Note de lecture : Commitment, par Olav Maassen, Chris Matts & Chris Geary

Note : 8 ; Un livre sérieux n’a pas besoin d’être ennuyeux !

Cela ne va pas être facile de faire une note de lecture sur ce livre-ci. Il est hors-norme. Déjà par sa genèse, car il a été financé en crowd funding (cela doit expliquer pourquoi mon exemplaire est numéroté « 854 sur 2000 » à la main). Et surtout parce qu’il s’agit d’une bande-dessinée ! Dans ces conditions, inutile d’essayer de comparer les 216 pages découpés en 7 chapitres à une quelconque littérature informatique classique.

En ce qui me concerne, ce format hors norme m’a rendu la lecture facile et plaisante, et j’ai avalé la prose en 2 jours sans faire du temps plein. J’ai trouvé qu’il valait le coup de se refréner pour savourer, un peu comme avec une boite de chocolats…

Commitment nous parle des « options réelles ». Une approche directement transposées des produits financiers. Plutôt que de nous exposer le sujet de manière académique (à ce point, vous avez probablement compris que le livre n’est absolument pas académique), les auteurs nous racontent une histoire. L’histoire de Rose Randall qui a suivi son manager dans un projet « death march » où elle fait un travail clérical qui l’absorbe jour, nuit et week-end. Puis son manager se fait virer et elle doit reprendre le flambeau ! A cet endroit commence le parcours initiatique de Rose auprès de sa sœur Lilly. Les options réelles nous apprennent à faire face à l’incertitude en préparant différents plans, à reconnaître leur nécessité et finalement … s’apercevoir que les options sont partout ! Bien sûr les options n’arrivent pas seules mais sont enrobées dans le mindset agile : transparence, kanban, 100% done, etc…

Bien que l’ouvrage se concentre sur ‘aspect « story telling », l’histoire est entrecoupée d’extraits fictifs du journal de Rose Randall ou de blog posts de Rose, de sa sœur Lilly ou d’autres. Ils nous permettre en 2 ou 3 pages de prendre un peu de recul sur ce que nous avons vu et de solidifier quelque peu ce que nous avons vu. Bonne idée. Toutefois cela ne transforme pas la nature du livre, ce n’est de toute façon pas l’idée.

Dans le cas présent, il nous faut ne manière exceptionnelle évoquer le volet artistique. Quand il s’agit de bande dessinée, je me déclare à 100% adepte de l’école Belge. Bien sûr, on me dira qu’il ne s’agit pas d’une école mais d’un ensemble de courants. Disons que c’est plutôt par opposition au(x) style(s) américains, ce qu’on appelle de manière un peu trop réductrice les comics. Malgré l’origine européenne des auteurs, l’inspiration est sans contestation possible américaine. Aussi bien par le style graphique aux contrastes très prononcés (je dirais d’inspiration Milton Caniff) bien que le style soit quand même (heureusement) plus épuré. Les angles de vue et le déroulé parfois un peu haché de l’histoire donnent une ambiance à la Raymond Chandler. Cela nuit un peu à la fluidité de l’histoire par rapport à la fluidité des bandes dessinées belge. Mais la construction de l’histoire étant de bonne facture, ça le fait, comme on dit.

Aussi bien par sa substance, qui vous offrira un outil extrêmement précieux dans vos projets que par son style hors norme, je ne peux que recommander ce livre. A moins que vous ne fassiez une allergie absolue aux bandes dessinées…

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Référence complète : Commitment – Olav Maassen, Chris Matts & Chris Geary – Hathaway te Brake Publications 2013 – ISBN : 978-90-820569-0-7 (1st printing ; exemplaire 854 / 2000)

Commitment

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Discours inaugural de la promotion 2005 à Stanford

Steve Jobs était un showman, ce n’est pas un scoop. On a gardé en mémoire ses keynotes et ses présentations produit et la simplicité emprunte de sophistication avec laquelle il les déroulaient.

Pourtant son discours le plus marquant ne ressemble à aucun de ceux-ci. je doute même que les doyens de Standford se soient attendus à ceci lorsqu’ils ont invité le fondateur d’Apple. La biographie de Steve Jobs y fait référence et plutôt que de vous en parler, je vais vous laisser le découvrir.

La facilitation en kit

Ce “falititator toolkit” donne de nombreuses clés pour appréhender et focaliser la dynamique des groupes. Plus qu’un simple article, il s’agit-là d’un mini-book regroupant le “best of” des auteurs en matière de facilitation. J’ai apprécié la concision et l’efficacité du propos dans chacune des parties abordées:

Le rôle du facilitateur : en une seule page, les responsabilités et ses challenges !

La dynamique de groupe : elle s’articule autour du modèle de Tuckman, reprends la liste des bons et des mauvais comportements et les schémas d’intervention.Le tout en moins de 5 pages.

Idéation et consensus : on aborde ici le coeur de l’ouvrage et les outils qui le constitue : l’art de l’écoute, le “focused conversation”, “appreciative inquiry”, Le brainstorm, le consensus, le processus d’affinité. On a du mal à se rendre compte que l’on a couvert tout ça en 11 pages !

Les réunions efficaces : On balaye les états d’esprit, la check-list (avant, pendant et après), les rôles et règles et les comportements. J’aurais cru cette partie plus riche, mais là encore ce chapitre ne fait que 6 pages.
Gestion de projet: Une page … dont je ne comprend pas ce qu’elle fait là !
Stakeholders input tools : Elles tournent beaucoup autour du Focus group et un peu autour du Web Survey (plus pour faire la pub d’un outil dirait-on). En 6 pages, c’est quand même bien.

Outils pour collecter et analyser les données : quelques outils sont proposés, ils sont bons à rappeler même s’ils sont assez classiques : check sheet, importance / satisfaction diagrams, analyse causale, diagrammes d’interrelation, analyse SWOT.
Flowcharting: Il est assez curieux de trouver ici ces 3 pages sur les flow charts diagrams ici. Cela a bien peu à voir avec la facilitation proprement dite…

Outils de prise de décision : Sans être mortel, ce chapitre nous donne ou rappelle quelques outils : matrice de critères, analyse “force field”, Notation 0 à 10, matrice impact / effort.

Mesurer les impacts : On est plus ici dans la déclaration d’intention. Ou plus exactement, il s’agit d’introduire le matériel fourni en annexe qui d’ailleurs vaut aussi bien le coup !

Bref un papier remarquable qu’il serait dommage de négliger, même si 2 ou 3 parties sont un peu plus faibles ou n’ont simplement pas leur place.

La plupart des outils sont décrits de manière introductive, voir un peu plus. En fait, ce qui est fourni ici est largement suffisant pour démarrer, mais les auteurs donnent aussi les pointeurs pour aller plus loin !

Bonne lecture !

Agile France 2014 : J’y serais, et vous ?

On est encore un peu loin de la date fatidique, mais c’est bien maintenant que le programme se construit pour les 22 et 23 Mai au traditionnel rendez-vous du Chalet de la Porte Jaune !

Je cours en seconde division cette année : je présenterais une version “Lightning Talk” de ma session de Grenoble : User Stories, what else ?

La version 45 minutes était déjà pas mal dense, il va me falloir être pas mal créatif pour en faire une version 15 minutes sans assasiner l’auditoire tout en n’abdiquant pas sur le contenu : beau challenge !

Moi qui voulait ralentir un peu le rythme en faisant (comme mes confrères) un peu de réutilisation de mes présentations, il semble que cela devra attendre un peu ! Il faudra que je fasse quelques statistiques sur le sujet, la ratio de mes “présentations exclusives”, donc celles que je ne donne qu’une seule fois, dépasse largement les 50%. Et je n’ai jamais servi aucune d’entre-elle plus de deux fois.

Et le teasing, alors ?

Bien sûr, vous n’y échapperez pas ! Le voici.

Les users stories sont rapidement devenus la formulation convenue du besoin. Mais est-ce la seule ? Est-ce toujours la meilleure ? On dit que quand on a un marteau, tout ressemble à un clou. Notre communauté agile tend à ignorer ce qui vient d’ailleurs. Pourtant ce qu’on appelle l’ingénierie des exigences est un domaine riche de plusieurs décennies de connaissances et de techniques. Certaines peuvent être utilisées directement, d’autres doivent être adaptées ou peuvent servir d’inspiration.

Au cours de ce Lightning Talk, nous allons passer en revue plusieurs techniques et concepts du recueil des besoins et les regarder par le prisme de nos pratiques agiles, afin d’évaluer comment elles peuvent renforcer nos pratiques actuelles.

Je vous rappelle le lien vers le site de la conférence Agile France.

A très bientôt !

Agile France 2014 : J’y serais, et vous ?

Un meetup sur les jeux Kanban avec le FKUG

Retenu à Caen par le printemps agile, je n’étais hélas pas là pour ce second meetup du FKUG consacré aux jeux Kanban, et hébergé chez Criteo. Cette vidéo vous donnera un bref apperçu de ce qui s’est passé durant ce meetup. Grand merci à Gwenael Bonhommeau pour son excellent travail !

Mon CR du premier meetup est ici.

Note de lecture : SQL Server DMVs in Action, par Ian W. Stirk

Note : 5 ; Plus centré sur des cas d’utilisation que sur l’exploration des possibilités des DMVs

Les « dynamic management views » ou DMV constituent la mécanique permettant d’interroger SQL Server sur son comportement, les optimisations possibles. Elles sont une source d’information extrêmement précieuse pour améliorer les capacités de SQL Server en production ! Un livre consacré à cette mine d’information était donc susceptible d’élargir mon horizon sur l’exploitation de SQL Server.

J’ai hélas été déçu par l’approche empruntée : Au lieu d’explorer de manière systématique et organisée les possibilités offertes par les DMVs, les auteurs ont orienté leur approche sur les cas d’utilisation. Cette approche n’est pas mauvaise en soi, car elle a l’avantage du pragmatisme : vous recherchez comment optimiser les temps d’attente ? L’un des cas d’utilisation et le script associé en parlent ! Vous voulez améliorer l’indexation des tables : idem ! Par contre, difficile de dire si l’on a laissé de côté des informations plus exotiques mais qui pourraient s’avérer intéressantes. On n’a pas une très bonne idée de ce que l’on a couvert ou pas une fois la lecture terminée.

Concernant les sous-ensembles couverts, certains ne le sont pas, comme les DMVs liées à Service Broker, alors que les DMVs de la CLR le sont ! Un curieux choix éditorial. Dois-je préciser que j’ai hardiment sauté la partie consacrée à la CLR.

Parmi les choses intéressantes, on notera les recettes de cuisines pour l’exploitation des DMV, comme l’utilisation des doubles snapshots pour faire de la synthèse soustractive de valeurs.

Bref, le livre me laisse un peu sur ma faim, bien que beaucoup de matériel soit largement et directement exploitable. On notera aussi que cette approche par les cas d’utilisation correspond parfaitement à la philosophie de la série « in action » de l’éditeur.

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Référence complète : SQL Server DMVs in Action : Better queries with dynamic management views – Ian W. Stirk – Manning 2011 – ISBN : 978 1 935182 73 3

SQL Server DMVs in Action

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