Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.
Note de lecture : The Definitive Guide to SQLite, par Michael Owens
Note : 4 ; Une ouvrage assez insipide sur le sujet.
SQLite est de très loin la base de données la plus répandue au monde. Open-Source et dédiée à être embarquée, elle se retrouve entre autre chose au sein de tous les smartphones ! Cet ouvrage qui lui est destiné à pour but de couvrir le sujet. Voyons cela.
Le texte est long de 360 pages auxquelles il faut ajouter 60 pages d’annexes. Les chapitres sont plutôt des gros morceaux car l’ouvrage n’en compte que 9 !
On commence en douceur par un premier chapitre de seulement 15 pages adressant la liste des fonctionnalités et de l’architecture de SQLite.
Le second chapitre est le réel commencement de l’ouvrage. Ses 30 pages traitent des distributions de l’outil et même de la reconstruction des binaires, ainsi que des commandes de bases de la ligne de commande. Ce n’est pas un chapitre inoubliable, d’autant qu’il est émaillé de copies d’écrans aussi nombreuses que gigantissimes.
A propos de meubler, le chapitre 3 n’est pas mal non plus : c’est un chapitre introductif au modèle relationnel, déconnecté du sujet SQLite sensu-stricto. Je dirais qu’il n’est ni bon ni mauvais, mais simplement inutile pour ceux qui connaissent déjà le modèle relationnel.
On reste toujours sur de la logique relationnelle au chapitre 4, mais au moins avec de la mise en pratique sur SQLite : création de bases, de contraintes, types de données, etc… C’est un chouia laborieux, surtout du fait que ce chapitre est exagérément long (il compte 100 pages).
Faire du SQL c’est bien, mais SQLite est surtout fait pour être attaqué par des APIs. C’est l’objet des chapitres suivant : le 6 qui ne compte que 30 pages et présente le fonctionnement général des API en C et en Python. Les chapitres 7 et 8 qui comptent chacun 50 pages se focalisent spécifiquement sur les APIs C : les « core API » sont couvertes au chapitre 7 (dont j’oserais dire que c’est le plus important du livre), tandis que le 8 couvre des APIs étendues dont on n’a pas forcément besoin tous les jours… Dans ces deux chapitres, les extraits de code font bien plus que les explications textuelles.
Je n’ai personnellement pas tellement besoin des « langage extension » couvertes au chapitre 8. Les 40 pages de cette partie sont surtout dédiées à des usages en Perl, Python et PHP.
On termine l’ouvrage par une vingtaine de pages consacrées au SQLite internal, sujet qui pourrait être intéressant s’il était bien traité, ce qui n’est pas le cas. On pourra toujours se consoler avec les 60 pages d’annexes qui paraissent bien faite mais dont je ne saurais dire aujourd’hui si elles sont utilisables efficacement.
Voilà un livre qui, sans être mauvais ne va pas me laisser un souvenir inoubliable.
Référence complète : The Definitive Guide to SQLite – Michael Owens – Apress 2006 – ISBN : 978 1 59059 673 9
Jim Coplien à propos de l’architecture DCI et de son rôle au sein d’une approche agile
Cette intervention enregistrée en 2009. Elle reprend le propos développé par Jim Coplien et Gertrud Bjornvig dans leur livre : Lean Architecture.
Sans être révolutionnaire, il y a quelques idées intéressantes. Mais qualifier cette architecture de “lean” est un peu source de confusion pour moi. Bref, en ce qui me concerne, je ne suis pas encore convaincu…
Business Craftsmanship: New Book: The People’s Scrum
Happy to announce that my collection of essays, The People’s Scrum was published this week by Dymaxicon. The book is currently available in Kindle format and will be out in paperback next week—available worldwide. Please click image to see the Amazon page.
The book has a forward by Ron Jeffries, an afterword by Lyssa Adkins, and cover endorsements by Mike Cohn, Lee Devin, and Luke Hohmann. To date it has two (5-star) reviews. Please add your own. I’d love to hear your thoughts.
I’d like to say thank you to all the friends and colleagues I’ve met on my Agile journey, who inspired me in my work and writing.
Je vous recommande également l’excellent Blog de Tobias Mayer
The most damaging phrase in the language is: We’ve always done it this way.

Grace Hopper
Note de lecture : Les logiciels de gestion hautement intégrés, par Jean-Michel Tysebaert
Note : 1 ; Tromperie sur la marchandise.
En empruntant ce livre, je pensais apprendre des choses sur les progiciels intégrés, leur périmètre, leurs avantages et leur mise en place dans l’entreprise. Las, il y a clairement tromperie sur la marchandise! En fait, la seconde partie du titre parle bien d’ingénierie métier, et le livre est entièrement consacré à cela (avec parfois une paire de pages consacrés à l’aspect SI, histoire de justifier le titre).
Le lien avec les progiciels style SAP existe bien, et réside dans la philosophie de “l’ingénierie métier”. Le message transmis est en gros celui-ci: “la seule voie est la voie systémique, celle où les processus d’entreprise se conforment à des standards établis par des chercheurs, ceux qui ne font pas cela sont des cons”. Bref, une copie du message SAP, il faut adapter l’entreprise, pas le progiciel. L’auteur lâche d’ailleurs que c’est le progiciel qui suggère le besoin : on ne saurait être plus dans une logique de pseudo-spécification dictatoriale.
Bref, j’ai été déçu par la nature du contenu, le message et le style très académique, dont on voit nettement qu’il s’agit d’un support de cours. A propos de cours, un quart du livre est carrément dédié à la description des pratiques comptable, cela peut être intéressant dans certains contextes, mais est ici hors sujet. En résumé, le livre est à coté de la plaque pour aborder la problématique progiciel, et la pertinence du contenu “processus métier” est hautement discutable. En refermant la dernière page, outre un soulagement, j’ai eu l’impression d’avoir lu un ouvrage vieux d’un quart de siècle alors qu’il fut édité en 2001 ! Allez savoir pourquoi ? Fort heureusement l’édition et la distribution de ce livre sont quasi-confidentiels, faites quand même attention à l’éviter si vous tombez dessus…
Référence complète : Les logiciels de gestion hautement intégrés : Préparation par l’ingénierie de métier – Jean-Michel Tysebaert – Technip 2001 – ISBN : 2-7108-0788-2
Stoos Satellite Paris : qui sommes-nous ?
Au commencement…
Eh bien au commencement, il y a eu l’annonce de la conférence Stoos Connect à Amsterdam. Bien sûr, le Stoos Network existait avant cela, sans pour autant pouvoir revendiquer une longue histoire. Mais sur l’hexagone, il n’y avait rien d’organisé.
Afin de bénéficier de la conférence, Oana Juncu et Yannick Grenzinger ont pris l’initiative de rechercher un lieu nous permettant d’assiter à la conférence en livestream. Ce qui fut fait à La Cantine.
Autant le dire, nous n’étions pas nombreux. D’ailleurs nous ne le sommes toujours pas et ce n’est pas non plus notre but premier. Le livestream était assez médiocre, les interventions de qualité inégales, mais nous avons vécu nos meilleurs moments … pendant les pauses ! Pour les curieux, vous trouverez un compte-rendu (par votre serviteur) des différentes interventions ici (première partie), ici (seconde partie), ici (troisième partie) et enfin ici (dernière partie).
Bref, nous sommes sortis de là avec des sentiments mitigés à propos de ce premier Stoos Connect, mais avec l’envie de continuer ensemble pour voir où cela pourrait nous mener. Personnellement, j’ai bien aimé le groupe, ce fut vraiment la bonne surprise de cette rencontre et ce sentiment semble partagé.
Donc oui, nous allons essayer de faire quelque chose.
Au fait, oui : qui sommes-nous ?
Notre première action a été de créer une communauté Google Plus que nous avons pompeusement nommée : Stoos Paris. Dans le vocable du Stoos Network, chaque émanation locale s’appelle un “satellite”. Nous sommes donc le Stoos satellite in Paris !
Aujourd’hui la page de la communauté Google Plus est notre point de rencontre. Il n’y a pas d’association, pas de site web dédié, etc… Nous n’en avons pas l’usage aujourd’hui. Nous verrons plus tard si le besoin s’en fait sentir…
Puis nous avons eu notre première (et aujourd’hui unique) rencontre. C’était le 5 Février.
Quand je vous disais que nous n’étions pas nombreux…
Pas d’agenda compliqué pour cette première rencontre, mais le désir de répondre au “pourquoi”, “quoi” et “comment” de ce Stoos Satellite Paris. Nous avions aussi fait une vidéo, mais elle a hélas disparu avec le matériel ayant servi à la prise de vue…
Nous nous étions aussi fixé comme objectif de nous rencontrer à interval de 3 semaines ou 1 mois, ce que nous ne sommes pas parvenus à faire jusqu’à présent.
Prochaine étape
Nous n’avons pas abdiqué ! Nous allons de nouveau nous rencontrer courant Mai et voir quelles actions nous pouvons entreprendre.
Les femmes n’ont jamais eu envie de porter un fusil, pour moi c’est quand même un signe d’élégance morale.
Pierre Desproges

L’histoire des écritures, par Clarisse Herrenschmidt
Les échos sur la keynote de cette chercheuse du CNRS à Devoxx 2013 étaient arrivés jusqu’à moi par de multiples canaux. Cette présentation est en ligne, nous pouvons en partager le bonheur. A 70 ans (je crois), Mme Herrenschmidt a l’énergie d’une horde de geeks ! Et elle nous convie pendant 40 minutes à un voyage dans le temps depuis les premiers systèmes de comptage, jusqu’à Alan Turing !
Le support de présentation est moins utile, mais si vous souhaitez revoir à loisir les artéfacts présentés par l’oratrice, il est là.
Rencontre avec Manfred Mack
Damné RER C !
Je prévois mon trajet, je prends une avance raisonnable, et ce foutu train n’arrive qu’après m’avoir fait attendre 30 minutes. Damnation !
Cette rencontre avec Manfred Mack est un déjeuné-rencontre comme Christine Koehler en organise régulièrement. La dernière était en Février, une rencontre avec Christopher Schoch.
Cette rencontre-là avait pour but de mettre en lumière de possibles modèles d’entreprise du XXIème siècle et d’en discuter entre nous. C’est en fait l’objet de son livre, Pleine Valeur paru il y a une dizaine d’année.
On parle ici de co-création de valeur, ou comment se rendre mutuellement meilleurs !
Plus précisément, Manfred Mack évoque l’approche développée par Spi-Batignolles dans l’offre Concertance dont l’origine remonte à la réponse à un appel d’offre pour la construction d’une soufflerie pour un consortium regroupant Renault et Peugeot. Non seulement Spi-Batignolles a pu répondre avec un tarif plus bas, mais le coût final s’est même avéré encore moins élevé, sans pour autant hypothèquer la satisfaction du client !
Pour se faire, Concertance s’appuie sur 3 axes :
- La recherche d’optimisations en amont
- Un fonctionnement en équipe projet conjointe fournisseur-client
- La transparence
Les deux derniers points sont réellement à l’encontre de le la culture BTP, comme nous le confirme Manfred !
Le principe est d’avoir toujours : Coût < Prix < Valeur perçue
L’approche managériale est adaptée en conséquence : on demande ainsi aux managers d’être toujours capables de montrer comment et en quoi les plans qu’ils proposent contribuent à la création de valeur.
Les points abordés par Manfred Mack me rapellent beaucoup les principes du Lean tels qu’ils sont mis en oeuvre chez Toyota.
D’ailleurs Spi-Batignolles a fini par élargir cette approche à l’entreprise elle-même : si l’on considère les clients comme des partenaires, pourquoi n’en serait-il pas de même avec les collaborateurs ? C’est ainsi que l’entreprise a mis en place son projet “zéro accident” avec réussite, semble-t-il. Mais au-delà de cet exemple, il est frappant de constater l’influence de ce nouveau mode de pensée sur l’ensemble de l’entreprise.
Comme le dit Manfred Mack : on obtient au final une meilleure performance en abandonnant le focus purement financier pour la création d’une “sur-valeur”.
Le dernier point concerne les conditions initiales nécessaires : Une direction en recherche “d’autre chose” donc un PDG visionnaire.
Le monde du BTP est bien le dernier où j’aurais pensé voir ce type d’approche. Manfred Mack semble en tout cas être extrêmement enthousiaste sur ce qui a été accompli avec Concertance. Il endosse depuis un moment déjà un rôle d’évangéliste dans le monde professionnel comme celui de le formation des futurs diplômés.
Christine Koehler nous a proposé ensuite de discuter par petits groupes de 4, sur 3 questions gravitant autour de cette approche.
Dans mon groupe, la majorité des participants étaient intéressés par les questions d’intelligence collective et de co-développement. L’idée de “penser autrement” les relations entre client et fournisseur semblait en tout cas une pensée partagée.
Notre second tour de discussion a tourné autour des points importants de cette approche. Plusieurs éléments en vrac:
- L’importance d’un objectif commun entre client et fournisseur.
- La nécessité d’établir une confiance.
- Effacer la notion de rôle telle qu’on l’entends généralement, qui implique un retranchement derrière un périmètre et des responsabilités non partagées.
- La nécessité de travailler sur ses peurs et les peurs des collaborateurs. Et au contraire valoriser les personnes et les parties prenantes.
- L’importance de l’expérimentation.
La 3ème question était plus personnelle : en quoi cette démarche nous concerne plus personnellement ?
Chaque membre du groupe appréhende nécessairement ce point avec sa propre sensibilité, selon ce qui le touche le plus. Ainsi nous avons soulevés des points tels que :
- La déonthologie par rapport aux clients : travailler pour résoudre les vrais problèmes. Ce ne sont pas nécessairement ceux pour lesquels les clients nous ont appelés.
- Contribuer au plaisir dans le travail : Accomplir une mission non pas parce que l’on fait un travail que l’on nous a demandé, mais parce qu’on fait quelque chose d’utile, qui aidera réellement ce client en adressant son problème de départ.
- Gagner en légèreté : Rendre le travail plus agréable et plus efficace.
- Pouvoir faire plus demain que ce que l’on fait aujourd’hui.
Je vois un fil directeur à travers ces points : notre besoin semble de nous sentir en harmonie avec notre travail, d’assouvir un véritable besoin sinon physiologique, du moins intellectuel.
Pour finir Manfred nous suggère de réfléchir à cette question fondamentale qui guide cette démarche : Qu’est-ce que la valeur ? Pas seulement la valeur financière !
Cette question et d’autres points soulevés par Manfred Mack figurent dans le support que Christine a eu la gentillesse de mettre à disposition.









