de 4.

  1. La santé : Elle nous donne la capacité de mener à bien ce que nous voulons faire.
  2. Les relations : C’est l’élément qui nous donne les plus fortes émotions positive, amis, famille, etc…
  3. Valeur et rêves : Ils nous projettent dans la vie que nous avons envie de vivre.
  4. Une appréciation positive de soi-même : Cela nous permet de nous accepter pour ce que nous sommes et de prendre nos propres décisions.

Ne pas focaliser l’entreprise sur la valeur pour les actionnaire, c’est créer une entreprise qui donne de la valeur également pour ses employés et ses clients, comprendre ce qui importe le plus pour eux et garder à l’esprit les 4 valeurs fondamentales.

Voilà pour aujourd’hui. A très bientôt pour la dernière ligne droite !

Stoos Connect 2013 (2/4)

Second volet de ce retour sur Stoos Connect 2013, la seconde session fait suite au premier opus de la série que je vous ai asséné il y a peu.

Session 2

Roger Martin : Stewardship as Tweaking

Roger Martin croit fortement en la vertu de faie continuellement de petits ajustements, plutôt que d’attendre qu’un système s’effondre totalement et de prétendre ensuite le réparer. C’est pourtour ce qui s’est passé lors des crises de 2001, puis de 2008. Sans que les instances dirigeantes n’est finalement appris d’aucune de ces crises !

Ce que Roger Martin promeut, n’est-ce pas finalement le refactoring d’organisations ?

Co Van Leeuwen : Six different types of managers – who is Stoosian and who is not ?

Van Leeuwen nous expose un modèle (encore un !) segmentant les managers en 6 types et s’interroge : où sont les Stoosiens ?

  1. Argent & objectifs
  2. Amélioration du Business
  3. Commande & contrôle … et KPI !
  4. Créateur de solution pour le client
  5. Focus sur la chaine de valeur et faire aboutir les choses
  6. Apprendre et progresser

Je vais vous donner un indice: le Stoosien n’est pas à rechercher dans les premiers, bien au contraire !

Les modèles sont intéressants car ils aident à réfléchir. Ils sont aussi parfois handicapants et réducteurs. Je n’ai pas bien compris où l’orateur voulait en venir…

Clatka Hlupic : Management paradigm shift and six box leadership

Vlatka Hlupic est professeur à l’université de Westminster. Elle nous a gratifié de ce qui est certainement la session la plus soporifique de ce Stoos Connect.

Pour ce professeur, le changement de paradigme est inévitable. Le constat est le suivant:

  • Nous avons un problème : nous sommes en crise. La valeur de ce que nous produisons diminue et la durée de vie des entreprises s’effondre. Les employés ne sont pas engagés dans ce que produit l’entreprise.
  • Il y a une cause à ce problème: l’approche Tayloriste du management 1.0 actuel. Ce mode n’est plus adapté aux entreprises tournées vers l’innovation.
  • Il y a une solution : un changement contre-intutif au mode de management et de leadership. Il faut passer au management 2.0 impliquant collaboration, transparence, etc… Les décisions doivent être prises par les personnes en ayant les compétences et non sur la base du statut hiérarchique, selon un mode décentralisé ainsi que l’a déjà longuement défendu Peter Drucker.

Sur la base de ce constat, Vlatka Hlupic a développé un “modèle de maturité des individus et des entreprises. Dans ce modèle, le point crucial est le passage du niveau 3 au niveau 4 (management 1.0 vers 2.0).

Vlatk-Hlupic-Maturity-Model

Le "6 boxes leadership framework” est l’outil pour permettre cette transition.

Vlatka-Hlupic-6-Boxes

Vlatka Hupik articule son modèle sur les idées de Peter Druker, mais ce modèle comme les études paraissent très académiques. Que peut-on en faire réellement ? Tout cela reste des modèles, même étayés pour des centaines d’interviews eux-mêmes constitués de centaines de questions. Toutefois l’orateur présente des cas où un constat fait sur la base de ce framework avec un plan d’action en adéquation on pu faire apparaitre des progrès. Je reste quand même dubitatif. Peut-être parce qu’il est si difficile d’énoncer clairement et qualitativement ces progrès ?

Claudio Perrone : Lean startup & lean change at work

Petit coup de vent frais avec Claudio Perrone venu nous venter les vertus du mode de pensée “Lean Startup”. Et cela commence ainsi : nos postulats sont probablement faux ! Il est nécessaire de valider nos actions.

Dans cet état d’esprit, nous devons conduire nos évolutions organisationnelles comme des expérimentations nécessitant des validations.

Hélas, captivé par le propos, je n’ai pas pris beaucoup de notes, et n’ai rien trouvé ni en vidéo ni en présentation sur le sujet.

Voilà pour aujourd’hui. A bientôt pour le 4ème volet.

Stoos connect 2013 (1/4)

Stoos Connect, ce 25 Janvier, était la première conférence de ce mouvement naissant qui s’appelle (justement) “Stoos”. J’ai eu l’occasion d’en parler brièvement. C’est le “stops satellite” d’Amsterdam qui est à l’origine de ce rassemblement, en grande partie virtuel.

Nous étions simplement une dizaine rassemblés à La Cantine pour suivre la conférence en livestream.

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Un grand merci à La Cantine pour nous avoir accueillis et avoir rendu ses horaires quelque peu élastiques pour nous (on a terminé après 21h30). Merci surtout à Oana Juncu qui est à l’origine de cette initiative et à rendu cela possible avec l’aide d’ut7. Je m’en voudrais d’oublier Yannick Grenzinger qui a de son côté déployer beaucoup d’effort pour aussi trouver un lieu d’accueil.

stoos-connect2013-yannick-oana

Vous trouverez le programme de la conférence ici.

Le mouvement est jeune, cela se voit. Nous avons commencés à 9 rassemblés autour de l’écran de retransmission. Pour ma part, je suis encore en “mode curieux”, car si l’idée d’impulser un nouvel élan à l’agilité vers le management en s’appuyant sur le Management 3.0 de Jurgen Apello ou le Radical Management de Steve Dening semble intéressante, les axes d’avancée ne sont pas clairs pour moi aujourd’hui. Je me suis aperçu que je ne suis pas le seul à être venu au livestream dans cet état d’esprit. Cela peut changer, nous verrons bien.

La qualité des interventions était assez variable, je n’ai pas pris de note consistante pour tous les intervenants, ne soyez pas surpris de voir des trous par rapport au programme. Beaucoup de trous. Mais bon, après tout, vous n’aviez qu’à venir. J’ai aussi trouvé que beaucoup des interventions étaient des speech “motivationnels”.

Ce premier meeting était découpé en 4 sessions d’une durée d’une heure à une heure trente, chacune regroupant 3 à 4 orateurs.

Session 1

Daniel Pink

Daniel Pink nous parle des challenges de ce siècle pour le management. Depuis la fin du 19ème siècle, le management était le règne de l’esprit analytique, linéaire, bref la prédominance du cerveau gauche. Mais l’automatisation aidant et plus encore le développement des outils informatiques ont fait basculé cette prédominance. Ce qui est arrivé avec l’industrialisation, la délocalisation du travail, est aussi arrivé aux cols blancs: le travail de routine se déplace d’occident vers les pays émergents. Ainsi l’ère industrielle a basculé une grande partie du travail manuel vers les machines. L’ère de l’information a basculé une grande partie du travail intellectuel de routine vers les machines ou les pays à faible coûts.

Comment réorganiser nos entreprise pour prendre en compte cette réalité ? Nous le faisons en misant d’avantage sur les aspects plus conceptuels et plus créatifs, justement l’aspect qui ne peut être automatisé facilement.

Le challenge du management est de permettre aux entreprises de basculer vers la valorisation des aspects conceptuels et créatifs. Le management est la technologie pour piloter cela. Pour Daniel Pink en effet, le management est une technologie qui date d’ailleurs de 1850 ! Elle est là pour permettre d’obtenir ce que l’entreprise désire, de la façon dont elle désire que cela soit fait. Aujourd’hui, on a d’avantage besoin d’obtenir l’engagement des personnes, une chose que cette technologie n’est pas à même d’obtenir. L’engagement ne peut pas se piloter, il peut s’obtenir par le “self direction”. tel est le challenge du 21ème siècle.

Niels Pflaeging : Why management is dispensable ?

Pour Niels Pflaeging, le management et la présence de managers sont deux choses différentes. Il oppose l’approche Tayloriste “Une bonne façon de faire les choses” où la travail se divise entre ceux qui pensent et ceux qui exécutent, à une organisation en réseau “power free” qui ne nécessite pas d’être gérée. La chose la plus difficile ? Aider les gens à se débarrasser de leurs propres frustrations !

J’avoue ne pas avoir été convaincu par cette vision simpliste. En fait, le discours me semble même réducteur quand à l’approche de Taylor. Cela m’a finalement surtout donné envie de lire Taylor…

Peter Vander Auwera : Corporate Rebels United : The start of a corporate spring ?

Peter Vander Auwera nous parle de l’émergence d’un mouvement de 200 personnes organisées en “"pods, les corporate rebels united. Ce mouvement a pris son origine par le biais de l’ouvrage de Dave Gray ”The Connected Company“. En tant que rebelles, ce groupe de personne a décidé de se regrouper en tribu afin de croiser leurs idée, se soutenir et infecter leurs organisations respectives avec leurs idées nouvelles. Le mouvement trouve sa source chez Alcatel-Lucent et chez Swift, dans le cadre de l’initiative innotribe.

A l’image des agilites, les rebelles se sont taillé les veines pour signer de leur sang un manifeste à leur goût:

Relentlessly

Challenging he status quo

Breaking the rules

Saying the unsaid

Spreading the innovation virus

Seeding Tribal energy

With no fear

With a cause to do good

Leading by Being from our True Selves

Going after the un-named quality

Relentlessly

Bien que ce ne fut pas ce qui a été présenté lors du Stoos Connect, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter le Prezzi de Peter Vander Auwera, réalisé pour le premier meeting des corporate rebelles le 22 Juin 2012. C’est plein d’énergie, d’idées et d’enthousiasme, mais aussi pas très clair, à l’image du mouvement.

Le mouvement se veut orienté vers l’action et vers un impact visible sur le business, avec des idées inspirées du Lean et du 6 Sigma. Pour rendre tout ceci un peu moins nébuleux, la communauté a énoncé 20 principes. Je ne vais pas les énoncer ici, vous pouvez vous rendre sur le site des Corporate Rebels pour en savoir plus.

Bref, les corporates rebels, ça a l’air bien mais en de nombreux aspects à l’image de ce premier Stoos Connect : comme je l’ai dit, pas très très clair.

Je vais arrêter ma prose pour aujourd’hui. Il nous reste 3 sessions à passer en revue (de manière plus ou moins détaillée). Bref, il y a quelques posts à venir sur le sujet.

ScrumDay 2013 : Appel à orateurs

Cette année, le ScrumDay se déroulera le 11 Avril. Nous serons accueillis par IBM, dans son centre de conférences de Bois Colombes. Vous pouvez dès à présent y proposer une session, le formulaire de proposition se trouve ici.

  • L’appel à orateur est ouvert jusqu’au 31 Janvier
  • Les notifications des sessions retenues se fera le 15 Février

L’agencement du centre de conférence nous permettra de mener en parallèle un nombre important de sessions de petite taille. Nous aimerions en profiter pour y tenir des retours d’expérience d’entreprises utilisatrices en interaction avec l’assistance. D’autres formats sont également ouverts, comme les ateliers, les jeux ou les tables rondes.

Le site du ScrumDay distille déjà les premières informations sur la grande rencontre annuelle Française autour de Scrum. La billetterie sera ouverte prochainement.

Addendum du 13 Janvier : La billetterie est désormais ouverte : vous pouvez prendre votre entrée au tarif “early bird” pour un temps limité. Profitez-en !

Lean Startup Conférence 2012

Lean Startup France nous invitait ce lundi 3 décembre à assister à la Lean Startup conference en livestream. Celle-ci se tenait à San Francisco, rendez-vous était donc pris à 17h30 afin d’assister aux premières conférences du matin, avec le décalage horaire.

Welcome at the Lean Startup Conference

L’Epita nous accueillait pour cette occasion pour ce qui s’annonçait être une longue nuit, la fin étant prévue au-delà de 2h00 du matin. Quoi qu’il en soit, les conditions de reception et de projection du livestream étaient très bonnes et à défaut d’un confort exemplaire, l’amphi mis à notre disposition nous donnait de parfaites conditions pour assister à l’évènement à distance.

Des deux jours de la conférence, seule la première était diffusée, car elle regroupait l’ensemble des sessions de présentations. La seconde journée étant consacrée aux workshops, leur diffusion aurait été sans intérêt. Beaucoup d’inscrits mais beaucoup moins de courageux à être venus ce soir là. OK, la photo ne rend pas justice, car tout le monde n’aitait pas encore arrivé, mais quand même…

leanstartup-conf2012-01

Pire encore, l’assistance s’est clairsemée au fur et à mesure des présentations de la matinée, à tel point que nous n’étions plus qu’une poignée arrivée l’interruption du midi. Nous avons donc mis fin à la retransmission après les premières prises de parole de l’après-midi, vers minuit et demi !

La conférence

Eric Ries, l’auteur du livre éponyme, était bien sûr le maître de cérémonie de cette conférence. Le format retenu consistait en de courtes interventions de 15 minutes. Donc nécéssité d’être efficace de la part des orateurs. Le but avoué était de donner “le plus de contenu possible en une journée” à en avoir mal à la tête !

Et hop ! C’est parti !

lean-startup-conf2012-intro

3 interventions ont retenu mon attention. Les autres m’ayant moins marqué. Commençons donc par ces quelques “autres” !

Todd Park

Todd Park est CTO … à la maison blanche ! Le point qui a retenu mon attention dans son intervention concerne l’Open Data. L’Open Data a créé sa propre activité économique, générant 100 milliards de dollars, simplement en rendant accessibles des données publiques, sans qu’il soit nécessaire d’emettre de nouvelles règlementations ou mesures incitatives !

Dans cette même voie, Todd Park évoque Blue Button for America, un autre projet lié à l’Open Data, destiné à permettre aux citoyens d’avoir accès à leur propres informations de santé.

Diane Tavenner

Est-il possible de mener en Lean Startup un projet lié à l’éducation ? Les projets liés à l’éducation tendent à avoir des cycles de développement très longs, de l’ordre de 8 ans ! En menant un tel projet de manière itérative en “lean startup”, Diane Tavenner a pu constater plus de progrès en 14 itérations d’une semaine qu’en 10 ans ! Ici le but était d’améliorer l’enseignement des mathématiques. Quelques points clés:

  • MVP : enlever de l’expérimentation tout ce qui ne contribue pas à ce que l’on souhaite mesurer.
  • Choisir ses métriques. Ce ne doivent pas être des “métriques de vanité”. Ici 2 aspects rentraient en ligne de compte:
  • Les enfants devaient montrer qu’ils avaient appris quelque chose. Une grande rigueur était requise ici: il devaevait s’agir de choses qu’ils avainet appris par eux-même.
  • Les enfants devaient montrer qu’ils prenanient leurs propres décisions.

A chaque itération, il fallait expériementer une nouvelle hypothèse : la plupart des changements opérés avaient un impact nul sur l’apprentissage des enfants (ni positif, ni négatif) !

Et aussi…

En entretien avec Eric Ries, Tereza Nemessanyi évoque le problème de la prise en compte de l’innovation dans l’évaluation des startups. En effet, elle arrive à la conclusion qu’en évaluant les startups sur la base du pitch, les VCs ont créé le problème ! La question fondamentale est donc de pouvoir mettre en évidence les progrès, alors que la plupart des actions que nous mettons en oeuvre ont en fait aucun impact côté clients !

Beth Comstock, également dans un entretien avec Eric Ries a évoqué le cas des intrapreneurs. Les entrepreneurs ne sont pas seulement ceux qui fondent des sociétés, ils se trouvent partout y compris au sein de grands groupes comme General Electric. Ce sont des gens passionnés, prêts à prendre des risques. Développer ces initiatives au sein de grandes structures se fait en isolant ces projets du mainstream" et aussi en se servant des atouts que ces grands groupes ont à leur disposition : ressources, laboratoires de recherche, etc…

Jessica Scorpio était le moment fleuri de la matinée…

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Même si visiblement le régime alimentaire “type startup” à base de hamburger a déjà commencé ses ravages.

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Jessica a évoqué l’importance de la validation des idées leur de leur développement, un point tout à fait important pour développer Get Around, une startup permettant le partage de véhicules et dont la mise en oeuvre a débuté sur un campus universitaire. Comme Facebook, quoi.

Danny Kim est un passionné de la construction de voitures (et en fait dans la construction d’à peu près n’importe quoi) et dont le but était de créer un voiture de ville munie de 2 roues et dont la stabilité est assurée par un gyroscope. Une aventure compliquée comme il l’explique lui-même : construire une voiture est déjà difficile, devenir constructeur automobile est beaucoup plus difficile et devenir constructeur de masse est carrément de la folie ! Danny a travaillé son MVP en construisant un prototype utilisable à l’échelle, en l’adaptant via le feedback, puis en prenant des pré-commandes : il a atteint 15,7 % de pré-commandes par rapport aux personnes ayant essayé son véhicule !

Lane Halley, designer chez Carbon Five, a évoqué le travail collaboratif entre designer et développer et l’importance du prototypage visuel rapide et matérialisable. Ses outils de travail sont alors les ébauches papier simplistes, les maquettes d’écrans à base paper board et de post-it, les “low-fi wireframes” et les innovation games. L’utilisation de ces outils a pour but de faire travailler ensemble et de manière collaborative deux corps de métiers très différents.

Matt Brezina a évoqué le développement d’applications mobiles. Quelques points principaux qui m’ont marqué:

  • L’utilisation préférentielle de la plateforme Android (plutôt que l’iOS) car l mise en ligne est bien plus rapide et donc le feedback l’est aussi.
  • La structure de l’équipe reflète la stratégie de l’architecture. En l’occurrence ici: la production d’APIs “internes” et d’API “externes”. Cette seconde équipe s’appuyant sur la première.

Evan Henshaw-Plath, Sam McAfee et Melissa Sedano ont abordé le Lean Startup du côté des développeurs: comment cette approche est ou doit être perçue. L’approche du développement en Lean Startup est extrêmement lié au développement agile (d’où mon intérêt premier pour Lean Startup). L’approche la plus en vogue est l’extreme programming, celle qui avait le vent en poupe entre 2000 et 2005 avant d’être éclipsé par Scrum. Le point qui a retenu mon attention, c’est qu’il est difficile pour un développeur de produire un code embarrassant. Mais il faut s’y résoudre, car une grande partie de ce code sera de toute façon jetée !

Jocelyn Wyatt nous a présenté un sujet dans la lignée de celui de Diane Tavenner : Lean Startup dans une ONG ! Le problème que Jocelyn nous expose est celui de l’amélioration des conditions sanitaires dans les bas quartiers de la capitale. En interant, l’ONG est parvenu d’abord à réaliser des toilettes portatives adaptées (équation coût / simplicité / adaptation culturelle) puis à adapter l’usage. Ainsi, alors que les familles se disaient intéressées par un service payant de collecte des toilettes (quand on est pauvre, chaque denier compte), après expérimentation les avis ont été différents. Même pauvre, passer devant ses voisins avec ses seaux d’excréments, c’est quand même la honte !

Adam Goldstein a mis l’accent sur l’importance du contact direct pour collecter des informations sur ce qu’ils aiment ou non. Le contact mail ne marche pas, personne ne veut s’embêter avec cela. Adam a mis en place dans son application une “crazy blue bar” permettant de contacter une personne de la société (Adam lui-même la plupart du temps). Si la chose est contraignante et dévore énormément de temps, elle en fait gagner bien plus en permettant d’orienter plus vite le service en fonction de ce que les gens aiment ou non.

Nikhil Arora et Alejandro Velez ont centré leur présentation sur la création d’un business … en ignorant les statistiques de ventes. Si le sujet de la présentation ne m’a pas passionné en tant que tel, il en est autrement des idées maîtresses de leur startup : faire un business éthique en recyclant des déchets (du mare de café essentiellement) pour faire pousser des champignons et inciter les gens à rendre la nourriture “personnelle à nouveau”.

Stephanie Hay nous a servi une présentation assez dense sur l’approcha marketing pour les startups : comment trouver ses mots afin d’être choisis par ses clients. L’un des points que j’ai retenu, c’est la recherche du “ah ah !” corporel lors du pitch. Mais ce qui se passe après la signature du client est aussi important : savoir pourquoi le client a souscrit au service. Ce n’est peut-être pas pour ce que vous croyez… Enfin, Stephanie conclut par “be proud of what réal !”. Je vous invite vivement à voir sa présentation.

Et maintenant, les 3 présentations qui ont attiré mon attention.

Tendai Charasika

Le “get out of the building” n’est pas à proprement parler une découverte du Lean Startup, mais c’est un élément important de la démarche. Avoir le plus tôt possible un feedback de terrain permet de confirmer une hypothèse ou de réorienter l’effort.

Tout d’abord, pourquoi ne pas le faire ? Essentiellement, il y a 3 raisons majeures:

  • C’est inconfortable
  • La peur du rejet
  • Ne simplement pas savoir comment aller chercher le feedback sur le terrain.

L’orateur nous propose une tactique en 10 points pour sortir du bureau. Plutôt que de les citer “in extenso”, je préfère vous proposer un lien vers cet article présentant mieux que je ne saurais le faire le propos de Tendai Charasika.Vous pourrez également vous référer à sa présentation

Justin Wilcox

Faisons un petit saut dans le temps pour nous interesser à Justin Wilcox ou comment tester son MVP avec le crowdfunding.

La chose la plus marquante de sa présentation est certainement la façon dont il nous a apostrophé au départ : votre startup n’est pas un business, c’est un hobby ! Il faut donc se focaliser sur le passage du hobby vers le business puis vers le produit.

Kickstarter permet de passer du business vers le produit et de financer celui-ci lorsque l’on veut développer son business.

Mais qu’en est-il du passage du hobby vers le business ? Comment valider son idée avant même de construire quelque chose ? Selfstarter est une plateforme qui permet d’évaluer le taux de conversion avant même de construire quelque chose, ce que Justing Wilcox promeut sous le nom de crowdtesting. Grâce au crowdtesting, on peut savoir si notre idée est un business avant même de d’implémenter celle-ci !

Steve Blank

C’était la présentation superstar de la matinée, aussi bien sur la forme que sur le fond. Steve Blank n’est bien sûr pas un inconnu, c’est un VC connu et reconnu dans le milieu !

J’ai retenu 2 points essentiels sur cette présentation.

L’entreprenariat ne peut être enseigné à ceux qui font acte de volontariat. Mais on peut enseigner “API de l’entreprendrait” :

  • Le Business Model Canvas
  • Le développement client, stigmatisé par le “get out of the building” pour tester la pertinence de ses idées.
  • Une ingénierie de développement agile, avec XP.

Le second point, et celui qui a retenu réellement mon attention est le modèle Customer vs Service que propose Steve Blank. Celui se décline de part et d’autre sur 3 axes :

  • Quel travail le client cherche-t-il à accomplir ?
  • Quelle souffrance souhaiterait-il voir adressée ?
  • Quels gains sont espérés ?

Pour terminer, Steve Blank évoque une initiative à laquelle il participe : Startup Weekend Next () qui prend la suite du “Lean Launchpad”. Le but est de procurer un enseignement pratique sur 4 semaines, destiné aux entrepreneurs afin de donner naissance à 10000 startups à travers le monde !

J’ai aussi malheureusement raté…

Eh bien oui, comme je n’ai pas assisté aux présentations de l’après-midi, j’en ai raté plein. Celles pour lesquelles je me mors le plus les doigts :

  • Ash Maurya
  • Scott Cook
  • Marc Andreesen

Mais on devrait trouver les vidéos en ligne très bientôt.