Stoos Connect ! Le 25 Janvier 2013 à Amsterdam

Organisé par le “stoos satellite” d’Amsterdam, la conférence stoos connect se déroulera le 25 Janvier prochain à Amsterdam, proposant en présentiel et en livestream une série de lightning talks des initiateurs de ce mouvement.

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Stoos est  un nouveau souffle du mouvement agile. Réunis dans la stotion de ski de Stoos (encore une station de ski), 21 signataires on réfléchi au devenir du mouvement agile.

Leurs reflexions les ont amenés à considérer qu’un nouvel élant est nécessaire au niveau des organisations.

Pour en savoir plus sur le réseau Stoos, rendez-vous

Stoos Connect ! Le 25 Janvier 2013 à Amsterdam

La Scrum Night 3 chez Google in images (2/2)

Je vous avais laissé à la pause de la Scrum Night

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Il est temps de reprendre la seconde série d’ateliers. Celle-ci dure une heure, la tranche précédente était de 2 heures.

La fleur de Lotus ou comment redynamiser vos équipes

Yann Poles (prononcer : Polèce) nous proposait une nouvelle technique d’animation de rétrospectives déjà présentée à Grenobles il y a très peu de temps : la fleur de Lotus, technique devant aider la pensée créative.

Le maître de séance en pleine action…

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Les participants également !

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Franchissez la porte, et vous verrez qu’ici on parle de Shrek !

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Mythes et réalités d’une équipe auto-organisée

Ce n’était pas réellement un atelier que nous proposait Myriam Roux, mais plutôt un retour d’expérience. Qu’à cela ne tienne, cela a visiblement intéressé une large audience.

Myriam nous parle de son vécu en tant que coach au sein de la cellule de transformation agile de la Société Générale.

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Beaucoup de questions après la présentation.

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La présentation de Myriam est accessible en ligne ici. Le thème de cette présentation est aussi celui de sa contribution au “blue book” dont j’avais déjà évoqué la disponibilité sur lulu.com

Perdus dans le désert

Dragos Dreptate nous embarque dans une aventure fort sympathique qui débute par le crash de votre avion où meurent pilote et co-pilote (mais pas les hotesses heureusement). J’ai bien surveillé, mais apparemment les partcicipants n’ont pas fini par se manger entre eux…

Cet exercice est focalisé sur la communication au sein de l’équipe (2 équipes de 4 personnes), afin de prendre les meilleures décisions et en priorisant ses besoins.

Salut, Dragos !

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Toujours aucun survivant de sacrifié ?

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Marshmallow challenge

Ce grand classique des agiles games nous était une fois de plus proposée ce soir-là. Un binôme représentant le French SUG s’est courageusement alignée. Dignement menée par the Pres’ ! Euh… je ne suis pas resté pour l’annonce des résultats …

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Le team “French SUG” …

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Picture in picture in …

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Jérôme Guenver, le G.O. du Marshmallow Challenge !

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Pour ceux qui ne connaitraient pas encore l’exercice, voici une présentation qui pourra vous éclairer.

This is the end

Ainsi s’achève cette nouvelle “Scrum Night”.

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Les plus courageux se sont retrouvés au pub. Pour moi, c’était direction “home sweet home”. Je n’ai plus 20 ans !

Vous retrouverez aussi le compte-rendu d’Arnaud Villenave sur le Blog de Cellenza.

La Scrum Night 3 chez Google in images (1/2)

Cette 3ème édition de la Scrum Night, comme la seconde se déroulait chez Google, près de l’Opéra. Pour la dernière fois d’ailleurs, le géant du Web déménageant courant décembre rue de Londres. Donc, bienvenue chez …

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Accueil et cocktail

Il était heureux que nous ayons prévu l’accueil et le speach de bienvenue (ainsi que le traditionnel cocktail) au début, car les arrivées se sont poursuivies jusqu’à 19h00.

Notre président dans son exercice favori

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Le public attentif aux paroles du boss. Bonjour Emeline !

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Construisez votre magazine avec Kanban !

L’association Métis emergence nous proposait de jouer à ce jeu qu’elle a créé, avec l’aide de quelques membres de l’association. Vous pourrez en savoir plus sur Kanbanzine ici. Voici le résultat … en images.

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Le plateau de jeu

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Just have fun !

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Lean Lego Game

Imaginé par Thoughwork en 2009, ce jeu a pour but de nous faire prendre conscience des principes Lean. Nathaniel Richand animait cette session très dynamique.

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Le matériel

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Les participants en pleine action ! Le temps est compté …

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Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici une description du jeu, ainsi que la présentation du jeu par ses créateurs.

Qui a peur du contrat agile ?

Bruno Paul nous présentait cet atelier d’échange autour des problématiques du contrat agile : quels en sont les pièges et comment créer l’entente entre les acteurs dans un contexte qui ne facilite pas cela.

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Ambiance studieuse à cet atelier.

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Take the Win Win Wave

Pierre Neis nous a une nouvelle fois gratifié d’un atelier particulièrement dynamique … et coloré : Take the win win wave !

Pierre Neis qualifie ce jeu de “kickoff pour une formation Personal Kanban”. L’atelier consiste tout d’abord en la construction d’une “value stream map” de votre journée, du lever au coucher.

Si ensuite on distribue une valeur (ou un “fun”) de 1000 sur la totalité du flux, comment améliore la journée afin d’optimiser le fun ?

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La création de la chaine de valeur

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Debrief…

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A bientôt…

La première série d’ateliers se termine, le temps de souffler un peu et nous reprendrons la seconde série sous peu. Pour nous, la suite de notre safari photographique est pour demain !

Note de lecture : Steve Jobs, par Walter Isaacson

Note : 8 ; L’homme qui pliait le monde à sa propre vision !

Se sachant condamné, Steve Jobs a choisit lui-même son biographe. Il lui fallait le meilleur, et le fait que celui-ci refusa catégoriquement cette proposition n’était pas un élément qui rentrait en ligne de compte pour le créateur d’Apple. Car bien sûr, il finit par accepter. Comme le montre le livre au long de ses 41 chapitres, ce projet est symptomatique du mode de fonctionnement de ce personnage hors norme : ne pas laisser aux autres l’initiative de ce que l’on dirait de lui, s’assurer d’avoir le meilleur afin de sortir la meilleure biographie possible rendant impossible d’en sortir d’autres. Faire ce qu’il faut pour que l’auteur produise le meilleur : carte blanche, aucune censure (en fait Steve Jobs ne lira jamais le livre), libre accès aux documents et aux personnes. Et encore une fois, le résultat atteint des niveaux d’exigence très élevé.

Il s’agit d’une vraie biographie, elle démarre par la rencontre de ses parents naturels, pour se poursuivre par son adoption, son enfance et son adolescence et sa jeunesse tumultueuse qui le conduira à sa rencontre avec Steve Wozniak, aussi différent de Jobs que l’on puisse l’imaginer. La suite est mieux connue dans ses grandes lignes, car bien qu’entrecoupée d’un exode elle est intimement liée à l’histoire d’Apple. En fait, dès les années 80 il déclarait penser que son nom était lié à celui d’Apple quoi qu’il arrive, tout en pensant également qu’il incarnait Apple. L’avenir lui donnera bien sûr raison.

Si le texte suit une trame globalement temporelle, le découpage suit en fait des thèmes recouvrant certaines périodes, comme celles de sa relation avec sa première fille, Lisa Brennan ou l’Apple II, ou l’iPod, etc… Ces tranches de vies se recouvrant, le fil des chapitres se recouvre en partie telles les ardoises d’un toit. Loin d’être déstabilisante, cette approche rend le livre plus captivant, certains événement faisant la liaison entre différents chapitres.

L’auteur a choisit de ne faire aucune concession par rapport à l’image du personnage, mettant en valeur son talent, son génie et son exigence par rapport aux produits qu’il voulait développer tout comme les côtés nettement moins reluisants de sa personnalité « vous avez découvert que je suis un sale con ? Quel scoop ! » comme le rapporte Walter Isaacson sur une conversation entre Steve Jobs et un journaliste. La prose mêle finement l’histoire racontée, les témoignages et l’analyse faite par l’auteur qui encore une fois ne cherche pas à embellir le tableau mais à nous faire comprendre l’homme. Mission accomplie de ce côté, les motifs récurrents du fil de sa vie apparaissent clairement : une quête de perfection dans la simplicité ne s’embarassant ni des « impossibilités techniques » ni des personnes avec qui il devait ou aurait pu collaborer, la volonté de marier art et technologie en gérant l’expérience utilisateur de bout en bout en n’acceptant aucune concession.

Steve Jobs n’est pas un créateur. Ou s’il en est un, sa réelle création est Apple. Mais il faisait travailler des créateurs et les guidait ou les fustigeait la plupart du temps suivant la voie qu’il voulait suivre exigeant toujours plus, plus beau, plus simple et élégant. Enfanter les projets auxquels il croyait justifiait tous les sacrifices y compris et surtout ceux de sa relation aux autres. Ainsi le texte lève le voile sur ses relations avec Steve Wozniak, John Sculey et de nombreux autres. Il nous permet de comprendre ce qui l’a entrainé dans l’aventure Pixar.

Cette biographie se lit comme un roman, liant le parcours privé et le parcours public. De nombreux témoignages viennent compléter le propos sans l’alourdir. La dernière partie du livre voit la fin du créateur d’Apple approcher et le texte est plus empreint de nostalgie

En grand manipulateur, Jobs voulait être maître de sa biographie, qu’elle soit définitive et n’en permette pas d’autre. Apparemment, il a encore et une dernière fois réussi.

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Référence complète : Steve Jobs – Walter Isaacson – JC Lattès 2011 – ASIN : B005UD7FS2 (Kindle edt.)

Steve Jobs


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L’Agile Tour Nantes (en images) 3/3

Troisième volet de mon retour sur l’agile Nantes (les parties 1 et 2 sont là et ), voici le programme de l’après-midi

Le paradigme de l’ingénieur dans un imaginaire ubiquitaire

Cette keynote originale nous était présentée par des membres de la compagnie “La Machine” qui, de projets en projets, construit des mécaniques savantes en faisant collaborer ensemble de multiples corps de métier en les faisant interagir en permanence, à l’image de ce que nous faisons dans nos projets agiles, par opposition à l’entreprise traditionelle où règne le “product lifecycke management”.

Le fil conducteur de l’entreprise ne sont pas les projets, mais une vision d’ensemble insufflée par son créateur et directeur artistique François Delarozière : l’imaginaire !

Les machines, comme des êtres vivants passent par 3 phases:

  • La prototype. la machine est assemblée pour en faire fonctionner les différentes parties … avant d’être désassemblée pour être finie, traitée, peinte, etc…
  • L’adolescence. La machine est utilisée dans des manifestations et des spectacles, manipulée et montée par des membres de la compagnie.
  • L’autonomie (le machine de ville). la machine est revue afin de respecter les normes lui permettant d’être accessible par le public.
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A la base de l’entreprise, il y a un meneur, François Delarozière que nous avons déjà nommé. C’est lui qui initie les différents projets. Et au départ de chacun d’entre eux il y a une histoire qui inspire dessins et mises en mouvements.

Une fois le concept posé et les premières idées arrêtées, il y a des réunions avec les différents corps de métier. L’équipe de réalisation est une équipe intégrée regroupant tous les corps de métier : Ingénieurs structure, mécaniciens, hydrauliciens, menuisiers, soudeurs, etc… Il y a une transparence totale sur les travail effectué par les différents membres. On ne parle plus de stand-up quotidien mais de boucles de feedback en continu, toute la journée.

Cet esprit d’équipe est résumé de manière humoristique “on collabore et on travail vraiment en équipe : on ne finit jamais complètement nos tâches, on en laisse pour les autres !”. Pourquoi un ingénieur structure devrait-il donner des précisions sur la réalisation d’une soudure ? Le soudeur connait son travail, mieux même que l’ingénieur ! Il saura poser des questions d’il a besoin de précisions. De toute manière à quoi bon spécifier les détails ? Ce que l’on fera au final sera différent !

L’équipe n’est pas seulement collaborative, elle est aussi plurielle et pluridisciplinaire : ceux qui conçoivente et construisent les machines seront aussi ceux qui les manipuleront et les monteront. Tous ! Comme le disent si bien les membres de la compagnie “on n’a pas vraiment le choix” !

Chaque réalisation de La machine est quelque chose de différent, un nouveau challenge, dont on ne sait pas au départ comment il sera adressé ! Mais tout ceci se réalise plus facilement quand on travaille tous ensemble, dans le même bureau.

PO et culture Agile: potion magique du succès de l’entreprise !

Frédéric Dufau-Joel nous a proposé une session une session au format original : le fish bowl. Frédéric a fait disposer les chaises en cercle, en disposant un petit cercle intérieur de 5 chaises dans lequel il s’est installé. L’un des chaises devant rester vide (la plupart du temps) les autres sont prêtes à acceuillir les personnes déirant poursuivre le débat en posant une question à Frédéric. Quand la dernière chaise est occupée, la personne la plus ancienne dans le cercle doit rendre sa place.

Bref, au lieu d’éliminer du “bottleneck”, on va plutôt en créer afin de réguler le débat. C’est une application du WIP du Kanban, si on veut bien …

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Le principal, pour ne pas dire le plus surprenant, c’est que ça marche !

Revenons au thème de la session, c’est à dire le PO en tant que potion magique. Frédéric nous a fait partagé son retour sur l’imporatnce du PO dans le succès des projets au sein de son entreprise. Il identifie plusieurs facteurs de succès.

Les PO viennent des métiers. Cette transition d’un rôle opérationnel vers ce rôle de PO est valorisé et est même un templin pour leur carrière !

Le casting est important. Tout le monde n’a pas le profil pour être PO. La connaissance méier ne suffit pas, car le PO est un agent de changement qui doit aussi travailler très près des utilisateurs. De plus, le formation de binômes sénior / junior aide à la parformance sur les projets, ainsi qu’à la continuité.

Une logique d’amélioration. Frédéric ne parle plus de projets informatiques. Ce sont des projets d’entreprise, des projets d’amélioration. Encore une fois, les PO sont des agents du changements.

Un dernier point que j’ai noté en outre : A la question sur la mesure sur le ROI des projets, Fréderic a dit qu’il n’en faisait aucun, à part le sourire des utilisateurs et des décideurs ! Une belle forme de conclusion.

Apologie du mur

La présentation d’Axel était certainement un peu légère, et j’avoue n’y avoir rien appris. Mais elle était fort bien présentée avec entrain et humour : une touche de légèreté et de différence que j’ai apprécié à cette heure de la journée. En fait je n’ai pas regretté mon choix, ce que je dis plutôt rarement, peut-être même jamais lorsque je pense ne rien apprendre !

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Mais revenons sur cette présentation. Elle s’appuie sur 3 histoires vécues présentées de manière vivante et avec humour.

La première histoire est celle d’une équipe s’enlisant dans sa stratégie de test. C’est le prix “pas de bol”. Ca arrive, et ça arrivera encore. Elle s’en est sortie en trouvant finalement le bon outil de test fonctionnel.

La seconde histoire est celle d’une équipe présentant une vélocité affichée n’ayant rien à voir avec la vélocité réelle. Une belle illustration de Death March avec son cortège de conséquences habituelles : bugs, pataches, baisse de la qualité et burn out. C’est le prix “mérité”. Pour s’en sortir, il a fallu un retour aux sources sur la qualité et la définition of done … et essuyer la date pendant un petit moment.

La troisième histoire démarre par un Product Owner fort zélé arrivant avec un backlog simplifié… de 4 items ! C’est le prix “inattendu”. Il a fallu reculer le démarrage du projet afin de pouvoir retravailler le backlog avec l’équipe afin qu’il ait une granularité présentant des items appréhendables.

Quelles leçons retirer de ces histoires ?

D’abord que les murs en gestion de projet prédictive sont dangereux. Ils peuvent même signer la mort du projet.

En mode agile, on a comme premier reflexe de cacher tout autant ces murs que l’on voit parfois arriver et qui font peur. C’est une réminiscence de l’ancien mode. Pourtant ils nous apprenent des choses. C’est même eux qui forment la plus grande part de notre apprentissage. On doit leur faire face et en sortir les enseignements lors des rétrospectives.

Pour résumer, en 4 points :

  • N’ayons pas peur des murs !
  • De toute façon, on va s’en prendre !
  • Evitons quand même les gros murs, ne soyons pas kamikazes !
  • Sachons les écouter et affichons (sur des murs physiques cette fois).

Des mots, des maux ? Démo !

Je n’avais pas encore eu l’occasion d’assister à la présentation de ma collègue Caroline Damour et ex-collègue Emilie Franchomme. C’est maintenant chose faite. Mieux encore, elles m’ont donné l’opportunité pour cette “dernière” d’apporter ma modeste contribution. J’y reviendrais.

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L’originalité de cette présentation était de reposer entièrement sur un appel à témoignage auprès de la communauté ! D’une part cela témoigne d’une attitude humble de la part de Caroline et d’Emilie, et je dois dire que ce n’est pas le trait marquant de notre communauté (au sein de laquelle je m’inclus) ! Cela nous donne aussi un indicateur fiable sur la façon dont la chose est appréhendée par différentes équipes.

Le premier point qui remonte est : Synecdoque ou comment prendre une partie pour un tout ! On devrait en effet parler de “revue de Sprint” et non de de “démo”, celle-ci n’étant qu’une partie de la revue.

Le second point concerne les facteurs de réussite:

  • Ca se prépare
  • Avoir une check-list pour ne rien oublier
  • Raconter une histoire pour captiver le public

Un aspect stressant qui semble réccurent : éviter la honte devant les clients !

Le point qui m’a le plus interpellé est la dualité démontrer / valider !

Ce “pattern” semble réccurent et source de problèmes et de tensions:

  • Cela créer un mur lors des démos (pardon, des revues de Sprint). En effet, on se retrouve plus en climat de client / fournisseurs, voir juge / jugé qu’en situation de collaboration. Chacun s’apprêtant à défendre son camp.
  • Cela exacerbe le problème du “scope creep”, où les utilisateurs vont s’evertuer à trouver insuffisant le périmètre montrer afin d’en avoir “toujours plus”.
  • Cela sape le rôle du PO qui doit être celui qui valide.

Bref, tout cela laisse bien moins de place à la collaboration !

Un dernier point que j’ai noté (mais ce n’était pas le seul de la présentation, vous n’aviez qu’à venir) : la célébration. C’est très américain, mais pourquoi pas ? Toutefois ce ne doit pas être le but recherché.

Et puis, c’était mon tour !

Caroline et Emilie m’ont proposé d’introduire un nouvel opus de ma saga “en finir avec”. J’avais choisi de faire court, pour ne pas canibaliser la présentation. Trop court et trop léger peut-être, je n’ai pas été très satisfait de moi. Je vais essayer de vous résumer la chose.

La démo, c’est reporter en fin de sprint la revue d’éléments que l’on a fini en cours de sprint ! Alors pourquoi ne pas faire plutôt des “micro démos” qui concluraient chaque story, plutôt que de constituer du stock en cours de sprint ? Voilà du moins la colonne vertébrale de mon propos. Je le reprendrais plus tard de manière plus travaillé et plus détaillé dans un post ici même. Stay tuned !

J’avais déjà posté la présentation de caroline et d’Emilie. Elle est accessible ici.

Partir … revenir ?

Déjà 18h30, notre train est à 20h00 et je serais chez moi à près de 23h00. Il est temps de rentrer (ouais, le campus, il est quand même un peu dans la cambrousse). le temps d’un dernier échange avec les suspects habituels, direction le bus.

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Une belle journée avec des sessions donnat matière à réflexion. Mes deux “keepers” de la journée, en plus d’une foule de petites choses, d’idées et de rencontres.

  • La session de Tremeur Balbous sur l’immunothérapie au changement. Le premier changement à opérer est en nous et il faut se rendre prêts à l’opérer.
  • Le PO “potion magique”. Le Product Owner est un vrai facteur de réussite, mais pas n’importe comment, pas simplement en collant une étiquette au revers de son veston. Il doit d’abord et avant tout être un agent du changement et non un scribe !
  • Mélanger présentation et validation lors d’une démo, c’est pas une idée de génie.

Alors c’est vrai, Nantes ce n’est pas à proprement parler à côté. Pourquoi aller là-bas alors que l’Agile Tour Paris est à 200 mètres de mon lieu de travail ? Pour les rencontres, tout d’abord. la communauté Parisienne, je commence à connaître. L’ambiance est un peu différente des rendez-vous de la capitale où l’on a peut-être plus tendance à pavaner, même malgré nous… Et puis j’avais rencontré quelques personnes de la communauté Nantaise lors de l’Agile Games France. Il me tardait de les revoir à nouveau. Bon allez j’avoue, c’est la raison principale.

Il est un peu tôt pour affirmer que je serais là l’an prochain. Mais cela me tente bien…

Note de lecture : Pro Wicket, par Karthik Gurumurthy

Note : 6 ; Une bonne surprise : globalement clair et pédagogique

Le monde Java s’étoffe décidément de nombre de frameworks open-source aussi surprenants qu’inventifs. Ils constituent, à mon avis, bien plus l’avenir de la plateforme Java Enterprise que l’approche normative que pousse Sun contre vents et marées. Bien sûr, il y a aussi un phénomène de mode sur tous ces frameworks open-source, les nouveaux poussant les anciens. Wicket est l’un des nouveaux venus et vient concourir dans la catégorie pourtant déjà surpeuplée des frameworks de présentation Web !  Mission accomplie, pourtant, car la qualité de ce framework et son approche « disruptive » (une approche mixte xhtml / Java, mais pilotée par le Java) car basée sur des ressources non managées et stateful, en ont rapidement fait un produit populaire. Il a d’ailleurs été accueilli au sein de la communauté Apache.

Tout framework majeur finit par avoir son livre. Dans le cas présent, il n’en existe (ou existait, devrais-je dire) qu’un, celui-ci. Autant dire que je craignais le pire, car le premier livre sur une technologie est pratiquement toujours un ratage total, l’auteur se focalisant plus sur la mise sur le marché que sur la qualités du texte. Apress fait hélas partie des éditeurs soutenant cette approche. A la lecture de ce livre, je dois m’avouer soulagé et agréablement surpris.

Le point fort du livre est sans conteste son approche pédagogique : le framework est introduit progressivement, en commençant par un exemple simple et fonctionnel. Chaque étape, chaque nouvelle fonctionnalité est introduite dans l’étape précédente par la mise en évidence de la lacune de fonctionnalité correspondante. Les exemples sont nombreux et occupent une part importante du texte (pas loin de 40% du texte), mais ils sont hélas souvent émaillés de petites erreurs qui heureusement ne gênent pas leur compréhension.

L’ouvrage est divisé en 9 chapitres, ceux-ci sont donc relativement gros, car le texte compte près de 300 pages, sans les annexes. Le premier chapitre est globalement l’équivalent d’un « hello world » assez étoffé. En réalité, on pourrait déjà écrire et déployer des applications Wicket assez simples à la fin des 33 pages de ce chapitre ! C’est tout dire…

Le chapitre 2 couvre un aspect plus spécifique du framework : les éléments de validation et de conversion. Chemin faisant, nous explorons quelques éléments plus avancés tels que la gestion des propriétés ou les listeners de vues.

Le chapitre 3 est sans aucun doute le plus consistent et le plus important du livre. D’abord par ses 60 pages, ensuite car il couvre complètement une petite étude de cas permettant d’explorer les aspects les plus importants du framework. Vous pouvez facilement vous arrêter à la fin de ce chapitre pour écrire votre première application Wicket et reprendre les aspects plus avancés ultérieurement.

Le chapitre 4, couvrant la structuration des pages est à mon avis le moins réussi et le moins clair. J’avoue avoir décroché assez rapidement.

Un des sujets à la mode est l’intégration de Wicket avec Spring, même si il s’agit là du mariage du veau et du cochon tant ces frameworks sont différents dans leur approche. Le chapitre 5 couvre très clairement le « comment » de ce module d’intégration, mais aussi (bien que plus succinctement) les intégrations Tapestry, Hibernate ou JPA.

Le chapitre 6 reprends là ou le chapitre 2 s’était arrêté pour couvrir l’internationalisation. Utile mais pas passionnant.

Le chapitre 7 couvre le développement de composants Wicket personnalisés. Une section à lire seulement après avoir pris un peu de bouteille avec Wicket.

Ajax est un sujet à la mode, le chapitre 8 n’évite pas le sujet car il lui est consacré, mais le sujet reste traité un peu rapidement ici. On a toutefois assez d’éléments pour démarre avec les composants Ajax de Wicket.

Le dernier chapitre couvre deux sujets qui ne sont pas mineurs : comment tester unitairement nos pages et formulaires Wicket, et ce qu’il y a de neuf dans Wicket 2.0.

En bref, voici un livre pour débuter en tout confort avec Wicket. Cela a été un bon achat… à l’époque. Un petit rafraichissement avec la dernière version du framework et tout serait parfait !

pro-wicket

Référence complète : Pro Wicket – Karthik Gurumurthy – Apress 2006 – ISBN : 1-59059-722-2 ; EAN : 978-1-59059-722-4

Pro Wicket


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L’Agile Tour Nantes (en images) 2/3

Je poursuis ma restitution de l’Agile Tour Nantes commencée il y a peu.

J’ai 2 jours pour obtenir une vision partagée avec 15 utilisateurs pour mon projet agile !

Pierrick Thibault et Edwige Champin du groupe Atlantic nous racontent comment ils ont opéré le lancement d’un projet en mode semi-agile adoptant une approche “full agile” pour son lancement !

Pourtant les choses se présentaient difficilement : ce projet transverse au groupe impliquait plusieurs sociétés, avec 15 utilisateurs impliqués dans le lancement, issus de sociétés et de fonctions différentes. Qui plus est, la société vient d’assez loin, avec du cycle en V et une méthode “maison” … mais toutefois une pratique Lean au niveau de la production : Atlantic Production System, le pendant du TPS de Toyota !

Le début de la présentation est un peu long, avec la présentation du contexte “groupe Atlantic”. L’opportunité pour nous de savoir que le cycle en V bien que fonctionnant correctement chez Atlantic, présente quand même des lacunes (cycles trop longs fonctions inutiles) que la société souhaite adresser. Le temps aussi pour nous de découvrir le projet Metis dont il sera question.

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Alors voilà, le projet n’est pas encore commencé que déjà des obstacles sont là et bien là !

  • Le projet est déjà estimé !
  • On démarre sur un cahier des charges existant.
  • Des activités au format habituel
  • Un grand nombre de participants pour ce lancement : 15 personnes !

Aussi quelques points auxquels il faut prêter attention:

  • Le partage des pratiques métier: les personnes impliquées tiennent en effet des fonctions très diverses.
  • Se détacher de l’existant.
  • Ne pas transformer ce lancement en “lettre au père noel”.
  • Faire en sorte que les participants soient acteurs (pas facile quand on est si nombreux) !
  • Eviter le jargon agile.

Il est maintenant temps de rentrer dans le dur !

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Ces 2 jours ont été découpés en 3 phases:

  • Ouvrir
  • Explorer
  • Converger

Ouvrir

Pour ouvrir, c’est le format World Café qui a été privilégiée. En quelques points:

  • Des tables de 4 / 5 personnes
  • Des rounds de 15 minutes entre lesquels les participants changent de table.
  • Un hôte qui fait le lien au niveau de chaque table, entre les rounds.

3 rounds de 15 minutes ont permi de déveloper la reflexion autour de “comment optimiser mon organisation au jour le joursur la gestion des dépenses projet”. Ce thème étant reformulé pour le 3 ème round. Une restitution par thèmes cloturant cette première phase.

Explorer

Cette exploration s’est faite en 2 temps:

  • D’abord la définition des “persona” qui serviront à l’expression des besoins.
  • Puis un atelier Story Map pour faire émerger les besoins.

Converger

C’est un atelier de priorisation des stories qui a conclut ces 2 jours. Une priorisation “en silence” vu le nombre des participants, qui a quand même permis en 3 passes de ventiler de manière équilibrée les stories selon 3 niveaux de priorité.

Bref, une présentation intéressante, d’abord parcequ’elle m’a permi de découvrir le World Café que je ne connaissais pas, et parce que le thème du lancement de projet est rarement traité en retour d’expérience, surtout à cette échelle et dans ce type de contexte.

Immunothérapie pour le changement

Je suis resté pour suivre la session de Tremeur Balbous, dans la continuité de sa keynote. L’immunothérapie pour le changement est directement issu des travaux de Robert Kegan et Lisa Laskow Lahey que l’on retrouve aussi dans l’ouvrage éponyme. Ces auteurs, enseignants à Cambridge ont développé une approche de coaching qu’ils supportent aussi au sein de leur société Minds at work, nottament par le biais d’une certification. Eh oui : business, business…

La théorie

Elle s’appuie sur 3 éléments :

  • Les niveaux de développements
  • Les typoes d’apprentissage
  • Les filtres

Les niveaux de développement

Si le développement chez l’enfant est une matière qui, à défaut d’être complètement maîtrisée, commence à être comprise, il n’en va pas de même du développement chez l’adulte. Tremeur nous présente les 3 niveaux de développement identifiés dans cette approche

  1. Socialized minds : ce sont les joueurs d’équipe. La perception des autres compte. Mais ces personnes tendent à comprendre ce qu’ils veulent entendre.
  2. Self authoring minds : Ces personnes sont guidées par leur propre agenda. On y retrouve beaucoup de managers. Etonnant de voir cela décrit comme un stade au-dessus du précédant. Peut-être parce que ces personnes ont sû se sevrer de l’approbation des autres…
  3. Self transforming minds : ce sont les personnes qui apprennent à apprendre, qui capable d’entendre et d’intégrer les différents éléments qui leur sont soumis.

En gros, plus une personne est haut dans son développement, meilleurs sont les résultats qu’elle obtiendra.

Les types d’apprentissage

Il y en a deux:

  • Les apprentissages techniques : ils nous permettent d’apprendre le “quoi”.
  • Les apprentissages adaptatifs : ils vont nous permettre de créer de nouveaux savoirs, de développer de nouvelles capacité. C’est le travail sur nous-même. C’est ce que Tremeur apelle développer notre capacité à faire des liens.

Les filtres : ils rendent subjective notre perception de la réalité.

Le diagnotique de l’immunité

L’approche de Minds at work s’appuie sur un template en 4 parties

  • L’objectif : c’est ce que nous voulons changer dans notre comportement. Nous ne sommes pas nécessairement les mieux placés pour en juger, d’ailleurs. Pourquoi ne pas demander aux autres ce qu’ils pensent que nous devrions changer en nous ?
  • Ce que je ne fais pas (ou plus) par rapport à cet objectif
  • Quels sont mes engagements cachés qui vont à l’encontre de l’atteinte de mes objectifs.
  • Quels sont les postulats fondamentaux qui me guident.

Le travail sur cette “carte” se fait de manière itérative, mais chaque point sert de point de départ au point suivant. C’est en sorte une analyse causale que nous devons faire en nous-même…

Pour illustrer son propos, Tremeur n’a pas hésiter à montrer la carte qu’il avait construit pour lui-même ! Chapeau l’artiste, il fan avoir du courage pour se découvrir ainsi ! L’aspect auquel il faut porter attention lors de la construction de la carte, c’est que les points mis en évidence doivent s’appuyer sur des comportements identifiés et non des ressentis. Il s’agit d’objectiver les éléments, toujours la question des filtres…

Cette démarche a pour but de nous faire prendre conscience de nos immunités, à l’image des 4 stades de la connaissance :

  1. Inconsciemment immunisé
  2. Consciemment immunisé
  3. Consciemment désensibilisé
  4. Inconsciemment désensibilisé

La dernière étape est de travailler sur notre système immunitaire (mais c’est déjà bientôt la fin de la session). Il y a 3 axesChange prevention system

  • Feeling system
  • Knowing system

J’ai zappé pas mal d’éléments, mais je ne vais pas refaire la présentation de Tremeur. Je n’y arriverais pas, je la met plutôt en liens. Je ne suis pas un super-fan des techniques de coaching, mais cette présentation est un de mes “keepers” de la journée.

Revue de code et publications continue

Après la pause déjeuner, c’était la demi-heure “lightning talk”. Bon là, il va me falloir être un peu honnête : je passais en seconde partie et je suis un peu du genre stressé … bref, je n’ai pris aucune note sur la présentation d’Arthur Lutz qui précédait la mienne. C’est fort dommage car cet exemple d’intégration d’outillage mérite le détour. mais vous avez la présentation ci-dessous : have fun !

En finir avec…

Ouais voilà, c’est mon tour ! Quelques personnes quittent la salle, mais une vague tout à fait honorable s’y engouffre. Ce n’est pas salle comble pour moi, mais pas très loin en fait ! Je ne vais pas vous asséner cette présentation à nouveau, la voici en lien en attendant l’article si j’ai le courage de l’écrire…

Voilà pour cette seconde partie de mon retour sur cette riche journée. Tellement riche qu’il va me falloir un troisième opus si toi, courageux lecteur, je ne t’ai pas encore dégouté !