Lean Startup Conférence 2012 playlist

Pour ceux qui ont raté tout ou partie de la Lean Startup conférence 2012, voici les vidéo des interventions. Je vous suggère le site de la conférence pour les teasers des interventions.

Mais aussi :

Merci à Nicolas Marchand de l’association Lean Startup France pour les liens vers les 3 éditions de la conférence.

Lean Startup Conférence 2012 playlist

Note de lecture : De Merise à UML, par Nasser Kettani & al.

Note : 6 ; Attention, classique !

Voici un « best seller hexagonal », dont le but est de permettre la transition vers UML aux populations aguerries à Merise, comme l’indique le titre. Il faut également savoir que c’est un titre largement promu par Rational France, société où les auteurs officient.

En fait, moins de 100 pages sont consacrées au parallèle entre UML et Merise ! La partie la plus importante de l’ouvrage est consacrée à une approche « standard » de projet utilisant UML, sans faire référence au vocable spécifique à Merise. Certes, la chose est bien menée, bien que je désapprouve la francisation systématique des termes UML. Les modèle développés sont presque systématiquement enrichis de concepts issus d’UP : les 4+1 vues, les stéréotypes UP, etc. Ceci est discutable, je pense, car il est difficile de discerner ainsi ce qui fait partie d’UML car ce n’est pas précisé ! D’un autre coté les textes sont clairs et précis, supérieurs en cela à « UML en action » auquel on pourrait le comparer ; les auteurs vont jusqu’à nous présenter du code OCL, suffisamment simple pour être naturellement compréhensible.

On remarquera la présence d’un chapitre (le 3ème) consacré aux processus métier, et plus précisément au BPR. Deux autres sont consacrés à, la gestion de projet (où il n’est bien évidemment pas question d’UML), dont un consacré à UP.

Finalement, ainsi que je l’ai dit au début, seule la troisième partie, constituée de deux chapitres, est consacrée à la transition Merise – UML, ou devrai-je dire : Merise – UP / UML ! Ceci est fait essentiellement sous forme de parallèles !

Au final, le titre est éminemment trompeur, le livre ne traite que peu de la transition Merise vers UML, qui plus est dans une partie mineure sans rapport avec le reste de l’ouvrage ! Ceci ne réduit en rien la qualité du livre, mais un autre titre (par exemple : réalisation de projets avec UP et UML) aurait été mieux adapté. Parmi les curiosité, on trouve des diagrammes repris de nombreuses fois sur différents chapitres ! On trouve aussi une bibliographie, très solide, à la fin de chaque chapitre. Bref, un ouvrage somme toute solide et dense, avec ses 400 pages.

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Référence complète : De Merise à UML – Nasser Kettani, Dominique Mignet, Pascal Paré & Camille Rosenthal-Sabroux – Eyrolles 1998 – ISBN : 2-212-08997-X

De Merise à UML


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Agile Playground #4 (en images)

J’ai raté les trois premiers, je n’aurais pas raté le quatrième ! Deux jeux étaient au programme de cette nouvelle édition. Cela se déroule comme d’habitude chez Valtech, au 103 rue de Grenelle.

Première chose à faire en arrivant : choisir son jeu. J’aime bien l’originalité de la méthode : 2 boites contenant des balles de ping pong de couleur différentes. Chaque boite contient bien sûr un nombre de balles correspondant aux places disponibles ! Je choisis le très classique “buy a feature et prends la balle correspondante !

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Ensuite on fait salon en attendant, en discutant avec d’anciennes connaissances ou de plus récentes. On est là aussi pour cela, n’est-ce pas ?

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Pour ce Buy A Feature, 3 tables sont disposées et nous allons travailler sur le backlog d’une plateforme d’enseignement à distance.

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Un backlog et une somme somme d’argent sont distribués sur chaque table.

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Le backlog était imprimé sur une feuille A4, avec les prix associés. Comme l’a fait remarqué Gery Derbier, ce n’était peut-être pas le bon média car cela nous a empêché de manipuler plus physiquement l’argent mis à notre disposition. En fait, nous l’avons rapidement mis en commun ! Bref, on a bien pourri le jeu !

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Un tableau avec les features à sélectionné et déplacer était aussi affiché au mur.

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En fait, ce seul tableau, disposé sur une table aurait peu faire l’affaire. D’ailleurs l’une des équipe a procédé ainsi.

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Dans cette équipe, Cyrille Martraire s’est efforcé de jouer au troll en exigeant les features les moins avenantes. Il y est parvenu en en obtenant plus qu’il n’avait lui-même d’argent !

Notre tableau, dans toute sa splendeur.

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Yannick était l’un des maître de cérémonie. Ils étaient 3 en tout pour gérer les fauves…

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… avec Audrey …

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… et Nathaniel (et de nouveau Yannick).

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De l’autre côté se déroulait le jeu de la compétition. J’y ait fait un passage éclair pour happer une photo, pas assez longtemps pour comprendre de quoi il s’agissait !

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Une bonne soirée achevée, merci aux organisateurs.

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Et à la prochaine soirée, mi-janvier. Yannick Ameur et moi-même y soumettons un jeu qu’il nous reste à travailler !

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Evernote Meetup (en images)

De passage pour la conférence Le Web, des membres du staff Evernote nous proposaient une petite rencontre dans un lieu convivial, à savoir La Mutinerie, dans le 19ème. On est d’ailleurs bien accueillis par les membres du staff : une petite étiquette autocollante qui ne colle pas, mais surtout un petit sac en toile Evernote avec quelques goodies. Bon, y’a surtout un tee-shirt !

Allez zou, direction la cave pour un discuter un peu avant les présentations.

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Je retrouve des habitués des Meetups de Pierre Journel (Pierre arrivera plus tard dans la soirée). L’espèce d’arrosoir vert typé Evernote distribue le breuvage officiel de l’éléphant vert. Ce n’est pas très bon.`

Dans la salle de présentation nous sommes accueillis par l’un des responsables de La Mutinerie.

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Rafe Needleman qui est plateform advocate chez Evernote ouvre les festivités. Le temps d’évoquer son blog opportunitynotes qui vaut certainement le détour.

John McGeachie vient nous parler principalement de l’offre business (même si je note au passage qu’il y a aujourd’hui 45 millions d’utilisateurs d’Evernote. Cette offre business a été largement relayée par ailleurs, j’en résume quelques caractéristiques:

  • Les carnets de notes appartiennent à l’entreprise. Ils ne sont pas subordonnés à un employé et à son départ.
  • On peut combiner dans son compte Evernote ses carnets personnels et ceux de l’entreprise.
  • C’est toujours Evernote et toujours les fonctionnalités que nous connaissons.
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Tiffany Muehlbauer est ambassadrice Evernote. Ca existe ! En fait, il y a même des “small business ambassadors” tels que Jimmy’s iced coffee. Ce sont simplement des gens ou des sociétés ne travaillant pas pour Evernote mais enthousiastes utilisateurs du service et prêts à en parler. En fait, j’aurais l’occasion de parler avec l’un d’entre eux à la fin, qui m’a présenté Evernote Hello. Le truc de Tiffany apparemment, c’est plutôt Evernote Food. Chacun son truc.

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Le quart d’heure du développeur était assuré par Damian Mehers. Damian travaille sur la version Windows Phone d’Evernote. Damian développe deux points en particulier :

  • On n’a pas besoin d’être affilié à Evernote pour développer une application : toutes les API sont publiques.
  • Pourquoi travailler chez Evernote ? Parce que c’est un très bon endroit où travailler : pas de politique, pas de questions d’ego et les décisions se prennent rapidement !

Je discuterais un peu avec Damian après sur leur processus de développement. Il se rapproche de celui de Google, donc d’inspiration agile, mais sans ressembler complètement à l’un des processus connus type Scrum ou Extreme Programming.

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Un (petit) aperçu de l’auditoire en attendant l’intervention de Sina Khanifar…

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Sina Khanifar a gagné le Hackaton Tech Crunch avec l’application Memstasch. Cette application a pour but de vous aider à ancrer des choses dans votre mémoire en utilisant la technique de la répétition espacée.

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Le temps de discuter avec les uns et les autres, comme Maxence, rencontré au Paris Evernote Meetup (et réalisateur d’une excellente app iPad), il est bientôt temps de conclure cette excellente soirée.

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Lean Startup Conférence 2012

Lean Startup France nous invitait ce lundi 3 décembre à assister à la Lean Startup conference en livestream. Celle-ci se tenait à San Francisco, rendez-vous était donc pris à 17h30 afin d’assister aux premières conférences du matin, avec le décalage horaire.

Welcome at the Lean Startup Conference

L’Epita nous accueillait pour cette occasion pour ce qui s’annonçait être une longue nuit, la fin étant prévue au-delà de 2h00 du matin. Quoi qu’il en soit, les conditions de reception et de projection du livestream étaient très bonnes et à défaut d’un confort exemplaire, l’amphi mis à notre disposition nous donnait de parfaites conditions pour assister à l’évènement à distance.

Des deux jours de la conférence, seule la première était diffusée, car elle regroupait l’ensemble des sessions de présentations. La seconde journée étant consacrée aux workshops, leur diffusion aurait été sans intérêt. Beaucoup d’inscrits mais beaucoup moins de courageux à être venus ce soir là. OK, la photo ne rend pas justice, car tout le monde n’aitait pas encore arrivé, mais quand même…

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Pire encore, l’assistance s’est clairsemée au fur et à mesure des présentations de la matinée, à tel point que nous n’étions plus qu’une poignée arrivée l’interruption du midi. Nous avons donc mis fin à la retransmission après les premières prises de parole de l’après-midi, vers minuit et demi !

La conférence

Eric Ries, l’auteur du livre éponyme, était bien sûr le maître de cérémonie de cette conférence. Le format retenu consistait en de courtes interventions de 15 minutes. Donc nécéssité d’être efficace de la part des orateurs. Le but avoué était de donner “le plus de contenu possible en une journée” à en avoir mal à la tête !

Et hop ! C’est parti !

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3 interventions ont retenu mon attention. Les autres m’ayant moins marqué. Commençons donc par ces quelques “autres” !

Todd Park

Todd Park est CTO … à la maison blanche ! Le point qui a retenu mon attention dans son intervention concerne l’Open Data. L’Open Data a créé sa propre activité économique, générant 100 milliards de dollars, simplement en rendant accessibles des données publiques, sans qu’il soit nécessaire d’emettre de nouvelles règlementations ou mesures incitatives !

Dans cette même voie, Todd Park évoque Blue Button for America, un autre projet lié à l’Open Data, destiné à permettre aux citoyens d’avoir accès à leur propres informations de santé.

Diane Tavenner

Est-il possible de mener en Lean Startup un projet lié à l’éducation ? Les projets liés à l’éducation tendent à avoir des cycles de développement très longs, de l’ordre de 8 ans ! En menant un tel projet de manière itérative en “lean startup”, Diane Tavenner a pu constater plus de progrès en 14 itérations d’une semaine qu’en 10 ans ! Ici le but était d’améliorer l’enseignement des mathématiques. Quelques points clés:

  • MVP : enlever de l’expérimentation tout ce qui ne contribue pas à ce que l’on souhaite mesurer.
  • Choisir ses métriques. Ce ne doivent pas être des “métriques de vanité”. Ici 2 aspects rentraient en ligne de compte:
  • Les enfants devaient montrer qu’ils avaient appris quelque chose. Une grande rigueur était requise ici: il devaevait s’agir de choses qu’ils avainet appris par eux-même.
  • Les enfants devaient montrer qu’ils prenanient leurs propres décisions.

A chaque itération, il fallait expériementer une nouvelle hypothèse : la plupart des changements opérés avaient un impact nul sur l’apprentissage des enfants (ni positif, ni négatif) !

Et aussi…

En entretien avec Eric Ries, Tereza Nemessanyi évoque le problème de la prise en compte de l’innovation dans l’évaluation des startups. En effet, elle arrive à la conclusion qu’en évaluant les startups sur la base du pitch, les VCs ont créé le problème ! La question fondamentale est donc de pouvoir mettre en évidence les progrès, alors que la plupart des actions que nous mettons en oeuvre ont en fait aucun impact côté clients !

Beth Comstock, également dans un entretien avec Eric Ries a évoqué le cas des intrapreneurs. Les entrepreneurs ne sont pas seulement ceux qui fondent des sociétés, ils se trouvent partout y compris au sein de grands groupes comme General Electric. Ce sont des gens passionnés, prêts à prendre des risques. Développer ces initiatives au sein de grandes structures se fait en isolant ces projets du mainstream" et aussi en se servant des atouts que ces grands groupes ont à leur disposition : ressources, laboratoires de recherche, etc…

Jessica Scorpio était le moment fleuri de la matinée…

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Même si visiblement le régime alimentaire “type startup” à base de hamburger a déjà commencé ses ravages.

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Jessica a évoqué l’importance de la validation des idées leur de leur développement, un point tout à fait important pour développer Get Around, une startup permettant le partage de véhicules et dont la mise en oeuvre a débuté sur un campus universitaire. Comme Facebook, quoi.

Danny Kim est un passionné de la construction de voitures (et en fait dans la construction d’à peu près n’importe quoi) et dont le but était de créer un voiture de ville munie de 2 roues et dont la stabilité est assurée par un gyroscope. Une aventure compliquée comme il l’explique lui-même : construire une voiture est déjà difficile, devenir constructeur automobile est beaucoup plus difficile et devenir constructeur de masse est carrément de la folie ! Danny a travaillé son MVP en construisant un prototype utilisable à l’échelle, en l’adaptant via le feedback, puis en prenant des pré-commandes : il a atteint 15,7 % de pré-commandes par rapport aux personnes ayant essayé son véhicule !

Lane Halley, designer chez Carbon Five, a évoqué le travail collaboratif entre designer et développer et l’importance du prototypage visuel rapide et matérialisable. Ses outils de travail sont alors les ébauches papier simplistes, les maquettes d’écrans à base paper board et de post-it, les “low-fi wireframes” et les innovation games. L’utilisation de ces outils a pour but de faire travailler ensemble et de manière collaborative deux corps de métiers très différents.

Matt Brezina a évoqué le développement d’applications mobiles. Quelques points principaux qui m’ont marqué:

  • L’utilisation préférentielle de la plateforme Android (plutôt que l’iOS) car l mise en ligne est bien plus rapide et donc le feedback l’est aussi.
  • La structure de l’équipe reflète la stratégie de l’architecture. En l’occurrence ici: la production d’APIs “internes” et d’API “externes”. Cette seconde équipe s’appuyant sur la première.

Evan Henshaw-Plath, Sam McAfee et Melissa Sedano ont abordé le Lean Startup du côté des développeurs: comment cette approche est ou doit être perçue. L’approche du développement en Lean Startup est extrêmement lié au développement agile (d’où mon intérêt premier pour Lean Startup). L’approche la plus en vogue est l’extreme programming, celle qui avait le vent en poupe entre 2000 et 2005 avant d’être éclipsé par Scrum. Le point qui a retenu mon attention, c’est qu’il est difficile pour un développeur de produire un code embarrassant. Mais il faut s’y résoudre, car une grande partie de ce code sera de toute façon jetée !

Jocelyn Wyatt nous a présenté un sujet dans la lignée de celui de Diane Tavenner : Lean Startup dans une ONG ! Le problème que Jocelyn nous expose est celui de l’amélioration des conditions sanitaires dans les bas quartiers de la capitale. En interant, l’ONG est parvenu d’abord à réaliser des toilettes portatives adaptées (équation coût / simplicité / adaptation culturelle) puis à adapter l’usage. Ainsi, alors que les familles se disaient intéressées par un service payant de collecte des toilettes (quand on est pauvre, chaque denier compte), après expérimentation les avis ont été différents. Même pauvre, passer devant ses voisins avec ses seaux d’excréments, c’est quand même la honte !

Adam Goldstein a mis l’accent sur l’importance du contact direct pour collecter des informations sur ce qu’ils aiment ou non. Le contact mail ne marche pas, personne ne veut s’embêter avec cela. Adam a mis en place dans son application une “crazy blue bar” permettant de contacter une personne de la société (Adam lui-même la plupart du temps). Si la chose est contraignante et dévore énormément de temps, elle en fait gagner bien plus en permettant d’orienter plus vite le service en fonction de ce que les gens aiment ou non.

Nikhil Arora et Alejandro Velez ont centré leur présentation sur la création d’un business … en ignorant les statistiques de ventes. Si le sujet de la présentation ne m’a pas passionné en tant que tel, il en est autrement des idées maîtresses de leur startup : faire un business éthique en recyclant des déchets (du mare de café essentiellement) pour faire pousser des champignons et inciter les gens à rendre la nourriture “personnelle à nouveau”.

Stephanie Hay nous a servi une présentation assez dense sur l’approcha marketing pour les startups : comment trouver ses mots afin d’être choisis par ses clients. L’un des points que j’ai retenu, c’est la recherche du “ah ah !” corporel lors du pitch. Mais ce qui se passe après la signature du client est aussi important : savoir pourquoi le client a souscrit au service. Ce n’est peut-être pas pour ce que vous croyez… Enfin, Stephanie conclut par “be proud of what réal !”. Je vous invite vivement à voir sa présentation.

Et maintenant, les 3 présentations qui ont attiré mon attention.

Tendai Charasika

Le “get out of the building” n’est pas à proprement parler une découverte du Lean Startup, mais c’est un élément important de la démarche. Avoir le plus tôt possible un feedback de terrain permet de confirmer une hypothèse ou de réorienter l’effort.

Tout d’abord, pourquoi ne pas le faire ? Essentiellement, il y a 3 raisons majeures:

  • C’est inconfortable
  • La peur du rejet
  • Ne simplement pas savoir comment aller chercher le feedback sur le terrain.

L’orateur nous propose une tactique en 10 points pour sortir du bureau. Plutôt que de les citer “in extenso”, je préfère vous proposer un lien vers cet article présentant mieux que je ne saurais le faire le propos de Tendai Charasika.Vous pourrez également vous référer à sa présentation

Justin Wilcox

Faisons un petit saut dans le temps pour nous interesser à Justin Wilcox ou comment tester son MVP avec le crowdfunding.

La chose la plus marquante de sa présentation est certainement la façon dont il nous a apostrophé au départ : votre startup n’est pas un business, c’est un hobby ! Il faut donc se focaliser sur le passage du hobby vers le business puis vers le produit.

Kickstarter permet de passer du business vers le produit et de financer celui-ci lorsque l’on veut développer son business.

Mais qu’en est-il du passage du hobby vers le business ? Comment valider son idée avant même de construire quelque chose ? Selfstarter est une plateforme qui permet d’évaluer le taux de conversion avant même de construire quelque chose, ce que Justing Wilcox promeut sous le nom de crowdtesting. Grâce au crowdtesting, on peut savoir si notre idée est un business avant même de d’implémenter celle-ci !

Steve Blank

C’était la présentation superstar de la matinée, aussi bien sur la forme que sur le fond. Steve Blank n’est bien sûr pas un inconnu, c’est un VC connu et reconnu dans le milieu !

J’ai retenu 2 points essentiels sur cette présentation.

L’entreprenariat ne peut être enseigné à ceux qui font acte de volontariat. Mais on peut enseigner “API de l’entreprendrait” :

  • Le Business Model Canvas
  • Le développement client, stigmatisé par le “get out of the building” pour tester la pertinence de ses idées.
  • Une ingénierie de développement agile, avec XP.

Le second point, et celui qui a retenu réellement mon attention est le modèle Customer vs Service que propose Steve Blank. Celui se décline de part et d’autre sur 3 axes :

  • Quel travail le client cherche-t-il à accomplir ?
  • Quelle souffrance souhaiterait-il voir adressée ?
  • Quels gains sont espérés ?

Pour terminer, Steve Blank évoque une initiative à laquelle il participe : Startup Weekend Next () qui prend la suite du “Lean Launchpad”. Le but est de procurer un enseignement pratique sur 4 semaines, destiné aux entrepreneurs afin de donner naissance à 10000 startups à travers le monde !

J’ai aussi malheureusement raté…

Eh bien oui, comme je n’ai pas assisté aux présentations de l’après-midi, j’en ai raté plein. Celles pour lesquelles je me mors le plus les doigts :

  • Ash Maurya
  • Scott Cook
  • Marc Andreesen

Mais on devrait trouver les vidéos en ligne très bientôt.

Note de lecture : Delivering Business Intelligence with Microsoft SQL Server 2008, par Brian Larson

Note: 7 ; Une approche didactique, complète et progressive d’Analysis Services

Et encore un bon gros pave de 770 pages! Tout aussi effrayant que cela soit, j’ai en fait été surpris par l’aisance que j’ai eu à avaler les 19 chapitres de cet ouvrage. Il faut dire qu’ayant commencé par voir sur Amazon quel était le meilleur texte sur Analysis Services, je n’ai été qu’à moitié surpris. Je n’hésite pas à le dire, ce livre est un quasi parfait didacticiel, capable de remplacer une formation sur le sujet. Le contenu équilibre fort bien les aspects théoriques, la présentation des fonctionnalités SSAS et la mise en pratique par les « Learning by doing ».

La plus flagrante faiblesse que j’y vois concerne justement les « LBD » : j’ai trouvé les descriptions des mises en pratiques bien trop micro managées, à tel point qu’on finit par ne plus savoir ni comprendre ce que l’on fait ! C’est bien dommage, car par ailleurs ces exercices (et ils sont nombreux) ont des finalités tout à fait pertinentes.

Pour résumer, et avant d’en survoler le contenu, je dirais que ce livre recèle 2 gros points forts :

  • L’équilibre entre les explications théoriques sur les principes (qu’est-ce que le BI, qu’est-ce qu’UDM, quels sont les différents modèles OLAP, etc..), les explications sur la façon dont ils sont mis en œuvre dans SQL Server, et la mise en pratique concrète (les LBD dont nous avons parlé précédemment).
  • La couverture du sujet, qui ne se localise pas à Analysis Services sensu stricto, mais inclut la modélisation dimensionnelle (relationnelle), l’alimentation, la fabrication d’un Cube, l’analyse avec MDX et même le Data Mining et la mise en place de reports avec Reporting Services ou Excel et ses pivot tables !

Je ne vais pas rentrer dans le détail de la table des matières, ce serait trop fastidieux, mais simplement évoquer les 5 grandes parties du livre.

La première partie « Business Intelligence » couvre 5 chapitres totalisant 90 pages. L’objectif de cette partie est de mettre en place les concepts liés au BI : qu’est-ce que c’est ? Quand et pourquoi s’en sert-on ? Quels sont ces concepts liés au BI (data Mart, OLAP, UDM, etc..), à quoi ressemble une modélisation dimensionnelle ? Comment tout cela est-il architecturé dans le système ? Cette première partie se termine par une introduction à Visual studio qui sera abondamment utilisé par la suite.

La seconde partie « Defining business intelligence structures » est longue de 3 chapitres couvrant 200 pages ! Elle rentre dans le vif de la modélisation dimensionnelle et de sa mise en place dans une base relationnelle. Mais en fait, ce qui explique la taille de cette partie est la longue mise en pratique de SSIS. L’ETL Microsoft est par ailleurs le sujet de livres à part entière, mais j’avoue que les deux chapitres qui figurent ici n’ont pas à rougir avec certain d’entre eux ! Utilisant SSIS très régulièrement depuis 2 ans, j’y ai découvert des choses !

La troisième partie « Analysing cube content » avoue 170 pages découpé en 4 chapitres. Comme son nom l’indique, cette partie se consacre à l’exploitation du cube décisionnel. Mais avant de l’exploiter, il faut le construire ! On commence donc par concevoir le cube, avec ses dimensions et ses groupes de mesures, puis par le déployer. Une fois cela fait, on peut mettre en place des KPI, les relations de hiérarchie et autres agrégations. Et bien sûr, on termine par les opérations de navigation dans le cube, par SSMS ou via les requêtes MDX.

La quatrième partie se consacre au Data Mining, car SQL Server possède bel et bien des fonctions de data mining intégrées ! 90 pages organisées en 3 chapitres couvrent ce sujet. On débute bien entendu par une présentation de ce domaine et des différents algorithmes de data mining. Puis on pénètre réellement dans le sujet en construisant un « data mining model ». Le reste de cette partie est consacré à la mise en œuvre des différents algorithmes de data mining proposés par Microsoft.

La dernière partie « Delivering » s’étend sur 180 pages en 4 chapitres. Elle couvre la restitution d’information. Cette partie est surtout conséquente parce que l’auteur est par ailleurs un expert reconnu de Reporting Services (il est l’auteur d’un best seller sur le sujet). Donc Reporting Services couvre ici 3 chapitres, et plutôt de très bonne façon, reconnaissons-le, tandis que les Pivot Table sont réduites à la portion congrue, ce qui est un peu frustrant.

J’en ai terminé avec l’aspect descriptif. Voici maintenant mon conseil : Vous voulez vous mettre à SSAS ? C’est LE livre, ne le ratez pas.

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Référence complète : Delivering Business Intelligence with Microsoft SQL Server 2008 – Brian Larson – McGraw-Hill 2009 – ISBN: 978 0 07 154944 8

Delivering Business Intelligence with Microsoft SQL Server 2008


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Note de lecture : Initiation à XML avec 3 études de cas détaillées, par David Hunter & al.

Note : 2 ; Un gros pavé ennuyeux, mal construit et au contenu hétéroclite

Encore un gros pavé sur XML à 800 pages ! Le contenu de celui-ci est quelque peu hétéroclite : DTD, HTML et CSS, XPath et XSLT, mais aussi DOM, API SAX ! Ensuite, bien entendu XML Schéma et pour faire bonne mesure, les XLinks, l’accès aux bases de données puis les fameuses études de cas. Ce programme un peu décousu me laisse un peu perplexe de prime abord !

La logique du livre est difficile à suivre : après deux chapitres d’adressant aux grands débutants sur XML (mais quand même complets avec des choses sur la gestion des espaces, des encodages et des instructions de traitement, par exemple !) les auteurs abordent directement HTML et le rendu de XML en HTML via CSS ! Tout ceci va nous occuper durant 135 pages, avant d’attaquer les choses sérieuses : XSLT !

Ce sont deux chapitres et un peu moins de 100 pages qui sont consacrés à XSLT (et XPath). Le sujet est complexe et cette introduction ne saurait rivaliser avec l’ouvrage de référence de Michael Kay. Il n’en a probablement pas l’ambition ni hélas l’utilité. Le sujet est traité de manière superficielle, il suffira surement à un « hello world » perfectionné mais on touchera les limites du texte très rapidement.

Exit XSLT, bienvenue DOM et SAX ! Là encore, les 70 pages consacrées à ces deux chapitres sont surtout destinés à donner un verni culturel plus qu’une connaissance opérationnelle. Du cocq à l’âne, ou plutôt du SAX aux namespaces, il ne semble y avoir qu’un pas que franchissent allègrement les auteurs pour notre plus grand désarrois. Mais on est bien sûr aussi un peu obligé d’en expliquer le fonctionnement dans XSLT. Pourquoi ne pas avoir mis cela dans la continuité de la partie qui lui était consacrée ?

Encore un changement de direction inopiné : nous voici arrivé à la DTD. Globalement on y trouve à peu près ce dont on a besoin. Le chapitre 10 qui lui fait suite est cette fois logiquement consacré à XML schéma, mais c’est cette fois un peu rapide. Ces deux chapitres sont complétés par un chapitre dédié à des compléments d’information, nottament les entités.

Le chapitre 12 est un peu une surprise : il est consacré aux XPointers. Mais pourquoi y avoir mélangé les hyperliens HTML ? Globalement, il ne restera pas dans les annales. Le chapitre 13 se veut aussi un aspect avancé : XML et les bases de données. Ca tire un peu dans tous les sens avec de l’ADO, du Vidual Basic, du stockage dans SQL Server ou dans Oracle. On aurait pu économiser du papier. Le chapitre 14 qui lui fait suite sur les « autres usages du XML » est presque pire, on y parle sérialisation, XML-RPC et RDF. C’est très brouillon

Cette partie ne m’a pas laissé un goût excellent. Certes, on a du matériel à en retiré, mais il n’y a pas de logique ni d’homogéneité. Qu’en sera-t-il des 3 études de cas qui couvrent les 120 pages suivantes ?

La première étude de cas est « gentille » et complètement hors du temps : des fichiers XML couvertis en HTML à l’aide de feuilles de style XSLT. Gentil, je vous dit. Mais c’est tout. Et surtout, pas très utile.

La seconde étude de cas est plus conséquente. C’est une application de type « bulletin board ». Là aussi à base de XML qui produit du HTML, mais pour le coup on essaie d’y construire une architecture applicative.. Mais tout cela est quand même truffé de spécificités Microsoft !

La troisième étude de cas est orientée B2B. Au moins ça change un peu, mais là aussi je n’ai pas été convaincu.

Pour terminer on a droit à un lot tout à fait impressionnant d’annexes. On en prend pour 120 pages, et il y a un peu de tout (y compris un « tutorial » Javascript !). Je ne sais pas si ça compense la relative médiocrité du pavé. Ou plutôt, mon opinion est que ce n’est pas le cas.

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Référence complète : Initiation à XML, avec 3 études de cas détaillées – David Hunter, Curt Cagle, Dave Gibbons, Nikola Ozu, John Pinnock & Paul Spencer – Eyrolle 2001 (V.O. : Beginning XML ; Wrox Press 2000 ; ISBN : 1-861003-41-2) – ISBN : 2-212-09248-2

Initiation à XML, avec 3 études de cas détaillées


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