Product Tank : Innovateurs contre optimiseurs !

Pour ma première rencontre avec le Product Tank meetup, nous étions accueillis dans les locaux d’Urban Linker. Locaux au look très tendance, avec de gros tuyaux (probablement faux) visibles et cablâge à l’avenant. Quelques têtes connues me permettent d’échanger deux ou trois mots pendant la demi-heure qui précède.

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Edouard, que je n’ai pas vu depuis une paire d’années me parle de ses tentatives de créations de service. Je garde par devers moi quelques repères à garder en mémoire.

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Carnet de route : Agile France 2014 (1/4)

Agile France, c’est un rendez-vous incontournable. Enfin disons : sauf cas de force majeure. Le lieu reste le même et surtout fidèle à lui-même : le chalet de la porte jaune !

En arrivant, on est certain d’y trouver du café, mais surtout des connaissances et des amis. Ca commence bien !

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L’organisation se fait aussi un point d’honneur d’être dans le timing. Et ça, ce n’est guère évident ! C’est Damien Thouvenin qui officie comme que maître de cérémonie cette année.

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Avant de laisser place à la Keynote de Régis Médina, je voudrais souligner la formidable présence de Romain Couturier pour animer un scribing en continu lors de cet Agile France. Il a également initié plusieurs groupes à son art, qui se sont aussi jeté à l’eau pour capturer les sessions de l’open-space !

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Le produit, prochaine frontière de l’agilité

Le Product Management, c’est un sujet plutôt « trendy » en ce moment. Régis va l’évoquer pour nous avec sa sensibilité Lean.

Le bon vieux temps

Autrefois, avant l’agile, on produisait les logiciels en phase. Arrivait la phase de tests. En fait, le moment où commençait vraiment le projet. Parfois, tout était purement et simplement jeté à la poubelle. mais on sait maîtriser cela désormais. Hélas, la récompense pour un problème résolu, c’est un nouveau problème !

Le nouveau problème, c’est que nos utilisateurs veulent plus et plus vite : ils ont des services en ligne accessibles depuis partout, des applications mobiles … Ils ne sont plus dupes ! Le niveau monte, il n’y a plus le choix : il faut produire un SUPER logiciel !

Obtenir le whaou effect !

Et déjà, deux trucs pour ne pas l’obtenir:

  • « design par comitee ». Ici les Product Owner ne servent que d’aiguillage entre des besoins plus ou moins divergents.
  • Fonctionner en flux à l’extrême. Le revers du flux, ce de ne porter son attention sue sur des petits bouts.

Alors quelle solution ?

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Le Lean Startup offre une partie de la solution, mais il n’offre pas de réponse aux points de vue antagonistes, ni à la résolution des contraintes. Régis préfère orienter son regard vers le Lean Engineering, où un chef d’orchestre (et un seul) porte la vision du client (vous avez dit « product owner » ?). Bien. Mais quels caractéristiques, quelles aptitudes doit posséder ce chef d’orchestre.

Si l’on regarde les grands chief engineers, on voit que l’une de leur caractéristique commune est leur capacité à dire « non ». Mais comme on s’en doute, cela ne suffit pas. L’orateur évoque pour nous trois compétences clé.

Trois compétences

Positionner le challenge : c’est le chief engineer qui donne la direction et place la barre. S’il ne le fait pas, les personnes de l’équipe se trouveront individuellement leur propres challenges ! Positionner le challenge, c’est aussi identifier les paramètres clé, ceux que l’on aura déterminés en allant voir sur le terrain.

Cultiver le désaccord : Lister les options s’offrant à nous de manière crédibles et les attaquer de front (set based design).

Dénicher les erreurs : En ayant un niveau d’exigence élevé, obligeant à voir et revoir sans cesse les solutions adoptées. La voie empruntée ici est celle de la résolution des problèmes.

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Ce que j’en ai pensé

C’est toujours un plaisir d’écouter Régis. Et ses interventions sont toujours d’excellente qualité. Je ne peux qu’abonder dans le sens qu’il évoque, même si je trouverais certains autres points à appuyer, comme l’importance du feedback (bien couvert par le Lean Startup dans ce cas).

Cela ne révolutionne pas non plus mon image du product management, j’y trouve les éléments que j’avais déjà, à l’exception sans doute du « cultiver le désaccord » qui donne un peu à réfléchir. Curieusement ce point sera aussi abordé dans une autre session ! Mais c’est aussi un aspect que l’on retrouve aussi dans le design thinking…

Le mot de l’organisation

Avant d’aborder la suite du programmes, nous avons droit aux pitches de la première journée : 30 secondes par orateur, c’est vraiment court ! On a aussi le mot de l’association, par la voix de son président, Emmanuel Gaillot.

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L’an dernier, Emmanuel nous avait gratifié d’une tirade pour le moins asez sèche, assis sur une chaise. Pas terrible. Je ne sais s’il a lu mon compte-rendu, mais cette année c’est débout qu’il s’est exprimé, avec un verbe moins acerbe et nettement teinté d’humour, et avec le même message. Ca change tout ! Kudo, Emmanuel !

Il est temps de rejoindre la session suivante. Moi, je ne change pas de salle car Pascal Van Cauwenberghe fait son talk avec Jacques Couvreur dans celle-ci.

La simplicité : Pas facile !

Je ne savais pas à quoi m’attendre pour cette session (dont je n’avais même pas pris la peine de lire le résumé). La simplicité, ce n’est effectivement pas facile, car elle nécessite avant tout de définir ce qu’est la simplicité !

Pour nous aider dans notre quête, Pascal et Jacques vont plonger dans la substance proposée dans deux ouvrages.

The Laws of simplicity

Le livre de John Maeda nous propose 10 lois que nous passons revue.

1 – La réduction : Ne laisser apparents que la fonction et le message.C’est donner une apparence de simplicité.

2 – Organisation : Ranger les éléments pour donner une impression de simplicité.

3 – Lutter contre les temps d’attente : l’attente donne une impression de complexité. Exhiber un élément dynamique comme une barre de progression atténue cela.

4 – L’apprentissage : Elle couvre deux niveaux :

  • L’apprentissage immédiat : c’est permettre la découverte.
  • La maîtrise, qui intègre une notion de dynamique.
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5 – La différence (Jacques est resté sec là dessus)

6 – Le contexte : un concept difficile à saisir, mais qui tempère d’un « ni trop, ni trop peu » cette notion de simplicité.

7 – L’émotion : La simplicité est aussi un facteur non rationnel.

8 – La confiance : C’est offrir un contexte sécurisé, permettant de faire et défaire sans crainte.

9 – L’Echec : Parfois, on ne peut pas tout simplifier. Mais essayer permet d’apprendre.

10 – La loi cardinale : Moins d’évidence et plus de sens.

Bon, je reste un peu sur a fin avec cet énoncé de concepts. Certains éléments de la liste me parlent un peu, mais cela manque de substance. Passons au second opus.

The Laws of Substraction

Le livre de Matthew E. May livre à son tour 6 règles.

1 – Ce qui n’est pas là est parfois plus important que ce qui est là. Pascal rapproche ce point de la loi de Conway. Améliorer l’environnement (en éliminant des barrière) peut améliorer le produit.

2 – Les règles simples produisent les expériences les plus productives. Pascal nous propose deux choses à essayer en ce sens :

  • Quelles règles (qui protègent) peut-on supprimer ?
  • « abandonner » l’application aux utilisateurs.

4 – Ajouter des contraintes. Pour déclencher de nouveaux comportements, on peut par exemple : réduire la durée des itérations, réduire la durée entre 2 commits, etc..

5 – Parfois, il faut casser pour percer. Ne pas avoir peur des crises…

6 – Parfois, ne rien faire c’est mieux !

Je sais, il me manque l’item numéro 3 : désolé !

Ce que j’en ai pensé

Je suis un fan des présentations de Pascal. Cette fois, je suis resté sur ma faim. Mais néanmoins, je serais bien là aux prochaines présentations de Jacques et Pascal !

Le prochain créneau nous propose des lightning talks. Mon choix est fait depuis longtemps !

Tim Gallwey ou comment le coaching a commencé

Christophe Keromen nous a proposé une session une session de 20 minutes passionnante commençant par un échec : celui de Tim Gallwey, alors champion de tennis, ratant la balle de match d’une demi-finale de championnat (et le match par la même occasion). Ainsi commence le constat : nous sommes tous nos propres saboteurs ! Nous avons du potentiel, mais nous faisons moins que ce que nous sommes capables de réellement faire. D’où l’équation :

Performance = potentiel – interférences

Quand « self 1 » gêne « self 2 »

Nous interférons avec nous-même.

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Notre « self 1 » représente l’égo, le moi rationnel, tandis que « self 2 » représente le corps et l’inconscient. Lorsque nous laissons « self 1 » interagir, nous provoquons un ralentissement, une diminution de notre probabilité de réussir. Ce point est appuyé par les neuroscience qui affirment que la quasi-totalité des informations dont nous disposons est inconsciente.

A quoi cela peut-il me servir ?

Christophe nous propose deux axes.

L’apprentissage. Les images sont supérieures aux mots. On apprend mieux par mimétisme sans chercher à décrire ou à rationaliser ce que nous faisons (sinon nous rappelons « self 1 »).

Les habitudes. Nous créons des habitudes pour répondre à un contexte qui est souvent la marque du passé, bien que répondant à une intension positive. Il faut remplacer ces habitudes par de nouvelles, répondant aux mêmes intentions, mais adaptées au contexte présent.

Ce que j’en ai pense

Christophe a superbement abordé le sujet. Me voici avec encore un sujet à potasser. Je retiens dans l’immédiat la prédominance de l’exemple sur la formulation littéraire.

Pas la peine de bouger de place pour la prochaine présentation qui se déroulera dans la même salle. Tant mieux pour moi, car ça se bouscule !

La rétrospective continue

C’est en duo et dans une salle comble que Régis Médina et Antoine Contal nous ont proposé leur session. Toutes les places sont prises et une partie du public est debout !

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Evidemment, comme on peu s’y attendre, Antoine et Regis nous parleront de Lean. La clé des retrospectives réussies, celles qui progressent au lieu de s’enliser se situe hors des rétrospectives : c’est créer un environnement où l’équipe progresse. Continuellement.

Dans ce cadre, le rôle du coach devient celui du coach sportif : il aide à poser le challenge.

Le challenge !

Forcément, sur un projet, le challenge est un concept plus flou que pour un sportif. Mais c’est posible en prenant en compte ce qui est important pour le projet. Il n’y a pas de recette miracle.

  • Le sourire du client
  • Le lien avec l’argent. Le flouze, quoi !
  • La stratégie
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Pour un manager, les dimensions à prendre en compte pourront être :

  • Qualité du code.
  • Délai de livraison.
  • Productivité (même si ce facteur est à prendre avec prudence).

Finalement, il faut trouver le moyen de rendre ce challenge visuel (indicateur, progression…).

Un apprentissage individuel

Une fois posé le challenge, il faut le décliner en petits exercices d’amélioration individuel : chaque action d’amélioration doit avoir son porteur. Ce porteur devient expert du sujet, et il profite ensuite des rétrospectives pour partager son savoir !

Chaque action d’amélioration se décline en expérimentations suivant le cycle PDCA : ce sont des Katas.

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Finalement une bonne nouvelle, mais…

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut garder les rétrospectives. Elles deviennent un lieu d’échange des nouvelles pratiques.
Il y a aussi un prix à payer :

  • Ecouter les managers
  • Ecouter la réalité plutôt que ses envies
  • Persévérer

Les bénéfices en contrepartie :

  • On peut avoir un impact
  • Quand ça marche, le comportement des personnes change.

Enfin, Antoine et Régis nous proposes des exercices à faire en rentrant

  • Aller voir et écouter le client
  • Construire le modèle économique du produit
  • Questionner un directeur sur les objectifs stratégiques
  • Mettre en place un indicateur
  • Commencer avec un problème dont nous (en tant que coach) connaissons la réponse.

Ce que j’en ai pensé

Comme d’habitude, avec Antoine et Régis, c’est du lourd comme disent les jeunes. On prend cher au passage aussi : leur sessions sont aussi intéressantes que déprimantes. Mais ça tombe bien, les actions d’amélioration sont au centre de ce que j’ai à faire en ce moment !

Pause déjeuner

Je ne reviens pas sur la qualité de la la restauration d’Agile France, j’en ai déjà longuement parlé l’an dernier !

Le déjeuner, c’est surtout l’occasion d’échanger avec les personnes que l’on apprécie (il y en a beaucoup !). Ce midi, ce sera avec Nathaliel Richand et Jean-Luc Lambert. Bien sûr, nous évoquons un peu le Printemps Agile, mais nous parlons surtout enseignement : Nathaniel voudrait développer des MOOCs agile, ce qui est dans les tendances du moment, mais peu compatible avec un enseignement de plus en plus par le jeux et « from the back of the room »…

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Sans doute il y a-t-il complémentarité entre les deux modes, en utilisant les MOOCs pour des sujets plus étroits, pour lesquels il serait difficile d’organiser des sessions, donc plus avancés.

Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour le déroulement de l’après-midi.

Carnet de route : Le ScrumDay 2014 (4/4), Bonus track !

Après avoir couvert mon parcours de ces 2 jours de ScrumDays (ici, ici et ici), une question reste en suspens : et les autres sessions ? J’ai donc été rechercher du mieux que j’ai pu les supports de présentation des sessions auxquelles je n’ai pu assister. Il en manque encore hélas beaucoup, sans compter la mise en ligne des vidéos. Si vous avez des liens vers les supports manquants, faites m’en part, je les rajouteraient.

Pour commencer, voici le livret des sessions, en mode présentation

La transformation numérique de France Télévision

France Télévision fut le premier sponsor « client final » du French SUG ! Ils nous partagent leur retour d’expérience.

Vous retrouverez aussi cette présentation via le blog d’Alain Buzzacaro.

Le Lean Startup au service du Product Owner, par Jérôme Guenver

J’ai entendu dire beaucoup de bien de cet atelier animé par Jérôme. Un atelier que Jérôme a imaginé suite à une discussion que nous avons eu ensemble chez Zenika. Je suis donc plutôt heureux d’avoir eu un petit rôle pour inspirer un collègue !

Des outils du monde de la psychologie… par Bruno Sbille

On ne présente plus Bruno, en tout cas on ne devrait plus ! Bruno est l’un des piliers de l’imposante communauté agile Belge. Il est aussi l’organisateur de l’Agile Tour Bruxelles auquel je participe depuis sa création (et j’espère continuer). Lors de ce ScrumDay, il proposait cet atelier en plus de son rôle dans la « coach clinic » !

Dans cet atelier, Bruno présentait et permettait d’expérimenter divers outils tels que la PNL, le VAK, etc. Je me souviens encore que Bruno avait fait le déplacement depuis Bruxelles pour la soirée de création du French SUG il y a 6 ans de cela. C’était justeent pour nous parler de PNL !

Let’s Sketch together, par Alvin Berthelot

L’atelier d’Alvin était articulé autour de la création visuelle de produits. Je sais qu’il le produit régulièrement, j’aimerais bien avoir l’opportunité d’y participer…

The big payoff, par Alexandre Boutin

J’avais eu l’occasion de pratiquer ce jeu lors des premiers Agile Game France. Alex remet le couvert pour ce très bon agile game. Vous pouvez en trouver le descriptif en anglais ici. Et mieux encore le descriptif en Français ainsi que le matériel de jeu sur le blog d’Alex.

Faites Revivre vos spécifications

Un autre sujet orienté BDD issu d’une expérience récente de Yannick. Il m’en avais parlé lors d’un déjeuner, plus tôt dans l’année. Une optique de l’acceptance testing qui diffère un peu de la mienne, mais sans être incompatible (si, si !).

Open Agile Adoption, par Pablo Pernot et Oana Juncu

Encore une session à laquelle j’aurais aimé pouvoir assister si j’avais pu me dédoubler. Too many sessions, so little time…

Ici, Oana et Pablo nous dévoilent (en partie) le framework de Dan Mezik.

Créer le bon produit avec le Lean Canvas, par Romain Couturier

Romain a vécu un ScrumDay mouvementé, avec une panne de sonorisation suivi d’un changement de salle. Ici Romain nous parle du Lean Startup et plus précisément de l’outil de référence développé par Ash Maurya .

Les nouveaux outils du Product Owner

Story Mapping, Impact Mapping, Lean Canvas et Kanban : ce sont les « nouveaux » éléments que nous propose Claude pour le Product Owner.

Agilité : la fin du middle management ? Par Kevin Maccioni et Fabien Barbaud

Avec le passage à Scrum, le retour d’expérience des deux orateurs les amènent à répondre oui !

Introduction to Visual Management, par Natalie Yadrentseva

Je ne suis pas certain de joindre ici le bon support, je l’avoue…

Certains éléments de cette présentation me rapellent furieusement le Lightning Talk d’Igor Sviridenko à l’Agile France 2013…

Devops Game, par Vincent Daviet

Le troisième atelier Zenika de ce ScrumDay nous était proposé par notre nouveau venu Lyonnais avec ce Devops Game que je n’ai hélas pas pu expérimenter.

Podojo : PO, viens t’améliorer par la pratique avec nous ! Par Guillaume Duquesnay et Nicolas Verdot

A défaut d’un support de présentation, voici une petite vidéo avec une interview de Dominique Lequepeys sur cet atelier

Le Product Owner est-il un Product Manager agile ? Par Sébastien Saccard

Sébastien Saccard n’est pas un inconnu pour moi : tout d’abord il fut à l’initiative du workshop d’Ash Maurya à Paris, ensuite en tant que président de l’association We Do Product Management, il fut à l’instigation de la rencontre avec Gojko Adzic hébergée chez Zenika.

Sébastien cherche à développer le métier de Product Manager en France. Sa présentation va dans ce sens.

Vous pouvez aussi retrouver la présentation de Sébastien sur son Blog.

Agile-Lean-Kanban : Le guide du routard 2014, par Christophe Keromen

Bien rodée, j’avais eu l’occasion d’assister à cette très vivante présentation de Christophe à l’Agile Tour Rennes 2013. Mais était-ce réellement la même ?

My Product is a James Bond Movie – part V, par Pierre Neis

Les présentations de Pierre ne ressemblent à rien de connu ! Elles sont difficile à raconter, et je doute que le support ci-dessous lui rende justice. J’avais assisté à la « part I » de cette série « James Bond Movie » lors de l’Agile Tour Bruxelles 2013 … nous voici rendu au 5ème opus !

Développer en mode Kick-Ass, par Samuel Le Berrigaud

Le Kick-Ass de Samuel, cela me fait penser au « programming motherfucker » ! D’ailleurs en fait, il en parle dans sa présentation. Je vous recommande ce support pas mal du tout … en attendant la vidéo !

De la culture projet à la culture produit, par Céline Stauder et Gregory Alexandre

La présentation de Céline et Grégory est tout à fait dans le thème de ce ScrumDay. Par contre le support ne vous permettra guère de saisir la substance de la présentation !

Le prétotyping, avec Elalami Lafkih

Le prétotyping, c’est du prototypage « low cost », plus tôt donc avec un feedback anticipé. Elalami nous en expose un certain nombre de techniques. J’ai repris le support de l’orateur utilisé durant l’Agile Tour. Je suis parti du principe qu’il s’agissait du même…

Kapla Challenge, avec Dragos Dreptate

Construire un pont par itération (avec des Kapla), c’est le challenge que nous propose Dragos durant cet atelier

Faire Agile, c’est bien…, par Aurélien Morvant et Simon Jallais

Simon et l’homme aux chaussures de couleurs différentes nous proposent de découvrir ce qu’est « vivre agile ». Une session plutôt décalée !

DSL et refactoring pour les tests d’acceptation, par Laurent Py

Laurent nous fait partager son expérience ATDD / Devops chez Smatesting. En fait, la session ressemble terriblement à une promotion de l’outil Zest’ qui est, oh surprise, développé par la société dont Laurent Py est CEO !

Bon, voici quand même cette présentation…

Les reportages du ScrumDay

Une petite séquence « fun », tournée en bonne partie durant la pause déjeuner du second jour.

Et le reportage du ScrumDay, avec quelques interviews et des interventions de Xavier Warzee et Alistair Cockburn

Ils en parlent aussi…

Quelques liens vers des articles de blog que j’ai peu glaner à droite et à gauche. Si vous avez d’autres liens, n’hésitez pas à m’en faire part.

Il y avait une Coach Clinic, mise sur pied par Fabrice Aimetti et Bruno Sbille. Côté Zenika, Géry Derbier y participait ainsi que Laurent Sarrazin pour Rupture 21. Un compte-rendu est disponible sur le site d’Ayeba.

Alex Boutin nous livre sur son Blog la manière dont il a vécu ce ScrumDay.

Un retour de Laurent Sorin sur la table ronde menée par Véronique Messager

Autre retour également en provenance d’Ippon, un feedback sur la session de Rachel Davies par Victoria Pedron.

Dominique Lequepeys nous adresse les points forts des sessions auxquelles il a participé. Youpi, ceci inclut la mienne !

Christophe Deniaud fait aussi son billet de Blog sur les sessions qu’il a vu, ainsi que sur l’open-space. Lui aussi donne son feedback sur mon atelier. Pas sûr que mon message principal sur l’écriture collaborative des tests soit bien passé…

Coactiv nous livre aussi ses retours.

Gojko Adzic : Making impact !

L’association We Do Product Management nous proposait ce 11 Mars une soirée exceptionnelle avec 2 orateurs. Gojko Adzic himself nous proposera une présentation sur le thème “making impact” tandis que Nicolas Gouy nous gratifiera d’un développement autour de l’Agile with GUTS !

Zenika accueillait cette soirée : un grand merci à Sébastien Sacard et Lisa Marçais du côté du WDPM, et aussi à Al chez Zenika pour son aide avant, pendant et après la soirée !

On commence d’ailleurs par une petite présentation du WDPM avant d’attaquer les choses sérieuses.

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Making Impact par Gojko Adzic

La définition amont d’un produit se heurte à des facteurs d’imprédictabilité. Facteurs que l’on connait par ailleurs depuis plus de 100 ans :

  • Le facteur local
  • Le facteur temps
  • Le facteur Humain

Ces facteurs ont été identifiés par Peter Palchinsky. Dans The Ghost of the Executed Engineer, les auteurs reviennent sur certains désastres de l’Union Soviétique illustrant les facteurs de Palchinsky. Intéressons-nous spécifiquement à l’un d’entre-eux: le canal de la Baltique à la Mer Blanche.

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Ce canal peut être considéré comme un succès, car il a bel et bien vu le jour, comme prévu. Cependant, il échoue aux 3 critères da Palchinsky et malgré son existence c’est effectivement un échec cuisant :

  • Le facteur temps : la construction du canal n’a pas anticipé l’évolution des cargos. En définitive, le canal s’est avéré rapidement trop peu profond pour les nouveaux navires !
  • Le facteur local : Sa situation septentrionale le rend gelé, donc impraticable 6 mois par an !
  • Le facteur humain : creusé à main d’hommes par des prisonniers dans des conditions extrêmes, il aura coûté le vie à 200000 d’entre-eux !

Autre exemple d’échec : le PC Junior d’IBM. Cette aventure coûta à IBM pas moins de 2 milliards de dollars ! Et pourtant, le géant de l’informatique ne fit jamais que délivrer exactement ce que l’utilisateur voulait ! Mais il échoua sur l’imprédictabilité du facteur humain.

D’un point de vue du Product Manager, on tend à planifier comme si tout était sous notre contrôle. Il faut au contraire créer des plans à même d’exploiter cette imprédictabilité au lieu de la combattre vainement.

Rechercher de nouvelles idées, essayer de nouvelles choses.

Cette approche trouve une incarnation dans le Set Based Design, l’aptitude à essayer différentes solutions en éliminant progressivement les moins valables.

En 2002 (ou était-ce en 2003 ?) Ducati se lance dans l’aventure Moto GP. Plutôt que d’essayer de construire d’emblée la meilleure moto, les ingénieurs conçoivent un engin sur lequel ils peuvent essayer multitude d’options. Après des débuts laborieux, celle-ci devient redoutable en seconde moitié de saison et l’écurie finit 2nd au championat constructeur !

Vous courrez après le déploiement continu ? Mais qu’en est-il de votre capacité à multiplier les versions, les comparer, créer des variations ? Cette approche permet d’expérimenter et d’apprendre. Bref essayer de nouvelles idées pour comprendre dans quelle direction il convient de se diriger !

La survivabilité

Le principe est simple : si votre expérimentation échoue, que les dommages en soit minimes … en tout cas que cela ne fasse pas couler l’entreprise !

Les connaissances et les pratiques d’ingénierie sont là … mais pas l’état d’esprit du product management !

Selection

Il faut faire le nettoyage sur ce qui ne sert à rien ou ce qui a échoué. En développement logiciel on ne supprime jamais rien (on garde, on ne sait jamais…). Et ce code ou ces composants morts deviennent un passif qui nous empêche d’avancer.

Non aux roadmaps, oui aux map of roads"

Mauvaise nouvelle pour les agilistes : le Product Manager n’est pas intéressé par les User Stories ! Ou plutôt, il est intéressé par leur faible granularité et leur côté “survivable” !

C’est le boulot du Product Manager de se créer des options, et les User Stories sont un bon outil pour cela : explorer des directions, sélectionner, changer d’option … bref tout sauf un plan linéaire ! Quelque chose qui ressemblerait à un plan avec un GPS pour s’y diriger. Ce GPS, c’est l’impact Mapping !

L’alignement rapide avec l’impact Mapping

L’impact mapping, c’est avant tout 4 questions pour arriver à une meilleure solution : 

  • Pourquoi ?
  • Qui ?
  • Comment ?
  • Quoi ?

Ce framework nous aide, car il nous évite de nous enfermer dans une logique unidirectionnelle, il nous permet d’explorer des variations : cette hypothèse contribue-t-elle au pourquoi ? Dois changer le “quoi” … ou m’intéresser à un autre acteur… S’il est parfois difficile de déterminer le pourquoi, les clients ont souvent moins de mal à dire ce qu’ils ne veulent pas. C’est un autre moyen d’arriver à nos fins !

On peut rapprocher l’approche Impact Mapping du Design Thinking : se générer des options, les explorer et les éliminer ! On a changé le mode dialogue au niveau du product management : on est passé du sacro-saint périmètre aux options et à leur contribution à un objectif…

Nicolas Gouy : Agile with GUTS

Nicolas est l’auteur d’un ebook portant ce titre et publié par infoQ.

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Désolé pour la piètre qualité de la photo, vraiment l’éclairage (ou son absence, plutôt) m’a rendu la tâche difficile…

Parlons de valeur

Tout d’abord, c’est une notion subjective ! Et comme l’a indiqué précédemment Gojko Adzic, elle est subordonnée aux facteurs d’imprédicatabilité. Histoire de bien commencer, et de commencer fort (je dois dire), Nicolas nous parle des Shreddies. Les voici en image, pour illustrer le propos.

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En passant d’un modèle à l’autre (sic !), Schreddies a vu son chiffre d’affaire s’envoler : la valeur n’est pas une question de sens commun ! Mais cela se travaille. Pourtant, sur nos projets agile, nous arrêtons notre horizon au backlog, comme si ce qu’il y avait avant était tabou !

Dans GUTS, il y a “G”, et ce “G”, c’est le Goals ! Notre but, c’est d’avoir un impact en étant en empathie avec notre client.

Le “U” quand à lui, c’est “Uncertainty”, et nous retrouvons les éléments que nous a partagé Gojko juste avant : il nous faut être à l’aise avec cela, et même en tirer parti. Comment ? En “crash testant” nos idées, en les validant au plus tôt.

Le “T” est plus original, car il s’agit du “Trade Off”. La solution parfaite est rarement un but désiré et raisonnable : il faut faire des compromis intelligents. Sur ce point, je ne suis pas sûr d’avoir compris ce que Nicolas voulait dire (exprimé plus simplement : je n’ai en fait rien compris). Bon, je verrais cela plus tard…

Le “S” signifie lui “Speed”. Une notion qui devrait remplacer celle de vélocité. Si la seconde notion couvre l’idée d’abattre plus de travail en moins de temps, la seconde consiste plutôt à atteindre un but plus rapidement … donc à être intelligent sur la manière d’y arriver ! C’est donc en fait remplacer la notion de périmètre par celle d’objectifs !

Quand on met l’acronyme ensemble, eh bien on parle bien entendu de “courage”. Et avoir du courage, c’est savoir être pertinent : toujours chercher à faire plus avec moins !

Note de lecture : Don’t Just Roll the Dices 2nd edition, par Neil Davidson & Jamie Rumbelow

Note : 8 ; Condensé, clair, bien écrit, pertinent et qui plus est, gratuit ! Ne ratez pas cette lecture !

Quel est le bon prix pour votre produit ? Est-ce simplement son coût agrémenté d’une marge ? Dans ce livre (qui est plutôt un livret), Neil Davidson nous propose une réflexion approfondie sur la question, en partie étayée par des exemples du marché, mais aussi en bonne partie étayée par sa propre expérience à Red Gate Software. Ce texte ne livre pas de solution magique, mais il donne d’excellentes voies à explorer et donne des clés pour les utiliser. D’une certaine manière, il reflète en condensé le « business model generation » qu’il ne cite pourtant pas dans les sources.

Court, ce texte l’est avec moins de 70 pages. En fait, il donne même l’impression d’avoir été raccourcis dans sa seconde édition, car il était long d’environ 80 pages lorsqu’il était publié chez Simple Talk Publishing. Mais je pense (sans l’avoir vérifié) que le format du nouvel éditeur donne simplement un total de pages moins élevé pour la même somme de contenu. Le livre compte 6 chapitres, ils sont assez courts, le plus velu totalisant à lui seul un peu plus de 20 pages.

Le premier chapitre « economics » est une mise en bouche où l’auteur nous expose la théorie du prix de vente, c’est à dire l’équation prix / volume qui nous amène à un point d’optimal hélas pratiquement impossible à deviner. C’est plein de graphiques, facile et agréable à lire.

Le second chapitre « pricing psychology » s’attaque à la perception du produit et l’auteur propose plusieurs axes pour adresser cette perception. De nouveau on retrouve trace du « business model generation », mais c’est dit de manière simple, sans modèle et permet d’appréhender le concept et ses variantes efficacement en quelques pages.

Le chapitre trois « pricing pitfalls » nous parle des différents écueils à adresser : la concurrence, le « switch », la corrélation du prix et du coût, etc… C’est peut-être le chapitre le plus faible, mais croyez-moi, ce n’est pas une raison pour le sauter !

Le chapitre 4 « advanced pricing » est le fameux chapitre costaud. Celui-ci présente les différents axes stratégiques permettant des déclinaisons de prix : versions, déclinaisons, zones géographiques ou groupes démographiques, bundles, stratégies de licence, abonnements, etc… L’auteur étaye chaque cas de figure d’informations et de points d’attentions et donne souvent des exemples de réussites mais aussi d’échecs en les étayant. Le condensé d’information donné dans ces 20 pages laisse tout bonnement dubitatif !

Le chapitre 5 « pricing perception » discute du « message » qu’envoie le prix ou la stratégie de prix que vous prévoyez et la nécessité d’aligner le marketing et le service à ce message. Et une dernière chose : l’auteur est clair sur l’inutilité des études de marché sur ce point. Par contre, on peut faire des expérimentations. A ce point, le texte se teinte un peu de « Lean Startup ».

On a déjà beaucoup de matériel utile, mais le petit chapitre 6 est une cerise sur le gâteau : une checklist pour aider notre réflexion sur le prix ! Evidemment, il reprends de manière extrêmement synthétique les points déjà vus. Juste 2 pages pour ça, bon boulot !

Vous l’aurez compris à mon enthousiasme : je recommande fortement cette lecture qui ne mobilisera guère que 2 ou 3 heures de votre attention. Savoir ce livre gratuit est un plus mais il justifie sans problème un prix, même en eBook. J’ai eu l’impression de lire sinon un condensé du « business model generation », une vue de celui-ci filtrée sur le thème du prix et complétée de matériel original. A ne pas rater, donc !

Don't just roll the dice, 2nd edition

Référence complète : Don’t Just Roll the Dices, 2nd edition – Neil Davidson & Jamie Rumbelow – Efendi Books 2012 – ISBN : 978-0-9571791-2-7

Don t Just Roll the Dice, 2nd edition

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A la conquête du Story Mapping

Il n’y a pas (encore) d’ouvrages traitant du Story Mapping, un technique développée par Jeff Patton. Elle comble une lacune de l’approche fonctionnelle agile basée sur les User Stories qui proposent une manière de cartographier ceux-ci sur des axes orthogonaux : le processus et la réalisation incrémentale.
Pour moi, il s’agit d’un outil supplémentaire à embarquer dans ma besace de pratiques agiles. Je ne vais pas les considérer comme un passage obligé des projets agiles, tout comme je ne suis pas prêt à accepter l’idée que les User Stories sont le moyen unique d’exprimer un besoin utilisateur (ce qui nous conduit par ailleurs à la notion de “story technique” que je rejette purement et simplement).
Le Story Mapping se situe au même niveau d’usage que les Cas d’Utilisation, une technique écartée par la plupart des agilistes, mais pas par moi (je reste en bonne compagnie sur ce point). Cette technique présente certains avantages par rapport aux cas d’utilisation, et ces derniers exhibent d’autres atouts. Nous reviendrons peut-être un autre jour là-dessus : Jean-Claude Grosjean et moi-même avions même évoqué l’idée de faire une présentation commune sur ce sujet un jour !
Pour le story mapping :

  • Structuration bottom-up des user stories.
  • Agencement des stories dans un processus (quand celui-ci reste simple)
  • Agencement par itération visible dans la map.
  • Un processus de travail collectif.

Pour les cas d’utilisation :

  • Une structuration “divide and conquer” top-down du besoin fonctionnel.
  • Une bonne structuration par unité fonctionnelle cohérente en lien avec des acteurs.
  • Un bonne structuration fonctionnelle intrinsèque avec l’articulation des scénarios.
  • Un niveau de structuration fonctionnel qui peut servir de charnière avec de nombreuses activités : UX, acceptante testing, etc…

A défaut d’avoir la référence ultime, j’ai essayé de collecter ici des ressources sur le sujet. Notons d’ailleurs au passage que la 3ème édition du livre de Claude Aubry évoque cette technique.

L’article de référence de Jeff Patton

Il décrit les étapes de la technique. Il n’a pas simplement un “intérêt historique”. Il reste tout à fait pertinent. En fait, je conseille de commencer par lire cet article !

Jeff Patton présente également son approche sur son site.

Pour ceux qui préfèrent le format “slides”, c’est juste ici:

La présentation de Steve Rogalsky

C’est un peu le “Story Mapping from the Trenches” : une présentation très visuelle sur la façon de faire du story mapping, où le présentateur montre comment lui-même opère concrètement. Une bonne illustration de l’article de Jeff Patton !

Par ailleurs, Steve Rogalsky a développé la matière de cette présentation via une série de posts :

Laurence Hanot : construisez votre produit en racontant des histoires !

J’avais assisté à la présentation de Laurence à Agile France, c’est une occasion de mettre en avant sa présentation qui est une introduction à la technique

De l’impact mapping au Story Mapping

Cette présentation m’a été indiquée par Gojko Adzic. A voir et revoir car elle fait le lien avec l’impact Mapping

Autres ressources

Note de lecture : Impact Mapping, par Gojko Adzic

Note : 8 ; Simple, puissant et très facile à lire !

A peine un livre, cette nouvelle prose est plutôt un livret de 70 pages. Et encore ! Nombre d’entre elles sont couvertes entièrement ou partiellement de figures pour non-voyants. Alors, comment prendre au sérieux un texte qui, entre nos mains, ressemble d’avantage à une plaquette publicitaire qu’à une prose solide, sérieuse et dense ?

La réponse est simple : il suffit de lire le livre ! Tout d’abord la technique elle-même est non seulement intéressante, elle est en train de devenir un grand classique de la définition des produits. Elle me rappelle en partie la pyramide de Leffingwell, mais projetée dans une réelle pratique agile, et m’évoque également le “start with a why” de Simon Sinek. L’autre aspect est la prose très épurée. On sent que l’auteur, loin d’avoir essayé de noircir du papier, à cherché à épurer sa prose. Au final, on obtient un texte très simple et court. Justement, le contenu, parlons-en !

Il est compose de 3 chapitres. Je les appelleraient “chapitres” même s’ils ne sont pas présents ainsi.

Le premier chapitre “what is an impact map” nous montre ce qu’est une “impact map” et l’illustre avec deux exemples. L’explication est très claire, mais le but de ce chapitre n’est pas d’indiquer comment on procède pour construire cet outil.

Le second chapitre “the role of impact map” fait le lien entre cette pratique et d’autres du monde agile : les user stories, le MVP du Lean Startup, le design thinking (une référence aussi importante que celle des users stories !). Ce chapitre donne de nombreuses références complémentaires, plusieurs à chaque page, en fait !

Enfin le troisième chapitre “creating an impact map” nous propose un processus complet de construction de la map en plusieurs étapes, dispensant de nombreux conseils pratiques au long du chemin. Ce chapitre se termine par différentes catégories d’anti-patterns, qui auraient mérité leur propre chapitre.

Vu la taille de l’ouvrage, celui-ci se lit très, très vite … et c’est tant mieux ! Notre temps est précieux et l’on appréciera l’auteur qui sait être concis et cependant nous livrer de la matière. La dernière page tournée, on pense quand même que l’auteur aurait pu donner un peu plus de corps à son propos. Par exemple, deux études de cas nous faisant vivre la construction de la map auraient donné un aspect plus concret à cette pratique. Je me dis aussi que les chapitres 2 et 3 auraient pu être intervertis avec profit (sauf les anti-patterns). Mais au final, je suis très satisfait par cette lecture.

Il s’agit là d’un investissement de temps extrêmement minime, n’en faites pas l’économie !

impact-mapping

Référence complète : Impact Mapping : Making a big impact with software products and projects – Gojko Adzic – Provoking Thoughts Ltd. 2012 – ISBN : 978-0-9556836-4-0

Impact Mapping: Making a Big Impact with Software Products and Projects

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