Rendez-vous au Scrum Day 2014 !

Cette année le ScrumDay change de lieu ! La belle affaire me direz-vous : il a changé de lieu presque chaque année ! Mais cette fois, il quitte le centre de Paris pour aller chez Mickey.

Rassurez-vous, je suis presque sûr que nous ne serons pas obligé de nous coiffer d’une paire d’oreilles signées Walt Disney. J’animerais pour ma part un atelier avec mon collègue Benoit Nouyrigat. Allons-y pour une petite présentation : c’est l’Acceptance Tests Workshop !

Teaser, teaser…

Le développement guidé par les acceptance tests devient un standard dans le monde agile. Cela signifie que les tests fonctionnels seront au moins décrits avant le début des développement.

Mais partant de là, il existe de nombreuses façons de procéder, de multiples variations.

Cet atelier s’articule autour d’une pratique que nous utilisons régulièrement : l’acceptance test workshop. Il s’appuis sur l’intelligence collective pour faire émerger les tests fonctionnels pour valider le développement et assurer la compréhension partagée des fonctionnalités attendues.

Cet atelier vous donnera l’opportunité de pratiquer cette nouvelle technique sur des exemples que vous aurez construit. 

Comment ça marche ?

Les participants à cet atelier forment des équipes de 4 à 5 personnes. A partir d’une courte étude de cas, ils devront élaborer quelques users stories sur la base desquels ils devront décliner des tests d’acceptance en groupe en revêtant des Personna (développeur, Product Owner, Testeur, etc.).

Lors d’une première phase, on cherchera à décrire les tests sous forme libre, en se concentrant sure la couverture de la specification en cas passants et non-passants.

La seconde phase accentuera l’aspect formel des spécification de tests via la formalisation Given / When / Then utilisée pour les tests BDD (Behavior Driven Development).

Voilà, vous savez (presque) tout sur ce quii se passera durant cette atelier. Libre à vous de vous joindre à moi et à Benoit !

Rendez-vous au Scrum Day 2014 !

ScrumBeer de Mars (en images)

Cela aurait dû être une ScrumBeer de Février, mais une collision de dates avec l’Agile Playground en a décidé autrement. C’est donc début Mars que nous nous sommes retrouvés en petit comité d’agilistes !

C’est dans un bar faisant la place belle aux jeux (et à la bière, bien sûr) que nous nous sommes retrouvés.

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Outre nos discussions de comptoir habituelles, Arnaud nous proposait d’apporter notre contribution aux revues des propositions du ScrumDay 2014.

J’ai dit : le ScrumDay 2014 !

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Après une rapide selection initiale, revue des propositions en binômes.

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J’ai eu le plaisir de me livrer à l’exercice avec Pablo Pernot dont je dois dire que je le croise trop peu souvent !

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L’exercice est intéressant, mais je le vois plutôt dans ce contexte comme une agréable récréation. J’espère que le comité de sélection ne regardera pas le résultat de nos cogitations de manière trop appuyée, d’autant que le filtrage initial a été particulièrement arbitraire !

Il faut un peu varier les plaisirs lors de nos rencontres. Mais pas trop quand même : les discussions, le p’tit verre de rouge ou la bière et la charcuterie, ça reste notre fond de commerce !

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Agile Playground #13

Retour chez Valtech pour cette nouvelle édition des Playgrounds. Aujourd’hui nous avions le choix entre deux jeux aussi attrayants l’un que l’autre : la Pompafric (présentée à l’Agile Game France 2014) mais que je n’avais pas expérimenté et le Values Advocacy. C’est Pierrick qui nous présente le programme.

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Ice-Breaker

Pour amorcer joyeusement cette soirée, on a droit à un “nombre secret”, le même jeux que nous avions pu essayer lors de l’Open Space Agile France. Du coup, me voici exclus du jeu, c’est pas juste ! J’observe les efforts plus ou moins vains des participants pour se faire comprendre…

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L’alignement final est assez étrange : on y a des “ordonancements locaux” signe qu’il a manqué une vérification de cohérence entre les groupes. Une mention spéciale à celui qui a tenté de se faire comprendre en convertissant son nombre en “taille de Schtroumph” !

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Values Advocacy

Finalement, je me décide pour le Values Advocacy. En entrant dans la salle, on découvre le déroulement de la session affiché au mur, sous forme de fresque !

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Le principe est assez simple : 4 équipes et les 4 valeurs agiles … et leurs “opposés”. On effectue une série de batailles : deux équipes s’affrontent pour défendre une valeur du manifeste et leur contraire. Les deux autres équipes forment le jury. Ensuite on tourne. C’est donc une sorte de tournante, mais en tout bien tout honneur. A la fin du jeu, chaque équipe aura eu l’opportunité de défendre une fois une valeur, une fois l’opposé d’une valeur, et de faire partie du jury deux fois. Il y a ensuite un système un peu compliqué pour compter les points, mais ce n’est pas très important.

Action !

Round 1 et 2

Chaque équipe prépare son plaidoyer. Pendant ce temps les membres du jurés circulent pour évaluer les idées qui émergent.

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Un premier tour de vote a lieu à la fin du temps de préparation des plaidoyers.

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Chaque équipe doit ensuite défendre ses idées et convaincre. Comme le fait ici Pascal.

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Ou Corina

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Un second tour de vote a lieu à l’issu de cette étape. La note final est une aggrégation un peu curieuse des deux votes.

Le second round se fait selon le même modèle (mais pas les deux mêmes équipes).

Rétrospective

A l’issu des deux premiers round : une rapide rétrospective.

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Nous remontons essentiellement deux points :

  • Le temps de préparation des plaidoyers devrait être raccourcis
  • Il serait sympa de scénariser un peu le volet délibération / jury

Pas possible d’adresser le second point dès maintenant. Mais le premier est pris en compte : nous diminuons le temps de préparation de 8 minutes à 5.

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Rounds 3 et 4

C’est donc reparti avec un rythme un peu plus soutenu. On prépare les argumentaires…

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On s’active pour défendre ses positions.

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L’une des équipes se trouve réduite à 3 membres, mais visiblement le nombre ne fait pas la force…

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Et de nouveau, bien sûr, les plaidoyers !

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Résultats et conclusions

Par deux fois les antithèses agiles ont battu les valeurs du manifeste et l’inverse est aussi arrivé par deux fois ! Que doit-on en penser ?

  • Tout d’abord que les équipes ont fait du bon boulot à défendre les idées auxquelles elles sont opposées. Pour tout avouer, c’est même beaucoup plus drôle !
  • Le Jury ont fait du bon boulot à juger en toute impartialité.
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Au fur et à mesure du jeu, les plaidoyer ont aussi évoluer pour donner plus d’impact à la forme. Cela a finalement peu joué. Une équipe est d’ailleurs tombé dans le travers d’articuler complètement l’argumentaire autour de la forme, mais la faiblesse de cet argumentaire a joué en leur défaveur (alors même qu’ils défendaient les valeurs du manifeste) !

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La réduction du temps de préparation a donné plus de rythme à la seconde partie, mais comme vous le voyez ci-dessous, l’impact sur le nombre d’arguments développés, bien que visible, n’est pas si important que cela.

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Le jeu est réellement plaisant et nous oblige à réfléchir honnêtement non seulement à nos valeurs agiles que nous prenons pour acquises, mais aussi à ce que peuvent apporter leurs opposés. Ou au moins à comprendre à ce que les anti-agilistes y trouvent.

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Curieusement d’ailleurs, je me suis retrouvé confronté dès le lendemain à ce cas de figure ! Nicolas a évoqué l’usage de ce jeu dans des groupes composés d’agilistes et d’anti-agilistes (ou de nouveaux venus). Je ne suis pas certain que l’on y obtienne les résultats escomptés. Notre population a fait un bon travail à argumenter solidement les deux côtés. Des anti-agilistes feraient-ils de même ?

Bref, j’ai passé un très bon moment. Mais je m’interroge encore sur l’usage que l’on peut faire de ce jeu. Vous retrouverez le vécu de la session sur le billet de blog de Nicolas.

Fin de soirée

Comme à l’accoutumé, on termine notre soirée de manière informelle autour d’un petit verre ou d’une bière.

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Je ne m’éternise pas ce soir, j’ai une journée chargée le lendemain. Justement avec des agile games !

Agile France Open Space

Le mois de Février est généralement calme : un ou deux Meetup et bien sûr l’Agile Games France qui est pour moi l’évènement marquant de ce début d’année. Yannick Ameur a eu la bonne idée d’organiser un Open Space durant cette période calme.

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Nous étions une petite vingtaine réunis pour cette soirée sous la houlette de l’association Agile France. Emmanuel Gaillot qui était des nôtres a d’ailleurs rappelé la mission de l’association.

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Deux sessions au programme de cette soirée, entrecoupé d’un interlude. On y reviendra.

Comment convaincre sur la qualité du code

J’étais à l’initiative de cette première proposition. Enfin, deux autres sessions avaient lieu aussi en parallèle.

Mon problème :comment faire prendre conscience à une équipe “contente d’elle-même” de l’intérêt de chercher à s’améliorer, à perfectionner son code. Ma situation de départ : un code review où personne n’a rien à dire !

Des idées ont jailli. Je ne les essaieraient probablement pas toutes. Mais certaines méritent indiscutablement l’attention.

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Mais l’échange me laisse à penser que lorsque l’on a pas encore éveillé l’intérêt, l’étincelle a bien du mal à prendre. Et il n’y a pas de solutions miracle. Seulement des choses à essayer qui marcheront peut-être, ou peut-être pas…

Interlude

Nicolas nous a gratifié d’un rapide jeux agile entre les deux sessions : le nombre secret. Il me rapelle celui sur les dates de naissances auquel nous avions joué durant le premier Agile Games France ().

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Ca n’a pas trop mal marché.

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Tester en agile

Pour ce second round, je me suis joins au groupe discutant des tests. Des discussions passionnées et des avis très partagés dans le groupe.

D’un côté les défenseurs de la séparation des pouvoirs : développeurs d’un côté, testeurs de l’autre. Les développeurs se limitent aux tests unitaires, les tests fonctionnels sont essentiellement exploratoires et fait par l’équipe de tests après la fin d’itération. Lorsque l’écart d’interprêtation entre développeurs et testeurs a fait son oeuvre (environ 10 secondes après que les testeurs aient reçu le système à tester), on saisie de gentilles anomalies et le tout peut retourner chez les développeurs pour une nouvelle itération. Itération au terme de laquelle on recommence le cycle. Ca booste à mort.

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Autant dire que ce n’est pas ma vision des choses.

Les défenseurs de l’ATDD proposent de regrouper développeurs et testeurs au sein d’équipes pluridisciplinaires, de couvrir aussi bien que possible les items à développer de tests définis en amont (ce qui a aussi la vertu de les raffiner), et de tester “just in time” et non après la fin d’itération. Les tests exploratoires sont là seulement pour compléter les AT réalisés au début et pour, en quelque sorte, tester les tests !

Bref, deux visions inconciliables. Pour ma part, je pense que la première appartient à une époque révolue située quelque part dans le siècle précédent et n’a rien à voir avec l’agilité, ni dans son exécution, ni dans son état d’esprit. Mais cela me donne aussi une petite idée de billet, pour un de ces jours

Pendant ce temps, les sessions se déroulent dans d’autres salles

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Fin de soirée

Les résultats de nos cogitations sont visible sur les murs. Ici le fruit d’une discussion sur le story mapping.

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Les idées proposées pour cette soirée

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Et bien sûr les inévitables discussions de fin de soirée. Peut-être le meilleur moment d’ailleurs !

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Agile Game France 2014 en images (4/4)

Dernier volet de notre périple de 3 jours, ce post conclut mon retour sur l’Agile Game France dont vous retrouverez les opus précédents ici, ici et ici.

Rétrospective

Nos scribers sont réellement talentueux, voici ce à quoi ressemble désormais notre fresque

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Et les voici à l’oeuvre.

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Certains devant partir tôt, nous n’attendons pas le dernier moment pour nous livrer à une rétrospective de l’évènement. Elle s’effectue en 3 groupes, Jacques facilite le nôtre.

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On prends très peu de temps, juste ce qu’il faut pour identifier un point d’amélioration.

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La restitution se déroule tout aussi rapidement.

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Tombola

Toujours dans le thème “je conclue l’Agile Games France en beauté”, il y avait une petite tombola pour gagner des polos. Il n’y en avait pas pour tout le monde ! En fait, il n’y en avait que 3 : tailles M, L et XL respectivement. Comme vous pouvez le voir de dos ici.

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Et les gagnants sont : Alfred, Michel et … moi-même ! Le sort m’est généralement défavorable, c’est bien sympa que les choses ait tourné dans le bon sens justement aujourd’hui !

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Et nous reste juste le temps pour 2 ateliers assez rapide.

Le jeu du Tao

Ce jeu avait été animé hier par Romain Couturier. Il avait été apprécié et une seconde session a eu lieu dans la matinée, mais animé cette fois par des participants de la session précédente. Alfred s’était tout d’abord proposé d’en animer une 3ème session, puis avait finalement décidé de remplacer cela par un retour sur ce jeu. D’abord déçu, j’ai vite compris qu’il ne se sentait pas armé pour une animation.

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D’ailleurs, le jeu n’en est pas vraiment un, avec un livret qui ressemble plutôt à un annuaire et un contenu plus proche de la psychanalyse de groupe que du bon moment de détente ! Je trouve d’autant plus remarquable la prestation de Romain dont j’ai eu d’excellents echos qui se livrait à cette animation pour la première fois !

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La chose mérite donc un peu de réflexion avant de s’y lancer tête la première. Tao Village propose des initiations, peut-être à essayer…

The Lean Takeoff

Alfred Almendra s’est donné un gros challenge : illustrer l’amorçage d’un cycle Lean Startup à l’aide d’un jeu ! Le jeu se focalise sur le “fit” entre le problème et la solution et tourne autour de cycles d’expérimentations. En l’état, le jeu ne me semble pas convainquant. Nous avons donné du feedback à Alfred pour lui donner des idées d’évolution.

L’exercice de construire un jeu autour de cette idée me semble vraiment très difficile. Je ne me vois pas relever le challenge. Je ne peux que souhaiter bon courage à Alfred (qui n’en manque pas par ailleurs) pour faire aboutir son idée !

Cloture

Cette 3ème édition d’Agile Game France se conclut maintenant.

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Mon regret le plus important est d’avoir surtout été consommateur lors de cette édition, ce qui ne me convient guère ! Au départ je voulais présenter la version 2 du Business Value Fail que j’avais développé conjointement avec Yannick Ameur et présenté lors d’un Agile Playground. Mais j’ai été trop occupé pour mener à bien mon projet ! J’ai donc au moins deux objectifs pour l’an prochain (car oui, j’ai bien l’intention d’en être à nouveau !) :

  • Proposer l’animation d’au moins 1 jeu.
  • Mettre en place le Kanban des sessions que nous avons proposé lors de la rétrospective.

Un évènement comme celui-ci, c’est plutôt à la base pour les extravertis. Etant une sorte d’introvertis de compétition (si, si je vous assure), ce ne devrait pas être un lieu où je serais particulièrement à l’aise. Et poutant ! Pourtant, j’en suis ressortis gonflé à bloc avec des idées. Il faut dire que l’évènement garde son caractère bon enfant, détendu et bienveillant. Je ne peux comparer à l’an dernier, mais le lieu se prêtait plutôt bien à nos activités : 2 salles avec l’utilisation du palier, cela nous permettait 5 activités en parallèle, voir plus !

Pour terminer, je me dois de saluer la famille Siber venue au complet. Pas évident de venir avec un enfat en bas âge, mais ils l’ont fait !

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Et bien entendu un grand bravo et merci aux artisans de cette évènement auto-organisé !

Le Printemps Agile Caen 2014

Pour la seconde année consécutive, le Cub Agile Caen organise son Printemps Agile qui tombe, comme il se doit, le 20 Mars. L’an dernier, j’étais là en visiteur. Nous avions été gratifié de deux sessions de Jurgen Appelo, de grands moment dans lesquels j’inclue la discussion que j’ai pu avoir avec lui, eu égard à l’intimité relative de l’évènement !

Cette année, j’abandonne le rôle de spectateur pour endosser celui d’orateur. J’y ferais une présentation sur Scrum sous un jour particulier. Une session qui sera proposée ici pour la première fois. En voici le teaser.

Scrum Shu Ha Ri

Vous débutez avec l’agilité, vous allez participer à un projet “en Scrum” ! C’est bien. Peut-être vous demandez-vous comment vous saurez que vous y êtes arrivé, que vous faites les choses comme il faut ? D’ailleurs est-ce si bien que cela Scrum ? Certains s’en disent déçus, d’autres prétendent que Scrum ce n’est pas vraiment de l’agilité.

L’agilité n’est pas une destination, c’est un voyage. Scrum est à même de vous accompagner dans toutes les étapes de ce voyage. Mais si le framework Scrum est facile à comprendre, il est beaucoup plus difficile qu’on ne le soupçonne à mettre en œuvre ! Ses qualités intrinsèques, celles pour lesquelles vous devriez l’apprécier ne sont probablement pas celles que vous imaginez.

Avant de prendre la route, nous allons voir ensemble le grandes étapes du “voyage Scrum”. Il y en a 3 et il n’y a pas de raccourcis. Nous les avons empruntées aux arts martiaux, elle se nomment Shu, Ha et Ri.

Le Shu est le niveau de l’apprentis qui découvre Scrum et va s’efforcer de le mettre en œuvre correctement.

La Ha est consacré au perfectionnement. On y adapte ou adopte certaines pratiques pour améliorer notre façon de vivre l’agilité.

Atteindre le Ri, c’est être au stade de la maîtrise où l’on innove et crée une façon d’être agile en se guidant sur les valeurs et le sens de l’agilité.

Cette session a pour but de vous donner une perspective sur le voyage qui vous attend, pour prendre la route sereinement sans se tromper sur le sens ou les attentes de cette progression.

Rendez-vous très bientôt à Caen !

Le Printemps Agile Caen 2014

Agile Game France 2014 en images (2/4)

Reprise de début d’après-midi

Nous nous étions quitté sur la pause de mi-journée, en ce premier jour du 3ème Agile Game France. La reprise en début d’après-midi est toujours un peu compliquée. Un petit “SOS Titanic” pour se remettre dans le rythme ! Cette fois-ci, je suis spectateur.

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Quand je vous dit que l’on partage pas mal de chaleur humaine !

Fearless journey

Yann Poles nous propose ce jeu issu du livre presque éponyme. Je viens juste d’en faire la note de lecture, quelle chance ! Cela permet de débuter calmement l’après-midi.

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Nous nous sommes limité à une heure de jeu, c’est un peu frustrant car en fait je l’ai trouvé plutôt bien, et l’animation de Yann plutôt cool ! Le jeu s’est avéré mieux que je ne l’avais pensé de prime abord … même si j’ai très largement perdu. Mais compter les points n’est clairement pas le but de la partie. Définitivement : à essayer.

Interludes

Et pendant ce temps, toujours : d’autres jeux aux quatre coin de l’espace que nous pouvons occuper. D’accord, je n’ai pas noté leurs noms à chaque fois…

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Dimitri en anime un autre de son côté (toujours pas de nom)

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Pour contre, j’ai pu participer à cette sorte de téléphone arable dessiné. Je soupçonne que le but était de montrer la dégradation de l’information entre l’idée initiale et l’implémentation finale dans un cycle en cascade ? Manque de bol, le meilleur dessinateur était en bout de chaine, et l’on voit donc des améliorations successives de l’idée initiale qui est non seulement conservée mais mieux représentée en bout de chaine !
Il n’y a pas à dire : le cycle en “V”, c’est de la balle !

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De son côté, Irène recueille du feedback sur son adaptation d’un jeu de Jurgen Appelo (encore une fois j’ai oublié le nom ; ce doit être l’âge…).

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Action | Types et MBTI

Frédéric et Fred ont plus ou moins improvisé cet atelier basé sur leur formation Action | Types. Ils y démontraient comment le corps est connecté à l’esprit. Par des interactions parfois curieuses.

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Ou plus … euh… sans commentaire.

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L’originalité de ce que Frédéric et Thierry nous proposaient était le raccrochement au modèle MBTI qui, à ma connaissance, ne fait pas partie de l’approche Action | Types au départ !

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Cette session marathon de plus de 3 heures pouvait aussi se conclure par une session de relaxation. Thierry a franchement donné de sa personne sur ce coup !

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La crevasse

Bien que le créateur du jeu fut parmi nous, cette “crevasse” présenté la première fois à Agile Game France 2013 s’est jouée sans Olivier Soudieux.

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Pour ma part, j’avais déjà pu l’expérimenter lors de l’Agile Playground.

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Fin de journée

Même consacrée aux jeux, cela fait une longue journée. Les discussions autour du repas ont certainement un peu moins d’intensité qu’à midi.

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Clin d’oeil à Laurent aussi, en passant…

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Avec Maxence et Agnès, nous parlons adoption du changement et des 36 stratagèmes. J’apprends aussi d’Agnès que le facteur pépondérant d’amélioration qui a été observé expérilmentalement est la conviction des acteurs d’y parvenir ! Voilà qui me donne à réfléchir…

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Voilà qui clos cette première journée. Je vous retrouve bientôt pour la suite.

Agile Game France 2014 en images (1/4)

J’avais participé à la première édition et fait l’impasse sur la seconde. Mais me voici de retour pour le troisième opus. C’était à Villeurbanne en ce début Février. la formule reste inchangée : 2 jours sur le vendredi et le samedi. Et toujours en mode “auto-organisé”.

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Ice breaking

Petit échauffement pour notre tribu d’agile gamers, organisé par les Lyonnais : se rassembler par groupe (je vous passe les détails) et deviner une citation. Je vous la livre, car elle donne le ton à ces deux jours :

“On peut apprendre plus d’un homme en une heure de jeu qu’en une année de conversation” – Platon

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La balle supersonique

Bien qu’il ne soit pas nouveau, je découvre ce jeu, étonnement intéressant malgré sa simplicité (mais la qualité de l’animation importe). Le but est d’améliorer la performance du groupe en se passant une balle, chaque amélioration étant basée sur le constat de la performance précédente. La solution ultime émerge des étapes antérieures, nous n’aurions pu l’imaginer sans les étapes intermédiaires.

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Le jeu fait apparaitre l’importance des incréments et des améliorations par rapport à la rupture, celle-ci étant toutefois parfois nécessaire. Un bel exercice d’intelligence collective !

Pendant ce temps, d’autres jeux se déroulaient en parallèle dans d’autres salles. Alexis et Alexandre dans l’une d’entre-elle.

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SOS Titanic

J’avais vu ce jeu de loin lors du Scrum Boat de l’an dernier, sans vraiment comprendre l’objectif des contorsions physiques que j’observais. Le mieux pour comprendre, c’est d’expérimenter !

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Donc, ce que vous voyez par terre est un sac poubelle qui symbolise un des cannots de sauvetage de Titanic. On doit tous s’entasser dessus, et comble d’infortune, ce cannot est retourné ! C’est une mauvaise nouvelle, car la nourriture est évidemment à l’intérieur. Il va donc falloir retourner ce cannot, tout en restant dessus du fait de la température peu amène de l’eau.

Un jeu que je recommande très fortement à ceux qui sont en recherche de chaleur humaine et d’intimité. Au-delà de cette observation superficielle, cet exercice met en avant la confiance réciproque qu’il nous faut avoir. La surprise est que nous mettons pas mal de temps à la construire, mais qu’elle augmente progressivement, ainsi que notre efficacité !

Pendant ce temps, Jacques et Romain animent un très impressionnant Agile Lego Game !

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De nombreuses tables, une quantité pharaonique de Lego .. jugez-en

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Les participants ont même drit à une photo de famille avec leurs oeuvres.

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Continuous Delivery

Cecilia nous proposait un jeu encore en version beta : l’intégration continue illustrée avec des Lego (oui, encore !). Deux itérations et deux équipes pour ce jeu.

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La première itération voit les deux équipes opérer séparément et intégrer leurs assemblages à la fin.

Lors de la seconde itération, nous construisons progressivement et intégrons à chaque étape.

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Pour tout dire, ce jeu n’a pas montré ce que Cécilia espérait, car nous avons pris plus de temps dans la seconde configuration que dans la première. J’estime moi qu’il présente au contraire un intérêt peut-être supérieur : l’intégration continue ne marche pas dans toutes les configurations ! Il faudrait alors modifier le jeu pour le faire en trois étapes…

Et toujours pendant ce temps, d’autres jeux dans d’autres salles ! Ici, c’est Claude Aubry qui met en oeuvre son jeu des bacs. A observer les particicipants, ils semblent plutôt assembler un puzzle…

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Pause déjeuner

Cette année, nous avions l’opportunité de pouvoir passer 2 jours sans mettre le nez dehors (on ne perd cependant pas grand chose), car on déjeune sur place !

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C’est bien sûr l’occasion de poursuivre des discussions agiles. Ce midi-là je pouvais discuter avec Thierry Cros avec qui j’ai trop peu l’occasion d’échanger. La discussion a beaucoup tourné autour du craftmanship (où nous partageons les mêmes points de vue) et du rôle du Scrum master dans Scrum (où nos idées divergent).

A bientôt

J’arrête ici pour aujourd’hui. Nous terminerons cette première journée dans un autre post ! En attendant, vous pouvez aller voir les posts de mes petits camarades de jeu :

Rencontre avec Raphaël Souchier

Ce Vendredi 31 Janvier, Christine Koehler nous conviait à écouter et échanger avec Raphaël Souchier, auteur de Made in Local. Une rencontre instiguée par Manfred Mack qui mit cet auteur en relation avec Christine. Manfred que nous avions d’ailleurs pu écouter il y a quelques temps, était aussi présent ce jour-là.

L’intervenant se définit lui-même comme un consultant en économie locale soutenable (qu’il préfère au terme de “durable”). C’est à dire une économie acceptable dans l’écosystème où l’on vit.

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L’économie locale, c’est quoi ?

D’après Mr Souchier, ce n’est pas une alternative à la mondialisation, mais une autre facette ! Ca, c’est un peu difficile à croire, mais c’est peut-être le prix à payer pour rendre celà acceptable. Même si le terme n’est plus tabou depuis que cette idée fut évoquée par … François Bayrou !

Le localisme s’ancre dans le théorie des systèmes complexes. Le fonctionnement harmonieux des ensembles bien portants nécessite une grande diversité. On peut comparer cela au problème de la diversité des cheptels : ceux-ci savent d’autant mieux faire face à des maladies qu’ils sont diversifiés, ces épidémies n’ayant pas le même impact sur les différentes espèces. Paradoxalement, cet argument s’appuyant sur la pauvreté des cheptels “standardisés” fut utilisé dans l’autre sens par Darwin au 19ème siècle. L’une de ses observations de base était justement que les élevages étaient d’avantage diversifiés que les espèces sauvages où la sélection naturelle éliminait impitoyablement les espèces les moins bien adaptées !

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Une alternative à la globalisation destructrice

Le localisme est également une forme d’efficacité car il utilise ce qui est proche. La globalisation s’appuie d’avantage sur la massification et la réduction des stocks pour diminuer les coûts, au prix d’un système moins résilient car ne supportant pas les défauts d’alimentation et se rendant entièrement dépendant de certaines régions du monde. On pourrait évoquer par exemple le cas de la grève des camionneurs de 1999. La concenration et l’élimination des stocks vont certainement dans le sens de la réduction des coûts, mais au prix d’une prise de risque souvent négligée.

La concentration des moyens de production dans une compétition pour la réduction des coûts est destructrice de sociétés entières ! L’Europe est déjà devenue une puissance faible. La délocalisation vers l’Ethiopie a déjà commencé. On a pu penser un moment que les instances internationales et les mécanismes de régulation de marché pourraient équilibrer cela. Il n’en est rien. Les instances internationales sont depuis longtemps phagocytées par les intérêts privés, et au sein des nations démocratiques, les hommes politiques ont perdu tout autonomie depuis qu’ils doivent se lier à ces mêmes intérêts privés pour décrocher leurs mandats..

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Mais…

Le tableau parait sombre, mais pas pour notre invité du jour : on peut survivre en travaillant ensemble ! Le localisme fait recirculer localement 70% de l’argent, là où seuls 20% sont réinjectés en économie globale ! Quels sont les clés pour rendre possible cette nouvelle économie ?

  • C’est d’abord créer des alliances d’acteurs du territoire qui ont un avenir commun.
  • C’est allier le local et le soutenable, avec des buts à long terme.
  • Sélectionner les gens avec lesquels on a envie de travailler. C’est trouver de nouvelles idées et façon de collaborer et y prendre plaisir.

Cette nouvelle façon de travailler n’en est pas une. Elle s’ancre dans le passé, à une époque où seuls les produits “exotiques” étaient cherchés loin. Vision rétrograde ? Et si on réintégré dans le prix des produit leurs coûts socio-économiques, écologiques, etc. ?

Pour faire marcher cette logique, il faut créer des réseaux avec une logique économique différente. Une logique éloignée des marchés financiers qui sont déjà complètement déconnectés de l’économie réelle : seuls 3% des échanges sont en rapport avec cette économie réelle !

Investir différemment, au niveau des fonds de retraite par exemple, est une manière d’orienter ethiquement son investissement. C’est le concept de base du Slow Money, une idée elle-même déclinée du Slow Food par opposition au “fast food”. Bien entendu le critères qui rentrent en compte sont différents de ceux de la logique économique traditionnelle, comme le maintient de l’état de la couche d’humus des sols sur 10 ans par exemple en agriculture.

La ville de Cleveland a rebâti une partie de son économie à partir de service locaux, moins chers et plus écologiques.

Et en Europe ? Les directives Européennes semblent bloquer. Mais ce n’est qu’apparence : il reste possible de privilégier le local avec les bons critères dans les appels d’offre.

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Cette économie locale existe. Malgré les cris alarmants relayés dans les médias, il y a des millions d’entreprises qui marchent très bien .. mais qui préfèrent ne pas faire parler d’elles.

Par contre les réseaux de mise en relation sont nettement moins bien représentés. Beaucoup reste à faire pour mettre les entreprises en relation. Et pourtant quand c’est le cas, cela marche bien et en fait les gens semblent … s’amuser !

Entre la volonté politique et la réalité

Il semble y avoir un schisme entre ce que montrent les études nationales et les actions locales. Mais les pouvoirs politiques savent-ils seulement où ils voudraient faire aller le territoire ? Poser la question, c’est presque y répondre.

Raphaël Souchier l’a dit : le coeur de ce dispositif, c’est l’alliance locale. Les chambres de commerce sembleraient toutes désignées pour jouer ce rôle, mais on en est loin. Deux lignes apparaissent cependant :

  • L’apparition de réelles actions aux “marges”, dans les zones réellement sinistrées où il n’y a plus d’alternative.
  • Dans l’économie sociale et solidaire. Elle peut faire accepter ce rôle d’économie soutenable au Français. Elle reste toutefois teintée d’une image d’intégrisme.
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A voir aussi

L’article Blog de Christine, avec une interview de Raphael Souchier.

Scrum Galette 2014

La Scrum Galette, c’est la variante de la Scrum Beer de début d’année où l’on partage la Galette des Rois. J’avais “subtilement” suggéré à Arnaud d’organiser la chose en m’engageant à participer à l’achat desdites galettes.
Je ne savais pas que cela allait m’occasionner la première grosse galère de ce début d’année : entre les problèmes de transports, un voyageur malade bloquant le traffic métro, d’interminables escaliers et une adresse de pâtisserie erronée, mon périple allait me coûter 2h30 et un quasi-arêt cardiaque 🙂
J’arrivais donc avec tranquilement 1h20 de retard, mais avec ma galette !

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Small Talks

Comme toujours, ces discussions en petits groupes sont passionnantes ! Bien entendu, nous avons évoqué le Scrum Day 2014 qui aura lieu cette année à Disneyland.

D’un point de vue plus personnel, cela m’a permis d’échanger avec Jean-Baptiste que je croisais de loin depuis un certain temps sans avoir fait connaissance. L’occasion d’évoquer l’agilité dans la communauté PHP et l’affinité (ou la non affinité) de certaines communautés techniques avec l’agilité… On a parlé technique aussi avec les bases NoSQL. Car si on se demande si certaines technologies sont plus “agile compatibles” que d’autres, la réponse est hélas : oui !

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L’agilité et les grandes sociétés de service

Autre sujet de grand intérêt : l’agilité et les “grosses boutiques”, vous savez, les Atos, Cap Gemini, Altran, etc. J’avoue mon ignorance à leur sujet : je les croisent peu (un peu plus ces temps-ci, en fait) et elles ne m’ont jamais intéressé. Mais ce sont des acteurs majeurs de l’informatique Française et je ne trouve pas très pertinent de me désintéresser de la question. Avec un avis de l’intérieur, c’est tout de suite plus éclairant.

Je perçois aujourd’hui un discours venant de ces sociétés pour montrer qu’elles existent dans le monde de l’agilité. En vérité, on ne les croisent pas dans la communauté agile, et je pense avoir une bonne connaissance de ce qui s’y passe ! Cela ressemble plus à une tentative d’occuper un terrain grandissant qui ne les intéressent pas vraiment mais qu’ils ne veulent pas voir échapper. C’est un avis subjectif (le mien) dont je dois dire qu’il n’est pas très étayé, hormis l’absence de ces grands noms des rendez-vous agiles.

La politique de ces grands groupes est complètement orientée aujourd’hui vers des réductions de coûts :

  • Offshoring et Nearshoring
  • Pyramide des âges très évasée vers le bas
  • Focus quasi-exclusif sur le taux d’occupation des consultants.
  • Minimum de préoccupation sur la formation et aucune sur le développement personnel.

Autant dire que l’on est très loin de ce qui m’importe ! Et il est aussi certain que de telles orientations ne font pas remonter ces sociétés dans mon estime. Pour autant, ces orientations ne sont pas à considérer comme des souhaits délibérés, mais comme le reflet des orientations du marché.

Je m’explique.

Les grands appels d’offre qui sont le business de ces grandes compagnies sont aujourd’hui, encore et toujours dominés par les forfaits fermés avec cahier des charges en amont, rejet des risques sur le prestataire et recherche du moins-disant. Toujours le même truc stupide depuis des dizaines d’années, ça ne marche pas, ça génère des avenants monstrueux (que ces grosses boutiques savent gérer pour rentrer dans leur mise de fond), quand ça ne finit pas au tribunal.

Les grandes sociétés de service sont complètement adaptées au business qui se présentent à elles. D’où le focus sur la réduction des coûts, la gestion du revenu via le change management au détriement de la qualité et de la satisfaction client. Oh, ces derniers points sont bien évoqués dans les appels d’offre, mais ne rentrent jamais en ligne de compte dans la sélection du prestataire, ils sont donc à juste titre ignorés par les répondants !

Eh oui, la ligne de conduite de ces grandes compagnies ne sont que le signe des temps. Elles s’adaptent au marché.

Notre espoir, qui se concrétise progressivement, est que les institutionnels demandent de plus en plus d’agile, du vrai ! Ce sera alors une mutation à mener pour ces grandes sociétés qui vont courir derrière des clients dont le niveau de maturité est plus élevé et sauront bien jauger ce qu’on leur propose. Cela commence déjà. Nous allons vivre une période intéressante.

Un peu de légèreté pour terminer…

Avec un peu de chance nous pourrons tenir un rythme mensuel pour nos Scrum Beers. J’aimerais bien. Ce sont des moments conviviaux, avec des échanges qui stimulent la réflexion.
Malgré qu’elle soit largement floue (la faute à un éclairage insuffisant), je ne peux résister à terminer sur cette image de Laurence couronnée par Arnaud !