Note de lecture : My Job Went to India (and all I go twas this lousy book), 52 ways to save your job par Chad Fowler

Note: 7; Une ligne de conduite pour sauvegarder son employabilité: utile bien au-delà du contexte cite dans le titre, et à reconsulter régulièrement.

Derrière un titre amusant (et une couverture qui ne l’est pas moins), Chad Fowler nous livre un propos tout à fait sérieux et profond: comment rester employable et éviter l’obsolescence. L’approche de l’auteur est à la fois simple et originale: il faut considérer sa carrière comme un produit. Cela conduit à une approche en 5 parties, plus une “supplémentaire”.

Choisir son marché: c’est orienter sa carrière selon ses capacités mais aussi par rapport aux opportunités de marché. C’est aussi garder le contrôle de la direction que l’on souhaite emprunter et éviter de se laisser embarquer dans des voies sans issues.

Investir dans votre produit: c’est définir et mettre en œuvre le plan d’action pour prendre la direction que l’on souhaite.

Exécuter : Ou comment se comporter et agir au jour le jour dans son poste. C’est aussi se remettre en cause continuellement et avoir une idée claire de sa valeur et de la valeur (ou du manque de valeur) de son travail. 

Marketing : comme son nom l’indique, c’est se vendre en mettant en valeur son travail sans penser que l’on sera automatiquement connu et reconnu par la simple production de livrables de qualité. C’est donc aussi savoir être un bon communiquant.

Maintenir son avantage : C’est éviter l’obsolescence en restant en mouvement, en ayant une gestion « agile » de sa carrière.

Si vous ne pouvez les battre… : Ce dernier chapitre adresse la position que l’on peut prendre par rapport à l’offshore, non en essayant de l’éviter, mais en prenant une position forte dans ce processus.

L’auteur est tout à fait aguerri sur son sujet : il a été manager sur la mise en place d’une entité offshore dans son entreprise. Chaque item est traité sur 2 à quatre pages environ, ce qui évite l’ennui, dans un style plutôt agréable et illustré d’exemples, mais dans un anglais parfois un peu sophistiqué qui en complique un peu la lecture. Chaque item se termine par des points de « mise en mouvements », certains sont bons et d’autres un peu forcés. Au final ils sont un peu nombreux, mais on peut utilement piocher dedans.

Un ouvrage qui invite à la réflexion, donc.

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Référence complète : My Job Went to India (and all I go twas this lousy book), 52 ways to save your job – Chad Fowler – Pragmatic Bookshelf 2005 – ISBN: 0-9766940-1-8 (une seconde édition sous un autre titre existe qui fera l’objet d’une note de lecture ultérieure)

My Job Went to India: And All I Got Was This Lousy Book (Pragmatic Programmers)


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Note de lecture : Use Case, patterns and blueprints, par Gunnar Övergaard & Karin Palmkvist

Note : 3 ; Des patterns qui n’en ont que le nom et des préoccupations exagérément focalisées sur la structuration.

En voyant le nom du disciple d’Ivar Jacobson en auteur de ce livre, je m’attendais à une vision Jacobsionienne, mais aussi à de bonnes choses. Très curieusement, je n’ai eu aucun des deux points.

Parlons déjà du volet « patterns », pour commencer. Franchement, je ne sais pas pourquoi on a laissé passer ce texte dans la SPS series, car si le livre de Steve Adolph et al. (Patterns for effective use cases) présente bien des patterns, celui-ci fait seulement semblant. Ceux-cis sont mal cadrés, aucune description de problème ne les introduisent, ils ne sont pas compréhensibles, et d’ailleurs ils ne servent en fait que d’introduction à la discussion qui s’en suit. Deux autres parties suivent la partie pattern, une partie « blueprint » qui sont des applications concrètes (en fait plus proches de ce que devraient être des use case patterns), mais toujours de peu d’intérêt, et une partie « mistakes » plus intéressante mais longue de seulement 30 pages (le livre en compte 420) !

Pour ce qui est du fond, ce livre est malheureusement un danger, car il se focalise excessivement sur les relations entre patterns : relations d‘inclusion et d’extension et généralisation, rendant les modèles de cas d’utilisation bien trop techniques et pas assez lisibles. Un véritable danger pour le pratiquant débutant !

Du coté des bonnes nouvelles, le livre intègre (outre les patterns) une introduction à la modélisation des cas d’utilisation assez bien faite et réduite à 100 pages (donc, bien). Si j’agonit de critiques l’excès de structuration, je dois aussi avouer qu’aucun texte ne détaille aussi bien la relation d’extension, et les possibilités offertes par les points d’extension. De même, les auteurs proposent une façon de documenter les cas d’utilisation parent et enfants dans une relation de généralisation qui est plutôt intelligente. Enfin, c’est le seul texte à ma connaissance qui décrive précisément et utilise les instances de cas d’utilisation. Ceci intéressera donc les académiciens d’UML (donc aussi le théoricien qui sommeille en moi).

Globalement, un livre que je déconseille, et qu’il faut absolument mettre hors de portée des non experts.

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Référence complète : Use Case, patterns and blueprints – Gunnar Övergaard & Karin Palmkvist – Addison Wesley / Software Patterns series 2004 – ISBN: 0-13-145134-0

Use Cases: Patterns and Blueprints


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