Spotify Engineering Culture

Henrik Kniberg communique beaucoup autour de Spotify qui constitue aujourd’hui le gros de son activité !

Première partie

J’avais partagé précédemment les papiers de Kniberg sur l’agilité à grande échelle et la manière dont Spotify construit ses produits.

Cette vidéo, ou plutôt cette animation nous explique à la fois le cheminement, l’organisation et la dynamique de cette “culture agile”.

Pour résumer plus brièvement cette vidéo, peut-être préfèrerez-vous la fresque ?

Lire la suite

Publicités

If you want to really change culture you have to start with changing structure, because culture doesn’t really change otherwise

Craig Larman

Des Ressources Humaines au Capital Humain avec l’agilité

Tel que nous les vivons aujourd’hui, la gestion des ressources humaines et l’état d’esprit agile ne semblent pas fait pour se marier ensemble. Mais c’est bien de cela que nous a parlé Jas Chong lors de ce Meetup organisé par Agilebee. J’avais rencontré Jas Chong il y a peu, lors de l’open-space du Scrum Day.

Aujourd’hui c’est le retour d’expérience d’une transition qu’elle évoque avec nous.

image

Jas a passé pas mal de temps à nous camper le contexte. Pour ma part, je vais faire beaucoup plus court : il s’agit d’une transformation digitale dans le domaine du voyage. Une transformation qui passe par l’agilité et la rationalisation de l’organisation des développements à l’échelle internationnale ! C’est là que Jas intervient.

Lire la suite

Rencontre avec Michel Saloff-Coste : penser co-création

Christine Koehler nous invitait de nouveau pour une rencontre, cette fois avec Michel Saloff-Coste, qu’elle nous définit comme un penseur, venu pour nous parler de la co-création dans les entreprises du 3ème millénaire.

Michel Saloff-Coste vient nous parler du défi d’un monde soutenable. Il est aussi auteur ou co-auteur de nombreux ouvrages, dont le Dirigeant du 3ème millénaire.

Le défi des prochaines années

Michel Saloff-Coste est alarmiste : aujourd’hui les nuages s’amoncellent : nous atteignons les limites de notre planète telle que nous l’exploitons. Il nous faut dès à présent créer la planète de demain !

image

Lire la suite

Agile France 2014, Bonus Track

Comme chaque année, il y a de nombreuses sessions que je n’ai pu voir. Je vais tenter d’y remédier en partie dans ce post.

Pour rappel les autres présentations, celles auxquelles j’ai assisté, sont couvertes ici et ici pour la journée du Jeudi. Elles sont ici et ici pour le Vendredi.

Projets Agiles, arrêtez les dérives

Cyrille Deruelle, en plus de sa présentation sur l’amélioration continue, a proposé ce sujet sur les projets agiles. Quelques clés et rappels pour ne pas pervertir nos pratiques et garder le cap sur ce qui est important.

Patrick Bobo a par ailleurs développé le contenu de cette session dans un post.

Lire la suite

What is Agile ? Par Henrik Kniberg

Cette présentation de Kniberg est plutôt dédiée à ceux qui veulent découvrir l’agilité : développeurs et managers. Elle répond en terme simple au « pourquoi » et présente l’avènement des approches agiles par le manifeste: ses valeurs, ses principes et les approches logicielles sous-jacentes.

L’auteur présente le cycle agile comme hautement itératif et incrémental. Ce qui est vrai mais un peu réducteur.

C’est ensuite aux questions de planning, d’estimation et de vélocité que s’attaque Kniberg, avec des illustrations ma foi fort bien faites ! Cette partie me semble plutôt destinée aux managers. Elle joue en tout cas un rôle efficace d’introduction au « maximize value, not output ».
Le point suivant me semble clé : donner à l’équipe un problème à résoudre et non une solution à implémenter … ou comment revenir au « start with why » de Simon Sinek ! Cette résolution de problème s’alimente de feedback, qui lui-même permet de maximiser la valeur et de réduire les risques : la cohérence de ce cycle est bien mis en valeur dans cette présentation !

Une équipe agile c’est une équipe pluridisciplinaire, et Kniberg en profite pour rebondir sur le modèle Spotify et la culture « être agile » d’une organisation.

L’agilité ne se limite pas au développement, il va jusqu’à la mise en production, une occasion de mettre en lumière les principe de déliverie continue. En amont, il implique les vrais utilisateurs au jour le jour.

Au niveau de l’organisation, le présentateur expose le « portfolio level Kanban », qui n’est pas sans rappeler les éléments développés dans Lean From the Trenches.

En conclusion : il y a un prix à payer à la mise en place de l’agilité (organisation, environnement, etc.) et « big is bad », aussi bien pour les projets, les fonctionnalités, les cycles ou les équipes !

Note de lecture : The Principles of Scientific Management, par Frederick Winslow Taylor

Note : 6 ; Loin d’être aussi stupide qu’on aime à le laisser penser…

Quand on parle « Taylorisme » ou plutôt management scientifique, de son vrai nom, on pense aux temps modernes, à l’abrutissement du travailleur. Mais finalement, ce n’est pas si simple et cette pensée doit être remise dans son contexte. Et surtout il faut lire le texte original de l’auteur qui recèle des informations qui ont ensuite été éludées.

Et pourquoi s’en priver ? L’ebook est disponible gratuitement chez Amazon et le texte n’est guère long, il ne compte que 70 pages ! L’auteur ne rentre pas réellement dans le détail de la mise en œuvre du « scientific management » (qu’il oppose à la gestion par initiative et incitations), en fait il a même tendance à se répéter. Par contre il décrit plusieurs expérimentations sur la mise en place, parfois avec des dialogues cocasses (je recommande la page 19) ! Le style ne l’est cependant généralement pas, le texte accuse plus d’un siècle et cela se voit, surtout quand l’auteur parle de lui-même à la 3ème personne ! L’opuscule ne compte que 2 chapitres.

Le premier chapitre « fundamentals of scientific management » est court, il ne compte que 11 pages. Il pose les postulats de l’application de sa méthode. Il est intéressant de les rappeler, car ils sont souvent éludés et ne s’appliquent de toute manière pas aux « travailleurs du savoir » que nous sommes.

  • Les besoins à satisfaire chez les travailleurs sont les besoins basique de « sécurité », c’est à dire ceux du 1er niveau de la pyramide de Maslow. On ne parle pas d’épanouissement, par exemple. Une meilleure rémunération est tout ce qui est attendu.
  • Le travail considéré est « simple » : il est répétable, mesurable et décomposable. C’est d’ailleurs de l’analyse et de l’optimisation des tâches que proviennent les gains du scientific management.
  • Le travailleur n’a pas l’intelligence nécessaire (« stupide » selon Taylor) pour savoir comment être efficace dans son travail, ni même en fait ce qui est bon pour lui ! D’ailleurs il cherche à tirer au flanc autant que possible…

Les fondamentaux posés, le chapitre 2 s’attaque aux principes. Ils sont mis en perspective par rapport à l’approche « initiative and incentive » et sont illustrés par plusieurs études de cas, y compris une où l’application du scientific management était jugée « impossible ». Les principes sont les suivants :

  • Une étude minutieuse et scientifique des tâche à faire associée à une sélection rigoureuse des travailleurs dont l’aptitude corresponds le mieux. Cette étude est menée par le management, seul apte à réalisé ce travail car ayant la capacité intellectuelle pour cela.
  • Un management qui est en charge d’enseigner et contrôler la bonne application de la réalisation des tâche déterminée. C’est lui aussi qui contrôle le rendement et collecte le feedback quand des améliorations supérieures se font jour.
  • Un partage des gains financiers réalisés entre le management et les travailleurs.

On voit que si cette approche n’a jamais été adaptée aux travailleurs intellectuels, elle ne l’est plus aujourd’hui au monde ouvrier. Il n’en reste pas moins que le management scientifique a été probablement le progrès le plus important du 20ème siècle, celui qui a projeté l’occident vers la révolution industrielle.

L’approche de Taylor est par certains égard dure, parfois inhumaine. L’auteur est aussi vrai capitaliste qui croit dans la croissance illimitée (mais au début du 20ème siècle cela peut avoir du sens). Mais son approche, quand on la considère dans son ensemble n’a pas le goût de stupidité qu’on essaie de lui donner quand on présente cette approche de manière déformé. En fait, l’exemple donné sur l’étude de la coupe du métal est remarquable et s’applique encore largement de nos jours.
Je ne me ferais pas le défenseur du Taylorisme, mais cette lecture me semble à recommander, au moins pour savoir mettre en perspective les approches modernes.

image

Référence complète : The Principles of Scientific Management – Frederick Winslow Taylor – Aeterna 2011 (Kindle edt. ASIN : B0082Y8IWS) – ISBN : 978-1444432312

Harry Potter and the Goblet of Fire (Harry Potter, #4)

https://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0439139600?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Rencontre avec Raphaël Souchier

Ce Vendredi 31 Janvier, Christine Koehler nous conviait à écouter et échanger avec Raphaël Souchier, auteur de Made in Local. Une rencontre instiguée par Manfred Mack qui mit cet auteur en relation avec Christine. Manfred que nous avions d’ailleurs pu écouter il y a quelques temps, était aussi présent ce jour-là.

L’intervenant se définit lui-même comme un consultant en économie locale soutenable (qu’il préfère au terme de “durable”). C’est à dire une économie acceptable dans l’écosystème où l’on vit.

image

L’économie locale, c’est quoi ?

D’après Mr Souchier, ce n’est pas une alternative à la mondialisation, mais une autre facette ! Ca, c’est un peu difficile à croire, mais c’est peut-être le prix à payer pour rendre celà acceptable. Même si le terme n’est plus tabou depuis que cette idée fut évoquée par … François Bayrou !

Le localisme s’ancre dans le théorie des systèmes complexes. Le fonctionnement harmonieux des ensembles bien portants nécessite une grande diversité. On peut comparer cela au problème de la diversité des cheptels : ceux-ci savent d’autant mieux faire face à des maladies qu’ils sont diversifiés, ces épidémies n’ayant pas le même impact sur les différentes espèces. Paradoxalement, cet argument s’appuyant sur la pauvreté des cheptels “standardisés” fut utilisé dans l’autre sens par Darwin au 19ème siècle. L’une de ses observations de base était justement que les élevages étaient d’avantage diversifiés que les espèces sauvages où la sélection naturelle éliminait impitoyablement les espèces les moins bien adaptées !

image

Une alternative à la globalisation destructrice

Le localisme est également une forme d’efficacité car il utilise ce qui est proche. La globalisation s’appuie d’avantage sur la massification et la réduction des stocks pour diminuer les coûts, au prix d’un système moins résilient car ne supportant pas les défauts d’alimentation et se rendant entièrement dépendant de certaines régions du monde. On pourrait évoquer par exemple le cas de la grève des camionneurs de 1999. La concenration et l’élimination des stocks vont certainement dans le sens de la réduction des coûts, mais au prix d’une prise de risque souvent négligée.

La concentration des moyens de production dans une compétition pour la réduction des coûts est destructrice de sociétés entières ! L’Europe est déjà devenue une puissance faible. La délocalisation vers l’Ethiopie a déjà commencé. On a pu penser un moment que les instances internationales et les mécanismes de régulation de marché pourraient équilibrer cela. Il n’en est rien. Les instances internationales sont depuis longtemps phagocytées par les intérêts privés, et au sein des nations démocratiques, les hommes politiques ont perdu tout autonomie depuis qu’ils doivent se lier à ces mêmes intérêts privés pour décrocher leurs mandats..

image

Mais…

Le tableau parait sombre, mais pas pour notre invité du jour : on peut survivre en travaillant ensemble ! Le localisme fait recirculer localement 70% de l’argent, là où seuls 20% sont réinjectés en économie globale ! Quels sont les clés pour rendre possible cette nouvelle économie ?

  • C’est d’abord créer des alliances d’acteurs du territoire qui ont un avenir commun.
  • C’est allier le local et le soutenable, avec des buts à long terme.
  • Sélectionner les gens avec lesquels on a envie de travailler. C’est trouver de nouvelles idées et façon de collaborer et y prendre plaisir.

Cette nouvelle façon de travailler n’en est pas une. Elle s’ancre dans le passé, à une époque où seuls les produits “exotiques” étaient cherchés loin. Vision rétrograde ? Et si on réintégré dans le prix des produit leurs coûts socio-économiques, écologiques, etc. ?

Pour faire marcher cette logique, il faut créer des réseaux avec une logique économique différente. Une logique éloignée des marchés financiers qui sont déjà complètement déconnectés de l’économie réelle : seuls 3% des échanges sont en rapport avec cette économie réelle !

Investir différemment, au niveau des fonds de retraite par exemple, est une manière d’orienter ethiquement son investissement. C’est le concept de base du Slow Money, une idée elle-même déclinée du Slow Food par opposition au “fast food”. Bien entendu le critères qui rentrent en compte sont différents de ceux de la logique économique traditionnelle, comme le maintient de l’état de la couche d’humus des sols sur 10 ans par exemple en agriculture.

La ville de Cleveland a rebâti une partie de son économie à partir de service locaux, moins chers et plus écologiques.

Et en Europe ? Les directives Européennes semblent bloquer. Mais ce n’est qu’apparence : il reste possible de privilégier le local avec les bons critères dans les appels d’offre.

image

Cette économie locale existe. Malgré les cris alarmants relayés dans les médias, il y a des millions d’entreprises qui marchent très bien .. mais qui préfèrent ne pas faire parler d’elles.

Par contre les réseaux de mise en relation sont nettement moins bien représentés. Beaucoup reste à faire pour mettre les entreprises en relation. Et pourtant quand c’est le cas, cela marche bien et en fait les gens semblent … s’amuser !

Entre la volonté politique et la réalité

Il semble y avoir un schisme entre ce que montrent les études nationales et les actions locales. Mais les pouvoirs politiques savent-ils seulement où ils voudraient faire aller le territoire ? Poser la question, c’est presque y répondre.

Raphaël Souchier l’a dit : le coeur de ce dispositif, c’est l’alliance locale. Les chambres de commerce sembleraient toutes désignées pour jouer ce rôle, mais on en est loin. Deux lignes apparaissent cependant :

  • L’apparition de réelles actions aux “marges”, dans les zones réellement sinistrées où il n’y a plus d’alternative.
  • Dans l’économie sociale et solidaire. Elle peut faire accepter ce rôle d’économie soutenable au Français. Elle reste toutefois teintée d’une image d’intégrisme.
image

A voir aussi

L’article Blog de Christine, avec une interview de Raphael Souchier.

Note de lecture : La Revanche du Rameur, par Dominique Dupagne

Note 7 ; Des maux inhérents aux hiérarchies du pouvoir à la médecine 2.0

Dominique Dupagne est une figure de la médecine 2.0 en France, on pouvait s’attendre à le voir concocter un livre sur ce sujet. Oh bien sûr, le texte rejoint son sujet de prédilection à un moment donné. Pourtant ce n’est pas le sujet principal de l’ouvrage. Ce livre traite de l’oppression des hiérarchies et plus précisément de l’oppression des hiérarchies des mâles dominants (les femelles étant épargnées par cette quête absurde du pouvoir).

Ce livre a donc trait au fonctionnement de nos sociétés et de nos organisations, ou plutôt de leurs dysfonctionnements. Car l’auteur nous révèle que cette structure pyramidale recèle en elle les germes de sa propre destruction. Mais à ceux qui prétendent que ce fonctionnement n’est pas naturel, Dominique Dupagne nous assène qu’au contraire cet ordre des choses est profondément ancré chez les primates : le mâle pouvant, par sa nature, prétendre à une descendance « illimitée » (ce qui n’est pas le cas des femelles), il s’ensuit une compétition pour la domination ouvrant l’accès aux femelles et à la nourriture. Les arcanes du pouvoir actuel sont une directe incarnation des primates que nous fûmes il y a plus d’un million d’années. Remplaçons la nourriture par l’argent et les femmes par … eh bien toujours les femmes ! Et ce modèle se réplique partout : dans l’entreprise et même les associations ! L’homme a peut-être évolué, mais ses comportements fondamentaux sont toujours au point mort.

L’auteur illustre abondement les fruits de cette organisation : déshumanisation, « standardisation » absurde, systèmes de contrôle qualité sans finalité cohérente (ou sans finalité du tout, d’ailleurs). Bien sûr le monde de la médecine sert abondement à illustrer le propos, avec les dysfonctionnements du système hospitalier, par exemple. Mais aussi par le lobbying des laboratoires, comme dans l’affaire du Mediator qui est largement décortiqué dans ces pages.

Face à ce constat sévère, la seconde partie fait contrepoint : c’est la recherche des solutions. Et pour trouver des solutions, il faut bien comprendre le problème. L’auteur commence par un parallèle avec le système immunitaire qui, loin de concevoir des solutions complexes fonctionne par adaptabilité et convergence. C’est un mode de fonctionnement qui a trait aux systèmes complexes. Et c’est bien de cela dont nous parlons ! La voie qu’explore Dominique Dupagne (et qui nous rapproche de la médecine 2.0) est celle des réseaux sociaux, la force de la connaissance répartie chez les acteurs d’une communauté à comparer à celle d’une élite qui prétendrait détenir la vérité.

Sur ces points, l’enthousiasme de l’auteur me semble exagérer, et bien qu’il se défende de faire, comme il dit, une hagiographie de Google, c’est tout de même ce qu’il fait. Le paysage qu’il dépeint semble idyllique, alors qu’il est loin de l’être ! Maintenant, on ne peut reprocher à l’auteur de défendre ses idées, voir ses croisades : celle d’un Web 2.0 qui pourrait mettre fin aux hégémonies des hiérarchies au pouvoir !

La troisième partie est consacrée au « futur qui marche », où comment on peut trouver aujourd’hui les prémices d’une solution effective. La première qu’énonce l’auteur me fera nécessairement plaisir : il s’agit de l’agilité (et aussi de l’open-source). Les prémices plus éloignées ont trait à la restructuration de l’entreprise et à l’importance de ce que l’on appelle souvent les « liens faibles ». Il s’agit de dynamiques d’entreprise différentes promues entre autre par le Stoos Network. J’aurais pensé que Dominique Dupagne aurait évoqué le sociocratie à plus long terme, mais il a préféré évoquer l’hétérarchie.

Suivre le propos de l’auteur n’est pas évident, surtout au début de l’ouvrage où l’on ne comprend pas vraiment où il veut nous emmener. Mais tout comme il est un orateur hors pair, Dominique Dupagne écrit très, très bien ! Au final le livre n’est pas seulement riche d’enseignement et d’informations. Il est passionnant, éclairant et inspirant. Bref, lisez-le !

image

Référence complète : La Revanche du Rameur – Dominique Dupagne – Michel Lafon 2012 – ISBN : 978-2-7499-1587-6

Harry Potter and the Goblet of Fire (Harry Potter, #4)

https://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0439139600?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Stoos Satellite Paris en Janvier

Le nombre ne fait pas forcément la qualité (il est vrai que l’inverse ne se vérifie pas non plus), nous n’étions que 3 pour ce premier déjeuner Stoos de 2014 !

Passer un moment intéressant ensemble, avec des personnes que j’apprécie, avec lesquelles je vais pouvoir échanger des idées et qui me feront reflechir est déjà une bonne motivation pour moi. Yannick et Christine font sans aucun doute partie de ces personnes.

image

La co-création de valeur

Christine nous avait fait rencontrer Manfred Mack l’an dernier, ce dernier nous avait parlé de co-création de valeur et de son expérience en cette direction chez Spi-Batignolles. Ils semblent tous deux très motivés pour enclencher un évènement autour de cette question, peut-être une bonne occasion d’impliquer le groupe et enfin faire quelque chose de concret.

Par contre, il reste à déterminer quelle forme donner à cela. Car si des témoignages sont intéressant, cette approche se vit plus qu’elle ne s’expose. Nous avons donc encore du pain sur la planche.

Pour l’instant notre réflexion nous a conduit à explorer l’existence de cette co-création à différents niveaux stratégiques ou opérationnels. C’est peut-être une voie à explorer pour une thématique du genre “la co-création de valeur aux différents niveaux de l’entreprise” ?

Les tests d’acceptance sont de la co-création

Il semble que Yannick et moi partageons la même expérience sur ce sujet : Ecrire des tests d’acceptance en faisant travailler côte à côte les différents métiers impliqués dans un projet nous apporte une plus value à de nombreux niveaux :

  • Créer une convergence de point de vue et de compréhension du problème.
  • Etablir un langage commun.
  • Valoriser la complémentarité de points de vue et de savoir-faire des intervenants.

Le motif récurrent semble être le “langage commun” d’une part et l’effacement de la frontière entre le “nous” et le “eux” qui nous est si chère, à nous autres agilistes.

Communautés et équipes opérationnelles

Effacer les frontières entre les métiers pour réaliser des projets en mettant les personnes nécessaires dans une même équipe, c’est bien. C’est même indispensable. Mais c’est aussi détruire une citadelle pour en construire une autre !

En effet, le partitionnement organisationnel en métiers induit une friction dommageable au fonctionnement des projets, souvent coûteux, parfois fatal. Par contre il favorise la transmission d’information transversal et permet (ou plutôt devrait permettre) l’amélioration des savoirs-faire.

Les unités projets pluri-disciplinaires réduisent cette friction et améliorent l’efficacité de manière très importante. Mais elle créent de nouvelles barrières pour permettre la communication transversale et l’apprentissage au sein d’un même corps métier. C’est là qu’interviennent les principes de communauté et de guildes comme l’évangélise Jurgen Appelo ou que l’applique Henrik Kniberg chez Spotify. La difficulté étant de maintenir et entretenir ces communautés. C’est parfois fait via un “20% de management opérationnel”. Je vais tenter quelque chose en ce sens dans les mois qui viennent, j’aurais peut-être un retour à faire d’ici quelque temps…

Effectuation

Voilà plusieurs fois que j’entend revenir ce néologisme. Cette fois, c’est Yannick qui nous en parle ! Apparemment, il s’agit d’une logique d’expertise entrepreneuriale qui va à l’inverse de la logique causale, mais qui part plutôt de l’effet que l’on cherche à obtenir, si j’ai bien compris. Elle se rapprocherais ainsi de la logique de pensée du coaching orienté solution, si je peux me permettre cette association osée…

La vidéo de la conférence TED que m’a envoyé Yannick est un peu longue, mais Saras Sarasvathy est la chercheuse qui a identifié et formalisé ce concept, il est donc juste d’en donner le lien.

A bientôt pour un prochain déjeuner Stoos ou des nouvelles de l’évènement sur la co-création de valeur !