Note de lecture : Agile Estimating and Planning, par Mike Cohn

Note: 8; La mine d’information de la gestion de projets agile

Déjà auteur d’un ouvrage sur les “User Stories” (et futur auteur d’un autre livre sur la transition vers Scrum) Mike Cohn nous livre ici un texte complet sur les estimations et la planification agile, et c’est vraiment une bonne surprise. A la différence de certains livres qui entretiennent un flou artistique, l’auteur a vraiment fait l’effort de couvrir le terrain du sujet, en découpant le texte en 7 parties, qui totalisent 23 Chapitres (soit 312 pages) !

La première partie “problems and goals” traite des défaillances de la planification classique, pourquoi elle échoue et en quoi l’approche agile est radicalement différente. Les 3 chapitres constituant cette première partie se résument à 32 pages. On débute par la question de l’estimation par le biais du cône d’incertitude. De là, le chapitre 2 aborde les causes d’échec des estimations classiques : multitâche, ignorance des dépendances et estimations se transformant en engagements ! On conclut logiquement cette première partie par un chapitre 3 mettant en relief les vertus de l’approche agile : planification à plusieurs niveaux, boucle de feedback, planification par la valeur métier.

La seconde partie traite de l’estimation. Forte de 5 chapitres totalisant 44 pages, l’auteur a réellement privilégié ici les petits chapitres, condensés et efficaces ! Les deux premiers chapitres expliquent l’approche de l’estimation en “story points” puis en “jours idéaux”, avant d’aborder les techniques collaboratives (planning poker, analogies, wide band delphy, etc.). Plus original, le chapitre 7 évoque la réestimation ! Cette partie se conclut logiquement par une discussion du choix entre story points et jours idéaux.

Prioriser par la valeur est le thème de la troisième partie (50 pages, 4 chapitres). C’est à mon avis la partie la plus ludique de l’ouvrage, car on y découvre l’évaluation par le modèle des cash flows, l’utilisation d’abaques « risque vs valeur » ou encore l’utilisation du modèle de Kano. L’utilisation de ces techniques révèlent parfois certaines user stories comme ambivalentes. Le dernier chapitre de cette partie traite du découpage de ces stories.

Avec la quatrième partie, on aborder le second grand thème du livre : la planification. Il est logique que cette partie soit la plus longue, avec 80 pages découpées en 6 chapitres. Les deux premiers chapitres couvrent les deux niveaux principaux de la planification agile : le release plan, puis la planification d’itération. Les autres aspects couverts dans cette partie sont l’évaluation de la vélocité et les problématiques de synchronisation entre équipes (buffering, planification avec plusieurs équipes). Cette quatrième partie est assez dense, croyez-moi !

C’est au suivi de la réalisation qu’est consacré la cinquième partie. Ce n’est pas un sujet sur lequel l’approche agile met un accent particulier, aussi est-il logique qu’il ne couvre que 34 pages (3 chapitres). Bien entendu, on y parle burndown charts, suivi de l’accomplissement des tâches et communication avec le management.

Les sixième et septièmes parties ne comportent qu’un seul chapitre chacune. Si la sixième partie forme une sorte de conclusion (ou devrais-je dire d’ode) à la planification agile en en listant les qualités, La dernière partie reprend elle l’ensemble des thèmes via une étude de cas. Ce chapitre (assez long) est intéressant car il recolle les morceaux directement en situation, l’ensemble étant narré via des dialogues entre membres d’une équipe de développement, le management et un coach.

On pourrait en douter de prime abord, mais l’estimation et la planification agile couvrent un grand nombre de sujets et de techniques. Le tour de force de l’auteur est de nous présenter une boite à outil très complète de manière concise, efficace et agréable à lire.

C’est tout simplement un incontournable d’une bibliothèque « agile » digne de ce nom!

agile-estimating-planning

Référence complète : Agile Estimating and Planning – Mike Cohn – Prentice Hall 2006 – ISBN: 0-13-147941-5; EAN: 978-0-131- 47941-8

Agile Estimating and Planning


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Note de lecture : Performance des Architectures IT par Pascal Grojean, Médéric Morel & Guillaume Plouin

Note : 2 ; Pas aussi bien qu’espéré et souvent hors sujet

Voilà bien un sujet qui me touche de près : comment s’assurer qu’une architecture d’entreprise, composée de multiples applications interagissant, déployées sur une infrastructure ad hoc, fonctionne de façon optimale ? Quels sont les points à vérifier et les pièges à éviter ? Comment mesurer l’ensemble et surtout quoi mesurer ? Si j’ai trouvé là parfois des éléments de réponse, le livre m’a largement déçu.

Celui-ci est long de 260 pages découpées en 4 parties comptant au total 16 chapitres. Donc les chapitres ne sont pas trop longs, ce qui est une bonne nouvelle.

La première partie est consacrée à des généralités « problématiques de performance des SI ». On en prend pour 30 pages et 3 chapitres, ce qui est déjà trop car le propos est complètement creux.

La seconde partie (4 chapitres, 90 pages) est moins creuse mais d’avantage hors sujet. J’ai bien aimé les anti-patterns du chapitre 4, mais qui me disent ce que je sais déjà, sans y apporter de solution. Je n’ose même pas parler de la discussion Web Services versus Rest qui est un propos de développeur, pas d’architecte IT. Un architecte IT doit travailler avec le contexte qui s’offre à lui, il n’a pas le luxe de créer le sien. Le reste de cette partie évoque beaucoup SOA, ce qui n’est pas la raison pour laquelle j’ai acheté ce livre, et souvent n traitant des points qui sont plutôt du ressort de l’architecture logicielle (et j’ai passé l’âge de « l’architecture logicielle pour les nuls »).

La troisième partie a enfin trait au sujet du livre (on est quand même page 127). Elle revendique 70 pages sur 5 chapitres. Chaque chapitre est donc succinct, et en fait superficiel. C’est bien dommage car chacun traite d’un volet important qui mériterait que l’on s’y attarde. En fait, j’aurais bien aimé une partie pour chacun de ces chapitres, en faisant table rase du reste du bouquin ! Les sujets traités sont : les réseaux, le stockage, le clustering, les bases de données et les serveurs d’application. Comme je le disais, difficile d‘être pointu quand chaque chapitre compte à peine 15 pages. Là encore, on ne va pas très loin, vous trouverez mieux sur Wikipedia.

La quatrième partie couvre 60 pages sur 4 chapitres et s’intéresse aux sujets suivants : les techniques de programmation (pas éblouissant et hors sujet), les tests de performances (en soi pas inintéressant, mais on a là qu’une introduction), la gestion de la production quelques bonnes idées à prendre concernant le monitoring), la gestion de projet (bien bateau).

Bref, un livre raté. Les auteurs se sont perdus dans des considérations complètement en dehors du sujet. C’est certainement ce qui arrive quand on se pique d’architecture IT alors que votre véritable centre d’intérêt est l’architecture et la conception logicielle. 

Performance des architectures IT
Référence complète : Performance des Architectures IT : Disponibilité, temps de réponse, robustesse, montée en charge – Pascal Grojean, Médéric Morel & Guillaume Plouin – Dunod 2007 – ISBN : 978 2 10 051262 1 (une seconde édition est aujourd’hui disponible)
Performance des Architectures IT


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Note de lecture : UML 2 par la pratique : études de cas et exercices corrigés 4ème édition, par Pascal Roques

Note : 7 ; Plus qu’une mise à jour !

Déjà la 4ème édition de ce livre ! J’en ai donc raté 2, et j’aurais aussi raté celui-ci si Pascal ne m’en avait pas fait cadeau. L’un des objectifs majeurs de cette nouvelle édition était la mise à jour par rapport à UML 2 : de ce coté l’objectif est atteint. On notera, par exemple, l’utilisation abondante des « frames » (mais pas de l’interaction overview, pourtant si utile). Autre nouveauté majeure, les « composite structure diagram » sont dorénavant présentés, mais avec un traitement peu en mesure avec leur importance. Les « timing diagram », de leur coté, sont juste évoqué en passant mais j’en fais moins de cas, car cette innovation outre sa séparation par rapport aux autres concepts d’UML2, me semble de moins d’importance. Pascal aime beaucoup les diagrammes d’état, aussi leur réserve-t-il traditionnellement une part importante, y compris les trucs quasi-inutiles comme les états historiques. Cette édition suit la tradition et les nouveautés concernant les automates d’état sont extensivement passées en revue. Je continue à trouver surdimensionné l’importance accordée à cet aspect, mais on reconnaitra que celui-ci est au moins traité « in extenso » ! On n’en dira pas autant des diagrammes de communication (les anciens diagrammes de collaboration) : assez peu évoqués, ils sont de plus utilisés avec les stéréotypes Jocobsoniens (déjà présents dans la première édition, à mon grand désarroi, et qui persistent dans cette dernière mouture), je n’en suis pas un grand fan, car ils induisent des choix de modélisation particuliers et rendent la lecture des diagrammes d’autant plus difficile que le lecteur du livre sera généralement débutant en UML. Autre nouveauté : Pascal nous propose une analyse linguistique, si l’exercice est intéressant et bien mené, son intérêt pratique est questionnable, mais comme on dit : c’est bien de le faire au moins une fois.

Au-delà de la mise à jour UML 2, cette nouvelle édition a pris un peu d’ampleur, passant de 290 à 320 pages. On a vu pire, d’autant qu’il faut bien l’avouer : les qualités pédagogiques de l’auteur rendent cela extrêmement digeste. Le principe du livre est toujours le même : la présentation d’UML se fait au travers d’exercices durant les 3 premiers chapitres, ce qui permet de présenter les concepts de façon progressive. La quatrième partie dédiée à la conception s’appuie sure 2 études de cas. Ceux qui connaissent le cours Valtech UML reconnaitront la trame et les exercices. On remarquera au passage les emprunts à l’approche de Craig Larman, au travers des contrats d’opération, entre autre chose.

Si vous cherchez un ouvrage sur UML, vous voici donc face à 3 choix principaux :

L’UML distilled de Martin Fowler : Condensé et efficace, il présente la notation UML aux lecteurs déjà aguerris dans l’utilisation d’un langage de modélisation graphique

L’UML Reference Guide des 3 amigos : C’est la référence sur UML et ne s’adresse pas au débutant, car si le texte est pédagogique, il ne fait grâce d’aucune des subtilités du standard. Le débutant risquera fort d’être noyé.

L’UML par la pratique de Pascal Roques : Un bon moyen (la référence devrai-je plutôt dire) de s’auto former à UML, avec des exercices et une présentation progressive des concepts. Toutefois, le format retenu ne le rend pas tellement pratique pour s’en servir après coup comme un manuel de référence. Ce n’était pas le but de l’auteur, et l’exercice ne parait pas tellement praticable de toute façon.

UML 2 par la pratique

Référence complète : UML 2 par la pratique : études de cas et exercices corrigés, 4ème édition – Pascal Roques – Eyrolles 2005 – ISBN : 2-212-11680-2 (une 7ème édition est aujourd’hui disponible).

Uml 2 Par La Pratique: Études De Cas Et Exercices Corrigés


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Portfolio agile : de la visibilité au pilotage, par Caroline Damour-Nobi

Caroline Damour-Nobi a eu la gentillesse de m’autoriser à faire figurer sa présentation dans mon blog.
La gestion d’un portefeuille de projets est un sujet difficile, tiraillé entre les vertus de vision et de transparence qu’elle apporte et l’idée de “stock” qu’elle sous-tend ! Cette présentation fait le point sur la démarche et l’évolution de la mise en place de la roadmap telle que l’a vécue Caroline.

Comment j’utilise Evernote

Lors de la dernière rencontre Meetup Evenote, nous avons échangé sur nos cas d’usage d’Evernote.

J’avais par ailleurs évoqué les outils 2.0 que j’utilisais en Décembre 2011. Il est temps de revenir plus spécifiquement sur Evernote et d’en détailler mes cas d’utilisation.

Les carnets de note

J’entends souvent la question des carnets de note versus les tags. Certains utilisent très peu de tags, mais un grand nombre de carnets de note (y compris des carnets organisés hiérarchiquement). D’autres utilisent très peu de carnets de note, mais un grand nombre de tags. C’est mon cas.

J’utilise en tout 7 carnets de note, dont 3 sont à usage professionnel. C’est peu, voir très peu par rapport à ceux qui utilisent Evernote de manière intensive, mais j’ai essayé d’optimiser le nombre de ces carnets de note, Je m’embrouille néanmoins régulièrement ! Une dernière chose : même avec seulement 7 carnets il parait utile de limiter la confusion. J’utilise une pile de carnets, pour mes carnets à usage professionnels. Justement, parlons-en.

Utiliser les partages

Des 3 carnets de note à usage professionnel, j’en utilise un pour les notes, essentiellement prises en réunion que je souhaite garder pour moi.

Les deux autres carnets ont été créés afin de partager mes notes avec chacune des équipes que je gère. N’ayant pas franchi le pas “premium” ces carnets sont en lecture seule pour les membres des équipes qui ont accès. En fait, c’est aussi bien. Mon objectif n’est pas de créer un espace collaboratif (nous utilisons plutôt GitHub ou Google Docs pour cela) mais de mettre à disposition des personnes concernées les notes que j’ai pu prendre (là encore souvent en réunion, mais pas seulement) et qui les concernent. Bref de gagner du temps et de l’efficacité par rapport à la bonne vieille diffusion par mail !

Zero papier

Mon but premier était de remplacer le bon vieux cahier de notes. L’objectif n’est pas complètement rempli à 100%, car il reste le cas des schémas… mais globalement oui c’est le cas !

Mes carnets de note sont “physiques”

A une exception près sur laquelle je reviendrais, je ne déplace pas mes notes entre carnets. Chaque carnet correspond à un pan de mon activité professionelle ou privée et le but des carnets de notes est de les cloisonner. D’autres utilisent les carnets de notes pour matérialiser des états de workflow, par exemple. Ce n’est pas mon cas.

Les Tags

Comme je l’ai dit, j’utilise beaucoup de tags, environ 150. Je passe dessus régulièrement, disons tous les 3 ou 4 mois pour regarder ce qu’il en est des tags peu utilisés, c’est à dire ayant 2 ou 3 occurences et moins. Visiblement c’est plus que beaucoup de personnes. Certains semblent trouver difficile de tagger de manière pertinente les notes avec un si grand nombre de tags. Je ne sais que répondre, sinon que cela ne me pose pas de problème !

Quelles notes ?

Compte-rendus

Je l’ai évoqué tout à l’heure, j’utilise beaucoup Evernote pour prendre des notes en réunion ou même faire un compte-rendu en “live”. Il m’arrive de faire ce compte-rendu connecté à un projecteur, permettant ainsi aux participants de faire des remarques ou d’apporter des précisions e direct. On gagne beaucoup de temps ainsi ! Il arrive même que certains membres de l’équipe lisent ces notes en direct et apportent leurs réponses ou leur contribution à peine la réunion finie !

Petites notes sur le vif

Je prend très peu de notes sur mon iPhone. Il n’est définitivement pas fait pour cela, sauf pour dépaner ! Je ne le fais que pour noter deux ou trois mots clés sur lesquels je ferais des recherches lorsque j’écoute un podcast. J’apprécie alors qu’Evernote inscrive directement en titre de la note la référence du podcast sans que j’ai à le faire ! L’autre cas plus rare encore est une note à propos d’un livre quand je lis dans les transports (ce que je fais très souvent). Encore une ois, c’est très sibyllin. Il s’agit typiquement du type de note que je détruit ensuite. Car j’ai oublié de dire que je suis le genre de gars qui conserve ses notes jusqu’à la fin des temps. J’aurais l’occasion de reparler de ce point.

Préparation d’articles

Les posts que je prépare pour mon blog (dont celui-ci) sont tous écrits au préalable sur Evernote. C’est en principe un peu limite par rapport à la taille des textes pour lesquels l’outil est prévu, mais là encore je m’en sort sans trop de problème. Un copier-coller et un peu de travail cosmétique suffisent à rendre l’ensemble correct. Pourquoi faire ce travail sur Evernote ? Tout simplement parce que l’outil fonctionne online et offline, le mode brouillon de Tumblr ne permet que le Online. L’alternative est évidemment le bon vieux fichier texte avec un éditeur de texte (TextMate, TextWrangler ou même MS Word). Mais je suis bien décidé d’en finir avec les fichiers texte qui trainent partout ! De plus le stockage sur Evernote me fournit un archivage de ces textes sur lesquels j’ai souvent passé un temps non négligeable. Je ne voudrais pas les perdre simplement parce que j’ai fait confiance à un seul et même site…

Bien sûr une petite fonctionnalité de publication sur Tumblr depuis Evernote serait bien sympathique ! Pas vraiment critique, mais quand je vois la qualité et la simplicité de la même fonction sur Flickr, je me dis que…

Photos

C’est une fonctionnalité que j’utilise vraiment de manière très anecdotique ! Parfois je prend en photo un paper board ou un affichage public qui contient des informations qui m’intéressent. Si je l’ai fait une diszaine de fois, c’est le bout du monde…

Cartes de visite

C’est une utilisation tout à fait étonnante, mais dont j’avoue qu’elle ne m’est d’aucune utilité ! Pour ceux qui ne connaissent pas, voilà comment ça marche:

  • On vous remet un carte de vite: vous la prenez en photo (avec votre smartphone sur lequel est installé l’application Evernote). Bon, pas tout de suite, vous attendez que votre interlocuteur soit parti, sinon vous passez pour un gros geek!
  • Une fois enregistré votre note contenant la photo de la carte de visite, Evernote va opérer l’OCR de cette photo pour en détecter les mots. Ca marche très bien.
  • Une fois cela fait, grâce à l’indexation full text qu’opère sytématiquement Evernote, vous pouvez retrouver la carte de visite en cherchant des mots-clé !

Aujourd’hui j’utilise cette fonction pour le fun, mais en réalité je saisis mes contacts à la main. Je n’en ai pas tant que cela, et en avoir trop (j’en ai déjà plus de 200) rend la consultation de celui-ci pénible ! A terme j’en ferais peut-être un usage plus important, car j’ai beaucoup plus de cartes de visite que je n’en saisi dans mes contacts. Cele me permettrait en outre de mettre des notes personnelles. C’est certainement que je n’ai pas pris le pli, je devrais sans doute essayer de manière plus assidue !

Notes audio

Voilà la chose que je n’utilise pas du tout ! Je n’ai jamais été un utilisateur du dictaphone, je ne suis pas plus un utilisateur des notes audio. Je sais que c’est le moyen le plus partique de prendre des notes sur son iPhone, simplement ce n’est pas mon truc. Voilà, c’est dit !

Web Clipping

Comme me le disait Pierre Journel, c’est moi le gars qui n’utilise pas le Web Clipping !

En fait, ce n’est plus tout à fait vrai.

Non au Web clipping de bourrin

Clipper des pages Web bariolées et encombrées de trucs dans tous les sens ne m’a jamais paru très utile. Je préfère largement bookmarquer une page qui m’intéresse dans ce cas. En tout cas, le Web Clipping brut ne m’a jamais incité à faire de la lecture différée sur cette base.

Evernote Clearly

Puis est arrivé Evernote Clearly ! Pour ceux qui ne connaissent pas et lisent régulièrement des articles ou billets de blog sur le Web, Clearly permet de se débarrasser du contenu non utile pour avoir une page blanche où ne figure plus que le contenu utile, aussi lisiblement que sur un ebook ! Mieux, quand l’article est découpé en pages, Clearly vous rassemble les morceaux et il vous permet d’ajuster la taille de la police de caractère.

Avec Evernote Clearly, je suis beaucoup plus disposé non seulement à lire des articles, mais à les mettre en attente pour les lire plus tard. Et voilà revenu le Web Clipping (car le Web Clipping marche aussi sur une page nettoyée par Clearly), qui me permet de lire ce qui m’interesse à tête reposée ou quand je n’ai pas de liaison internet ! 

Lecture différée

Je parlais de lecture différée avec le Web Clipping, mais ce n’est pas la seule manière dont je met des choses en attente. Les deux autres cas d’usage sont les flux RSS et le fil Twitter. Pour cela j’utilise IFTTT.

IFTTT permet de connecter des canaux d’entrée sur des canaux de sortis sous certaines conditions. Une fois configuré IFTTT, on peut tout simplement l’oublier ! Franchement, je me demande bien quel est leur business model… Toujours est-il que cela marche très bien. J’ai configuré deux flux depuis IFTTT

Depuis Twitter

J’ai configuré IFTTT de manière à m’envoyer les Tweets auxquels sont associés des liens que je juge intéressant vers Evernote. Il me suffit pour cela de mettre le Tweet en favori. Je dédie un carnet de note “à traiter” à ces envois, qui me sert de gare de triage. En effet, je consulte en bonne partie mes tweets depuis mon iPhone, et j’ai abandonné l’idée de lire des pages Web non formatée pour un usage mobile dessus !

Je détruit donc la plupart des notes que je dépile de mon carnet “à taiter”, parfois je conserve le lien dans Diigo.

Mais qu’en est-il de MyEn ? J’avais commencé à utiliser cette fonction. Mais honnêtement, depuis que j’utilise IFTTT, je ne vois pas l’intérêt de continuer. Je l’ai donc abandonné.

Depuis Google Reader

C’est à peu près le même cas de figure que précédemment. J’ai configuré IFTTT de manière à envoyer les sujets que je met en favori vers mon carnet de note “à traiter”. La suite du processus est identique.

Stockage de documents

Une autre fonctionnalité que je n’utilise pas aujourd’hui. Elle semble attrayante, surtout avec l’indexation “full text” accessible en premium ! Je pense que j’y viendrais un jour, progressivement.

Les “killer features”

Le mode offline

C’est pour moi l’aspect le plus séduisant. Bien sûr on peut arguer qu’aujourd’hui on est “online” partout, mais ce n’est pas vrai. On a pas tous une clé 3G et la réception n’est pas de qualité où que l’on soit. De toute manière, je n’ai pas envie de dépendre en permanence d’Internet pour tout ce que je fais ! OK, des fois, je n’ai pas le choix…

Le cloud d’aujourd’hui, c’est pour moi celui qui permet d’effacer la limite online / offline, de synchroniser mes devices entre eux, d’être connecté aux autres sans que cela soit un poids ou une contrainte. C’est ce que permettent des services comme Dropbox ou Evernote.

Des applications spécifiques !

Quand j’ai proposé à mes équipes d’accéder à mes notes par Evernote, ce qui m’a le plus intrigué, c’est de les voir tous utiliser l’application Web ! Pour ma part je ne l’utilise jamais. J’utilise les applications spécifiques pour Mac, pour Windows et pour iPhone. Ces applications vous font tout simplement oublier que vous utilisez un service en ligne !

Le business model

Beaucoup de services proposent un modèle gratuit tellement limité que l’on est obligé de se poser la question du service payant très tôt dès que l’on en fait un usage sérieux. C’est souvent à ce moment-là que l’on abandonne, car on n’a pas encore eu l’opportunité de s’en faire une bonne idée !

Evernote est un modèle de service que l’on peut pousser très loin avant de passer au modèle payant. Tous les utilisateurs dont j’ai eu connaissance qui ont eu un usage tellement intense que cela nécessitait le passage au “premium” ne se sont pas posé la question arrivé à ce point ! En fait de nombreux utilisateurs passent même au premium bien avant d’en atteindre les limites, simplement car le service rendu le justifie !

Je sais, je semble faire la publicité du service … Evernote veut être avec l’utilisateur dans la durée. Le business model est construit autour de cela, et ça me va !

Des extensions

Ce n’est pas ce qui attire le plus mon attention, mais le service ayant désormais une certaine notoriété, il était logique de voir fleurir quelques extensions. Outre le Scanner Fujitsu, je retiens surtout le Livescribe Smartpen auquel je resiste encore un peu… Je suis sûr qu’il y en a beaucoup d’autres que je ne connais simplement pas.

Ce que j’aimerais

L’archivage

Comme je l’ai dit, j’ai horreur de supprimer quoi que ce soit. Or il se peut que j’arrête certaines activités, ou même que je change d’emploi un jour. J’aimerais garder trace de tout cela sans que cela encombre mon horizon présent. Idéalement voilà ce que cela donnerait:

  • Je ne verrais plus les carnets de notes archivés (sauf dans une vues “archives”).
  • Les Tags uniquements utilisés dans les carnets de notes archivés ne seraient plus visibles non plus.
  • Les recherches se limiteraient aux carnets actifs, sauf option explicites à ce sujet.

L’interfaçage avec ce que j’utilise

Quand on en a beaucoup, on en veut toujours plus ! Certes, IFTT permt déjà pas mal de choses, mais je souhaiterait pouvoir utiliser plus facilement mes outils 2.0 avec Evernote:

  • Associer une note dans une carte dans Trello.
  • Pouvoir faire figurer de même une note dans un item de liste dans Producteev.
  • Pouvoir lier une note dans une conversation dans Yammer sans devoir transformer celle-ci en fichier !

Une gestion plus fine des tags

Les tags sont toujours globaux et c’est bien dommage. J’aimerais séparer ceux que j’utilise pour les différents carnets de notes et remonter leur visibilité au niveau global explicitement.

Le problème de ceci, c’est que c’est une fonctionnalité de geek qui rendrait l’utilisation d’Evernote nettement moins intuitive. Je dois me faire à cette idée: toutes les fonctionnalités ne méritent pas d’être implémentées…

Plus de possibilités de mise en page

Evernote n’est pas Word, et il offre déjà quelques fonctionnalités de mise en page simples pour les notes de tout les jours. Maintenant, ce serait bien d’avoir un peu mieux sans transformer l’outil en usine à gaz…

Une offre entreprise

J’utilise des carnets de note pour partager des éléments avec mes équipes. Il est assez facile d’imaginer comment étendre la fonctionnalité à un groupe d’un peu plus de 10 personnes:

  • L’utilisation d’un annuaire global ou l’on puisse ajouter / retirer des membres.
  • Une gestion de groupes, voir des groupes hiérarchiques auxquels on pourrait des droits en lecture ou en  écriture aux carnets de notes.
  • Une gestion de tags globaux et partageables.
  • Un quotas de volume définit au niveau de l’organisation.

A priori, ce n’est pas dans l’agenda de Phil Libin. Dommage…

Ce que je devrais essayer

Deux choses me viennent à l’esprit, que j’ai cité plus haut dans mon billet:

  • Le Livescribe Smartpen. J’avais utilisé précédemment le même accessoire (du moins dans sa génération précédente) de Logitech. Je dois avouer que c’est plutôt à première vue un gadget pour me faire plaisir.
  • Le stockage de documents.

Avec ce dernier point vient la question du passage en premium. Oui, je le ferais certainement, le prix du service est tout à fait modéré, et si mon volume de notes actuel ne le nécessite pas, l’usage que j’en ai aujourd’hui pourrait déjà le justifier.

J’attends maintenant avec impatience le prochain Evernote Meetup. Cela me donnera certainement de nouvelles idées d’usage.

Note de lecture : Urbanisme des SI et gouvernance : Retours d’expérience et bonnes pratiques, par le Club Urba-EA

Note : 2 ; Creux et plat tout à la fois

Bon, je dois être honnête : si j’ai acheté ce livre, c’est parce que je connais deux des projets qui y sont exposés pour y avoir trainé mes guêtres. Comme globalement il s’agissait de vastes pantalonnades aussi pleines de prétentions que vides d’efficacité, ceci associé à une pratique modérée mais réelle des écrits du club « Urba EA », disons que mes attentes ne se situaient pas très haut. Je n’ai pas été déçu : c’est nul.

J’avais tout d’abord choisi comme titre de cette note de lecture : « comment uriner dans son froc efficacement », mais j’ai finalement changé après avoir tourné la dernière page, car ce n’est pas le trait qui m’a le plus marqué. Non, ce que j’en garde comme souvenir, c’est que l’on n’y dit rien. Oh, on couvre bien les plus de 200 pages du livre, mais essentiellement avec des lieux communs, des banalités et aussi peu d’information pertinente et opérationnelle qu’il est possible. En fait, la seule chose que j’y aie apprise est une succincte explication du framework de Zachman. Comptez 3 pages. Bien sûr, vous allez me dire qu’ayant lu toute la littérature sur l’urbanisation du SI (ou presque), il était improbable que je puisse y apprendre quelque chose de nouveau. Erreur. Je pense qu’il y a beaucoup de choses que vous ou moi puissions apprendre malgré la littérature publiée sur le sujet, mais elle n’est pas là.

Le bouquin est trop déprimant pour que je me livre à une analyse chapitre par chapitre (mais il y a 5 parties, OK je veux bien aller jusque là). Si au moins le style était au rendez-vous et en rendait la lecture plaisante malgré son vide abyssal. Même pas, c’est pompeux à souhait, comme certains aiment à penser que doit l’être la littérature sérieuse.

Je passe la première partie (composée de 2 chapitres) destinée à introduire les sujets couverts dans le reste de l’ouvrage. La seconde partie couvre les activités de l’urbaniste. Les 6 chapitres qui composent cette partie, peut-être la moins inintéressante du livre tentent d’expliquer ce qu’est le rôle de l’urbaniste. Deux pathétiques études de cas illustrent le propos. Si vous ne comprenez pas ce que les équipes des études de cas ont vraiment fait, rassurez-vous : moi non plus. Ce chapitre vaut au livre la moitié des points que je lui accorde. L’autre, c’est qu’hélas il existe encore pire que ce livre-ci !

La troisième partie, on y parle de gouvernance. C’est hautement gonflé de prétentions, ridiculement pauvre de contenu, et on a rien appris au final. 7 chapitres pour cela dont 3 études de cas. Mots clés : ROI, valeur, gouvernance, ITIL, Cobit, CMM, etc…

La quatrième partie est consacrée au rapport entre urbanistes et projets. Dans un éclair de lucidité, les membres du club Urba SI on comprit qu’ils devaient, pour justifier leur existence, être en contact des projets. Avec ce qu’on y voit la question est donc : les projets auront-ils envie d’être en contact des urbanistes. De mon point de vue, étant convaincu de l’utilité de l’urbanisation des SI et à la lumière de ce que je lis ici, la réponse sera non. Deux études de cas illustrent ce propos. Mais oui. Je les connais et je n’en dirais pas que les urbanistes y sont au contact des projets.

La cinquième partie est consacrée à la création de valeur (2 chapitres, pas d’étude de cas). Je parlais de lieux communs tout à l’heure ? Cela s’applique bien ici.

Peut-être avez-vous eu le courage de lire ma prose jusqu’au bout. Pour ceux qui, particulièrement fatigués par leur journée de travail ou n’ayant pas encore émergé de la fête outrageusement arrosée d’hier soir, n’auraient pas encore extrapolé mon conseil, le voici exprimé explicitement : ce livre est hautement déconseillé.

urba-si-gouvernance

Référence complète : Urbanisme des SI et gouvernance : Retours d’expérience et bonnes pratiques – Club Urba-EA : Philippe Anquetil, Jean-Christophe Bonne, Denis Carpentier, Laurent Chaigneau, Michel Dardet, Patricia Gotlib, Bruno Guenoden, Alain Legac, Christophe Longépé et René Mandel – Dunod 2006 – ISBN : 2-10-049678-6 ; EAN : 978-2-100-49678-5

Urbanisme des SI et gouvernance : Retours d’expérience et bonnes pratiques


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