Note de lecture : Gamestorming, par Dave Gray, Sunny Brown & James Macanufo

Note : 7 ; Plus qu’un livre de recettes de jeux sérieux

Existe-t-il un livre de référence des jeux sérieux, une sorte de livre de recette des principaux qui soient connus ? La réponse est oui, et c’est l’ouvrage dont vous lisez maintenant la note de lecture.

Bien que l’ouvrage ne soit pas explicitement divisé en deux parties, celui-ci compte 8 chapitres pour 260 pages, les 3 premiers peuvent être considérés comme une introduction au « game design », soit les 50 premières pages du livre. Bien que cela ne soit pas ce que l’on vient y chercher en premier, cette partie est particulièrement bien faite et jalouse en termes d’intérêt le reste du texte.

De cette première partie, le premier chapitre nous explique la structure et les éléments essentiels de la conception d’un jeu : les différentes phases, la notion de « fuzzy goal ». L’ouverture est la phase « divergente » du jeu, il va produire nombre de possibilités qui seront ensuite utilisés et approfondis dans la phase d’exploration. La phase de clôture est convergente, elle permet d’aboutir à un résultat unique, consolidé et exploitable.

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Note de lecture : Host leadership Field Guide, par Mark McKergow & Pierluigi Pugliese

Note 4 ;Des expériences et dissertations autour du host leadership à picorer, mais qui ne vont pas nous rassasier.

En fait de guide, cet ouvrage n’est pas vraiment ce que l’on imagine. Il s’agit d’un ouvrage collectif nait des « host leadership gatherings ». Il serait plus juste de parler d’illustration de cette approche par la pratique ou de retours d’expérience, quoique cette appellation ne rende pas justice au contenu. Il vient compléter par l’exemple le livre « Host » de Mark McKergow et Ellen Bailey. Il est d’ailleurs systématiquement cité en référence sur tous les chapitres.

Ce livre est une lecture moins légère qu’il n’y parait de prime abord. Certes il ne fait que 255 pages et il est tranché fin en 30 chapitres, mais le manque de continuité et les styles différents des auteurs ne facilitent pas vraiment la lecture. Au-delà de l’introduction sur laquelle je passe rapidement, le texte est structuré en 5 parties. La première « host leadership in action » nous occupe sur 70 pages et 9 chapitres ce qui en fait la partie la plus importante. Elle s’ouvre sur le récit d’une ONG et mixte au host leadership la théorie U et le Diversity icebreaker. Cela n’est guère développé dans le texte ce qui est finalement assez frustrant.

C’est sur l’invitation que va se concentrer le troisième chapitre « anyone for dinner ? », mais plus sur son impact que sur la manière dont elle a été formulée, ce qui ne retient guère non plus mon attention. La transposition du host leadership au développement rural, sujet du court chapitre 4 éveille plus d’intérêt dans la mesure où il décline les différents rôles, mais ô combien rapidement… Le parallèle du host leadership avec la culture des tribu Massaï est le chapitre le plus marquant de cette première partie. D’autant que l’auteur décline la métaphore non pas directement sur les rôles, mais sur les valeurs qu’elle véhicule. A ne pas rater.

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Note de lecture : A Radical Enterprise, par Matt K. Parker

Note : 6 ; Une tentative de framework d’entreprises auto-gérées, qui synthétise quand même beaucoup d’idées intéressantes

La première question qui se pose à propos de cet ouvrage est : radical en quoi ? L’auteur y répond assez vite, il s’agit d’entreprises radicales en collaboration et en auto-organisation ! En fait, le sujet nous connecte assez rapidement avec l’entreprise libérée d’Isaac Getz et surtout le Reinventing Organization de Laloux dont il reprend une bonne partie des exemples. Mais alors que ces derniers ouvrages empruntent l’angle entrepreneurial, ce sont les codes de fonctionnement qui sont le centre d’intérêt ici.

Le livre n’est guère impressionnant, avec son format réduit et ses 140 pages. Il se lit toutefois un peu moins vite qu’on le suspecterait. Il est structuré en 7 chapitres qui gravitent autour de ce que l’auteur appel « les 4 impératifs de la collaboration radicale », dont deux au moins ont des noms assez mystérieux :

  • Impératif n°1 : Team autonomy
  • Impératif n°2 : Managerial Devolution
  • Impératif n°3 : Deficiency gratification
  • Impératif n°4 : Candid vulnerability
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Note de lecture : The Art of Business Value, par Mark Schwartz

Note 3 ; Assez court, mais finalement trop long pour conclure que « la valeur métier est ce que le métier décide de valoriser ».

Voici un livre qui n’hésite pas à aborder un sujet épineux : celui de la valeur métier. J’étais curieux de voir comment l’auteur allait aborder cette question qu’esquivent la plupart des auteurs, pour ne pas dire tous, ou la réduise à la mesure du ROI, ce qui n’est clairement pas satisfaisant.

L’opuscule, car on peut l’appeler ainsi, ne paie pas de mine avec son format réduit et ses 127 pages qui sont structurées en 7 chapitres. Le premier s’intitule « le problème », il pèse une quinzaine de pages et va en quelque sorte servir d’apéritif au reste de l’ouvrage. C’est bien de la difficulté à définir ce qu’est la valeur dont il est question ici. On n’est guère avancé, si ce n’est en mettant en avant la finalité (outcome) par rapport à ce qui est construit (output).

Le second chapitre va sans doute nous aider à progresser car il y est question du sens. On commence par y parler gros sous avec, au-delà du ROI la NPV (net present value). Heureusement, le propos s’étend au-delà de ces considérations pécuniaires avec la question de la valeur pour les ONGs. Au final on reste un peu sur notre faim, mais l’auteur nous promet de meilleures réponses dans les 2 chapitres suivants !

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Note de lecture : Kanban in Action, par Marcus Hammarberg & Joakim Sunden

Note : 6 ; Fait bien le boulot et même un peu plus, avec un style engageant !

Kanban, c’est somme toute assez simple. Un livre de 300 pages sur le sujet ne me semblait pas indispensable. Comme nous le verrons, ce texte fait un peu plus que simplement couvrir Kanban, et finalement il ne semble pas souffrir de longueurs, un trait auquel nous ont d’ailleurs habitué nos amis Scandinaves. Ceux-là sont Suédois. Ce volume est structuré en 3 parties fort inégales, pour un total de 13 chapitres. La première partie « Learning Kanban » ne compte qu’un seul chapitre, mais il fait 45 pages. C’est en fait un mini-livre à lui tout seul. Non seulement il présente les personnages récurrents du livre ainsi que les auteurs avec leurs avatars, mais il parcourt l’essentiel des éléments de Kanban sous forme narrative. Une excellente introduction très agréable à lire.

La seconde partie « Understanding Kanban » compte 120 pages sur 6 chapitres et va rentrer plus en profondeur sur les éléments du Kanban. Cela débute par un chapitre 2 développant les principes de l’approche. Ici, on parle de 5 principes, ce sont ceux qui vont être développés au chapitre suivant. Celui-ci est agréable, mais pas réellement indispensable. Place justement au premier principe au chapitre 3. Il s’agit de visualiser le travail. Le chapitre introduit bien et progressivement les concepts inhérents au Kanban pour identifier les informations à rendre visible et comment les rendre visible. Dans cette continuité, le chapitre 4 aborde les « work items », c’est-à-dire les cartes Kanban. Le chapitre rentre très en profondeur sur l’anatomie des cartes : quelles informations, où et comment les figurer (oui on parle ici de cartes physiques). On va même jusqu’à nous expliquer comment décoller des post-it pour qu’ils tiennent au mur (une information moins inutile qu’il n’y parait). Bref, c’est aussi complet qu’on puisse l’espérer !

Au chapitre 5, il est question du work in process, pas de la limite de WIP qui sera le sujet du chapitre 6. Disons qu’il s’agit d’une courte introduction à ce chapitre qui se focalise sur le concept, la nécessité de limiter le travail en cours pour améliorer le délai de réalisation. C’est agréable à lire, mais ce chapitre n’est pas réellement autoporteur. C’est au chapitre 6 que les choses sérieuses sont abordées. Il s’agit de la limite de WIP. Là encore le thème est parfaitement abordé, depuis les considérations d’établissement de cette limite, la manière de l’aborder par colonne et les différentes stratégies possibles au niveau de l’équipe. C’est très pragmatique et parfaitement utilisable pour toute équipe débutant avec Kanban. Cette seconde partie se conclut avec un chapitre consacré à la gestion du flux. C’est un chapitre relativement long qui aurait pu être coupé en deux. Le premier thème concerne le flux lui-même : comment l’améliorer, éliminer le gâchis et traiter les bloqueurs et les goulots d’étranglement. Le second thème a trait aux stand-up, y compris les stand-up multi-équipe. Les sujets sont encore une fois bien abordés.

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Note de lecture : Logging in Action, par Phil Wilkins

Note : 6 ; Comprendre le “log shipping” avec fluentd !

Avec 300 pages, l’ouvrage est légèrement au-dessus de la moyenne, il compte 11 chapitres répartis en 4 parties, ce qui est un découpage également raisonnable. La première partie « From zero to hello world » ne cache pas son caractère introductif et nous propose 2 chapitres sur une soixantaine de pages. S’il est déjà bien focalisé sur Fluentd, le premier chapitre d’une trentaine de pages couvre bien les problématiques du « log shipping » en corrélation sur ce qu’est un élément de log. Il ne manque pas non plus d’évoquer son concurrent de toujours, Logstash. C’est une bonne introduction, fort prometteuse. Le second chapitre nous fait découvrir à haute altitude les éléments structurants de Fluentd. Cela permet de mieux le conceptualiser en tant que « ESB pour les logs ». Mais le gros du chapitre est consacré au déploiement et aux nombreuses options possibles. C’est certes intéressant, mais je trouve le propos assez déséquilibré dans ce chapitre.

La seconde partie « Fluentd in depth » explicite bien le titre sa finalité. Il couvre une centaine de pages avec 4 chapitres. Le chapitre 3 nous permet de rentrer dans l’action en mettant en œuvre pour capturer les évènements de log à la source, mais en l’occurrence uniquement sous forme de fichiers. C’est dommage, car Fluentd permet aussi de capturer d’autres sources, mais ce sera en partie traité plus tard. Le second volet traite du parsing permettant d’imposer une structure au log dès leur capture. Au final une bonne couverture du sujet, même si elle est limitée aux fichiers. C’est fort logiquement à l’ouput qu’est consacré le chapitre 4. On y découvre des possibilités que l’on ne soupçonnait pas : buffering (pour grouper les évènements à des fins d’optimisation), compression, etc. Contrairement au chapitre 3, l’auteur nous met en perspectives la mise en œuvre sur plusieurs destinations, de quoi nous donner envie !

Les choses se compliquent au chapitre 5 où il est question de routage. C’est le côté ESB de Fluentd. Il faut un peu s’accrocher pour bien saisir les notions de copie d’évènements et surtout de réécriture des tags, car l’outils utilise essentiellement ceux-ci pour le routage, ce qui fait un peu bricolage de mon point de vue. On termine en beauté avec la notion de pipeline qui donne toute sa dimension à Fluentd, mais il faut s’accrocher un peu. Cette seconde partie se referme sur un chapitre 6 consacré au filtrage et à l’enrichissement des évènements. Là encore, on découvre la puissance insoupçonnée du log shipping. Si les filtres nous permettent de déclencher des actions spécifiques sur certains logs, l’enrichissement nous ouvre les portes sur l’ajout d’informations de contexte ou la « rédaction » de logs qui permet d’éliminer de ceux-ci les données à caractère personnel ! Bref, là encore de belles perspectives.

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Note de lecture : The Agile Leader, par Zuzana Sochova

Note : 3 ; Beaucoup d’éléments d’intention, mais pas grand-chose pour aider ni même faire comprendre ce qu’est un leader agile…

C’est le second livre en langue anglaise de cette auteure en langue anglaise qui nous a gratifié d’un premier volume sur le Scrum Mastering. Le parcours professionnel de Zuzana Sochova mérite le respect, non seulement sur ses accomplissements au sein de la Scrum Alliance que dans ses expériences. L’avant-goût est prometteur. Comme nous le verrons hélas, tout cela a bien du mal à se concrétiser dans le texte !

L’opuscule ne nous fera pas souffrir trop longtemps : malgré ses 310 pages, son format plus réduit qu’à l’accoutumée et ses nombreuses illustrations (en fait des scribings, souvent très bons, de la main de l’auteure) lui rendent l’équivalent d’à peu près 200 pages d’un format plus habituel. Le découpage en 12 chapitres semble plus pertinent sachant cela. Le tout est structuré en 2 parties inégales. La première « unleash your leadership potential » compte 200 pages pour 8 chapitres. Dans le chapitre introductif, l’auteur fait état de sa propre expérience pour pousser le besoin d’un changement : une organisation sans management !

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Note de lecture : L’entreprise altruiste, par Isaac Getz & Laurent Marbacher

Note : 9 ; L’après « entreprises libérées, construit sur une analyse riche et un fil d’histoires inspirantes !

Depuis l’entreprise libérée, Isaac Getz a produit quelques écrits s’inscrivant dans la lignée de ce texte marquant. Beaucoup (dont moi) se demandaient si cette démarche allait le conduire à une nouvelle étape majeure. C’est bien le cas, ce nouvel opus nous conduit vers un type d’entreprise dont le sous-titre stipule « s’enrichir en donnant tout » de manière un peu racoleuse, mais qui va tout de même nous interpeler.

La célèbre collection « clé des champs » à couverture jaune est un format de poche. Celui-ci compte 374 pages, ce qui en fait un ouvrage de taille moyenne. Le texte est découpé en 9 chapitres, mais je devrais plutôt dire « jalonné », car ceux-ci marquent une progression du propos et ne sont donc pas indépendants. Ce choix nous donne un narratif qui évolue sans heurts du début à la fin, ce qui est franchement plaisant.

Le premier chapitre nous fait découvrir la notion d’entreprise altruiste : des entreprises dont l’objectif qui servent l’autre (la communauté, les clients, les fournisseurs) de manière inconditionnelle sans rechercher la valeur économique. Celle-ci est obtenue par effet de bord selon le principe « d’obliquité » qui reviendra tout au long du livre. A ce stade, le principe parait idéaliste ou farfelu, Les chapitres suivant auront pour objet de donner corps à ce principe en les illustrant des entreprises étudiées.

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Note de lecture : Les employés d’abord les clients ensuite, par Vineet Nayar

Note : 8 ; L’épopée d’un dirigeant et de son entreprise pour retourner la pyramide managériale. Passionnant !

Cet ouvrage fait partie des classiques incontournables de « l’entreprise libérée ». On ne s’attendrait certainement pas à ce que cela vienne d’un chef d’entreprise indien ! Mais il apparait rapidement que le texte a bel et bien sa place parmi ces classiques.

La traduction française de cette édition augmentée compte 230 pages répartis en 6 chapitres. Elle est de plus illustrée par Etienne Appert qui n’en est pas à son coup d’essai. Toutes les illustrations ne sont pas heureuses mais le ratio de réussies est fort bon. Sans parler de processus, il y a une démarche que l’auteur à construit ou discerné au fur et à mesure de sa progression. C’est l’objet des 4 premiers chapitres. Le premier « miroir, mon beau miroir » compte une trentaine de pages. La démarche rappelle Joh, Kotter : provoquer le sentiment d’urgence. L’auteur provoque cela en conduisant l’ensemble des employés de HCL à regarder la situation sans concession aucune et à décider de là où ils veulent aller. Plus qu’une étape, Vineet Nayar nous comte cela sous l’angle personnel : sa démarche ses doutes et le tour du monde qu’il a entrepris pour rencontrer l’ensemble de son groupe ! L’objectif devient rapidement clair : se mettre au service de l chaine de valeur. Or ce sont les employés de première ligne qui servent la valeur au client, donc l’entreprise doit se mettre entièrement à leur service !

La seconde étape est la création de la confiance au travers de la transparence. L’auteur touche un point délicat, ce qu’il appelle le « quotient de confiance », et il s’appuie sur les 4 dimensions de la confiance de Maister (The trusted advisor) pour la mesurer : crédibilité, fiabilité, intimité et motivations personnelles. Et comme le titre du chapitre l’indique, pour l’auteur, la transparence marche main dans la main avec la confiance, d’abord pour permettre l’alignement sur les valeurs de l’entreprise et pour s’assurer de la sincérité de l’engagement des parties prenantes. C’est pour cela que Vineet Nayar a commencé par lui-même, puis l’exemplarité aidant, par son premier cercle de directeurs, puis… La création de cette relation de confiance l’a conduit vers une nouvelle étape : donner la priorité aux employés, les véritables créateurs de valeur, devant les clients !

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Note de lecture : Use Case Modeling, par Kurt Bittner & Ian Spence

Note 6 ; Cas d’utilisation & Unified Process !

Cela n’apparaît pas dans le titre, mais voici le livre officiel sur l’utilisation des cas d’utilisation dans le RUP. Cela explique, comme nous le verrons, une orientation de l’ouvrage clairement orientée vers le processus, plutôt que vers la modélisation. Le cadre est donc franchement prescriptif, mais aussi avec quelques avantages à ce positionnement : l’articulation avec d’autres éléments du processus.

Le texte en lui-même couvre 300 pages sur 12 chapitres. Quand on considère le thème, on peut considérer que c’est un ouvrage franchement volumineux. Mais les chapitres restent de taille raisonnable. Le tout est structuré en deux parties. La première couvre 145 pages pour 5 chapitres. Son objectif est de nous mettre le pied à l’étrier avec les cas d’utilisation. Le premier chapitre est la très classique introduction, destinée à nous permettre d’appréhender la place des cas d’utilisation au sein de la gestion des exigences. Le style est plutôt guindé, mais néanmoins efficace pour à la fois donner un peu de contexte Unified Process et évoquer les finalités des cas d’utilisation sans les trahir.

Le second chapitre s’attaque aux éléments fondamentaux des cas d’utilisation. En réalité il couvre bien tous les éléments nécessaires pour les mettre en œuvre à l’exception des éléments les plus exotiques. L’approche consiste en une déconstruction systématique des éléments méthodologiques : éléments du modèle, acteurs, flux d’évènements, mais aussi artéfacts support. Le tout hélas sans exemple et sans aborder le fond de ce que sont les cas d’utilisation au long de ces 30 pages. Bref, tout y est, sauf l’essence même des cas d’utilisation. Le chapitre 3 parle d’établir la vision, mais en fait le titre est un peu trompeur : il traite de manière plus générale de l’approche « feature » telle qu’elle est proposée par Dean Leffingwell dans « Managing the Requirements process ». Une approche une fois encore très orientée processus à tel point que les presque 40 pages du chapitre s’articulent en étapes ! Cette approche vient, en théorie, intersecter l’approche Cas d’Utilisation qui a une orientation plus comportementale. Dans la pratique, les deux approches ne se rencontrent guère ici. L’un des points forts de ce chapitre est l’étude minutieuse des parties prenantes et de leurs représentants.

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