Note de lecture : Réussir la conduite de projets informatiques, par Pham Thu Quang & Jean-Jacques Gonin

Note : 3 ; Les bases de la gestion de projet à la papa. Assez léger.

Il fut un temps où, croyant fermement que mon avenir était de devenir chef de projet, je voulais réellement savoir en quoi cela consistait, figurant vaguement que cela avait à voir avec la planification. C’est bien cette approche à la papa que couvre cet ouvrage. Hop, c’est parti pour 170 pages divisé en 3 parties totalisant 14 chapitres.

La première partie n’occupe que 25 pages et 2 chapitres et s’intitule pompeusement « conduite de projets d’informatisation ». Elle commence par un chapitre ultra-court de 4 pages pour distinguer système informatique et système d’information ! A la lumière d’une décennie et demie d’agilité, le second chapitre sur les raisons de l’échec laisse rêveur : absence d’une démarche, besoins insuffisamment exprimés ou changeants… Cela présage bien pour la suite !

La suite, c’est la seconde parties « techniques et démarche de la conduite de projet ». Près d’une centaine de pages et 8 chapitres, c’est la plus longue partie. Le chapitre 3 nous parle de démarche, donc de « cycle en V ». On notera le petit paragraphe sur la partie développement « considérée triviale par certains mais tout de même importante » ! Le chapitre se fend de plans-type des documents important. Pour ce qui est d’un texte sur le cycle en V, j’ai vu bien pire ! Le chapitre 4 est celui qui m’a fait acquérir le livre à l’époque : le diagramme de Gant expliqué ! Oui, vous avez bien lu ! Le fait est qu’il est très bien expliqué. Le chapitre 5 traite quand à lui de l’estimation des charges. Il traite à part égale les points de fonction et le COCOMO. Les auteurs ne s’étalent pas en longueur et le texte ne saurait servir de référence sur l’un ou sur l’autre, il n’en est pas moins ennuyeux.

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Note de lecture : RSS and Atom in Action, par Dave Johnson

Note : 5 ; Une vue du RSS orientée vers le Blog…

RSS n’est pas en soi un sujet tellement difficile. Il est surtout compliqué de trouver un angle d’attaque : le format ? Les parseurs ? La génération de feeds. Ce livre fait le choix de présenter ce standard sous l’angle de la mise en place de Blogs, ce qui n’est pas si clair dans le titre de l’ouvrage.

Chose classique à chaque fois que l’on aborde RSS et Atom, le livre évoque l’historique et sa pléthore de normes divergentes. Si le parti est pris de promouvoir Atom, les tenants et aboutissants des versions de RSS est clairement mis en valeur.
Une fois sorti du format, il faut bien parler traitement. Dans l’optique de rester indépendant par rapport au langage, le texte promeut à égalité Java et .NET (par le biais de C#), il aborde même fugitivement Python ! Bien que chaque monde soit abordé à égalité de traitement, je pense que le texte aurait gagné en clarté et en cohérence à n’en traiter qu’un. En tout cas, cette pluralité nuit à la cohérence et à la pertinence pour chaque environnement pris indépendamment.

Pour ce qui est du monde Java, c’est la librairie Rome qui est mise en lumière. Elle n’est pas exempte de faiblesses et l’auteur les relève honnêtement. Je regrette cependant que la génération de feeds soit traitée si légèrement : quid des « feeds infinis » ou d’un exemple concret de déploiement dans une architecture J2EE / conteneur de servlets. Hélas, ces aspects sont très vite éludés.

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Note de lecture : Object-Oriented Reengineering Patterns, par Serge Demeyer, Stéphane Ducasse & Oscar Nierstrasz

Note : 4; Un sujet important, mais auquel le format « pattern language » ne rend pas justice.

Le reengineering d’application est un sujet souvent passé sous silence, les auteurs préférant parler des applications débutées depuis une page blanche, ce qui ne constitue pas finalement la plus grande part des projets. Dans cet ouvrage, les auteurs nous proposent une démarche en 9 étapes, qui va de la rencontre avec le legacy au système restructuré.

Le découpage du texte se calque sur les étapes de réengineering proposées, donc 10 chapitres en comptant l’introduction, pour un total d’environ 250 pages sans les annexes (par ailleurs assez courtes). L’ensemble est principalement structuré en deux parties, avec un premier chapitre servant d’ouverture à l’ensemble. Les auteurs viennent du monde des patterns, c’est d’ailleurs dans une de ces conférences que je les ai rencontrés. La quinzaine de pages de ce premier chapitre nous explique la « forme pattern » empruntée (en l’occurrence la forme Alexandrienne) et la démarche de reengineering que j’ai évoquée plus haut.

La première partie s’intitule « reverse engineering » et compte 4 chapitres sur une centaine de pages. Le second chapitre « setting directions » nous propose des patterns pour orienter notre travail, tel que le « most valuable first » ou le « if it ain’t broke, don’t fix it ». Rien de bien palpitant pour l’instant, c’est l’échauffement. Suit « first contact » où, comme le titre l’indique, on va récolter nos premières informations. C’est plus concret, avec « interview during demo » ou l’intéressant « read all the code in one hour ». En fait, tous les patterns de ce chapitre recèlent quelque chose d’intéressant !

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Note de lecture : Réutilisation logicielle, par Michel Ezran, Maurizio Morisio & Colin Tully

Note: 3 ; Un tour d’horizon qui se veut complet sur la réutilisation, mais manque cruellement de substance.

La collection « Informatiques magazine » ne nous a pas, c’est le moins que l’on puisse dire, habitué à un niveau de qualité exceptionnel. C’est pourquoi le présent ouvrage s’inscrit plutôt du coté des bonnes surprises. Et pourtant, je commençais ma lecture avec quelque scepticisme.

Le livre compte quand même 250 pages. Certes c’est du format de poche, en attestent, en partie seulement, les 7 chapitres. L’autre partie c’est que les chapitres sont beaucoup trop longs. Le sujet se prête mal à un propos concret et les 2 premiers chapitres démarrent le livre plutôt lentement, pour ne pas dire de façon ennuyeuse. L’introduction enchaine les platitudes, prônant la voie vers la réutilisation comme un fait acquis et la voie principale vers la réduction des coûts. Le seconds s’occupe de la notion de biens logiciels et leur gestion respective. Tout cela est bien lourd et ne mène pas à grand chose.

Au chapitre 3, on atteint le cœur du sujet de l’ouvrage : une bibliothèque de gestion des biens logiciels. Ca fait très « urbanisme » ou « gouvernance » selon votre préférence. Après le référentiel, le processus, bien sûr, est le sujet du chapitre 4. On reste ici à un niveau très « méta », en décrivant ce qu’un processus de réutilisation doit couvrir mais pas vraiment à quoi il doit ressembler, même si l’exemple de Sodalia qui sert de fil rouge à l’ouvrage est évoqué. De même, les auteurs font état de référentiels issus de grands organismes, mais sans que cela aide beaucoup.

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Note de lecture : VoiceXML, par José Rouillard

Note: 3 ; VoiceXML sans passion

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, VoiceXML n’est pas une grammaire de documents, c’est un langage de programmation. Certes, la syntaxe s’appuie sur XML, mais on y décrit essentiellement des structures de contrôle d’un dialogue home-machine. Le but de cet ouvrage est simplement de décrire les éléments de ce langage.

Le livre débute fort classiquement par une présentation générale de VoiceXML et de ses domaines d’application. A ce stade, si l’on en sait un peu plus sur les architectures supportant VoiceXML (et qui différent sensiblement des serveurs d’application et des serveurs Internet classiques), on ne connait toujours pas les principes généraux du langage. Le chapitre 2 est consacré à une revue rapide de différentes solutions du marché dont IBM Voice server SDK, sur lequel les exemples du livre s’appuient. L’intérêt de la chose n’est pas phénoménal, mais on a une meilleure idée de ce que proposent des serveurs vocaux basés sur VoiceXML, la reconnaissance vocale n’étant pas un élément de VoiceXML, mais un composant néanmoins nécessaire de ces plateformes. C’est le chapitre 3 qui introduit réellement le langage VoiceXML, en décrivant les principes de base de gestion du dialogue, et de fort bonne manière.

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Note de lecture : Using Active Server Pages, par Scot Johnson

Note : 3 ; L’ASP d’antan payé au kilo.

Voilà un bon gros pavé de 800 pages pour caler les meubles comme on les aiment bien ! Les 32 chapitres de ce texte gargantuesque semblent sortis d’un autre âge, de celui d’avant Internet où l’on payait (parfois) les livres au kilo… Heureusement quand même, ce considérable pensum est subdivisé en 6 parties, sans oublier des annexes qui occupent une centaine de pages sur les 800 suscités. Voyons ce qu’il en est.

La première partie « introduction to Active Server Pages » occupe 2 chapitres et environ 50 pages. Il s’agit de poser quelques fondements techniques sur les briques de base d’une architecture, des protocoles et de ce qu’est une application Internet. C’est une introduction vraiment gentille répondant à des questions telles que « qu’est-ce qu’une architecture à composants ? », « c’est quoi des transactions ? », etc…

La seconde partie « VBScript : the foundation of Active Server Pages » ne cache pas tellement son jeu. Ce sont 7 chapitres sur 130 pages qui seront consacrées à ce thème. Les 3 premiers chapitres de cette partie sont littéralement une introduction à la programmation ! Variables, débranchements, opérateurs, etc… ce sont les éléments de base du langage VBScript qui sont abordés ici. Oh nostalgie, on y évoque aussi ActiveX et Java côté browser, cela ressemble aujourd’hui à des considérations d’un autre temps. Les deux chapitres suivants nous font faires des choses plus compliquées avant que l’on rassemble les morceaux afin de faire un vrai programme dans une page HTML au chapitre 8. Le dernier chapitre est un peu spécial car il traite du debugger. Beaucoup de copies d’écran dans ce chapitre, plus que dans les autres, c’est pas peu dire.

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Middleware et Internet, par Daniel Serain

Note : 6 ; Une introduction en douceur, mais un texte malheureusement démodé !

1999, pour les technologies, c’est désormais l’ancien temps ! De fait, cet ouvrage ignore (pour des raisons d’ancienneté) les technologies EJB, .NET et web services ! Aussi regarderons-nous cet opuscule d’un oeil nostalgique.

Le premier chapitre donne une vue générale sur la problématique des middlewares, et aborde superficiellement Corba et COM.

Le second chapitre traite des middlewares d’échanges de messages. Si ce chapitre ignore JMS (là encore pour de bonnes raisons), il présente cependant une bonne introduction à cette technique, sans toutefois rentrer suffisemment dans les détails. Il en va un peu différemment pour le chapitre suivant consacré aux middlewares orientés RPC, où l’auteur détaille plus la cinématique de fonctionnement des RPCs. Il consacre même une partie importante du chapitre à DCE : si la chose est intéressante, elle est encore un peu plus démodée ! Le chapitre 4, qui lui fait directement suite traite de Corba lui-même, des invocations statiques et dynamiques, mais peu des services Corba.

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Delivering Push, par Ethan Cerami

Note : 4 ; Les facéties de l’histoire…

Voilà un bouquin rigolo. Il faut dire qu’il parle de « l’avenir » du Web et qu’il ne date pas d’hier. Bien sûr, toutes les technologies évoquées, plus ou moins propriétaires, ont été depuis abandonnées sans qu’elles aient connues de réel succès. Mais sans doute ont-elles jalonnées ce qui a suivi. Bref, ce texte apporte un petit éclairage historique, bien qu’il soit très clairement obsolète !

Ce sont pas moins de 400 pages structurées en 19 chapitres qui forment cet ouvrage.

La première partie regroupe les 4 premiers chapitres. Pourquoi le push ? Quels sont les acteurs et les technologies ? Ce sont à ces questions que répondent les 64 pages qui la compose. C’est plutôt clair, bien écrit et bien illustré.

Ce sont également 64 pages (vous avez bien compté, on en est à 128…) qui forment les 3 chapitres de cette seconde partie. Elle est consacrée entièrement à la technologie Netcaster de Netscape. Ca ne va cependant guère en profondeur : un premier chapitre pour en faire le marketing, un second pour s’intéresser au point de vue de l’utilisateur et le troisième expliquant la création de contenu. Nous dirons que c’est une introduction, mais pas mal écrite, comme la première partie.

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Note de lecture : HTML Publishing with Internet Assistant, par Gayle Kidder & Stuart Harris

Note : 1 ; Emouvant de naïveté, mais c’est tout.

1995, c’est vraiment la préhistoire pour le Web ! Ce court ouvrage présente des choses qui semblent aujourd’hui incroyablement bénignes. Voyons ce qu’il en est.
La bête fait 215 pages, structurées en 8 chapitres, complétées de 4 annexes et d’une disquette 3,5 pouces. Je n’ai pas pu m’empêcher de le préciser !

Le premier chapitre commence par nous expliquer ce qu’est le Web, les hyperliens et tout ce genre de choses. C’est très émouvant. On termine par l’installation de « Word Internet Assistant » qui sera le nerf de la guerre de cet ouvrage ! On récupère la chose par FTP, donc il est aussi nécessaire d’expliquer comment ce genre de choses fonctionne !

Le second chapitre nous invite à construire notre page d’accueil, avec Word IA, bien entendu. On s’initie aux joies de la structuration des répertoires, des balises h1, h2, etc… Bref, le HTML en mode touriste.

Au chapitre 3, on reste dans la lignée en faisant des choses plus avancées : ancres, liens hypertextes, boutons. Word IA, c’est vraiment extra. Je précise quand même que c’est une boutade…

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Note de lecture : ActiveX Controls Inside Out 2nd edt., par Adam Denning

Note : 6 ; Un somme de connaissance importante à l’époque, mais délivrée de manière un peu aride.

Il y a des gros pavés qui ne sont pas sérieux, et d’autres qui, le sont. Bienvenu dans ce livre qui illustre la seconde catégorie. Il est dans la lignée des Petzold, Prosise, Richter et Brockschmidt qui ont publié en leur temps les ouvrages « définitifs » sur Windows, MFC, Windows NT ou OLE. Ici l’objectif est de faire de même avec ActiveX : Ce que le Prosise est au Petzold, cet ouvrage devrait l’être au Brockschmidt, en quelque sorte. Et d’ailleurs le langage pour illustrer tout cela ne sera rien de moins que C++. Ne pas se fier à la couverture rouge funky, donc. Ca va être du sérieux.

Sérieux, le texte peut l’être. Avec 600 pages regroupés en 20 chapitres. Ils sont eux-mêmes regroupés en 3 parties, la quatrième étant consacré aux annexes.
La première partie « setting the scene » compte tout de même 200 pages et regroupe les 4 premiers chapitres. Le premier chapitre est plutôt « culturel » sur la notion de composants, afin d’introduire ActiveX. Le second est assez conséquents car il entend couvrir les objets COM, OLE et même un peu automation ! C’est en quelque sorte le Brockschmidt en accéléré ! Le chapitre 3 n’a rien à lui envier car il traite de la surcouche des contrôles et nous emmène jusqu’à la page 152. Franchement, on a déjà plus que des bases pour programmer des ActiveX, une fois rendu ici ! Au quatrième chapitre, on évoque des frameworks sus-jacents, à savoir MFC et … J++ !

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