Note de lecture : Le Datawarehouse, guide de conduite de projet par Ralph Kimball & al.

Note: 3 ; Ennuyeux et obsolète

Ralph Kimball est le grand prêtre du DataWarehouse, il était donc logique que je me dirige vers l’un de ses ouvrages. Prendre une version française était alors le gage d’un certain « confort » par rapport à un sujet où je suis loin d’être à l’aise ! Finalement j’ai été déçu à plusieurs points de vue.

Tout d’abord ce volume est apparu comme assez ancien, âgé de 12 ans environ ! Le sérieux de l’éditeur français lançant une 4ème réimpression d’un ouvrage aussi démodé est en cause, alors même qu’une seconde édition américaine est sortie (la date de millésime de l’ouvrage d’origine n’apparait pas) ! De nombreux points relatifs à la technologie s’avèrent de fait sujets à caution. Sans remettre la totalité du livre en cause, cela relativise au moins 25% de son contenu.

Le second point à trait au contenu lui-même. Si le volume compte 550 pages, on n’a guère l’impression que le contenu utile le justifie. La moitié aurait suffit ! Notons quand même qu’il s’agit d’un guide de conduite de projet. On y collecte matière utile assez largement sur divers sujets : modélisation, recueil des besoins, architecture, modélisation et approche des extractions. On est assez loin des processus agiles avec une organisation assez rigide, mais j’ai quand même été assez surpris de voir une tendance en ce sens tout au long de ma lecture.

Le dernier point de déception fut d’apprendre rapidement qu’en fait cet ouvrage constituait la suite d’un précédant livre. Pour le moins, cela n’apparaissait pas évident et cela s’avère maladroit par rapport au lecteur. On est ainsi frustré de manière répétitive, surtout sur les parties traitant de la modélisation, par les renvois incessants au précédant ouvrage !

Au final, si le livre dispense d’excellents conseils sur la façon de mener un projet datawarehouse, il ne justifie guère le temps investi dans sa lecture. Sa dépendance par rapport à un livre précédant le rend d’autant moins plaisant à lire. Bref, hélas pas une lecture indispensable !

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Référence complète : Le Datawarehouse, guide de conduite de projet – Ralph Kimball, Laura Reeves, Margy Ross & Warren Thornthwaite – Eyrolles 2005 (V.O. The Datawarehouse Lifecycle Toolkit, Expert methods for designing, developping and deploying Data Warehouses ; John Wiley & sons ; ISBN: 0471255475) – EAN: 978 2 212 11600 7

Le Datawarehouse, guide de conduite de projet


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Note de lecture : Wicket in Action, par Martijn Dashorst & Eelco Hillenius

Note : 7 ; Un apprentissage progressif, classique et sans surprise mais efficace d’un framework Web à la sauce client riche.

Wicket est un Framework de présentation Web vraiment à part. En effet, c’est à ma connaissance le seul à être statefull. En cela et par sa séparation HTML / Java, il me rappelle beaucoup les frameworks d’IHM Windows avec lesquels j’ai longtemps travaillé (OWL et MFC). C’est sans doute pour cela que je me sens à l’aise avec.

Wicket in action est sans nul doute un très bon tutorial pour comprendre et rentrer dans Wicket, par la pratique.

Le premier chapitre nous présente un incontournable « Hello, World » à la sauce Wicket. C’est très bien … à l’exception de mon incapacité à faire fonctionner cela par moi-même ! En fait, certains ingrédients nécessaires viennent plus tard, beaucoup plus tard ! C’est l’un de mes seuls reproches par rapport à ce livre par ailleurs excellent.

Le second chapitre fait le tour du Framework, une excellent idée, même si au final l’ensemble est un peu lourd à digérer pour un début. Mais les chapitres suivants vont revenir sur chacun des éléments.

Une application web, ça commence par une page, puis deux, puis trois. Avec le troisième chapitre les choses sérieuses commencent et on y construit une vraie amorce d’application Web, avec du HTML et des pages Wicket mappant des composants, une redirection de page, etc… C’est aussi le début de l’application d’exemple du livre. S’il n’y avait qu’un seul chapitre à lire, ce serait celui-ci.

On se plaint parfois de la complexité des modèles Wicket, mais ceux-ci sont admirablement expliqués au chapitre 4, en avançant progressivement sur les types de modèles de plus en plus complexes. Bravo !

Le chapitre 5 sur les liens, labels et répéteurs nous donne l’impression de revisiter une partie du chapitre 3. C’est une impression assez bizarre. Mais la qualité pédagogique est toujours au rendez-vous.

Même long de presque 40 pages, le chapitre 6 sur les formulaires explique clairement les composants de saisie, mais aussi la cinématique de fonctionnement du formulaire, c’est à dire son cycle de vie.

Le chapitre 7 conclut la seconde partie de ce livre en présentant la composition des pages, la manière de modulariser celles-ci et d’améliorer ce faisant la réutilisabilité.

La troisième partie s’attache aux usages avancés de Wicket. Le chapitre 8 ouvre le bal avec le développement de composants réutilisables. Pas franchement facile à suivre.

Plus important (on aurait pu mettre ça en seconde partie), l’utilisation des CSS et des ressources est au cœur du chapitre 9. Un contenu finalement indispensable.

Le chapitre 10 conclut cette 3ème partie, et c’est avec l’inévitable volet Ajax de Wicket. Je ne suis pas franchement sûr que celle-ci soit toujours d’actualité avec l’avancée des librairies Ajax modernes, dont JQuery, pour laquelle une adaptation Wicket existe : WiQuery.

La quatrième partie évoque la mise en production des applications Wicket. On commence au chapitre 11 par évoquer la sécurité et l’usage des contextes de session. Le chapitre 12 parle d’internationalisation. Nécessaire mais ennuyeux.

Le  chapitre 13 s’intéresse à l’intégration avec Spring et Hibernate. C’est un sujet important, mais hélas pas très bien traité ici.

Le dernier chapitre (la mise en production) nous réserve une étonnante surprise : il débute par l’évocation des tests unitaires ! Franchement on aurait pu débuter le livre par ça, ou presque ! Puis on évoque un reste à faire de petits sujets : configuration, logging, monitoring (avec JMX), etc..

Le livre est vraiment excellent. Je le conseille (presque) sans réserve aux personnes souhaitant se mettre à Wicket. Mes réserves, les voici :

Quelques bizarreries dans l’ordonnancement des sujets, mais rien de grave.

Un contenu qui commence à dater : il s’agit de la version 1.3 de Wicket, antérieure à Java 1.5 ; la version courante fait un usage abondant des génériques et rend légèrement obsolète certaines parties de code. Le texte mériterait un rafraichissement !

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Référence complète : Wicket in Action – Martijn Dashorst & Eelco Hillenius – Manning 2008 – ISBN: 1932394982 ; EAN: 978 1932394986

Wicket in Action


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Note de lecture : Pro SQL Server 2005 Service Broker, par Klaus Aschenbrenner

Note : 7 ; Une approche complète et didactique du sujet: bravo!

Je n’attends généralement aucun miracle de ce type de livre qui ressemble trop à un texte commandé par l’éditeur. Dans le cas présent, je me suis trompé. Déjà, et c’est important, l’auteur maîtrise parfaitement son sujet, il fait ensuite preuve d’indiscutable qualités pédagogiques, ce qui est bien plus inattendu ! Le livre est volumineux, car il compte 435 pages pour un sujet somme toutes pointu. Mais le livre se veut exhaustif sur le sujet. C’est aussi pourquoi le livre est divisé en deux parties, la première, le « programming model » étant l’introduction, la seconde « Advanced service broker programming » intéressera l’expert ou le DBA. Nous avons donc deux livres en un, en quelques sortes. C’est une bonne chose, car les livres APress sont souvent assez chers.

La première partie est composée de 7 chapitres totalisant 220 pages. Les deux premiers nous offrent un tour complet technique et fonctionnel de Service Broker. C’est un vrai plaisir, et l’on a une idée très clair du fonctionnement et des possibilités de l’outil à cet issu. Le 3ème chapitre complète le tableau en présentant les différentes briques de programmation permettant de mettre en place un service de messagerie : messages, queues, contrats et services. En réalité, on est déjà capable de mettre en œuvre un « hello world » assez élaboré arrivé à ce stade. Le chapitre 4 dédié à l’activation permet d’avoir une vision claire sur les possibilités de déploiement et d’administration des services (cela sera complété en seconde partie). Les 3 derniers chapitres sont consacrés à des sujets déjà avancés : l’écriture de services en .NET avec C#, la gestion des transactions et des services distribués.

Je ne suis pas bien sûr d’être la bonne audience pour la seconde partie, le niveau est un peu élevé pour moi. Il traite de sujets aussi avancés et complexes que les autorisations et l’encryptage, l’architecture SODA (Service Oriented database Architecture, pour le coup ça m’intéresse à nouveau), le développement d’applications en grandeur réelle, la scalabilité et les performances.

Je n’hésite pas à le dire, voici un très bon livre. Le propos est clair et précis, les exemples assez nombreux et pas trop touffus, ils illustrent bien le propos. De plus, l’auteur n’a pas hésité à ajouter de nombreux diagrammes pour expliquer l’architecture ou la cinématique, ce qui manque notoirement souvent à de tels ouvrages. Par contre, et c’est un bon symptôme, il a souvent renoncé aux sacro-saintes copies d’écran, sauf quand elles apportaient réellement quelque chose !

Si Service Broker vous intéresse, c’est LE livre. Une nouvelle édition adressant SQL Server 2012 est bien évidemment parue depuis. Malgré le considérable enbompoint qu’elle a pris au passage, je ne doute guère que la qualité restera au rendez-vous ! Pour Klaus Aschenbrenner, « pro, ça veut dire pro ».

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Référence complète : Pro SQL Server 2005 Service Broker, Learn how to program distributed message applications with SQL Server 2005 Service Broker – Klaus Aschenbrenner – Apress 2007 – ISBN : 1-59059-842-3 ; EAN : 978 1 59059 842 9

Pro SQL Server 2005 Service Broker


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Note de lecture : Implementing Lean Software Development, par Mary et Tom Poppendieck

Note : 7 ; Suite de l’opus précédant…

Le précédant ouvrage des Poppendieck nous avait accoutumé aux pratiques Lean, celui-ci passe en quelque sortes, une seconde couche. Les principes sont à nouveau passés en revue, mais ici on consacre un chapitre par élément (et non par principe) important. Leur mise en valeur s’effectuant essentiellement à l’aide de cas d’exemples, non seulement pour introduire chaque chapitre, mais aussi pour illustrer celui-ci tout au long.

  • Value : La valeur est au centre des principes Lean, non seulement pour délivrer les fonctionnalités apportant le plus de valeur et ce régulièrement (itérativement), mais en délivrant celle-ci le plus rapidement possible en optimisant la chaine de valeur et en focalisant les équipes sur les activités qui délivrent cette valeur.
  • Waste : C’est aussi en focalisant les équipes sur les activités liées au produit final que l’on élimine le gâchis, mais aussi en éliminant les produits semi-finis ou en éradiquant le « hands-off » ou passage de relais formels entre deux équipes. Parmi les 7 origines du gâchis on trouvera également les fonctionnalités inutiles, les défauts, les délais, le réapprentissage et le « task switching », tous symptômes qui peuvent être éliminés à la racine.
  • Speed : La théorie des files d’attente est au centre des préoccupations de rapidité. Ici l’attention est portée sur les temps de cycle, et le moyen le plus efficace pour les raccourcir : l’élimination des temps d’attente
  • People : Le moyen de rendre plus efficace une équipe est de lui confier sa propre destinée! C’est aller plus loin que la simple “responsabilisation”. L’équipe ainsi autodirigée trouve son accomplissement dans son propre travail. Fini la motivation par les bonus et autres salaries variables…
  • Knowledge : Créer de la connaissance, apprendre en faisant. C’est résumer un peu rapidement l’esprit de la chose, mais ici il est question de “set based design” et de refactoring, au final de différer les décision jusqu’au moment où l’on a appris suffisamment d’éléments pour opérer une décision judicieuse et non à priori.
  • Quality: Ce point est abordé de manière peu convaincante dans l’ouvrage, sauf peut-être quand sont évoqués les 5 “S”: Sort, Systematize, Shine, Standardize et Sustain. Bien entendu y sont aussi évoqués les tests. La catégorisation des tests qui est proposée est à mon avis très pertinente.
  • Partners : Cette partie traité des partenariats, des contrats et de l’externalisation. Lean approche cette question par le “win win” et les contrats à long terme.

La grande qualité de cet livre sont les histories qui servent d’exemples aux différentes questions abordées. Beaucoup de points restent hélas un peu abstraits, et malgré la qualité du texte, on en est toujours à se demander à la fin: “mais comment implémenter Lean dans le monde du développement logiciel ?”.

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Référence complète : Implementing Lean Software Development, From concept to cash – Mary Poppendieck & Tom Poppendieck – Addison Wesley / Signature series 2006 – ISBN : 0-321-43738-1

Implementing Lean Software Development: From Concept to Cash


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Note de lecture : Liferay, Portal Enterprise Intranets, par Jonas X. Yuan

Note : 3 ; Un tour du produit vu par l’utilisateur sans beaucoup d’intérêt.

La qualité des ouvrages publiés par Packt pub peut s’avérer assez variable. Hélas, ici on n’est pas dans le meilleur. Je dois aussi avouer qu’il s’agit d’un choix éditorial de s’être concentré sur l’utilisation de l’outil (et de ses portlets) plutôt que sur le volet architecture ou administration. Je suis donc un peu déçu, mais l’angle adopté pourra satisfaire un lecteur souhaitant plutôt découvrir l’outil et en faire le tour des fonctionnalités. A cet égard, les 375 pages du livre sont découpés en 13 Chapitres.

Je passe rapidement sur le 1er chapitre qui ne parle pas réellement de Liferay, mais de l’intérêt d’utiliser un portail pour un intranet. Le second chapitre rentre d’avantage dans le vif du sujet en nous proposant de réorganiser les pages et la navigation dans le portail, le tout via des manipulations interactives. Une bonne entrée en matière, je dois avouer.

Le 3ème chapitre évoque la gestion des utilisateurs et des droits à différents niveaux. Il manque une explication synthétique de cette gestion des droits par ailleurs complexe. Hélas encore, les aspects d’intégration LDAP et SSO sont évoqués plus que légèrement.

Le 4ème chapitre est consacré à la portlet forum et à la gestion des tags. Une vue utilisateur et trop superficielle à mon goût. Il en vu de même pour les chapitre 5 et 6 consacrés respectivement au Wiki et aux Web Forms, puis aux blogs et des flux RSS. On pourra toujours se dire qu’à l’issu de ces 4 chapitres on a une vue intéressante des portlets standard du produit !

Le chapitre 7 continue le tour des portlets, avec une petite originalité : WSRP, c’est à dire l’accès aux « remote portlets », mais tout ceci reste bien superficiel. Le chapitre 8 est dans la même ligne, expliquant l’utilisation du CMS interne de Liferay, mais sans vraiment entrer dans le fond.

Bref, tout ça continue dans la même lignée jusqu’au chapitre 13. Dans l’ensemble ce livre n’est pas foncièrement mauvais, il est simplement inutile, car il donne fort peu de choses par rapport au tour du propriétaire que l’on peut faire par nous même. J’aurais aimé une compréhension plus en profondeur de l’outil, qui aurait justifié l’existence de ce titre, mais que nenni !

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Référence complète : Liferay, Portal Enterprise Intranets – Jonas X. Yuan – Packt publishing 2008 – EAN : 978 1 847192 72 1

Liferay Portal Enterprise Intranets


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Note de lecture : Running Lean 2nd edition, par Ash Maurya

Note : 8 ; La mise en pratique du Lean Startup avec le Lean Canvas, par l’exemple.

Vous avez aimé « The Lean Startup » ? Vous apprécierez « Running Lean ». Ce nouvel opus qui vient étayer l’approche Lean Startup et complète parfaitement l’ouvrage d’Eric Ries. Plus qu’une approche méthodologique générale comme l’est l’ouvrage phare, celui-ci se destine réellement aux personnes désireuses de monter une startup. Mais en ce qui me concerne j’y ai trouvé idées et inspiration, même sans intention de monter une startup !

Ash Maurya croit intensément au Lean Startup : partir d’une idée, apprendre comprendre et s’adapter, c’est le thème du livre : comment partir d’une idée initiale pour arriver au business réel qui va marcher, le tout en un minimum de temps. Non seulement l’auteur illustre son propos avec l’exemple d’une de ses startups (il en a créé plusieurs), mais il a appliqué ce principe même à la réalisation de son ouvrage. Très franchement, je ne voudrais pas l’avoir comme concurrent !

Revenons au livre lui-même. Il est court, mais assez dense et compte près de 200 pages découpées en 4 parti formant 15 chapitres plus un chapitre « bonus ». Ce sont donc des chapitres plutôt courts.

La première partie sert d’introduction au reste du livre. Elle présente essentiellement les 2 étapes d’une startup :

  • Etape 1 : L’adéquation problème / solution
  • Etape 2 : L’adéquation problème / marché
  • Etape 3 : La scalabilité

La seconde partie ne compte qu’un chapitre de 22 pages, mais c’est pour présenter l’élément central de l’approche : le Lean Canvas. Le Lean Canvas tient sur un A3 (ce doit être un motif récurent du Lean) et est découpé en 7 zones :

  • Problèmes : se limiter aux 3 problèmes les plus importants, au plus.
  • Segmentation utilisateur
  • Unique value proposition : ce que je rapprocherais du « start with the why » de Simon Sinek.
  • Solution : Les 3 fonctionnalités les plus importantes, au plus.
  • « Unfair advantage » : la botte secrète qui ne peut pas être copiée facilement.
  • Modèle de revenu.
  • Modèle de coûts.
  • Métriques clé
  • Les canaux, ou la façon dont on atteint et communique avec le client.

Ash Maurya remplira en fait ce canevas progressivement avec son exemple, Cloudfire. Le format A3 permet à la fois de présenter le « business plan » de manière simple, synthétique et succincte, mais aussi de le faire rapidement et donc de le jeter et le refaire vite et facilement !

La troisième partie se focalise sur l’aspect risques : comment les identifier, les lever et construire des expérimentations en fonction. L’auteur propose une catégorisation des risques en 5 parties et met en avant la conjonction des 3 axes majeurs du Lean Startup : vitesse, focus et apprentissage. On doit faire attention à ne pas desservir l’un ou deux de ces axes sous prétexte de mettre son énergie sur un autre.

La quatrième partie est de loin la plus longue avec 90 pages et 11 chapitres. Elle déroule la démarche Lean Startup en la découpant en 4 phases :

  • Comprendre le problème, entre autre par le « problem interview » que nous propose l’auteur.
  • Définir la solution, par le biais du « solution interview », mais aussi de la définition de la release 1.0
  • Valider qualitativement, en choisissant ses critères d’évaluation en en menant un « MVP interview ».
  • Valider quantitativement, en mesurant l’adéquation entre le produit et le marché.

Certes l’ouvrage cible clairement les startupers, mis il va aussi profiter à toute équipe qui s’inscrit dans la démarche de développer un produit. La grande richesse du texte est de développer la mise en œuvre du Lean Canvas qui est clairement un outil précieux.

Je recommande cette lecture sans réserve.

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Référence complète : Running Lean 2nd edition, iterate from plan A to a plan that work – Ash Maurya – O’Reilly 2012 – ISBN : 978-1-449-30517-8

Running Lean: Iterate from Plan A to a Plan That Works


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Note de lecture : Entrepôts de données, par Ralph Kimball & Margy Ross

Note : 5 ; Un véritable et ennuyeux tutorial sur la modélisation dimensionnelle

Comment effectuer la modélisation décisionnelle des principaux thèmes abordés en entreprise ? C’est la question à laquelle ce livre souhaite répondre. Assez curieusement, il y parvient plutôt bien. Et ce ne sont pas moins de 400 pages et 17 chapitres qui sont nécessaires pour atteindre ce but. 400 pages d’ennui mortel, hélas aussi. On compte en fait 3 parties à cet ouvrage, même si l’ouvrage n’est pas découpé ainsi :

La première partie est constituée du chapitre d’introduction. Il nous initie à la modélisation dimensionnelle, à l’architecture d’un système décisionnel et au vocabulaire utilisé pour cette modélisation : tables de faits et dimensions.

La seconde partie est dédiée aux traitement des domaines de l’entreprise. Sept chapitres y sont consacrés est consacrée. La chapitre 3 « grande distribution » est de mon point de vue à rapprocher de la 3ème partie. Je sais, il n’y a pas de découpage en parties à ce livre…

La troisième partie traite des secteurs d’activité, soit 7 chapitres.

La quatrième partie constituée des 2 derniers chapitres forme la conclusion du livre. Le chapitre 16 parle de processus d’ingénierie et sent bien la poussière, tandis que le chapitre 17 nous présente les perspectives d’avenir. Si certaines sont depuis bel et bien en marche, au moins ce chapitre nous donne-t-il à réfléchir.

Revenons sur la (virtuelle) seconde partie. Elle couvre de manière remarquable un très grand nombre de secteurs métiers : gestion des stocks, achats, gestion des commandes et de la relation client, comptabilité, ressources humaines et direction financière. Sur chaque partie, l’auteur se focalise sur les problématiques propres à ce secteur. Ainsi sur la gestion de stocks, les auteurs développent la notion de « transaction de stock », tandis que la modélisation des multiples tables de faits d’un processus d’achat est développée dans le chapitre suivant.

Tout comme la seconde partie couvre les activités standard d’une entreprise, les grands secteurs d’activité sont couverts par la 3ème partie : grande distribution, distribution (eau, électricité et télécommunication), transport, enseignement, santé, commerce électronique et assurance.

Chaque chapitre apporte des éléments de modélisation qui peuvent être propres au domaine métier, mais également transposables à d’autres domaines. Cela en fait un ouvrage de référence plutôt précieux.

En fait, le plus gros défaut de ce livre vient de son style incroyablement ennuyeux. En venir à bout est hélas une véritable torture.

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Référence complète : Entrepôts de données, guide pratique de modélisation dimensionnelle, 2nd édition – Ralph Kimball & Margy Ross – Vuibert 2003 (V.O. : The DataWarehouse toolkit, 2nd edition ; John Wiley & sons 2002) – EAN : 978 2 7117 4811 2

Entrepôts de données, guide pratique de modélisation dimensionnelle


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Note de lecture : Scrum, le guide pratique de la méthode agile la plus populaire 2nd édition, par Claude Aubry

Note : 7 ; Un très bon livre de référence sur Scrum, encore affiné et amélioré dans sa seconde édition

J’ai l’habitude douteuse de faire baisser la note d’un livre dans son édition suivante si je considère que celle-ci ne représente pas un progrès. Le texte doit donc s’être améliorer pour seulement maintenir sa note, et donc progresser significativement pour escompter une meilleure note ! Sans vouloir casser le suspens, il me semble bien que c’est la cas. Pour en être sûr il me faudra comparer cette cuvée à la précédente. Ca tombe bien, j’ai les deux !

Le premier syndrome concerne généralement la taille du livre. A l’image de l’adulte mâle, le livre tend à prendre de l’embonpoint avec l’âge. Celui-ci ne fit pas exception : il passe de 263 pages à 284 et de 19 à 20 chapitres. Le chapitre supplémentaire (le 19 : Scrum à grande échelle) explique par ses 15 pages ajoutées une grande partie de cette différence.

Sans grande surprise, ce que j’appréciais dans l’édition précédente se retrouve ici :

  • Les chapitres sont de taille raisonnable, donnant du rythme à la lecture et poussant l’auteur à une écriture efficace.
  • Les chapitres sont bien focalisés sur un aspect particulier de Scrum. Cela favorise la lecture discontinue. Il faut y penser car on n’a pas toujours le luxe de pouvoir allouer le temps pour lire un ouvrage d’une couverture à l’autre d’une traite.
  • Le style est excellent. J’ai pris plaisir à lire la prose de Claude. Cela mérite d’être souligné car ce n’est hélas pas la majorité des textes qui sont dans ce cas.
  • Les illustrations humoristiques. Je recommande spécialement celle de la page 260, particulièrement hilarante.

Passer en revue 19 chapitres serait fastidieux et probablement un peu vain. Je ne vais donc pas le faire. Assez logiquement, chaque chapitre traite un rôle ou une pratique particulière de Scrum : Scrum Master, Product Owner, Sprint, Backlog, planification, Scrum quotidien, et… Quelques points particuliers méritent toutefois une évocation particulière :

  • Le plan de release : L’auteur évoque ce concept à plusieurs reprises dans son texte et de manière prépondérante aux chapitres 2 et 6. Ce concept également développé par d’autres auteurs (par Mike Cohn par exemple, dans Agile Estimating and Planning) ne fait partie des concepts de base de Scrum que du bout des lèvres. A la différence de ce que l’on voit ou lit par ailleurs, Claude donne plus d’importance à ce concept. Mais j’attends aussi d’un auteur qu’il défende ses idées !
  • Le chapitre 13 « de la Vision aux stories » aborde un sujet qui était peu abordé jusqu’à récemment.  J’ai trouvé là une matière plutôt bien finie et assez solide sur le sujet. C’est une bonne chose que les personnes recherchant une référence sur Scrum trouvent cette matière sans devoir aller se référer à un autre ouvrage … qu’ils n’iront probablement pas chercher !

Ce livre n’est pas neutre. C’est tant mieux, car ce n’est jamais ce que je recherche. C’est Scrum avec les pratiques complémentaires pour mener à bien les projets. Sur la première édition j’étais resté assez circonspect sur la façon dont Claude Aubry intégrait ces pratiques à Scrum sans vraiment discerner ce qui est Scrum et ce qui est pratique complémentaire. Soit mon regard a changé, soit le texte a évolué, car cela me choque moins dans cette seconde édition. Sure les quelques vérifications que j’ai pu faire, j’ai l’impression que la différence vient surtout de moi. Le texte n’a pas tant changé.

Ce texte est excellent sur la présentation de Scrum, son habillage de pratiques et de conseils. Mais ce n’est pas un livre de mise en pratique. Il ne rivalise pas avec le « Scrum from the Trenches » d’Henrik Kniberg de ce point de vue. C’est pourtant un point essentiel à aborder : et en pratique, qu’est-ce que je fais ? Comment ça se passe ?

J’ai bien aimé par contre que l’auteur mette en évidence certaines différences avec la première édition, souvent liées à sa façon différente de voir les choses aujourd’hui. On voit ainsi comment sa pensée a évolué. Le plan du livre lui-même a très peu changé, à part le chapitre 19. Mais on constate de multiples ajouts et modifications de détail dans l’évocation de certaines techniques absentes de la première édition, ou des changements de terminologies. J’ai trouvé que ces changements allaient dans la bon sens.

N’hésitez pas, plongez-vous dans cette seconde édition de « Scrum, le guide pratique de la méthode la plus populaire ». C’est un tour d’horizon complet de Scrum avec les pratiques pouvant le soutenir. Encore une fois, la lecture en est agréable grâce aux nombreux chapitres très courts. L’auteur n’est pas avare de ses conseils et de son savoir-faire. Après avoir refermé un livre, je m’interroge souvent sur l’impression qu’il me laisse, sans chercher à rationaliser : est-ce une révélation comme le fut la lecture de « Lean Startup » cette année, une déception, une frustration ou simplement un moment agréable ? Sur celui-ci, je dirais que c’est une « bonne surprise ». Et croyez-moi, ce n’est pas mal du tout ! C’est pour ça et pour les changements dont je trouve qu’ils gratifient le livre que la note de l’ouvrage est passée à 7. Cela répond à la question initiale…

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Référence complète : Scrum, le guide pratique de la méthode agile la plus populaire, 2nd édition – Claude Aubry – Dunod 2011 – ISBN : 978-2-10-056320-3

Scrum : Le guide pratique de la méthode agile la plus populaire - 2ème édition


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Note de lecture : De Merise à UML, par Nasser Kettani & al.

Note : 6 ; Attention, classique !

Voici un « best seller hexagonal », dont le but est de permettre la transition vers UML aux populations aguerries à Merise, comme l’indique le titre. Il faut également savoir que c’est un titre largement promu par Rational France, société où les auteurs officient.

En fait, moins de 100 pages sont consacrées au parallèle entre UML et Merise ! La partie la plus importante de l’ouvrage est consacrée à une approche « standard » de projet utilisant UML, sans faire référence au vocable spécifique à Merise. Certes, la chose est bien menée, bien que je désapprouve la francisation systématique des termes UML. Les modèle développés sont presque systématiquement enrichis de concepts issus d’UP : les 4+1 vues, les stéréotypes UP, etc. Ceci est discutable, je pense, car il est difficile de discerner ainsi ce qui fait partie d’UML car ce n’est pas précisé ! D’un autre coté les textes sont clairs et précis, supérieurs en cela à « UML en action » auquel on pourrait le comparer ; les auteurs vont jusqu’à nous présenter du code OCL, suffisamment simple pour être naturellement compréhensible.

On remarquera la présence d’un chapitre (le 3ème) consacré aux processus métier, et plus précisément au BPR. Deux autres sont consacrés à, la gestion de projet (où il n’est bien évidemment pas question d’UML), dont un consacré à UP.

Finalement, ainsi que je l’ai dit au début, seule la troisième partie, constituée de deux chapitres, est consacrée à la transition Merise – UML, ou devrai-je dire : Merise – UP / UML ! Ceci est fait essentiellement sous forme de parallèles !

Au final, le titre est éminemment trompeur, le livre ne traite que peu de la transition Merise vers UML, qui plus est dans une partie mineure sans rapport avec le reste de l’ouvrage ! Ceci ne réduit en rien la qualité du livre, mais un autre titre (par exemple : réalisation de projets avec UP et UML) aurait été mieux adapté. Parmi les curiosité, on trouve des diagrammes repris de nombreuses fois sur différents chapitres ! On trouve aussi une bibliographie, très solide, à la fin de chaque chapitre. Bref, un ouvrage somme toute solide et dense, avec ses 400 pages.

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Référence complète : De Merise à UML – Nasser Kettani, Dominique Mignet, Pascal Paré & Camille Rosenthal-Sabroux – Eyrolles 1998 – ISBN : 2-212-08997-X

De Merise à UML


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Note de lecture : Delivering Business Intelligence with Microsoft SQL Server 2008, par Brian Larson

Note: 7 ; Une approche didactique, complète et progressive d’Analysis Services

Et encore un bon gros pave de 770 pages! Tout aussi effrayant que cela soit, j’ai en fait été surpris par l’aisance que j’ai eu à avaler les 19 chapitres de cet ouvrage. Il faut dire qu’ayant commencé par voir sur Amazon quel était le meilleur texte sur Analysis Services, je n’ai été qu’à moitié surpris. Je n’hésite pas à le dire, ce livre est un quasi parfait didacticiel, capable de remplacer une formation sur le sujet. Le contenu équilibre fort bien les aspects théoriques, la présentation des fonctionnalités SSAS et la mise en pratique par les « Learning by doing ».

La plus flagrante faiblesse que j’y vois concerne justement les « LBD » : j’ai trouvé les descriptions des mises en pratiques bien trop micro managées, à tel point qu’on finit par ne plus savoir ni comprendre ce que l’on fait ! C’est bien dommage, car par ailleurs ces exercices (et ils sont nombreux) ont des finalités tout à fait pertinentes.

Pour résumer, et avant d’en survoler le contenu, je dirais que ce livre recèle 2 gros points forts :

  • L’équilibre entre les explications théoriques sur les principes (qu’est-ce que le BI, qu’est-ce qu’UDM, quels sont les différents modèles OLAP, etc..), les explications sur la façon dont ils sont mis en œuvre dans SQL Server, et la mise en pratique concrète (les LBD dont nous avons parlé précédemment).
  • La couverture du sujet, qui ne se localise pas à Analysis Services sensu stricto, mais inclut la modélisation dimensionnelle (relationnelle), l’alimentation, la fabrication d’un Cube, l’analyse avec MDX et même le Data Mining et la mise en place de reports avec Reporting Services ou Excel et ses pivot tables !

Je ne vais pas rentrer dans le détail de la table des matières, ce serait trop fastidieux, mais simplement évoquer les 5 grandes parties du livre.

La première partie « Business Intelligence » couvre 5 chapitres totalisant 90 pages. L’objectif de cette partie est de mettre en place les concepts liés au BI : qu’est-ce que c’est ? Quand et pourquoi s’en sert-on ? Quels sont ces concepts liés au BI (data Mart, OLAP, UDM, etc..), à quoi ressemble une modélisation dimensionnelle ? Comment tout cela est-il architecturé dans le système ? Cette première partie se termine par une introduction à Visual studio qui sera abondamment utilisé par la suite.

La seconde partie « Defining business intelligence structures » est longue de 3 chapitres couvrant 200 pages ! Elle rentre dans le vif de la modélisation dimensionnelle et de sa mise en place dans une base relationnelle. Mais en fait, ce qui explique la taille de cette partie est la longue mise en pratique de SSIS. L’ETL Microsoft est par ailleurs le sujet de livres à part entière, mais j’avoue que les deux chapitres qui figurent ici n’ont pas à rougir avec certain d’entre eux ! Utilisant SSIS très régulièrement depuis 2 ans, j’y ai découvert des choses !

La troisième partie « Analysing cube content » avoue 170 pages découpé en 4 chapitres. Comme son nom l’indique, cette partie se consacre à l’exploitation du cube décisionnel. Mais avant de l’exploiter, il faut le construire ! On commence donc par concevoir le cube, avec ses dimensions et ses groupes de mesures, puis par le déployer. Une fois cela fait, on peut mettre en place des KPI, les relations de hiérarchie et autres agrégations. Et bien sûr, on termine par les opérations de navigation dans le cube, par SSMS ou via les requêtes MDX.

La quatrième partie se consacre au Data Mining, car SQL Server possède bel et bien des fonctions de data mining intégrées ! 90 pages organisées en 3 chapitres couvrent ce sujet. On débute bien entendu par une présentation de ce domaine et des différents algorithmes de data mining. Puis on pénètre réellement dans le sujet en construisant un « data mining model ». Le reste de cette partie est consacré à la mise en œuvre des différents algorithmes de data mining proposés par Microsoft.

La dernière partie « Delivering » s’étend sur 180 pages en 4 chapitres. Elle couvre la restitution d’information. Cette partie est surtout conséquente parce que l’auteur est par ailleurs un expert reconnu de Reporting Services (il est l’auteur d’un best seller sur le sujet). Donc Reporting Services couvre ici 3 chapitres, et plutôt de très bonne façon, reconnaissons-le, tandis que les Pivot Table sont réduites à la portion congrue, ce qui est un peu frustrant.

J’en ai terminé avec l’aspect descriptif. Voici maintenant mon conseil : Vous voulez vous mettre à SSAS ? C’est LE livre, ne le ratez pas.

delivering-bi-sqlserver2008

Référence complète : Delivering Business Intelligence with Microsoft SQL Server 2008 – Brian Larson – McGraw-Hill 2009 – ISBN: 978 0 07 154944 8

Delivering Business Intelligence with Microsoft SQL Server 2008


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