Note : 6 ; De nouvelles idées et de nombreux remaniement pour un texte qui continue (hélas) de privilégier les saisons aux itérations courtes et les fonctionnalités regroupant les user stories.
Les éditions du livre de Claude Aubry se suivent et incarnent pour moi le changement dans la continuité. Nous en sommes déjà à la 5ème édition. Je les ai toutes lues, chacune d’entre-elle du début à fin et non pas en diagonale. Car l’auteur se fait un point d’honneur à faire véritablement évoluer son texte à chaque édition et ne se contente pas d’un simple changement cosmétique.
Le livre reste sur une structure de 22 chapitres, mais fait un bond de 294 à 343 pages ! Le premier chapitre compte une quinzaine de pages (contre 14 précédemment). Il fait toujours un bon boulot (en léger progrès même) pour situer Scrum et le mouvement agile. Quelques changements non anodins aujourd’hui, dont l’évocation de la systémique. Le second chapitre traite des sprints et prends 5 pages d’embonpoint. Et l’auteur d’évoquer des « saisons » en lieu et place des releases, en ajoutant des notions de prélude et d’interlude. Tout ceci prend des odeurs de SAFE, et ce ne sont pas de bonnes odeurs pour moi.
Place au chapitre 3 qui a changé de titre et parle de « sublimer l’équipe ». Pas mal de bonnes choses dans ce chapitre qui a pris aussi quelques pages au passage, avec l’ évocation de « The People’s Scrum » et l’heureuse disparition à la référence « Exploring Scrum », mais je trouve la métaphore de la permaculture compliquée et peu convaincante. Des remaniements également au chapitre 4 sur ce chapitre consacré au Product Owner, qui n’était pas mauvais et le reste. Par contre, l’évocation de la permaculture, ce n’est toujours pas ça.