Note de lecture : Service Oriented Java Business Integration, par Binildas C. A.

Note : 7 ; Du concret sur l’ESB, mais un texte qui accuse aussi son âge…

Pas facile de s’y retrouver au sein du concept technico-marketing qu’est l’ESB ! Ce dont on a surtout besoin, c’est du concret. Et c’est exactement ce que l’auteur nous propose ici. Malgré son titre généraliste, le livre se focalise presqu’exclusivement sur la mise en œuvre de l’ESB open-source d’Apache, ServiceMix et de la norme JBI qu’il dessert.

En fait, les 2 premiers chapitres sont consacrés à la vue générale des problématiques d’intégration. Le premier chapitre présente les banalités habituelles sur l’ESB (mais plutôt bien présentées) et le second se focalise sur l’aspect plus technique en introduisant JBI et les « integration patterns ». Ce n’est qu’au chapitre 3 (on est déjà page 57) que ServiceMix, ou plutôt la vue globale de son architecture, est introduit.

A partir du chapitre 4, on passe en revue les différents types de binding, selon une complexité croissante. Tout d’abord un binding simple, dit conventionnel (chapitre 4), puis un binding « contract last » avec XFire (chapitre 5). Un binding plus complexe à trois niveaux est abordé au chapitre 8, mettant en œuvre des EJB, tandis que le binding de POJO est enfin abordé au chapitre 9. Puis c’est le tour de l’approche « gateway » ou « contract first » avec Axis (chapitre 10).

Les chapitres 6 et 7 font figure d’interludes. Il était difficile d’aller bien loin sans aborder les concepts de packaging et de déploiement des services ServiceMix, c’est chose faite au chapitre 6. De même, il est parfois utile de compléter la panoplie de bindings proposés par l’ESB, c’est l’objet du chapitre 7.

La problématique du transport est aussi un domaine où l’ESB permet une certaine souplesse. Le chapitre 11 montre comment accéder un Web Service au travers de JMS. Au chapitre 12, on voit comment effectuer le binding entre Java et XML (le langage natif de l’ESB) en utilisant en autre XStream. Enfin le chapitre 13 aborde le point plus complexe mais aussi plus exotique des proxys JBI.

Les derniers chapitres peuvent être vus comme des aspects avancés, donc pas forcément indispensables de prime abord. Le chapitre 14 aborde la problématique de versioning des Web Services, utile dans le cadre d’un SI « évolutif ». Le très long chapitre 15 traduit en services ServiceMix de nombreux integration patterns. L’agrégation de services est abordée au chapitre 16. Il s’agit d’un sujet plutôt avancé et c’est tant mieux car le propos n’est pas des plus clairs. On finit en ordre dispersé par un chapitre fourre-tout, avec les transactions, la sécurité le clustering et la vie des bêtes au chapitre 17. J’espère qu’il y a mieux ailleurs car ce n’est pas la joie.

Comme on le voit, c’est un tour d’horizon plutôt complet qui nous est proposé sur 400 pages. Il s’adresse clairement aux architectes. On y aborde les concepts et le code. Si le code Java est clair, il est fort dommage (et c’est mon reproche principal) que les configurations ServiceMix pourtant complexes soient aussi peu décortiquées. Leur compréhension reste ardue.

Ce type d’ouvrage est hélas sujet à l’obsolescence. Ne nous voilons pas la face, c’est bien le cas ici. ServiceMix (pour ne parler que de lui) a déjà changé de version majeure depuis un moment. Il n’a plus nécessairement la pertinence qu’il avait au moment de sa sortie…

service-oriented-java-bi

Référence complète : Service Oriented Java Business Integration – Binildas C. A. – Packt Publishing 2008 – EAN : 978 1 847194 40 4

Service-Oriented Java Business Integration

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1847194400?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : PostgreSQL, A comprehensive guide par Korry Douglas & Susan Douglas

Note : 7 ; PostgreSQL de haut en bas!

750 pages sur 21 chapitres, voici un livre que l’on ne peut accuser d’être léger ! Les deux premiers chapitres servent surtout à introduire le SQL à la mode PostgreSQL avec ses spécificités. Le tout est plutôt pédagogique et couvre 130 pages. Pour terminer cette première partie, les chapitres 3 et 4 nous emmènent plus loin sur la structure des bases de données, des clusters et des transactions, ainsi que sur les modèles physiques sous-jacent de PostgreSQL pour comprendre comment en optimiser les performances. Du bon boulot !

Avec la seconde partie, fini de rire! On attaque les API en C pour écrire des fonctions permettant d’étendre PostrgreSQL au chapitre 6. Le retour au SQL (PL/pgSQL pour être exact) est bizarre au chapitre 7, surtout que c’est pour retourner à l’API C au chapitre 8 ! Le propos n’est pas très ais à suivre, il se poursuit au chapitre 9, tandis que le chapitre 10 nous en livre la variante C++. Il ne s’agit ni plus ni moins que de la reprise de ce qui est déjà vu au chapitre 8. Et désolé pour ceux qui espéraient du grand C++ ! Le chapitre 11 nous montre une autre variante de l’interfaçage PostgreSQL en C, via le préprocesseur ecpg qui permet d’écrire directement du SQL dans le code source. Je vous le dit: c’est déroutant! Moins déroutant est le chapitre 12 qui traite de cet interfaçage via le désormais classique ODBC. D’ODBC à JDBC il n’y a qu’un pas, ou un chapitre en l’occurrence, car c’est le chapitre 13 qui traite de l’interfaçage Java. Et l’on a donc la joie de voir la même approche se dérouler pour la 6ème fois ! De Java, on passé à Perl au chapitre 14, toujours avec la même structure de chapitre et le mêle exemple (pour la 7ème fois, donc). Au chapitre 15, c’est au tour de PHP, puis de Tcl/Tk au chapitre 16 (je croyais celui-ci mort et enterré). Enfin Python ferme la marche au chapitre 17.

Après la phase “comique de répétition” des interfaçages, la 3ème partie traite de l’administration. Il est assez curieux que l’on doive attendre le chapitre 19 pour voir traité l’installation du serveur ! Ce chapitre traite par ailleurs des très classiques gestion des utilisateurs, créations de bases avec sauvegarde et restauration de celles-ci. On y traite par ailleurs plutôt efficacement de tout ce qui a trait au paramètres d’exécution du serveur. Enfin le chapitre 20 traite de la localisation (pas seulement la langue, mais aussi les unités de mesure, de monnaie, etc…) tandis que les aspect sécurité ferment la marche au chapitre 21.

Dans ce livre, les aspects interfaçage avec différents langage tienne la plus grande part du livre. Aussi celui-ci vous sera surtout utile si vous utilisez la base de données de manière programmatique, surtout en C. Mais j’ai aussi trouvé plutôt bien traité les aspects lies à l’usage interactif, à la configuration et à la maintenance de PostgreSQL.

postgresql-comprehensive-guide

Référence complète : PostgreSQL, A comprehensive guide to building, programming and administering PostgreSQL databases – Korry Douglas & Susan Douglas – Developer’s Library 2003 – ISBN: 978-0-7357-1257-7

PostgreSQL


https://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0735712573?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Scrum, a Breathtakingly Brief and Agile Introduction, par Hillary Louise Johnson & Chris Sims

Note : 7 ; Une très bonne introduction à Scrum pour l’impatient : brève, claire et bien écrite.

Plutôt qu’un livre, il s’agit d’un livret. Sous sa forme papier il pèse moins de 50 pages (et encore, des pas bien longues). Ce texte se situe à mi-chemin entre le « Scrum en 5 minutes » et le fameux « Scrum and XP from the Trenches » d’Henrik Kniberg. Il se situe plus près du premier titre et ne saurait se comparer au best-seller de notre Suédois préféré.

S’il ne prends pas 5 minutes, il ne nécessite pas tellement plus d’une heure. Le texte se lit d’autant plus vite que le style est vraiment concis et alerte : un vrai plaisir pour le lecteur.

Après une courte introduction (vraiment courte : une page pour expliquer « pourquoi Scrum »), le texte se présente en 3 parties :

La première présente les 3 rôles. C’est clair et le partage des responsabilités et l’état d’esprit attendus sont sans équivoques. Chacun des 3 aspects est plié en une paire de pages, ou peu s’en faut !

La seconde partie traité des « artefacts » : le product backlog, le sprint backlog, le burdown / burnup chart, le tableau des tâches et la définition de terminé. Encore une fois la clarté prime, mais les auteurs ne font pas de raccourcis pour expliquer par exemple l’aspect adaptatif du détail du backlog ou encore comment se présente une User Story.

La troisième partie nous fait voyager au sein d’un Sprint. Si les auteurs parlent de sprint d’une ou deux semaines, ils font le choix de nous présenter un sprint d’une semaine. Les cérémonies sont présentées de manière précise et concise : qu’est-ce qu’on y fait et dans quel ordre.

Petite particularité de l’ouvrage, il parle du « story time », temps dédié à la préparation du Sprint suivant. De l’aveu des auteurs, cela ne fait pas encore partie de Scrum et c’est la première fois que je vois cela évoqué, même si je l’ai moi-même pratiqué.

En appendice, on trouve les valeurs et pratiques agile, donc le fameux manifeste, mais curieusement pas la liste des pratiques et valeurs de Scrum !

Ce texte est un condensé d’un autre ouvrage des mêmes auteur : « The Elements of Scrum » qui en constitue en quelque sorte la version longue. La version électronique coûte moins d’un euro et je recommande sans réserve ce texte pour initier rapidement un équipier à Scrum. Plus encore que le Scrum en 5 minutes !

Scrum a breathtakingly brief and agile introduction

Référence complète : Scrum, a Breathtakingly Brief and Agile Introduction – Hillary Louise Johnson & Chris Sims – Dymaxicon 2012 – ASIN : B007P5N8D4 (Kindle edt.)

Scrum: a Breathtakingly Brief and Agile Introduction


https://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/193796504X?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png

Note de lecture : SQL Server 2008 Integration Services, par Erik Veerman, Jessica M. Moss, Brian Knight & Jay Hackney

Note : 7 ; Un ouvrage vraiment fait pour bien utiliser SSIS et pas seulement l’expliquer

Pas facile de trouver un ouvrage sur SSIS en expliquant le fond, le bon usage et ne se limitant pas à la description de l’outil ! Ce livre est celui-ci. Il s’adresse au praticien déjà expérimenté de l’ETL de Microsoft et propose une série de patterns de mise en œuvre afin de bien architecturer un projet SSIS ! Franchement c’est tout simplement la seule source d’information (livres et Web inclus) que j’ai peu identifier faisant cela !

Le biais du livre, désavantageux du point de vue de ma propre utilisation, est qu’il est orienté solution BI. Ainsi les 12 chapitres de ce livre de 420 pages s’orientent-ils dans ce sens selon les étapes logiques de réalisation d’un projet SSAS. Mon intérêt direct d’arrêtant donc vers les chapitres 6 ou 7. Mais je ne doute pas que le développeur BI trouvera beaucoup d’intérêt au reste du livre.

Je dois bien aussi avouer que même si seule la première moitié du livre m’a intéressé (la seule que j’ai lu, en fait), j’ai considéré mon achat amorti sur cette seule partie !

Le premier chapitre évoque les architectures de déploiement possibles avec SSIS. Pour chacune d’entre elle, on évalue ainsi les bénéfices et les aspects négatifs. Tout ce qu’il faut pour arrêter un choix en connaissance de cause.

Au chapitre 2, on traite la mise en place d’un « Framework » dans lequel vont s’inscrire les intégrations. Cela recouvre les problématiques de configuration d’auditabilité, de logging et de gestion d’erreur. Là encore des domaines où sont plus détaillées les caractéristiques de SSIS que la façon intelligente de les mettre en œuvre. Comme ici. Oserai-je dire qu’à ce point, j’avais déjà de quoi être satisfait de mon achat ?

Le chapitre 3 est assez court, il traite des options de déploiement des packages SSIS. Il y en a plusieurs, mais jamais avant cela on ne m’avais expliqué les traits des différentes options. C’est chose faite, je comprend mieux et saurais désormais décider en connaissance de cause !

A partir du chapitre 4, on rentre dans l’usage des tâches de SSIS. Et pour commencer le traitements des fichiers. Les auteurs présentent ici leur approche encore une fois, pas seulement l’utilisation de l’outil. Même si j’ai moins appris que sur les chapitres précédents, il y a clairement du savoir faire à réutiliser…

Le chapitre 4 propose des « bests practices » pour les problématiques d’extraction et de stagging des données. Même s’il est d’usage général, ce chapitre s’inscrit plus dans une optique de projet BI.

Il en va de même pour les chapitre 6 (où j’ai arrêté ma lecture) qui s’attache aux problématiques de nettoyage des données.

Je reprendrais certainement cette lecture un jour, en fait les problématiques BI m’intéressent également. Quoi qu’il en soit, j recommande sans réserve ce livre pour le praticien déjà aguerri de SSIS : le savoir-faire qu’il propose n’existe pas ailleurs !

sql-server2008-IS-wrox

Référence complète : SQL Server 2008 Integration Services : problem, design, solution – Erik Veerman, Jessica M. Moss, Brian Knight  Jay Hackney – Wrox 2010 – ISBN : 978 0 470 52576 0

Microsoft SQL Server 2008 Integration Services: Problem, Design, Solution

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0470525762?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Software Project Management, par Walker Royce

Note : 6 ; La gestion de projets selon Unified Process.

Un ouvrage un peu dense et un peu difficile à lire, mais dont le contenu est indéniable, notamment sur les métriques de suivi de projet. Walker Royce porte un fardeau assez difficile : son père, Winston, est en effet l’auteur d’un article décrivant le cycle en cascade qui est à l’origine du « cycle en V »… à son corps défendant !

Les 4 parties constituées de 17 chapitres de la partie principale du livre couvrent un peu plus de 250 pages. Il faut y ajouter les très conséquentes 5 annexes de la 5ème partie qui totalisent à elles seules 150 pages !

La première partie « software management renaissance » comprend 4 chapitres et un peu moins de 70 pages. Bien entendu, le premier chapitre traite du modèle en cascade présenté dans l’article de 1970 de papa Royce. Plutôt que de critiquer son géniteur, Walker fustige, à juste titre je dois dire la manière dont le modèle a été mal compris. Le second chapitre, s’il est court avec sa dizaine de page, n’est pas une ballade de santé. Il présente l’évolution de l’économie du logiciel en terme de ROI, coût par SLOC, etc. En comparaison le 3ème chapitre qui présente logiquement l’amélioration de cette économie est nettement plus accrocheur. L’auteur y évoque l’influence de différents paramètres tels que le langage de programmation, l’utilisation de la conception orientée objet ou la pratique du peer review. Cette première partie se conclut par la comparaison des « anciens principes » contre les nouveaux (ceux de l’auteur). J’ai trouvé l’énoncé des 30 principes de Davis bien plus intéressante (même si certains sont clairement erronés), en regard des 10 principes de Royce.

La seconde partie « a software management process framework » rentre dans le dur de UP. 65 pages sur 5 chapitres y sont consacrés. Le chapitre 5 se focalise sur le concept de phase (vous savez, celui que l’on a abandonné avec agile…). Bien entendu ce sont les 4 phases d’UP qui y sont évoquées. C’est sans surprise que l’on aborde le chapitre 6 qui s’avère consacré à la question des artéfacts projet, les 25 pages de se chapitres évoque l’existence de nombre d’entre eux en les ventilant sur 5 pratiques d’ingénierie. Un chapitre que j’ai du mal à trouver passionnant, bien qu’il soit central dans les méthodes prescriptives et finalement bien abordé ici, y compris la discussion sur l’usage et l’apport d’artefacts formels. Les deux chapitres suivants sont étrangement courts. D’abord le chapitre 7 sur les modèles n’évoque que l’existence de 5 modèles (qui rappellent les 4 + 1 vues de Philippe Kruchten), mais sans aller plus avant parce que hors du sujet de l’ouvrage probablement. Ensuite le 8 chapitre 8 nous parle du workflow de l’itération, décrivant celle-ci comme un mini waterfall. Beurk ! Le dernier chapitre de cette seconde partie est plus ésotérique en évoquant les jalons majeurs et mineurs.

La troisième partie « software management disciplines » couvre 85 pages sur 5 chapitres. Il commence avec le chapitre 10 qui aborde la planification itératif et son outil phare : le WBS (Work Breakdown Structure). Encore un truc que l’on ne fait plus en agile. Toutefois si vous voulez rentrer dans le sujet, vous avez là une référence de première main. Non seulement il donne une méthode de découpage, mais évoque les répartitions budgétaires relatives et leur évolution en fonction des phases du projet ! Le chapitre 11 lui traite de l’organisation de projet, au sens « administratif ». C’est donc à des organigrammes qu’il nous faut faire face, avec des listes de responsabilités et tout et tout… Le chapitre 12 focalise sur l’automatisation du processus et notamment du change control. Bref, pas mal d’outillage « projet ». Fort logiquement, au chapitre 13, ce sont les indicateurs de management qui sont à l’honneur et principalement le fameux Erned Value Tracking (EVT). Le chapitre 14 aborde la customisation du processus (car UP se customise). Walker Royce aborde cela en classant les types de projet en 2 dimensions : la complexité technique sur un axe et la complexité de management sur l’autre. Chaque axe nécessite une emphase particulière sur certaines disciplines et certains artefacts. Il n’y a plus qu’à combiner les deux, hein ?

La dernière partie du corps du livre « looking forward » ne compte que 3 chapitres et se contente donc d’une trentaine de pages. Elle débute par le chapitre 15 qui évoque les projets dits « modernes ». C’est finalement là que l’on retrouve des choses qui se rapprochent le plus des projets agiles : des exigences qui évoluent, de l’intégration continue, mais le tout encore et toujours dans les fourches caudines d’XP aux forceps. Au chapitre 16, on tente de tourner notre regard vers un nouveau modèle économique des projets. Il s’agit en partie d’une remise en cause partielle des postulats de Boehm dans le cadre des développements actuels. La partie textuelle de cet ouvrage se conclu par un chapitre 17 assez courts évoquant les problèmes de transition vers ces processus…

La 5ème partie du livre est consacrée aux annexes. Comme je l’ai dit, elle est franchement volumineuse. L’annexe A évoque l’état des pratiques en s’appuyant sur des rapports. Hélas tout ce ceci n’est plus d’actualité, mais cette partie est au moins courte ! L’annexe B rentre dans le modèle COCOMO 2 de Boehm, et on s’en tire pour une vingtaine de pages. Une dizaine de pages sont consacrées à des métriques de changement qui à mon avis ne servent à rien. L’annexe D est un cas d’étude et franchement il faut être motivé pour s’en taper les 60 pages. Enfin, même si l’annexe D compte 30 pages, il est plus facile de s’y intéresser : challenger UP face à CMM peut s’avérer instructif.

Le livre est dense, très dense. Il traite de processus semi-prescriptif est déballant beaucoup de matériel, beaucoup de concepts et un niveau de technicité, en processus, en métriques et un petit peu dans tout, il faut bien le dire, qui est très élevé. Le vrai risque est d’être un peu noyé à force d’en vouloir pour notre argent. L’erreur de l’auteur est d’essayer d’augmenter le niveau de technicité, de finesse dans la maitrise et la gestion de projet, là où la clé serait plutôt la simplification.

software-proj-mgt-unified-framework

Référence complète : Software Project Management: A Unified Framework – Walker Royce – Addison Wesley 1998 – ISBN: 0-201-30958-0

Software Project Management: A Unified Framework

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0201309580?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : BPEL pour les services Web 2ème édition, par Matjaz B. Juric, Benny Mathew & Poornachandra Sarang

Note : 4 ; Hélas assez ennuyeux.

BPEL est, en quelque sorte, le modèle d’exposition du SOA. Ni les produits ni les ouvrages ne se bousculent pour autant au portillon, toutefois. J’étais donc assez content d’avoir mis la main sur un de ces livres, celui-ci étant traduit en français, en prime ! J’avoue ne pas en avoir eu pour mon argent (il faut aussi dire que le livre est particulièrement cher).

Le livre se découpe en deux grandes parties : la première est consacrée à la description de BPEL, avec une assez longue introduction sur les Web Services, la seconde est dédiée au survol de deux outils : Oracle BPEL Server et Microsoft Biztalk, ce dernier n’étant traité que de façon superficielle.

La première partie (celle sur BPEL), débute par 2 chapitres introductifs. Le premier introduit les concepts généraux de SOA, des ESB et de l’orchestration de services en général. Sans être un chef d’œuvre, il donne un bon panorama de la question. Le second introduit les normes liées au Web-Services et la pente est plutôt raide, j’ai fini par décrocher.

De cette première partie, ce sont en fait les chapitres 3 et 4 qui traitent réellement de la grammaire BPEL. Ils sont à mon sens les plus importants de l’ouvrage et me laissent un sentiment mitigé. Certes, le boulot est fait et la grammaire présentée, mais on sent l’auteur souvent plus pressé de présenter des fragments de XML que d’exposer l’explication correspondante. J’avoue que le propos est souvent difficile à suivre, à défaut d’être passionnant (ce qu’il n’est pas), et j’ai régulièrement perdu pied. Au final, le livre m’a quand même bien aidé à voir la « big picture ».

L’une des plus-values de ce livre est probablement de montrer comment tout cela se met en œuvre avec un serveur BPEL. Deux d’entre eux sont présentés, mais c’est surtout Oracle BPEL server qui illustrera le propos. Les chapitres 5 et 6 (soit 125 pages) sont consacrés à cela.

Le chapitre 5 est particulièrement intéressant car il expose non seulement l’architecture d’Oracle BPEL server mais explique également comment les fichiers sources sont organisés, comment s’effectue le déploiement, ainsi que l’utilisation des outils de développement (a.k.a. BPEL Designer). Le chapitre 6 consacré aux aspects avancés du produit est également intéressant, surtout grâce à la présentation de l’intégration de WSIF au sein de l’outil.

La partie dédiée à Biztalk server qui termine l’ouvrage (chapitre 7) est un ajout dont on aurait bien pu se passer : la présentation est inintéressante et présente essentiellement un défilé de copies d’écrans sans réellement exposer la philosophie et l’architecture du produit. On en ressort aussi ignorant qu’on y est entré.

Si vous cherchez un ouvrage traitant sérieusement de BPEL, soyez lucide, il y a peu de choix. Celui-ci n’est peut-être pas obligatoire, mais vous allez tomber (ou retomber) dessus assez vite. Mais le livre ne fait pas briller les yeux. Les middleware de workflow ne sont pas forcément non plus des sujets « trendy » d’où le déficit d’ouvrages…

bpel-services-web

Référence complète : BPEL pour les services Web 2ème édition, Orchestration de services web avec BPEL : guide pour architectes et développeurs – Matjaz B. Juric, Benny Mathew & Poornachandra Sarang – Packt publishing 2006 – EAN : 978 1 847192 16 5

Bpel Pour Les Services Web: Deuxime Edition

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1847192165?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : The Power of Scrum, par Jeff Sutherland, Rini Van Solingen & Eelco Rustenberg

Note : 3 ; Scrum Romancé pour les bizounours.

Dès les premières pages, cet ouvrage m’a rappelé le « Scrum en Action » de Guillaume Bodet. Pour une excellente raison : ce dernier ouvrage est une adaptation très proche de celui-ci. La plupart des choses que j’ai pu en dire s’appliquent donc de manière égale ici.

Il s’agit d’un roman, ou plutôt d’une courte nouvelle retraçant la transition à Scrum d’une équipe sur un projet au bord du désastre, à deux doigts de couler la boite. C’est la déprime, le CTO va voir le client qui lui fixe un ultimatum. Et puis au bar, il rencontre un coach Scrum : c’est la révélation. Il l’invite à faire passer son équipe de développement en Scrum. Oh, bien sûr il y a un peu de résistance par ci par là (sinon, c’est vraiment pas crédible), mais tout le monde finit par s’y mettre et devenir enthousiaste. Alléluia, dès le premier Sprint les problèmes disparaissent : dette, tests, hop ! C’est résolu ! Dès le second, le client est enchanté par la délivery incrémentale (car contrairement à la plupart des clients, il ne demande pas une livraison unique en fin de projet). Bref, ils ne se marient pas à la fin de l’histoire, mais oui le CTO résous ses problème de couples et fait des gamins.

L’histoire est peu crédible, même si les différents morceaux pris indépendamment le sont. C’est le strike qui ne l’est pas. La lecture est agréable, aucun doute, c’est bien écrit. De plus les auteurs savent passer quelques messages forts de manière très opportune. Et le tout se complète sans problème dans la journée.

Je suis réellement perplexe vis-à-vis d’une présentation aussi édulcorée de Scrum. Jerry, le coach dit à un moment « le changement, c’est difficile », mais le texte laisse penser que c’est facile. L’un des développeurs joue le « senior résistant » mais se laisse convaincre en 5 minutes et devient même Scrum Master à la fin du livre ! Voilà bien peu de rapport avec la vie réelle. L’un des bons points est de présenter de manière progressive les différents aspects de la mise en œuvre de la méthode, dans le contexte de manière bien développée et introduite par Jerry. Mark le CTO joue le rôle du perplexe positif, tandis que Rick est le gros looser chef de projet qui perd son boulot mais devient P.O. dans la joie et la bonne humeur car on est chez les bizounours.

Je ne saurais conseiller cette lecture au nouveau venu qui ne connaît pas l’agilité car je trouve la présentation trop fallacieuse. C’est pourtant la cible visée. Si vous êtes un agiliste confirmé sachant prendre du recul par rapport à une lecture, celle-ci peut vous faire passer un bon moment !

The Power of Scrum

Référence complète : The Power of Scrum – Jeff Sutherland, Rini Van Solingen & Eelco Rustenberg – CreateSpace 2011 – ISBN : 1463578067 (Kindle edition)

The Power of Scrum

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1463578067?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : SQL Server Statistics, par Holger Schmeling

Note : 5 ; Bref, mais pointu et complet !

Pour bien fonctionner, l’exécution des requêtes s’appuie sur des plans d’exécution qui sont eux-mêmes optimisés par l’optimiseur du serveur : quel table doit-on requêter en premier, doit-on filtrer avant ou après, utiliser un index ou scanner la table, etc… Et l’optimiseur ne fait pas cela dans le vide, il utilise les statistiques des tables.

Ce court livret qui compte moins de 50 pages ne traite que des statistiques : quelles son-elles, comment sont-elles mises à jour et quand et comment sont-elles exploitées par le moteur de requête. Ce texte est tellement court, que l’auteur parle à plusieurs moment « d’article » dans le texte. Mais bon, il a un ISBN, donc… 

Comprendre, c’est bien, savoir agir, c’est mieux ! L’auteur nous initie aux possibilités d’action sur les statistiques : les procédures stockées, les tables de statistiques et histogrammes elles-mêmes ainsi que les activations / désactivations totales et partielles de celles-ci, sans compter les statistiques filtrées.

Le livre compte deux parties, la seconde (un peu plus courte) est une série de problèmes / solutions qui reprennent et parfois approfondissent les points vus dans la première.

Le livre est court et de bonne tenue. J’ai juste deux petits regrets :

  • J’aurais aimé une ou deux (pourquoi pas 3 ?) études de cas avec des plans d’exécution, la mise en reliefs des statistiques correspondantes, les actions et la mise en lumière des différences de résultats.
  • L’auteur évoque à quelques reprises des outils plus pointus et même des DMV non documentées. On aurait pu y plonger.

Connaître le fonctionnement des statistiques n’est pas un « game changer » la plupart du temps. L’auteur le dit d’ailleurs : par défaut ce que fait SQL Server marche très bien dans la grande majorité des cas. Mais le ratio temps de lecture / amélioration des compétences est vraiment excellent. Pourquoi s’en priver ?

sqlserver-statistics

Référence complète : SQL Server Statistics – Holger Schmeling – Simple Talk Publishing 2010 – ISBN : 

SQL Server Statistics

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/18461962?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Business Model, nouvelle génération par Alexander Osterwalder & Yves Pigneur

Note : 9 ; Une approche disruptive du marketing tourné vers l’innovation. Un contenu de qualité qui devrait faire partie du bagage de base. Book of the Year 2013 !

Voici un ouvrage qui ne ressemble à aucun autre. Contrairement à mon habitude, j’ai acheté la version française, sans qu’il n’y ait de raison à cela. Visiblement la qualité de la traduction ne compromet pas le contenu. Une bonne nouvelle ! La chose qui frappe le plus lorsque l’on feuillette ce livre au format très inhabituel est la mise en page sophistiquée où chaque page semble être une maquette. En fait, on a même l’impression d’être face à une plaquette marketing, ce qui fait craindre que le contenu ne soit pas à la hauteur des espérances…

Coupons court au suspens : cette crainte est infondée. En fait la mise en page accentue et supporte le contenu. Mais il est temps de parler de ce dernier. Le livre (je n’ose dire « le texte ») compte 280 pages regroupées en 5 parties principales.

La première partie constitue la fondation du reste, car elle présente l’outil de base de l’approche Business Model Generation : la canevas. Les auteurs suggèrent ainsi, plutôt que de produire de lourds et fastidieux business plans de produire un canevas sous forme de poster découpé en 9 aires. Les 50 pages de cette première partie sont consacrées à décrire ces 9 aires.

La seconde partie montre 5 typologies de business, exemples à l’appuie et montre comment ces typologies se présentent dans la canevas. Une excellent façon d’illustrer et comprendre l’utilisation du canevas.

La 3ème partie, « design » s’éloigne un peu du Canevas pour s’intéresser aux techniques d’innovation permettant la génération d’idées. Ce sont 6 techniques qui sont passées en revues au long de 70 pages consacrées à cette partie : connaissance du client, design thinking, story telling, prototypage, etc… Chacune de ces technique est un champs de connaissance à part entière, mais la façon dont chacun d’entre eux est traité en fait une excellente introduction.

40 pages (seulement, pourrait-on dire) sont consacrées à la stratégie qui constitue la quatrième partie du livre. On y couvre la compréhension des éléments environnementaux (forces du marché, forces du secteur, tendances et forces macro-économiques), l’évaluation des modèles économiques basée sur le SWOT, la stratégie « océan bleu » et le support de plusieurs modèles économiques. Finalement, beaucoup de matière en si peu d’espace !

La cinquième partie parle processus de création du modèle économique. Celui-ci se décline en 5 phases : mobiliser, comprendre, concevoir, déployer et gérer.

Il n’y a pas une forces, mais des forces dans ce livre, qui en font à mon avis une lecture incontournable.

La présentation du Business Model Canvas. Celui-ci a été depuis repris et adapté par Ash Maurya et présenté dans son ouvrage : Running Lean. A vous de voir celui qui vous paraît le plus adapté.

Chacune des parties aborde une face importante de la construction du business model et est elle-même structurée en différents volets articulés entre eux. C’est presque comme si l’on avait 5 livres en un seul ! De nombreux sujets sont traités et le livre en est une excellente introduction. Il est toujours possible de creuser chaque sujet avec des contenus spécialisés.

La construction graphique du livre avec sa mise en page sophistiquée en font un outil pédagogique d’une rare efficacité.

Le seul défaut que je vois à ce livre est la fragilité de sa reliure ! L’objet est donc hélas à manier avec précautions (et/ou à ne pas prêter à tout le monde). Cette réserve mise à part, la conclusion ne fait aucun doute : un livre à lire ! 

Business Model Genaration

Référence complète : Business Model, nouvelle génération – Alexander Osterwalder & Yves Pigneur – Pearson education France 2011 (V.O . : Business Model Generation ; John Wiley & sons 2010) – ISBN : 978-2-7440-6487-6

Business Model Nouvelle Génération: Une Guide Pour Visionnaires, Révolutionnaires Et Challengers


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/2744064874?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Succeeding with Open Source, par Bernard Golden

Note : 7 ; Quand le monde du développement organisé traditionnel rencontre le monde du développement communautaire.

Cet ouvrage traite de l’évaluation des prouits open source et de leur intégration au sein des systèmes d’information d’entreprise. Pour ce faire, l’auteur a développé une méthode d’évaluation (qu’il a appelé OSMM pour Open Source Maturity Model). Je dois dire que l’auteur m’a étonné, car venant de toute évidence d’un monde plus traditionnel, il n’essaye pas de comparer l’open source selon les canons des produits commerciaux. Au contraire, il apprécie leur qualité justement au regard de l’absence d’objectifs commerciaux qui amène ces développement à progresser d’avantage en terme de satisfaction des utilisateurs utôt qu’en terme d’attraction des clients potentiels qui entraine souvent une boulimie des fonctionalités qui se fait au détriement de la qualité. Au cours de ses périgrinations, l’auteur est devenu un fervent supporter de l’open source, tout e conservant un jugement serein, ce qui l’a entrainé à construire l’OSMM.

Le processus d’évaluation développé ici est bien adapté à l’open source, car il est simple. En effet, pourquoi développer un modèle compliqué, alors que celui-ci n’évitera pas l’évaluation technique ultérieure. En fait, ce processus a juste pour objet d’établir un « go / no go » basé sur des critères tels que achèvement du produit, disponibilité de support, de documentation et de formation, et de mettre ces informations en vis-à-vis du type d’utilisation que l’on désire en faire : expérimentation, production ou projet pilote. On ne reste pas dans la simple théorie, car chaque point développé est très concrètement illustré par l’évaluation d’un produit Open-source connu : JBoss. Il aurait certainement été intéressant d’y mettre en vis-à-vis un produit moins haut de game et moins abouti, bref plus dans la moyenne des produits open source disponibles, mais c’est très bien quand même.

J’ai bien aimé ce livre, sa simplicité et son pragmatisme. Le reproche le plus important que je lui ferai et de ne pas développer l’aspect communotaire (ou au moins l’évoquer), par lequel un utilisateur se doit quand il le peut, aider les autres par son expérience acquise. L’auteur a trop tendance à inciter les utilisateurs à se placer dans une position de pur consommateurs (pourqoi mutuliser les connaisances au sein de l’entreprise, alors que chaque utilisateur peut directement interroger (et donc poser plusieurs fois la même question) la mailing liste sans que cela ne coûte rien ? Ormis ce point, il est bien que ce livre participe à placer l’open source dans une optique d’utilisation d’entreprise et non plus comme des développements de hobystes.

succeeding-open-source

Référence complète : Succeeding with Open Source – Bernard Golden – Addison Wesley / IT series 2004 – ISBN: 0-321-26853-9

Succeeding with Open Source

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0321268539?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on