C’est une maladie naturelle à l’homme de croire qu’il possède la vérité.
En finir avec … (le lightning talk)
Voici le support de mon lightning talk “en finir avec …” tel que je l’ai présenté l’Agile Tour Nantes 2012. C’est une présentation courte, de moins de 15 minutes.
Teaser de la présentation
L’agilité est en pleine expansion. Nombreux sont les projets, nombreuses sont les sociétés qui l’adopte ! Nous devons nous féliciter de cet engouement, et pourtant …
Pourtant cette adoption croissante n’est qu’apparence dans certains cas. Dans plus en plus de cas, même. Si Scrum est aujourd’hui l’approche qui fédère le plus, les quelques idées centrales de la méthode sont de plus en plus souvent dévoyées. Il en va de même d’autres pratiques agiles.
Ah ! Vous faites du Scrum, je vois que vous avez un P.O. et un Scrum Master. Vous n’avez plus de cahier des charges mais des User Stories, donc tout va bien.
Cocher la liste des pratiques agiles en repeignant plus ou moins les vieilles pratiques ne convient pas, il faut en finir avec cela !
Dans cette courte session, je vous propose de faire la peau à 3 pratiques : la Roadmap, le Product Owner et les User Stories. Mais vais-je vraiment les assasiner ? Pour le savoir il vous faudra assister à ce lightning talk !
Quelques rappels sur “en finir avec”
Note de lecture : Liferay Portal Administrator’s Guide 2nd édition, par Richard Sevoz Jr
Note : 3 ; Quand on a vraiment besoin, on n’a pas forcément le loisir d’être difficile sur la forme…
La première chose que l’on découvre quand on prend ce livre en main, c’est qu’on n’a pas envie de lire ! Le format n’est pas pratique (trop grand pour un format poche, mais trop petit pour une lecture confortable), le papier est de qualité très médiocre, la mise en page est lamentable, la qualité des illustrations inexistante et même la typographie n’est pas en reste avec ce charmant carnage.
La bête fait 255 pages hors annexes (celles-ci sont anecdotiques) sur seulement 6 chapitres. Des chapitres assez longs en moyenne, donc.
En parcourant le chapitre 2 « initial setup », on s’aperçois toutefois de certaines choses : d’abord il est vrai que les copies d’écran sont franchement trop nombreuses, même si certaines sont utiles (elles ont souvent des indications comme des parties cerclées, au lieu d’être brutes comme c’est trop souvent le cas). Cela explique la longueur inhabituelle de 89 pages pour ce chapitre. Mais les informations sont claires et précises et des recettes d’installation numérotées permettent de venir à bout de difficultés dont on sait qu’elles prennent du temps sinon. A propos de l’installation, la liste des serveurs d’application pour lesquels est fourni une explication est tout simplement impressionnante.
Le chapitre 3 « configuration » est quand même plus court, avec ses 44 pages. Mais il a un petit goût de tutorial un peu cheap dans sa première partie. Le genre où l’on apprend rien. La partie dédiée à la configuration LDAP rattrape un peu le coup.
La configuration avancée, vous savez celle où l’on parle des « ext » est traitée au chapitre 4. C’est le plus long du livre et de loin, avec ses 90 pages ! Les très complexes fichiers de propriétés sont passés en revue, mais souvent avec des explications franchement sibyllines. La recherche et l’exploitation des informations de ce chapitre sont l’affaire de gens motivés et acharnés … et qui en ont vraiment le besoin. Abandonnez l’idée d’en faire une lecture linéaire. Seule la section dédiée à l’installation des plugins nous offre un oasis d’une relative fraicheur.
Le chapitre 5 « enterprise configuration » nous expose en un peu moins de 30 pages les possibilités de déploiement de Liferay en mode « solid rock » : clustering, cache distribué, déploiement à chaud, etc… sont les sujets qui y sont traités. Le chapitre a le mérite de développer un peu ses explications.
Le dernier chapitre « maintaining a Liferay Portal » parle backup, logging, procédures d’upgrades sur une dizaine de pages.
Voilà un texte auquel on ne s’attaque pas pour le plaisir. Si certains chapitres présentent des procédures d’exploitation claires, l’ensemble de la prose est très sèche et peut surtout être utilisée comme référence. Mais même là, ce n’est pas du grand confort.
Un tel ouvrage se doit de rester à jour par rapport aux nouvelles versions de Liferay. Une troisième édition de cet ouvrage y répond.
Référence complète : Liferay Portal Administrator’s Guide 2nd édition – Richard Sevoz Jr – Liferay Press 2008
Ne joignez pas les brûleurs de livres. Ne pensez pas que vous allez cacher des défauts en cachant l’évidence qu’ils n’ont jamais existé. N’ayez pas peur pour entrer dans votre bibliothèque pour lire chaque livre …
Dwight Eisenhower

Note de lecture : Storage Virtualization, par Tom Clark
Note : 6 ; Vue aérienne de la virtualisation du stockage
Tom Clarke est un des gourous du SAN, il a déjà plusieurs livres sur le sujet à son actif. Celui-ci est le plus récent, ce qui tombe bien car le sujet évolue à toute vitesse ! Ce livre a une vocation introductive sur le sujet, ce qui tombe bien en ce qui me concerne. La taille tout à fait raisonnable de l’ouvrage (175 pages hors annexes) appuie encore ce point. J’ai d’autant apprécié que le texte soit découpé en 14 chapitres, chacun taillant de 10 à 15 pages. Chaque chapitre aborde un thème particulier de ce sujet, je n’aurais pas imaginé qu’il y en autant ! Malgré cela il reste conseillé de lire ces chapitres dans l’ordre, car ils suivent une progression logique.
Les 3 premiers chapitres posent les bases : fichiers, enregistrements, données et structures RAID. En fait, bien que l’auteur pose clairement les différents concepts, il y a peu de nouveautés.
Cela change avec les chapitres 4 à 8 qui détaillent les principes de la virtualisation : au niveau des serveurs source, au niveau des baies de disque ou au niveau du réseau. Ce milieu de livre constitue véritablement la clé de l’ouvrage et présente les concepts importants. La virtualisation au niveau du réseau étant pour moi la véritable découverte.
La fin du livre présente les différentes facettes « externes » de la virtualisation : périphériques, services ou archivage. Ils complètent utilement la description du paysage.
Un aspect important du livre est la taille et la qualité des annexes. Au sein de celles-ci on notera l’annexe C qui collecte les observations d’intervenants impliqués dans ce domaine.
J’ai apprécié ce livre, suffisamment haut niveau pour un nouveau venu comme moi. Je reste malgré tout un peu frustré par le manque de concret de ce livre introductif. Il est bien difficile d’imaginer une architecture sur la base de l’information distillée ici. Il faudra pour cela se rabattre sur le best seller de Tom Clarke, mais celui-ci date quand même de 7 ans…
Référence complète : Storage Virtualization, technologies for simplifying data storage and management – Tom Clark – Addison Wesley 2005 – ISBN : 0-321-26251-4 ; EAN : 9 780321 262516
« Rupture Douce » est sur les rayonnages !
J’avais évoqué l’arrivée de “Rupture Douce” en août sur Leanpub. C’est finalement sur Lulu que l’ouvrage est rendu disponible : deux éditions papier et une édition eBook (PDF). Des versions ePub et mobi (cette dernière pour le Kindle) sont à venir.
J’ai eu le plaisir de faire la relecture finale de quelques une des histoires comprises dans ce volume. Les éléments se sont un peu ligués contre moi pour que je puisse offrir une aide plus importante.
Une partie des royalties du livre sera versée à “La Courte Echelle Collège”, un projet qui vise à sensibiliser les filles de 3ème aux carrières techniques (dont l’informatique) avant qu’elles aient fait leurs choix d’orientation en les mettant au contact de marraines qui seront des “role model”, femmes ayant réussi dans des métiers traditionnellement plutôt masculins.
Pour ma part, ce sera une version papier, car je compte bien me faire dédicacer l’ouvrage par le “chief editor” et peut-être même par certains contributeurs…
Les conceptions les plus hardies, les spéculations les plus légitimes, ne prennent un corps et une âme que le jour où elles sont consacrées par l’observation et l’expérience.
Louis Pasteur

Note de lecture : Continuous Integration, par Paul M. Duvall
Note : 3 ; Trop creux !
J’attends incontestablement de la « signature series » d’Addison Wesley qu’elle ne comprenne que des ouvrages de référence. Ce n’est pas le cas ici. Certes, le livre effectue un bon travail pour introduire et convaincre les nouveaux venus des vertus de l’intégration continue, en édictant les principes de base (que j’estime pour ma part connus) et en hésitant pas à les répéter (ce qui est parfois nécessaire).
Cet aspect introductif est en fait l’objet de la première partie, longue de 100 pages. Bien qu’à mon avis la cible de ce type d’ouvrage ne soit pas d’introduire le sujet, mais une expertise sur la mise en pratique, je n’ai rien contre une petite introduction. Mais 20 pages auraient suffi, surtout si l’on considère la teneur. En fait, on y trouve un peu trop de propos de haut niveau, qui me rappellent certains des moins bons volumes de « l’Object Technology series » du même éditeur. Bref, j’arrive à la fin de cette partie, non seulement sans avoir rien appris, mais avec l’impression que j’en sais plus que les auteurs.
La seconde partie est dédiée au traitement en profondeur de l’intégration continue. Le découpage en chapitres est plutôt pertinent : intégration continue des bases de données, tests, inspection, déploiement et feedback. Hélas le traitement des différentes parties manque carrément de profondeur. Les auteurs abordent bien le « ce qu’il faut faire » mais assez peu le « comment faire », hormis quelques exemples de scriptes Ant. À noter, en passant, que la quasi-totalité de l’ouvrage est basée sur le postulat de l’utilisation de Ant et Cruise Control (et de leur équivalent .NET), je suis donc frustré (avec bien d’autres, certainement), moi qui utilise Maven et Hudson (ce dernier outil n’est même pas évoqué dans la liste des outils en annexe, peut-être parce qu’il aspire trop d’utilisateurs de Cruise Control ?).
Bref, on est non seulement déçu par l’absence de recettes concrètes, mais aussi par l’étroitesse des typologies de projets abordés. Je suis déçu également par le discours : n’y a-t-il donc qu’une seule façon d’appréhender l’intégration continue ? Les auteurs posent pourtant de nombreuses questions pertinentes qui sont autant d’obstacles à la mise en œuvre de l’IC, mais leur seule façon d’y répondre est l’objection. L’expérience nous montre pourtant que l’IC est quelque chose de facile à casser, jamais ce point n’est abordé. Les vraies questions sur la complexité de mise en œuvre de l’IC ne sont jamais évoquées : Commit en deux temps pour les IC cassant trop souvent, cadre technologiques ancien ou hétérogène, équipes nombreuse, build long ou tests volumineux.
Les auteurs se réfèrent souvent à deux textes : le livre de Brad Appleton sur les patterns de gestion de configuration et l’article de Martin Fowler sur l’IC. J’aurais aimé que ce texte ait la profondeur et la pertinence du « Patterns on Configuration Management ». Pour ce qui est de se référer à l’article de Martin Fowler, j’attends simplement mieux d’un livre de 220 pages que de se comparer à un article qui en compte une dizaine.
Donc, grosse déception. Passez votre chemin.
Référence complète : Continuous Integration, Improving software quality and reducing risk – Paul M. Duvall, with Steve Matyas & Andrew Glover – Addison Wesley / Signature series 2007 – ISBN : 0-321-336338-0 ; EAN : 978 0 321 33638 5
Scrum Night III : l’appel à orateurs
La Scrum Night III se déroulera chez Google, les inscriptions ont rencontré un grand succès !
Mais qu’est-ce qu’une Scrum Night sans ses ateliers ? Il y a déjà des propositions, il est encore temps d’en faire !
Rejoingnez-nous sur Ideascale pour proposer vos ateliers, jeux, etc…
Bref, suivez le lien !
C’est proprement ne valoir rien que de n’être utile à personne.




