Note de lecture : Alfresco Developer Guide, par Jeff Potts

Note : 5 ; Très complet, mais un poil indigeste.

Avec ses 500 pages, cet ouvrage ne cache pas ses ambitions de couvrir le sujet en profondeur. Il n’est découpé qu’en neuf chapitres, mais complétés d’annexes assez volumineuses couvrant les API sous forme de manuel de référence sur 70 pages.

Le chapitre 1 nous fait le tour du propriétaire sous l’angle de l’architecture. C’est ma fois fort réussie.

Au chapitre 2, on s’attaque au développement d’une extension d’Alfresco en utilisant Eclipse. Le but essentiel semble être de prendre de l’aisance sur l’environnement de travail. Toutefois j’ai trouvé la démarche un peu confuse.

Le chapitre 3 est particulièrement consistent, mais aussi très complet. Il aborde une facette différente d’Alfresco mais plus importante encore : la programmation de définition de contenus : création de nouveaux types, de propriétés, relations et facettes. Puis viennent les aspects qui viennent s’y greffer : programmation avec Java, les Web Services et PHP, customisation de l’IHM et des recherches, etc… Bref c’est particulièrement complet, mais le style rend tout cela hélas pas très facile à appréhender.

Le chapitre 4 fait suite assez logiquement, car il trait de tous les automatismes de traitement qui peuvent se greffer sur les contenus : actions, transformateurs, extracteurs, etc… Cela n’est en fait utile que si l’on a bien sûr l’intention de basculer de l’intelligence métier sur la gestion de contenu…

Le chapitre 5, moins utile de mon point de vue évoque la customisation de l’IHM d’Alfresco, donc utile seulement si l’on veut donner un accès à l’IHM du progiciel aux utilisateurs. J’avoue que je finis par être un peu noyé par ces fragments de code ou de XML que j’ai du mal à rattacher à quelque chose. C’était déjà un peu vrai dans les chapitres précédents, mais ça l’est plus encore ici.

Le chapitre 6 est particulièrement important, du moins à mes yeux : il évoque l’API Rest d’Alfresco. Hélas, le texte part du postulat de l’utilisation de cette API depuis des pages HTML, depuis du code JavaScript. De mon point de vue cela réduit nettement l’intérêt et la portée du chapitre.

Un large chapitre, le chapitre 7, est consacré aux « worflows avancés », donc ceux s’adossant à jBPM. Si les aspects en contact avec Alfresco présentent un peu d’intérêt (mais je cherche toujours comment lier un document à une instance de workflow, comme je le fais pour Documentum…), la description en profondeur de jBPM sort un peu du cadre de cet ouvrage à mon avis. D’ailleurs il y a des livres sur jBPM, même chez PACKT publishing !

Le chapitre 8 est assurément le plus volumineux de l’ouvrage, car ses 80 couvrent le Web Content Management. Le lien entre WCM et ECM (alors que c’est sans aucun doute l’un des intérêts d’Alfresco) ne m’apparaît pas clairement montré. Mais il faudrait que je mette mon nez de plus près dans ce chapitre pour m’en assurer.

Le dernier chapitre aborde la sécurité, aspect souvent complexe sur les systèmes d’ECM. Mais on fait bel et bien le tour de la question : authentification (essentiellement avec LDAP), SSO et permissions.

De manière générale, je dirais que l’ouvrage semble faire le tour de la question. Ou plus exactement, il aborde tous les sujets, même s’il nous laisse aller vers la documentation pour couvrir complètement en largeur tous les sujets. Si l’on avait voulu le faire, le livre aurait probablement fait 2000 pages ! Donc le parti pris était surement le bon. Il n’en reste pas moins que le traitement du sujet est assez aride, et comme je dis plus haut, un peu indigeste.

Enfin bon, le livre fait le boulot. Si vous développez avec Alfresco, ce sera sans aucun doute un plus de l’avoir près de vous.

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Référence complète : Alfresco Developer Guide, Customizing Alfresco with actions, web scripts, web forms, workflows and more – Jeff Potts – Packt Publishing 2008 – ISBN : 978 1 847193 11 7

Alfresco Developer Guide

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Note de lecture : Cloud Application Architectures, par George Reese

Note : 3 ; Ou plus exactement : Aborder Amazon EC2 pour l’ingénieur système

Aborder le Cloud quand on a pas grande idée de la chose est un exercice difficile. Le livre de George Reese a pour but de nous mettre le pied à l’étrier. En vérité, avec ses 160 pages, ce n’est pas un bien gros ouvrage. Aussi n’est-il pas surprenant de constater qu’il se focalise sur un cas particulier : le déploiement d’applications en IAAS sur Amazon EC2. Même les autres offres Amazon sont mises de côté (j pense bien sûr à S3). C’est en fait principalement les aspects système liés au déploiement sur EC2 qui sont développés ici.

Le premier chapitre se focalise sur les cas d’usage du cloud computing et les aspects économiques qui lui sont attaché.

Le second chapitre détaille l’offre Amazon, les concepts qu’il faut connaître lorsque l’on pénètre dans cet écosystème : EC2, S3 ; elastic IP, Région, EBS, etc… On y manipule déjà ces objets via les commandes permettant de créer et gérer ces différents objets. De quoi donner une dimension plus concrète au propos.

Le troisième chapitre « avant la transition » revisite le modèle économique afin de nous aider à faire un choix sur le modèle de déploiement. Les différents aspects à considérer (sauvegarde, sécurité, disponibilité, scalabilité, aspects légaux) sont abordés. J’ai bien aimé ce chapitre qui oblige à se poser de nombreuses questions préalablement à l’établissement d’une « architecture cloud ».

Le chapitre 4 est une partie assurément importante du livre car elle présente des cas d’architecture d’applications cloud. Hélas les 30 pages de ce chapitre sont plus une introduction qu’un traitement en profondeur.

Les chapitres 5 et 6 sont dédiés à la sécurité d’une part et au « disaster recovery planning » d’autre part. Ce sont deux éléments très importants d’une architecture cloud. Si la partie dédiée à la sécurité s’avère plutôt traitée en profondeur, donnant pas mal d’éléments de réflexion, le chapitre 6 donne plutôt quelques éléments sur le DRP, mais guère plus.

Qui dit « cloud » dit « scaling » et « élasticité ». Le chapitre 7 est dédié à cette question, mais là encore le point est traité assez légèrement.

Au-delà des 7 chapitres de ce livre, on notera 2 annexes dédiées à Rackspace et GoGrid. Ecrits par les CTO de ces deux entreprises, il s’agit hélas plutôt de brochures publicitaires pour ces deux offres.

En conclusion, ce livre apparaît pour moi plutôt comme une introduction au Cloud et plus particulièrement à IAAS avec EC2. Il a clairement le mérité d’amorcer les pistes de réflexions (au demeurant pas si évidentes) liées au déploiement de solutions Cloud. Il est loin d’être une référence exhaustive sur le sujet. Peut-être n’est-ce pas plus mal, car le sujet évolue vite, tout comme les différentes offres, et cela permet d’avoir un certain état de l’art en 160 pages ! L’inconvénient est l’obsolescence très rapide de ce livre.

L’offre Cloud avance et évolue à la vitesse de la lumière. Je crains qu’un texte accusant déjà 3 ans ne puisse être toujours être considéré comme pertinent.

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Référence complète : Cloud Application Architectures, Building applications and infrastructure in the cloud – George Reese – O’Reilly 2009 – ISBN : 978 0 596 15636 7

Cloud Application Architectures: Building Applications and Infrastructure in the Cloud

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Note de lecture : Pro Full-Text Search in SQL Server 2008, par Michael Coles avec Hilary Cotter

Note : 6 ; Fait le boulot pour être pleinement opération sur le full texte selon SQl Server.

Un livre spécifiquement dédié aux fonctionnalités « full text » de SQL Server ? Cela peut sembler excessif, et d’ailleurs Apress nous a habitué à une qualité assez variable de ces ouvrages. Qu’en est-il de celui-ci ?

Le texte n’est pas exagérément volumineux : 270 pages pour traiter le sujet, 255 hors annexes, divisé en 11 chapitres. D’ailleurs le texte n’est pas non plus particulièrement dense : de nombreuses copies d’écran et listings. On n’atteint pas l’exagération ni pour l’un ni pour l’autre, mais disons que l’on est à la limite, à mon avis.

Le premier chapitre est une introduction aux principes de la recherche plein texte, aux principes de tokenisation de proximité et à l’intégration dans SQL Server. Une introduction plutôt sympathique et pas tellement violente. Mais on apprend 2/3 trucs.

Le second chapitre a trait à l’administration : depuis le setup jusqu’au backup en passant par les différentes options d’installation et de paramétrage. Un peu trop de copies d’écran à mon avis, mais le chapitre a le mérite de ne pas être superficiel.

Au chapitre 3 on attaque réellement les requêtes. On y voit plusieurs façon d’interroger a base sur la recherche plein texte. Les différents mots-clés T-SQL et leurs usages y sont traités. Efficace.

Au chapitre 4, on attaque des choses beaucoup plus compliquées et qui ne serviront pas à tout le monde : la construction d’une application utilisant l’indexation full texte. Il faut s’attendre à construire de complexes procédures, une véritable grammaire avec des cas d’utilisation ! J’avoue que cela dépasse ce que j’escompte faire ! C’est un prélude au chapitre 5 qui lui adresse la recherche multi linguale.

Au contraire, le chapitre 6 me paraît particulièrement utile : il adresse l’indexation full texte des « LOB » qu’ils soient TEXT, BLOB, XML ou filestreams. Je regrette juste le mélange de code T-SQL et de code .NET …

Chapitres 7 et 8 sont en quelques sorte complémentaires. Le premier traite des « stoplistes » permettant de filtrer le bruit généré par certains mots, tandis que le chapitre 8 traite de la gestion des thésaurus. Les possibilités offertes sont simplement étonnantes.

A partir du chapitre 9, on attaque réellement les parties avancées. Ici il s’agit des DMV, du moins celles servant pour le full text. Le chapitre 10 traite des filtres. J’ai un peu décroché, je l’avoue. Il suffit simplement de savoir qu’ils permettent de travailler sur des formats de fichiers spécifiques. Ici encore, le mélange entre T-SQL et .NET m’a quelque peu dérangé.

Le livre termine avec la question des recherches avancées, plus spécifiquement les recherches phonétiques.

Clairement ce livre couvre la question des fonctions « full texte » de SQL Server de manière très convaincante et exhaustive, du moins il me semble. Même si le texte n’est pas enthousiasmant, il fait le boulot pour devenir opérationnel sur le sujet !

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Référence complète : Pro Full-Text Search in SQL Server 2008, Take advantage of the vastly new and improved full-text search feature in SQL Server 2008 – Michael Coles with Hilary Cotter – Apress 2009 – ISBN : 978-1-4302-1594-3

Pro Full-Text Search in SQL Server 2008

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Note de lecture : Spring in Action 3rd édition, par Craig Walls

Note : 6 ; A la fois plus et moins complet que l’édition précédente.

Spring devient de plus en plus important … de plus en plus gros, même s’il se modularise. Je me demandais bien à quelle sauce on allait être mangé cette fois-ci ! L’édition précédente faisait 700 pages, celle-ci en fait … 380 ! En fait, non seulement cette édition se recentre sur les aspects essentiels du frameworks (certains thèmes ne sont donc plus traités), mais les aspects qui le sont toujours ont été revus et en fait la table des matière a changé de manière non anecdotique. Mon conseil : si vous avez la seconde édition, conservez-là !

Dans la première partie, les déclarations XML sont traitées plus légèrement à la faveur des annotations plus largement décrites, ainsi que du langage d’expression. De même la déclaration d’aspects est traité sur plus d’espace.

Ce qui était dans la précédente édition la seconde partie se retrouve désormais sur deux parties (la 2 et la 3). La plus importante différence réside sans doute dans le « client side Spring » qui a complètement disparu.

La première partie « Core Spring » regroupe 4 chapitre et compte 110 pages. Elle reprend les aspects qui ont fait le succès des éditions précédentes : une bonne introduction à ce qu’est Sprint (en y intégrant dès le début les annotation et les aspects) et un chapitre très solide sur le wiring qui inclut les namespaces de Spring et le langage d’expression SpEL. A cela s’ajoute un chapitre tout nouveau sur la prise en charge de l’injection de dépendances par annotations qui complète celui consacré aux aspects. Tout cela est très didactique et très bien épaulé par des exemples assez courts pour être parlants et de bons schémas.

La seconde partie « Spring Application Essentials » est longue de 140 pages en 5 chapitres. C’est le liens aux couches applicatives qui sont traitées ici. D’abord l’accès aux bases de données. Ce chapitre s’enrichit d’une partie consacrée à JPA, mais hélas les autres frameworks (à l’exception d’Hibernate) sont abandonnés ! Regrettable, spécialement pour iBatis / MyBatis. Une lacune que l’on va retrouver dans le chapitre suivant consacré aux transactions qui fait même l’impasse sur les transactions XA ! Les chapitres dédiés à Spring MVC et Spring Webflow sont repris de l’édition précédente et actualisés. Mais ne cherchez pas l’intégration avec JSP, JSF ou Struts : cela a complètement disparu. Il en va de même pour l’intégration EJB (bon, pour EJB2, j’aurais tendance à comprendre…). Enfin le chapitre consacré à la sécurité est toujours là, ni mieux ni moins bien que dans l’édition précédente.

La dernière partie est consacrée à l’intégration. Les exporters qui sont là depuis la version 1.0 peuvent passer pour de vieux trucs, mais ils sont bien pratiques et ils figurent toujours au menu de cette édition sans en réduire la voilure. Ouf ! Ne pas évoquer le support REST eut été une grosse lacune aujourd’hui : un chapitre complet lui est consacré. On retrouve aussi le support JMS, qui traite aussi de l’intégration ActiveMQ et Lingo. Le chapitre consacré à JMX est très court mais fait le boulot. Et finalement, le dernier chapitre regroupe l’intégration des trucs qui ne vont pas ailleurs. : l’externalisation de la configuration (cela aurait eu plus de sens dans la première partie), le wiring via JNDI, EJB (tiens si, finalement on en parle…), l’envoi d’emails et la planification de tâches. Sur ce dernier aspect on ne parle que du Scheduling natif Spring, mais pas de l’intégration Quartz qui est pourtant plus puissant ! Là encore, ne jetez pas votre édition précédente.

C’est vrai, Spring devient de plus en plus volumineux, mais il devient aussi modulaire car tout le monde n’a pas besoin de tout tout le temps. La ligne éditoriale du livre suit ce principe et un ouvrage de près de 700 pages qui aurait été en route pour en faire 900 se trouve réduit à en faire 380. La qualité de la rédaction est toujours là et les adaptations à Spring 3.0 sont réelles sans que cela soit pour autant des changements en profondeur à bien des égards. Le livre a été profondément restructuré au passage, et cela me paraît plus logique et mieux fait ainsi. Il faudra donc aussi compter désormais avec d’autres volumes pour compléter celui-ci : Spring batch in Action, Spring Integration in Action, etc…

Bref, ne vus dépêchez pas de jeter la seconde édition…

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Référence complète : Spring in Action, 3rd édition – Craig Walls – Manning 2011 – ISBN : 978-1-935182-35-1

Spring in Action

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Note de lecture : The Computer Boys Take Over, par Nathan Ensmenger

Note : 7 ; Une leçon d’histoire sous forme de traité universitaire de qualité estampillée MIT

Ceci est un livre d’histoire. Sur l’histoire de l’informatique, depuis le début des années 50 (voir la fin des années 40) jusqu’au début de 70. L’auteur s’intéresse à l’émergence du métier de programmeur. Ce n’est pas non plus un texte facile à lire, c’est du sérieux. Du très sérieux ; ce n’est pas pour rien que le livre est édité chez MIT press. Les 9 chapitres du volume comptent une centaine de références bibliographiques … chacun !

Je parlais d’un texte pas forcément facile à lire : l’auteur a fait le choix d’une trame thématique plutôt que d’une trame historique. Ainsi, chaque chapitre traite d’un sujet particulier dont il retrace l’historique (remontant à des dates différentes selon les sujets). Certains chapitres font références aux mêmes évènements ou situations, laissant au lecteur le soin de faire les corrélations. Si il s’agit d’histoire récente, il ne faut pas oublier que manquer de précision, éluder certains faits ou en romancer d’autres est assez facile, sinon commun. Rien de tel ici, l’auteur est d’une précision diabolique dans son énumération des faits, des citations et de sa trame évènementielle. La prose ne cherche pas à faire oublier qu’il s’agit là d’un travail de recherche. Si cela contribue à la difficulté de lecture, c’est la très grande force de l’ouvrage. Il est temps de s’intéresser à son contenu.

Le premier chapitre est une introduction au reste de l’ouvrage : l’avènement du métier de programmeur qui émerge du monde de l’électronique mais peine à se faire une place en tant que discipline à part entière. Il évoque la fameuse « crise du logiciel » dont l’origine remonte à la conférence de l’OTAN de 1968.

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Note de lecture : The Definitive Guide to SQLite, par Michael Owens

Note : 4 ; Une ouvrage assez insipide sur le sujet.

SQLite est de très loin la base de données la plus répandue au monde. Open-Source et dédiée à être embarquée, elle se retrouve entre autre chose au sein de tous les smartphones ! Cet ouvrage qui lui est destiné à pour but de couvrir le sujet. Voyons cela.

Le texte est long de 360 pages auxquelles il faut ajouter 60 pages d’annexes. Les chapitres sont plutôt des gros morceaux car l’ouvrage n’en compte que 9 !

On commence en douceur par un premier chapitre de seulement 15 pages adressant la liste des fonctionnalités et de l’architecture de SQLite.

Le second chapitre est le réel commencement de l’ouvrage. Ses 30 pages traitent des distributions de l’outil et même de la reconstruction des binaires, ainsi que des commandes de bases de la ligne de commande. Ce n’est pas un chapitre inoubliable, d’autant qu’il est émaillé de copies d’écrans aussi nombreuses que gigantissimes.

A propos de meubler, le chapitre 3 n’est pas mal non plus : c’est un chapitre introductif au modèle relationnel, déconnecté du sujet SQLite sensu-stricto. Je dirais qu’il n’est ni bon ni mauvais, mais simplement inutile pour ceux qui connaissent déjà le modèle relationnel.

On reste toujours sur de la logique relationnelle au chapitre 4, mais au moins avec de la mise en pratique sur SQLite : création de bases, de contraintes, types de données, etc… C’est un chouia laborieux, surtout du fait que ce chapitre est exagérément long (il compte 100 pages).

Faire du SQL c’est bien, mais SQLite est surtout fait pour être attaqué par des APIs. C’est l’objet des chapitres suivant : le 6 qui ne compte que 30 pages et présente le fonctionnement général des API en C et en Python. Les chapitres 7 et 8 qui comptent chacun 50 pages se focalisent spécifiquement sur les APIs C : les « core API » sont couvertes au chapitre 7 (dont j’oserais dire que c’est le plus important du livre), tandis que le 8 couvre des APIs étendues dont on n’a pas forcément besoin tous les jours… Dans ces deux chapitres, les extraits de code font bien plus que les explications textuelles.

Je n’ai personnellement pas tellement besoin des « langage extension » couvertes au chapitre 8. Les 40 pages de cette partie sont surtout dédiées à des usages en Perl, Python et PHP.

On termine l’ouvrage par une vingtaine de pages consacrées au SQLite internal, sujet qui pourrait être intéressant s’il était bien traité, ce qui n’est pas le cas. On pourra toujours se consoler avec les 60 pages d’annexes qui paraissent bien faite mais dont je ne saurais dire aujourd’hui si elles sont utilisables efficacement.

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Voilà un livre qui, sans être mauvais ne va pas me laisser un souvenir inoubliable.

Référence complète : The Definitive Guide to SQLite – Michael Owens – Apress 2006 – ISBN : 978 1 59059 673 9

The Definitive Guide to SQLite

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Note de lecture : Les logiciels de gestion hautement intégrés, par Jean-Michel Tysebaert

Note : 1 ; Tromperie sur la marchandise.

En empruntant ce livre, je pensais apprendre des choses sur les progiciels intégrés, leur périmètre, leurs avantages et leur mise en place dans l’entreprise. Las, il y a clairement tromperie sur la marchandise! En fait, la seconde partie du titre parle bien d’ingénierie métier, et le livre est entièrement consacré à cela (avec parfois une paire de pages consacrés à l’aspect SI, histoire de justifier le titre).

Le lien avec les progiciels style SAP existe bien, et réside dans la philosophie de “l’ingénierie métier”. Le message transmis est en gros celui-ci: “la seule voie est la voie systémique, celle où les processus d’entreprise se conforment à des standards établis par des chercheurs, ceux qui ne font pas cela sont des cons”. Bref, une copie du message SAP, il faut adapter l’entreprise, pas le progiciel. L’auteur lâche d’ailleurs que c’est le progiciel qui suggère le besoin : on ne saurait être plus dans une logique de pseudo-spécification dictatoriale.

Bref, j’ai été déçu par la nature du contenu, le message et le style très académique, dont on voit nettement qu’il s’agit d’un support de cours. A propos de cours, un quart du livre est carrément dédié à la description des pratiques comptable, cela peut être intéressant dans certains contextes, mais est ici hors sujet. En résumé, le livre est à coté de la plaque pour aborder la problématique progiciel, et la pertinence du contenu “processus métier” est hautement discutable. En refermant la dernière page, outre un soulagement, j’ai eu l’impression d’avoir lu un ouvrage vieux d’un quart de siècle alors qu’il fut édité en 2001 ! Allez savoir pourquoi ? Fort heureusement l’édition et la distribution de ce livre sont quasi-confidentiels, faites quand même attention à l’éviter si vous tombez dessus…

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Référence complète : Les logiciels de gestion hautement intégrés : Préparation par l’ingénierie de métier – Jean-Michel Tysebaert – Technip 2001 – ISBN : 2-7108-0788-2

Les logiciels de gestion hautement intégrés


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Note de lecture : How to Change the World, par Jurgen Appelo

Note : 6 ; Court, mais passionnant et instructif

Plutôt qu’un livre, c’est un livret de l’aveu même de l’auteur. Long, ou plutôt court de 70 pages et un petit format. Il vous durera 1 journée de lecture bien assidue ou plus si, comme moi, vous le lisez à dose filée. L’auteur de Management 3.0 n’a pas perdu la main, c’est sûr : c’est bien écrit, pertinent et ça repose sur des références sérieuses !

S’agit-il vraiment de changer le monde ? Parce que là, ça ne paraît pas très sérieux ! En fait, il s’agit plutôt de changer une organisation ou une entreprise. Donc un petit monde. Mais si 500000 personnes font de même, là peut-être… Mais nous n’allons pas extrapoler aujourd’hui.

Pour Jurgen Appelo, impulser un changement c’est agir sur un système complexe (un des thèmes favoris de l’auteur) en travaillant sur 4 aspects. Le premier chapitre, long de 8 pages expose cette approche dans ses grandes lignes.

D’abord « danser avec le système ». C’est le sujet du second chapitre et couvre 11 pages. Pour cela, Jurgen a un modèle (ou plutôt il en emprunte un). D’ailleurs, l’auteur a un modèle pour tout ! C’est beau la technique… Ici, c’est le modèle PDCA, la fameuse roue de Deming,

Après (ou en même temps, ou avant) avoir travailler sur le système, il faut travailler sur les personnes, créer la volonté de changer. Dans le chapitre 3 qui est dédié à ce thème, Jurgen nous présente le modèle ADKAR (Awareness, Desire, Knowledge, Ability, Reinforcement) pour amener les personnes de la prise de conscience à l’action. 12 pages sont consacrées à cela.

Une organisation, ce ne sont pas seulement des personnes, ce sont des interactions entre ces personnes. Le chapitre 4 vaillamment intitulé « stimulate the network » s’appuie sur la courbe d’adoption des technologies (la fameuse courbe de Moore avec son fossé) pour aborder les différentes populations. C’est ce qu’aborde la substance de ce chapitre : innovateurs, early adopters, early majority, late majority et laggard. A chaque population, son approche ! 11 pages suffisent au propos.

On finit ce tour des aspects par l’environnement. Sur ce volet, l’auteur emploie le modèle des « 5 I ». Il y en avait 4 à l’origine, mais il en a rajouté un : Information, Identity, Incentives, Infrastructure et Institution. Le vilain petit canard est « Infrastructure ».

Le chapitre de conclusion remet tout cela en perspective.

C’est vraiment un petit opuscule, qui nous donne un peu l’impression de manger un bonbon acidulé : le goût est bon, mais il ne dure pas longtemps. Pourtant la substance est là, et je pense qu’elle va me servir de boussole quand je devrais aborder des questions d’agilification d’entreprise ! Un dernier point que j’ai bien aimé et m’aidera certainement : la check-list figurant en fin de chacun des 4 chapitres principaux.

Jurgen Appelo avait fait une présentation sur le thème de ce livre (pardon, livret)lors du printemps agile à Caen. Vous trouverez ici mon résumé sur cette présentation, ainsi que le support visuel de l’auteur.

Voilà un petit qui vaut chaque minute que j’ai passé à le lire !

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Référence complète : How to Change the World, change management 3.0 – Jurgen Appelo – Jojo Venture BV 2012 – ISBN : 9789081905114

Il existe aussi un traduction française, faite par Yannick Grenzinger disponible en eBook chez Lulu.

How to Change the World: Change Management 3.0

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Note de lecture : Impact Mapping, par Gojko Adzic

Note : 8 ; Simple, puissant et très facile à lire !

A peine un livre, cette nouvelle prose est plutôt un livret de 70 pages. Et encore ! Nombre d’entre elles sont couvertes entièrement ou partiellement de figures pour non-voyants. Alors, comment prendre au sérieux un texte qui, entre nos mains, ressemble d’avantage à une plaquette publicitaire qu’à une prose solide, sérieuse et dense ?

La réponse est simple : il suffit de lire le livre ! Tout d’abord la technique elle-même est non seulement intéressante, elle est en train de devenir un grand classique de la définition des produits. Elle me rappelle en partie la pyramide de Leffingwell, mais projetée dans une réelle pratique agile, et m’évoque également le “start with a why” de Simon Sinek. L’autre aspect est la prose très épurée. On sent que l’auteur, loin d’avoir essayé de noircir du papier, à cherché à épurer sa prose. Au final, on obtient un texte très simple et court. Justement, le contenu, parlons-en !

Il est compose de 3 chapitres. Je les appelleraient “chapitres” même s’ils ne sont pas présents ainsi.

Le premier chapitre “what is an impact map” nous montre ce qu’est une “impact map” et l’illustre avec deux exemples. L’explication est très claire, mais le but de ce chapitre n’est pas d’indiquer comment on procède pour construire cet outil.

Le second chapitre “the role of impact map” fait le lien entre cette pratique et d’autres du monde agile : les user stories, le MVP du Lean Startup, le design thinking (une référence aussi importante que celle des users stories !). Ce chapitre donne de nombreuses références complémentaires, plusieurs à chaque page, en fait !

Enfin le troisième chapitre “creating an impact map” nous propose un processus complet de construction de la map en plusieurs étapes, dispensant de nombreux conseils pratiques au long du chemin. Ce chapitre se termine par différentes catégories d’anti-patterns, qui auraient mérité leur propre chapitre.

Vu la taille de l’ouvrage, celui-ci se lit très, très vite … et c’est tant mieux ! Notre temps est précieux et l’on appréciera l’auteur qui sait être concis et cependant nous livrer de la matière. La dernière page tournée, on pense quand même que l’auteur aurait pu donner un peu plus de corps à son propos. Par exemple, deux études de cas nous faisant vivre la construction de la map auraient donné un aspect plus concret à cette pratique. Je me dis aussi que les chapitres 2 et 3 auraient pu être intervertis avec profit (sauf les anti-patterns). Mais au final, je suis très satisfait par cette lecture.

Il s’agit là d’un investissement de temps extrêmement minime, n’en faites pas l’économie !

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Référence complète : Impact Mapping : Making a big impact with software products and projects – Gojko Adzic – Provoking Thoughts Ltd. 2012 – ISBN : 978-0-9556836-4-0

Impact Mapping: Making a Big Impact with Software Products and Projects

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Note de lecture : Scrum and XP from the Trenches, par Henrik Kniberg

Note : 9 ; Du vécu, rien que du vécu ! Book of the Year 2009 !

Le titre à lui seul résume la direction du livre : « comment nous pratiquons Scrum ». Pas de descriptif de Scrum ici (l’auteur renvoie pour cela à d’autres références), ni de longue dissertation sur la théorie. Sur chaque pratique l’auteur décrit de la manière la plus concise possible la façon dont il pratique cela dans son équipe et le bénéfice qui en est retiré. La concision et la valeur du texte sont tout simplement impressionnantes ! Que n’ai-je lu ce livre avant ! D’ailleurs, avec un petit format, une quantité honorable d’illustrations et seulement 130 pages, il se lit très rapidement. Une seule journée m’a suffit.

Le livre compte quand même 15 chapitres, donc forcément très courts, ce qui est un plus. On couvre ici toutes les pratiques : Le product backlog, le sprint planning, la communication, le sprint backlog, l’organisation de l’espace, le sily scrum, démos et rétrospectives. Les pratiques XP combinées à Scrum ne sont pas oubliées : Scrum et XP et TDD ont droit à leur chapitres ! L’auteur s’offre même le luxe d’aborder les sujets « avancés » : les contrats au forfait, les équipes géographiquement dispersées et laa pratique de Scrum sur plusieurs équipes.

Le livre existe en version reliée, mais aussi en PDF librement téléchargeable qui offre l’avantage d’avoir les illustrations en couleur ! Si vous pratiquez Scrum ou vous y interessez, il n’y a vraiment aucune raison de ne pas lire cet ouvrage !

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Référence complète : Scrum and XP from the Trenches, how we do Scrum – Henrik Kniberg – InfoQ 2007 – ISBN : 978 1 4303 2264 1

Scrum and XP from the Trenches

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