Venez comme vous êtes au FKUG !

“venez comme vous êtes”, c’était le thème de cette première rencontre des affiionados de Kanban ! Au programme : 2 présentations chez “un grand de l’assurance dont le nom commence par A” et “l’acteur majeur des paris hyppiques en France”. Couthaïere Farfra, à l’origine de ce groupe, assurera la première présentation, ainsi qu’une rapide et efficace présentation du groupe, de ses objectifs et de son organisation.

A force de trainer mes guêtres dans diverses réunions agiles, on fini par connaitre du monde. C’est mon cas, et débarquer en connaissant déjà une bonne moitié de l’audience est plutôt agréable, on se sent en famille. Cela a aussi son petit côté jubilatoire quand ceux que vous ne connaissez pas vous voient aborder tout le monde comme s’il s’agissait de vieux amis (c’est d’ailleurs le cas pour certains). On s’amuse comme on peut, n’est-ce pas ?

Kanban à grande échelle chez un grand de l’assurance.

Couthaïer nous fait ici un retour sur la mise en place, les pratiques et les impacts d’une mise en place sur un grand plateau de développement impliquant un grand nombre d’équipes, en mode distribué qui plus est : les product owner étant sur un autre site. Cette transition vers Kanban s’est opéré à partir d’un processus “Scrum”. Je mets des guillemets car à la description, il me semble qu’il s’agissait là d’un Scrum “Canada Dry”, customisé pour les besoins du client comme on dit. Chaque fois que j’entends cela, je sais que je ne dois pas m’attendre au meilleurs…

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Quoi qu’il en soit, cette mise en place a commencé par un pilote : 2 équipes totalisant 30 personnes (tout compris). L’accompagnement a pris une allure standardisée : 8 semaines à temps plein par coach et par équipe. Chaque coach ne s’occupe que d’une équipe ! Au niveau de a portée du suivi, sont exclus :

  • La partie amont : identification et spécification du besoin
  • La partie aval, dévolue à la partie “devops” !

Les objectifs sont également clairs :

  • La satisfaction du client
  • Améliorer la qualité
  • Tenir les promesses (!)

La mise en place du Kanban reflète le backlog, avec des passages d’état : MMF >> Acceptée >> Critère d’acceptante >> BDD >> INVEST >> Dévelopment >> Tests

A cela se rajoutent bien sûr la mise en place de limites, qui doivent à terme nous permettre de connaitre la véritable capacité de notre système. La maitrise de cette capacité est en bonne partie subordonnée au fait que les stories entrant dans le système sont relativement homogènes en terme de taille. Dans la pratique, elles sont estimées au stade “INVEST”.

Au Kanban lui-même s’ajoute la mise en place de KPI : ici c’est le “cockpit”. Tout cela est bien beau, mais prends beaucoup de place. En fait, le plus gros problème est là : trouver des murs pour afficher ces Kanbans !

Supprimer les gaspillages

Ils sont subordonnés aux obstacles. Et les obstacles, il faut les surmonter. Ils sont de deux types: les petits obstacles et les gros obstacles.

Pour les petits obstacles, on passe par des fiches Kaisen. La revue des obstacles s’effectue lors du stand-up sur le tableau de suivi des obstacles.
Pour les gros obstacles, on passe par des A3 et des Kata.

Réduire les anomalies

Le pair testing est une activité clé ici, dans le cas présente entre un développeur et un testeur. Les anomalies sont considérées comme critiques : on les traitent sans attendre. Au bout du compte, un ratio d’anomalies très réduit, de l’ordre de 0,7 anomalies par User Stories.

La délocalisation : c’est tellement mieux de se compliquer la vie…

Comme je l’ai évoqué, le “avant”, c’était du Scrum pas vraiment “by the book”. En fait, un mixte qui me semble un peu contre nature entre Scrum (au moins le vocable), CMMi et le near shore. C’est une des difficultés de la chose.

La réponse mise en oeuvre est un Kanban miroir sur le site délocalisé, synchronisé au début du stand-up commun aux différents sites. Cet aspect de synchronisation est un des aspects difficiles. Les outils électroniques n’ont pas ce problème mais leur lacune en terme de visualisation limitée pose d’autres questions…

Tenir les promesses

Le CFD (cumulated flow diagram) est l’outil utilisé à priori pour suivre la machine Kanban. Il donne des indications sur :

  • Le débit
  • Les goulots d’étranglement
  • Les en cours

Cela dit, il n’est pas facile à lire… Le CFD montre verticalement le débit, il peut permettre d’extrapoler une date d’atterrissage et montre aussi les perturbations, là où la monotonie de la courbe est rompue. L’axe horizontal montre les temps de cycle, du moins une approximation de ceux-ci. On peut comparer les deux approches, mais c’est un poil compliqué.

Le suivi du Kanban, c’est aual le suivi d’indicateurs issus de son évolution. Ici ils sont mis à jour hebdomadairement. Un point crucial est que la pertinence des informations reste très subordonnée à l’homogénéité des items qui figurent sur ce Kanban !

Pause éclair

Guère beaucoup de temps pour se dégourdir les jambes, on a à peine 5 minutes pour cela. J’aimerais bien échanger avec certaines personnes. Ce sera pour après, peut-être…

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Renaud Chevalier : La conception d’un Kanban en suivant la méthode Morrisseau

Laurent serait fier de son disciple : Renaud va nous faire suivre la mise en place de son Kanban en suivant sa méthode. Il l’apprécie et elle marche. Démonstration.

Cette mise en place a été effectuée chez “l’acteur national majeur des paris hippiques”. Si vous n’avez pas compris,cherchez encore. Il nous faut remonter à Septembre 2012 pour comprendre l’origine de cette mise en place. A l’époque, le projet fait face à deux inquiétudes majeures :

  • Un problème de “qualité” de backlog, qui ne donne que 2 sprints de visibilité. En tout cas, c’est rangé dans les problèmes par le management.
  • Un risque technologique lié aux choix opérés : Du Java en back-end exposant des services ReST, un front-end en backbone.js et une gestion de contenu accédée en ReST ; c’est du Drupal. Ce n’est pas la mort, mais bon on est chez … af ! C’est vrai… on ne peut pas le dire !

La dessus, la vision macro de ce qui reste à réaliser annonce 1 an de retard ! Branle-bas de combat ! Audit !!

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Les propositions issues de l’audit proposent entre autre la mise en place d’un grand Kanban transverse, voilà qui est intéressant ! En plus, ça ne parait pas si difficile, un Kanban. Il est rapidement mis sur pied.

Hélas, trois fois hélas : au bout de 2 semaines seulement, ce Kanban ne vit plus ! Que s’est-il passé ? Renaud décide de reprendre les choses à la base, donc de suivre la démarche de Laurent Morrisseau.

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La portée et les objectifs

Justement, on met directement le doigt là où ça a pêché : une portée trop importante de ce Kanban initial ! La portée du Kanban doit être celle où l’équipe est propriétaire du processus. Ce n’était pas le cas du Kanban précédent, remontant trop en amont (dans l’élaboration du besoin) et en aval (dans la partie production / exploitation).

De plus, inutile également de produire un Kanban correspondant à un processus cible. Il faut commencer là où l’on est, avec le processus courant.

Pour matérialiser les objectifs, il faut identifier ceux-ci ainsi que les insatisfactions actuelles. Cela s’est fait sous forme d’interviews.

La nature de la demande

Pour la connaitre, il faut identifier ce qui arrive à l’équipe, ce qui l’alimente. Dans le cas présent, on a :

  • Les anomalies en provenance de la QA
  • Les demandes du marketing
  • Les “stories techniques”
  • La dette technique

La question subsidiaire est celle de la taille de ces demandes. Comme on l’a vu précédemment, la qualité du Kanban est subordonné à l’homogéneité des items. Ici, Renaud va utiliser les tailles T-Shirt pour évaluer ces items (S, M, L, XL).

Enfin, pour se faire une idée de la situation actuelle, on procède à 3 analyses:

  • Débit par Sprint et par type de demandes
  • Débit par sprint et par taille T-Shirt
  • Débit par catégorie d’anomalies

Le flux de travail et carte Kanban

Au départ, il faut identifier le workflow spécifique à chaque type de demande. En l’occurrence, chacune des 4 catégories a son propre cycle, seules les demandes marketing rentrant dans les sprints !

4 catégories de demandes, cela veut dire 4 cartes Kanban. Elles diffèrent légèrement en contenu en fonction de leur type, mais les éléments de même nature se retrouvent au même endroit : la rigueur d’organisation est un facteur clé d’efficacité. On affectera aussi une couleur spécifique à chaque type de demande. Nous verrons que cela s’avère très important au niveau du tableau.

Le tableau

Justement, le tableau nous y sommes ! Et l’on commence par déterminer les règles de priorités des demandes, quel que soit leur type. C’est intéressant, car on a coutume de subordonner la priorité au type. Or ici on va utiliser l’évaluation du “cout du délais”. C’est une bonne façon d’éviter de se faire hacker le système en transformant une demande en anomalie, par exemple !

Donc, sur ce tableau, on commence par alimenter le système par type de demande, et le premier triage consiste à réalimenter la suite du tableau par classe de service en utilisant ce facteur de cout du délais. Comme chaque classe de service peut théoriquement contenir n’importe quel type de demande, il est opportun de pouvoir facilement distinguer facilement ces différents types : d’où les couleurs !

Règles, règles…

C’est là que l’on rentre dans le volet pas très “agile mind set” du Kanban. Cela couvre 3 volets :

  • Les règles aux interfaces : Quelle règle pour réalimenter le système ? Quel règle pour déclencher la sortie des items ? C’est aussi (surtout) une question diplomatique avec les équipes avec lesquelles on collabore…
  • Les règles internes. Elles sont de plusieurs types. La principale est la “definition of done” qui permet à une carte de passer à l’étape suivante. Les autres règles traitent des exceptions (escalade, changement de priorité, annulation, etc.)
  • Enfin, la grande question : qui s’occupe du respect des règles. La réponse est : le process manager ! Oui, vous avez bien lu, on a un process manager, comme il y a 20 ans !

La capacité du système

Le système en place, il s’agit maintenant de le monitorer et le “tuner”. Au départ, il faut fixer des limites hautes et basses, de manière plus ou moins empirique au départ. Un point particulier concerne la gestion de la dette technique : on en garde toujours une en cours. C’est un tâche de faible prioité qui peut être interrompue pour répondre à une classe de service de niveau le plus élevé.

Le juste à temps et la cadence

Travailler en mode Kanaban ne signifie pas abandonner complètement les rituels réguliers. En fait chaque rituel a sa propre cadence, et ce n’est pas calé de manière global sur une fin d’itération. En fonction du type de cérémonie, on trouvera des rythmes :

  • Journaliers
  • Hebdomadaires
  • Pluri-hebdomadaires

</FKUG #1>

Si j’ai trouvé la seconde session particulière instructive et bien présentée, je dois dire que globalement le contenu de ce premier rendez-vous valait largement le coup. En fait, il était même mieux que ce à quoi je m’attendais !

Expérience réussie, donc. J’ai hâte d’être au second rendez-vous !

Coach retreat Parisien

Après en avoir laissé passer deux ou trois (au moins) pour cause d’agenda surchargé, je me suis pris par la main et ai pris mon ticket pour ce premier Coach retreat 2014. Ticket tout à fait bon marché par ailleurs, car Criteo nous hébergeait dans ses magnifiques locaux Parisiens (en plus d’assurer les vivres) et Oana Juncu associée à Adrian Perreau de Pinninck ont accordé bénévolement de leurs temps, leur énergie et leur savoir-faire pour rendre possible cette rencontre.

Les 17 présents sur les 24 inscrits ont, eux, consacré leur samedi à investir sur eux-même pour parfaire leurs pratiques !

Modus operandi

Le coach retreat fonctionne avec quelques règles de base :

  • Une même étude de cas répétée tout au long de la journée (ici 4 fois). A sélectionner parmi quelques unes. C’est le concept de base (le répétition) que Oana a emprunté au code retreat.
  • Un “seeker” qui jouera le rôle du coaché et devra s’approprier la situation. Nous aurons l’opportunité de jouer ce rôle une fois durant la journée.
  • Deux coaches, qui doivent s’efforcer de travailler de concert (pas évident quand on ne se connait pas !) et d’appliquer une technique donnée.
  • Deux à quatre observateurs en position “méta” qui restitueront ce qu’ils voient se passer.
  • Une technique de coaching différente à essayer à chaque session. Durant chaque session, nous formons 3 équipes de 5 à 7 personnes.
  • 40 minutes de session, suivi de 10 minutes de retrospective en équipes et se concluent par 10 minutes de mise en commun.

Au départ !

On commence par sélectionner l’étude de cas que nous avons envie de dérouler. Elles sont affichées dans le hall et on procèdera tout simplement par un “dot voting”.

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Ce qu’il faut, c’est une situation dans laquelle on parviendra à se retrouver, car il faudra jouer le rôle du seeker à un moment donné. Comme Frédéric, on peut trouver cela Cornélien…

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Première session

On commence en douceur, sans appliquer de structure de session de coaching proprement dite, mais une technique : celle du “click rewind” qui nous permet d’arrêter le déroulement pour revenir en arrière quand on pense s’être fourvoyé. C’est assez pratique, presque tricher, car c’est impossible à mettre en oeuvre dans une séance de coaching normale. Dans la pratique, nous utiliserons aussi le “click pause”.

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Le débrief met en lumière deux difficultés, au moins dans notre équipe :

  • Une réelle difficulté d’accorder nos violons à deux coaches avec des approches radicalement différentes.
  • Coacher un “sachant” qui occupe beaucoup le terrain n’est pas évident. Mais c’est la vraie vie.
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Seconde session

Durant cette seconde session, nous allons mettre en oeuvre une technique promue par Virginia Satir : substituer le “oui, et…” au “oui, mais…”. Autrement dit, substituer à ce qui n’est jamais qu’une négation déguisée, une démarche constructive.

Cette fois, la mise en oeuvre s’avère un peu décevante, malgré un seeker très créatif à habiller la mise en situation. J’ai relevé par exemple :

  • Une difficulté à orienter le coaché vers le “oui, et…
  • Des "solutions” poussées par les coaches assortis de “peut-être…”

Je n’étais pas coach mais observateur cette fois. Mais rien ne dit que j’aurais fait mieux. On fait ici ce qu’on doit faire : s’essayer et découvrir les difficultés auquel il nous faut faire face pour nous améliorer. C’est donc positif.

Le débrief est là pour nous aider à y voir plus clair.

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Pause Pizza

La pause déjeuner est bienvenue : pizzas et mousses au chocolat au menu. J’en profite pour discuter un peu avec Christopher Mann. J’avais apprécié l’excellent travail de couverture photographique de Christopher lors d’Agile France 2013. Christopher tente de concilier une double activité et une double passion de photographe au travers de son activité Seeeshoot et de conseil informatique, ce qui n’est bien sûr pas facile.

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Reprise : 3ème session

L’après déjeuner, c’est souvent un moment un peu délicat. Notre solution : nous y remettre tambour battant. Cette 3ème session va nous permettre d’expérimenter une technique plus structurante que les précédentes : l’appreciative inquiry. Dans cette technique, on va se focaliser dans ce qui va bien en menant l’entretien en 4 étapes, également appelé “les 4 D” (mais ça ne marche qu’en Anglais) :

  1. La découverte : Comme es ta vie ?
  2. Le rêve (dream) : Comment ta vie devrait être ?
  3. Design : quelles sont tes options qui pourraient convenir, être suffisamment bonnes ?
  4. Define : Comment y arriver.

Cette fois, je serais le seeker. Une session pas trop mauvaise, mais que nous avons peiné à mener à bout. En fait, nous n’y sommes pas arrivés. Parmi les points que nous avons relevés :

  • Il faut progresser “vers l’avant” sans faire de retours arrières.
  • Notre timing était trop serré, au moins pour cette mise en oeuvre.

Au-dessus des toits de Paris

Nous avions prévus une petite coupure avant la dernière ligne droite. Adrian a eu la bonne idée de nous proposer de monter sur la terrasse pour nous y détendre un peu.

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Et surtout pour profiter de la vue sur Paris. Jugez-en un peu. Vers le sud-ouest, donc vers la Tour Eiffel.

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Et vers le nord-est, vers le Sacré-Coeur qui est à un (gros) jet de pierre.

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Et pendant que les handicapés dans mon genre utilisent benoitement leurs appareils photo, Dov lui, choisit de croquer un dessin…

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Dernière ligne droite : 4ème session

Cette dernière session met en oeuvre la technique la plus délicate de la journée : le solution focus si cher à mon collègue Géry Derbier.
Le solution focus, c’est un peu le remember the futur. Nous allons le jouer en 4 temps :

  1. Quel est votre situation aujourd’hui ? Sur une échelle de 1 à 10, quelle note donnerez-vous ? Expliquez pourquoi vous êtes (quand même) à cette note ?
  2. A quel note souhaiteriez-vous être demain ?
  3. Imaginez qu’un miracle vous amène à la situation souhaitée pendant la nuit, comment constatez-vous que vous y êtes le lendemain matin ?
  4. Comment les autres constatent que nous sommes dans cette situation.

J’ai binômé en tant que coach pour la seconde fois de la journée sur cet exercice. Succès mitigé.

  • Notre seeker a fait un très bon boulot en adoptant une attitude constructive, mais qui ne nous facilite pas trop le travail.
  • Sans être éblouissant, nous avons progressé correctement sur les 3 premières étapes, voir même la quatrième.
  • Nous nous sommes un peu enlisé pour aider le seeker à trouver son chemin. Paradoxalement, c’est une idée que j’ai poussé en mode assertif, pas du tout façon coaching , qui a le plus retenu l’attention du seeker.

Pour tout dire, la fatigue commençait un peu à se faire sentir, il est temps de conclure.

This is the end

On partage l’expérience de cette journée à tour de rôle avant de se quitter. Pas de retranscription ici, c’est entre nous !

Par contre, vous pouvez regarder ce qu’il est dit sur le “mur des Ah-ah !”

La journée se termine. Nous remercions Criteo pour son accueil mais aussi sa participation, car ils sont 4 à s’être joins à nous ! Adrian pour sa gentillesse et son organisation pou avoir rendu cela possible. Et bien entendu Oana pour son animation, son énergie et sa bonne humeur !

Note de lecture : OSWorkflow, par Diego Adrian Naya Lazo

Note : 7 ; Un tour d’horizon clair concis et efficace

Est-il possible de faire un tour d’horizon introductif d’OSWorkflow en moins de 200 pages ? De toute évidence : oui, et cela sans faire particulièrement de concessions au sujet traité. Cet opuscule est en effet découpé en 8 chapitres, chacun focalisé sur une facette précise.

Le premier chapitre, comme il se doit traite de la vue d’ensemble d’une SOA animée par un moteur d’orchestration et de la vue de cette architecture par le WfMC. 20 pages suffisent à cela.

Le second chapitre nous donne déjà toutes les clés sur les capacités d’OSWorkflow en nous présentant les éléments les plus importants de la définition d’un workflow avec OSWorkflow et comment le tester !

A partir du chapitre 3, on rentre dans des aspects plus pointus : écrire du code Java qui s’interfacera avec le moteur de Workflow ! Les choses sont exposées simplement et progressivement, on n’est jamais perdu.
Le chapitre 4 termine les aspects applicatifs généraux en évoquant l’intégration du moteur au sein d’une application.

C’est à partir du chapitre 5 que sont traités les aspects avancés. Ils ouvrent de nouvelles perspectives et sont rafraichissants sur ce point. Le chapitre 5 (justement) est un bon essai en ce sens, mais tout en donnant une bonne idée sur ce qu’est l’intégration d’un moteur de règles, il n’est guère convaincant. Et quitte à parler Open-Source, pourquoi ne pas avoir plutôt évoqué Jess ?

L’intégration de Quartz, évoquée au chapitre 6 est plus intéressante, car elle permet d’imaginer des architectures non seulement basées sur des workflows, mais également asynchrones . Là encore les exemples sont suffisamment simples et complets pour donner une bonne idée de la chose.

J’ai particulièrement apprécié le chapitre 7 et son traitement des CEP (complexe events processing) avec ESPER. C’est en fait la première fois que je vois évoqué concrètement la mise en œuvre de ce concept. Bravo !

Le chapitre 8 est un peu l’inattendu de cet ouvrage, puisqu’il ne traite rien de moins que le BAM ! L’implémentation est faite avec Pentaho BI (qui est plutôt une suite qu’un framework Open-Source), mais l’ensemble est convaincant.

Voici donc un opuscule qui remplit globalement ce que l’on attend de lui : un tour d’horizon du moteur de workflow, avec des exemples. Il vous sera incontestablement utile si vous souhaitez mettre en œuvre OSWorkflow, mais seulement au début, car il limite ses ambitions aux aspects introductifs, ce qui constitue le point faible du livre.

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Référence complète : OSWorkflow, a guide for Java developers and architects to integrating open-source Business Process Management – Diego Adrian Naya Lazo – Packt Publusing 2007 – EAN : 978 1 847191 52 6

Osworkflow: A Guide for Java Developers and Architects to Integrating Open-Source Business Process Management

https://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1847191525?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Réflexions sur la pensée agile, par Tobias Mayer

La keynote de cloture de l’auteur de The People’s Scrum lors d’Agile Spain 2013 évoque le “Business Craftmanship”, qui est également le titre de son blog. Tobias se centre et approfondis les fondement de la pensée agile. “people before process and tools” est une valeur dont on s’éloigne parfois sans même y penser. Tobias nous le rappelle !

Tobias était aussi présent à Agile EE pour évoquer les valeurs du “Tought Citizen”. Il nous parle d’inconfort, de courage et de “deep dialog”.

… Et Neo4J devint CMS !

Lors de ce Meetup Neo4J de Janvier, toujours dans le zLocalHost de Zenika, nous avons pu découvrir Structr, et comment il adresse la problématique du CMS. Ou du moins, nous allons le faire.

Cédric Fauvet au pas de charge !

Cédric commence par sa très classique introduction à Neo4J. Introduction un peu écourtée d’ailleurs : c’était la soirée des problèmes techniques et il a fallu rattraper le temps perdu.

Le temps tout de même de donner quelques nouvelles de la communauté et de l’actualité. On s’attardera quelques instants sur la dernière référence Française : Meetic ! Bien entendu, comme pour Viadeo, le but est la recherche d’adéquation de profiles. Ce n’est d’ailleurs pas une première expérience pour Neo4J qui a équipé d’autres sites de rencontre avant de s’occuper du n°1 européen.

Autre nouvelle intéressante : la mise à disposition de cours en ligne ! J’ai hâte d’aller voir ça…

Structr

Axel Morgner est fondateur de Structr, il est venu spécialement de Frankfort pour évoquer son usage de Neo4J. Après avoir longtemps travaillé dans le domaine du CMS, il a décidé de changer d’horizon, de faire autre chose. Il a découvert Neo4J, et a décidé de construire avec … un CMS !

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Structr c’est une société mais aussi un logiciel open-source. La motivation ? Construire des sites web dynamiques avec du contenu. La première release de la bête est apparue en 2011.

La première itération : c’est une classique webapp standalone, dont la partie front utilise freemarker.

Les choses changent radicalement en seconde itération ! C’est d’abord un changement de scope : Structr devient un pur back-end, le front-end est abandonné ! Le produit assure un mapping bidirectionnel entre JSON et le graphe. Et le produit intègre une notion de schéma et de contraintes (avec même une gestion des suppressions en cascade), des choses qui vont bien plus loin que les évolutions apportées par Neo4J 2.0 !

L’interface utilisateur revient en 3ème itération, mais elle s’est faite HTML5 ! Elle permet l’édition sur place, la visualisation des liens entre pages, etc…

Démo time !

Axel nous fait bien sûr une petite visite guidée de la bête. On commence fièrement par un import de page que l’outil digère pour le transformer en graphe. On peut utiliser alors l’édition sur place pour importer ou saisir du contenue … ou faire référence à du contenu dans le graphe, via des requêtes Cypher, par exemple !

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La sécurité n’est pas en reste et elle se configure sur les noeuds. Elle est bien sûr transitive, suivant les liens “contains”. L’IHM est aussi synchronisée entre les clients, permettant l’édition de contenu collaboratif.
Mais tout cela, c’est du statique. Du “boring stuff” comme le dit Axel. Structr gère la dynamicité du contenu, en partie du fait qu’il ne gère pas de cache et se repose sur la performance de neo4J. L’une des clés est la référence qui peut être faite depuis les pages vers du contenu structuré lui-même dans le graphe.

Pour cela il faut créer un projet “data type”. C’est lui qui permet la structuration des données et les contraintes dont nous avons parlé plus haut. On y crée aussi des bindings qui peuvent être référencés par des noms symboliques.

L’une des question que je me posais pendant que la démo se déroulait concernait les contenu volumineux, de type “blob”. On sait que Neo4J n’est pas fait pour cela. Qu’a cela ne tienne, les data types peuvent référencer des fichiers ou même des répertoires ! Au-delà de cela, il y a aussi des concepts de “web components” et de “shared components area”, mais ne m’en demandez pas plus, car j’ai un peu perdu le fil à ce moment là !

Malgré quelques petits accrocs lors de la démo, il faut avouer que cette gestion de contenu est pour le moins étonnante et résolument différente de ce qui se fait !

Teasing

Cédric souhaitait innover en donnant une minute de parole au débotté à des participants du Meetup ayant un projet avec Neo4J.

Un étudiant de Supinfo Lille (désolé, je n’ai pas noté son nom) nous a donc parlé de son projet d’étude : un “Dropbox like” intégrant une dimension sociale de partage. L’utilisation de Neo4J permet ici de représenter les structures de fichiers, répertoires, partages et droits, tandis que les contenus eux-même peuvent être répartis sur différents serveurs de stockages, ces contenus étant simplement référencés dans le graphe.

Quand Sébastien Just est venu nous parler de Seij, j’ai cru que Structr venait de trouver son frère jumeau ! J’ai pu discuter un peu avec Sébastien et suis maintenant convaincu que ce n’est pas le cas. Certes les deux applications partagent nombre de concepts : le CMS basé sur des graphes Neo4J et la possibilité de constituer son contenu en assemblant les éléments issus des noeuds. Mais là où Structr s’appuie sur une structuration et un typage fort, Seij s’enorgueillis de son approche “free form”, un peu comme si l’on avait un Excel pour la gestion de contenu. Des concepts très proches mais un ciblage client très différents en font deux produits qui ne se comparent finalement pas. J’espère que Sébastien aura l’occasion de revenir nous le présenter et nous en parler !