Evernote Meetup (en images)

De passage pour la conférence Le Web, des membres du staff Evernote nous proposaient une petite rencontre dans un lieu convivial, à savoir La Mutinerie, dans le 19ème. On est d’ailleurs bien accueillis par les membres du staff : une petite étiquette autocollante qui ne colle pas, mais surtout un petit sac en toile Evernote avec quelques goodies. Bon, y’a surtout un tee-shirt !

Allez zou, direction la cave pour un discuter un peu avant les présentations.

en-meetup2012-1205-basement03

Je retrouve des habitués des Meetups de Pierre Journel (Pierre arrivera plus tard dans la soirée). L’espèce d’arrosoir vert typé Evernote distribue le breuvage officiel de l’éléphant vert. Ce n’est pas très bon.`

Dans la salle de présentation nous sommes accueillis par l’un des responsables de La Mutinerie.

en-meetup2012-1205-openning02

Rafe Needleman qui est plateform advocate chez Evernote ouvre les festivités. Le temps d’évoquer son blog opportunitynotes qui vaut certainement le détour.

John McGeachie vient nous parler principalement de l’offre business (même si je note au passage qu’il y a aujourd’hui 45 millions d’utilisateurs d’Evernote. Cette offre business a été largement relayée par ailleurs, j’en résume quelques caractéristiques:

  • Les carnets de notes appartiennent à l’entreprise. Ils ne sont pas subordonnés à un employé et à son départ.
  • On peut combiner dans son compte Evernote ses carnets personnels et ceux de l’entreprise.
  • C’est toujours Evernote et toujours les fonctionnalités que nous connaissons.
en-meetup2012-1205-McGreechie01

Tiffany Muehlbauer est ambassadrice Evernote. Ca existe ! En fait, il y a même des “small business ambassadors” tels que Jimmy’s iced coffee. Ce sont simplement des gens ou des sociétés ne travaillant pas pour Evernote mais enthousiastes utilisateurs du service et prêts à en parler. En fait, j’aurais l’occasion de parler avec l’un d’entre eux à la fin, qui m’a présenté Evernote Hello. Le truc de Tiffany apparemment, c’est plutôt Evernote Food. Chacun son truc.

en-meetup2012-1205-tiphanie02

Le quart d’heure du développeur était assuré par Damian Mehers. Damian travaille sur la version Windows Phone d’Evernote. Damian développe deux points en particulier :

  • On n’a pas besoin d’être affilié à Evernote pour développer une application : toutes les API sont publiques.
  • Pourquoi travailler chez Evernote ? Parce que c’est un très bon endroit où travailler : pas de politique, pas de questions d’ego et les décisions se prennent rapidement !

Je discuterais un peu avec Damian après sur leur processus de développement. Il se rapproche de celui de Google, donc d’inspiration agile, mais sans ressembler complètement à l’un des processus connus type Scrum ou Extreme Programming.

en-meetup2012-1205-Mehers01

Un (petit) aperçu de l’auditoire en attendant l’intervention de Sina Khanifar…

en-meetup2012-1205-auditoire02

Sina Khanifar a gagné le Hackaton Tech Crunch avec l’application Memstasch. Cette application a pour but de vous aider à ancrer des choses dans votre mémoire en utilisant la technique de la répétition espacée.

en-meetup2012-1205-Mehers05

Le temps de discuter avec les uns et les autres, comme Maxence, rencontré au Paris Evernote Meetup (et réalisateur d’une excellente app iPad), il est bientôt temps de conclure cette excellente soirée.

en-meetup2012-1205-maxence

Lean Startup Conférence 2012

Lean Startup France nous invitait ce lundi 3 décembre à assister à la Lean Startup conference en livestream. Celle-ci se tenait à San Francisco, rendez-vous était donc pris à 17h30 afin d’assister aux premières conférences du matin, avec le décalage horaire.

Welcome at the Lean Startup Conference

L’Epita nous accueillait pour cette occasion pour ce qui s’annonçait être une longue nuit, la fin étant prévue au-delà de 2h00 du matin. Quoi qu’il en soit, les conditions de reception et de projection du livestream étaient très bonnes et à défaut d’un confort exemplaire, l’amphi mis à notre disposition nous donnait de parfaites conditions pour assister à l’évènement à distance.

Des deux jours de la conférence, seule la première était diffusée, car elle regroupait l’ensemble des sessions de présentations. La seconde journée étant consacrée aux workshops, leur diffusion aurait été sans intérêt. Beaucoup d’inscrits mais beaucoup moins de courageux à être venus ce soir là. OK, la photo ne rend pas justice, car tout le monde n’aitait pas encore arrivé, mais quand même…

leanstartup-conf2012-01

Pire encore, l’assistance s’est clairsemée au fur et à mesure des présentations de la matinée, à tel point que nous n’étions plus qu’une poignée arrivée l’interruption du midi. Nous avons donc mis fin à la retransmission après les premières prises de parole de l’après-midi, vers minuit et demi !

La conférence

Eric Ries, l’auteur du livre éponyme, était bien sûr le maître de cérémonie de cette conférence. Le format retenu consistait en de courtes interventions de 15 minutes. Donc nécéssité d’être efficace de la part des orateurs. Le but avoué était de donner “le plus de contenu possible en une journée” à en avoir mal à la tête !

Et hop ! C’est parti !

lean-startup-conf2012-intro

3 interventions ont retenu mon attention. Les autres m’ayant moins marqué. Commençons donc par ces quelques “autres” !

Todd Park

Todd Park est CTO … à la maison blanche ! Le point qui a retenu mon attention dans son intervention concerne l’Open Data. L’Open Data a créé sa propre activité économique, générant 100 milliards de dollars, simplement en rendant accessibles des données publiques, sans qu’il soit nécessaire d’emettre de nouvelles règlementations ou mesures incitatives !

Dans cette même voie, Todd Park évoque Blue Button for America, un autre projet lié à l’Open Data, destiné à permettre aux citoyens d’avoir accès à leur propres informations de santé.

Diane Tavenner

Est-il possible de mener en Lean Startup un projet lié à l’éducation ? Les projets liés à l’éducation tendent à avoir des cycles de développement très longs, de l’ordre de 8 ans ! En menant un tel projet de manière itérative en “lean startup”, Diane Tavenner a pu constater plus de progrès en 14 itérations d’une semaine qu’en 10 ans ! Ici le but était d’améliorer l’enseignement des mathématiques. Quelques points clés:

  • MVP : enlever de l’expérimentation tout ce qui ne contribue pas à ce que l’on souhaite mesurer.
  • Choisir ses métriques. Ce ne doivent pas être des “métriques de vanité”. Ici 2 aspects rentraient en ligne de compte:
  • Les enfants devaient montrer qu’ils avaient appris quelque chose. Une grande rigueur était requise ici: il devaevait s’agir de choses qu’ils avainet appris par eux-même.
  • Les enfants devaient montrer qu’ils prenanient leurs propres décisions.

A chaque itération, il fallait expériementer une nouvelle hypothèse : la plupart des changements opérés avaient un impact nul sur l’apprentissage des enfants (ni positif, ni négatif) !

Et aussi…

En entretien avec Eric Ries, Tereza Nemessanyi évoque le problème de la prise en compte de l’innovation dans l’évaluation des startups. En effet, elle arrive à la conclusion qu’en évaluant les startups sur la base du pitch, les VCs ont créé le problème ! La question fondamentale est donc de pouvoir mettre en évidence les progrès, alors que la plupart des actions que nous mettons en oeuvre ont en fait aucun impact côté clients !

Beth Comstock, également dans un entretien avec Eric Ries a évoqué le cas des intrapreneurs. Les entrepreneurs ne sont pas seulement ceux qui fondent des sociétés, ils se trouvent partout y compris au sein de grands groupes comme General Electric. Ce sont des gens passionnés, prêts à prendre des risques. Développer ces initiatives au sein de grandes structures se fait en isolant ces projets du mainstream" et aussi en se servant des atouts que ces grands groupes ont à leur disposition : ressources, laboratoires de recherche, etc…

Jessica Scorpio était le moment fleuri de la matinée…

SCORPIO_JESSICA

Même si visiblement le régime alimentaire “type startup” à base de hamburger a déjà commencé ses ravages.

jessica_scorpio2

Jessica a évoqué l’importance de la validation des idées leur de leur développement, un point tout à fait important pour développer Get Around, une startup permettant le partage de véhicules et dont la mise en oeuvre a débuté sur un campus universitaire. Comme Facebook, quoi.

Danny Kim est un passionné de la construction de voitures (et en fait dans la construction d’à peu près n’importe quoi) et dont le but était de créer un voiture de ville munie de 2 roues et dont la stabilité est assurée par un gyroscope. Une aventure compliquée comme il l’explique lui-même : construire une voiture est déjà difficile, devenir constructeur automobile est beaucoup plus difficile et devenir constructeur de masse est carrément de la folie ! Danny a travaillé son MVP en construisant un prototype utilisable à l’échelle, en l’adaptant via le feedback, puis en prenant des pré-commandes : il a atteint 15,7 % de pré-commandes par rapport aux personnes ayant essayé son véhicule !

Lane Halley, designer chez Carbon Five, a évoqué le travail collaboratif entre designer et développer et l’importance du prototypage visuel rapide et matérialisable. Ses outils de travail sont alors les ébauches papier simplistes, les maquettes d’écrans à base paper board et de post-it, les “low-fi wireframes” et les innovation games. L’utilisation de ces outils a pour but de faire travailler ensemble et de manière collaborative deux corps de métiers très différents.

Matt Brezina a évoqué le développement d’applications mobiles. Quelques points principaux qui m’ont marqué:

  • L’utilisation préférentielle de la plateforme Android (plutôt que l’iOS) car l mise en ligne est bien plus rapide et donc le feedback l’est aussi.
  • La structure de l’équipe reflète la stratégie de l’architecture. En l’occurrence ici: la production d’APIs “internes” et d’API “externes”. Cette seconde équipe s’appuyant sur la première.

Evan Henshaw-Plath, Sam McAfee et Melissa Sedano ont abordé le Lean Startup du côté des développeurs: comment cette approche est ou doit être perçue. L’approche du développement en Lean Startup est extrêmement lié au développement agile (d’où mon intérêt premier pour Lean Startup). L’approche la plus en vogue est l’extreme programming, celle qui avait le vent en poupe entre 2000 et 2005 avant d’être éclipsé par Scrum. Le point qui a retenu mon attention, c’est qu’il est difficile pour un développeur de produire un code embarrassant. Mais il faut s’y résoudre, car une grande partie de ce code sera de toute façon jetée !

Jocelyn Wyatt nous a présenté un sujet dans la lignée de celui de Diane Tavenner : Lean Startup dans une ONG ! Le problème que Jocelyn nous expose est celui de l’amélioration des conditions sanitaires dans les bas quartiers de la capitale. En interant, l’ONG est parvenu d’abord à réaliser des toilettes portatives adaptées (équation coût / simplicité / adaptation culturelle) puis à adapter l’usage. Ainsi, alors que les familles se disaient intéressées par un service payant de collecte des toilettes (quand on est pauvre, chaque denier compte), après expérimentation les avis ont été différents. Même pauvre, passer devant ses voisins avec ses seaux d’excréments, c’est quand même la honte !

Adam Goldstein a mis l’accent sur l’importance du contact direct pour collecter des informations sur ce qu’ils aiment ou non. Le contact mail ne marche pas, personne ne veut s’embêter avec cela. Adam a mis en place dans son application une “crazy blue bar” permettant de contacter une personne de la société (Adam lui-même la plupart du temps). Si la chose est contraignante et dévore énormément de temps, elle en fait gagner bien plus en permettant d’orienter plus vite le service en fonction de ce que les gens aiment ou non.

Nikhil Arora et Alejandro Velez ont centré leur présentation sur la création d’un business … en ignorant les statistiques de ventes. Si le sujet de la présentation ne m’a pas passionné en tant que tel, il en est autrement des idées maîtresses de leur startup : faire un business éthique en recyclant des déchets (du mare de café essentiellement) pour faire pousser des champignons et inciter les gens à rendre la nourriture “personnelle à nouveau”.

Stephanie Hay nous a servi une présentation assez dense sur l’approcha marketing pour les startups : comment trouver ses mots afin d’être choisis par ses clients. L’un des points que j’ai retenu, c’est la recherche du “ah ah !” corporel lors du pitch. Mais ce qui se passe après la signature du client est aussi important : savoir pourquoi le client a souscrit au service. Ce n’est peut-être pas pour ce que vous croyez… Enfin, Stephanie conclut par “be proud of what réal !”. Je vous invite vivement à voir sa présentation.

Et maintenant, les 3 présentations qui ont attiré mon attention.

Tendai Charasika

Le “get out of the building” n’est pas à proprement parler une découverte du Lean Startup, mais c’est un élément important de la démarche. Avoir le plus tôt possible un feedback de terrain permet de confirmer une hypothèse ou de réorienter l’effort.

Tout d’abord, pourquoi ne pas le faire ? Essentiellement, il y a 3 raisons majeures:

  • C’est inconfortable
  • La peur du rejet
  • Ne simplement pas savoir comment aller chercher le feedback sur le terrain.

L’orateur nous propose une tactique en 10 points pour sortir du bureau. Plutôt que de les citer “in extenso”, je préfère vous proposer un lien vers cet article présentant mieux que je ne saurais le faire le propos de Tendai Charasika.Vous pourrez également vous référer à sa présentation

Justin Wilcox

Faisons un petit saut dans le temps pour nous interesser à Justin Wilcox ou comment tester son MVP avec le crowdfunding.

La chose la plus marquante de sa présentation est certainement la façon dont il nous a apostrophé au départ : votre startup n’est pas un business, c’est un hobby ! Il faut donc se focaliser sur le passage du hobby vers le business puis vers le produit.

Kickstarter permet de passer du business vers le produit et de financer celui-ci lorsque l’on veut développer son business.

Mais qu’en est-il du passage du hobby vers le business ? Comment valider son idée avant même de construire quelque chose ? Selfstarter est une plateforme qui permet d’évaluer le taux de conversion avant même de construire quelque chose, ce que Justing Wilcox promeut sous le nom de crowdtesting. Grâce au crowdtesting, on peut savoir si notre idée est un business avant même de d’implémenter celle-ci !

Steve Blank

C’était la présentation superstar de la matinée, aussi bien sur la forme que sur le fond. Steve Blank n’est bien sûr pas un inconnu, c’est un VC connu et reconnu dans le milieu !

J’ai retenu 2 points essentiels sur cette présentation.

L’entreprenariat ne peut être enseigné à ceux qui font acte de volontariat. Mais on peut enseigner “API de l’entreprendrait” :

  • Le Business Model Canvas
  • Le développement client, stigmatisé par le “get out of the building” pour tester la pertinence de ses idées.
  • Une ingénierie de développement agile, avec XP.

Le second point, et celui qui a retenu réellement mon attention est le modèle Customer vs Service que propose Steve Blank. Celui se décline de part et d’autre sur 3 axes :

  • Quel travail le client cherche-t-il à accomplir ?
  • Quelle souffrance souhaiterait-il voir adressée ?
  • Quels gains sont espérés ?

Pour terminer, Steve Blank évoque une initiative à laquelle il participe : Startup Weekend Next () qui prend la suite du “Lean Launchpad”. Le but est de procurer un enseignement pratique sur 4 semaines, destiné aux entrepreneurs afin de donner naissance à 10000 startups à travers le monde !

J’ai aussi malheureusement raté…

Eh bien oui, comme je n’ai pas assisté aux présentations de l’après-midi, j’en ai raté plein. Celles pour lesquelles je me mors le plus les doigts :

  • Ash Maurya
  • Scott Cook
  • Marc Andreesen

Mais on devrait trouver les vidéos en ligne très bientôt.

Stoos Connect ! Le 25 Janvier 2013 à Amsterdam

Organisé par le “stoos satellite” d’Amsterdam, la conférence stoos connect se déroulera le 25 Janvier prochain à Amsterdam, proposant en présentiel et en livestream une série de lightning talks des initiateurs de ce mouvement.

debalie1

Stoos est  un nouveau souffle du mouvement agile. Réunis dans la stotion de ski de Stoos (encore une station de ski), 21 signataires on réfléchi au devenir du mouvement agile.

Leurs reflexions les ont amenés à considérer qu’un nouvel élant est nécessaire au niveau des organisations.

Pour en savoir plus sur le réseau Stoos, rendez-vous

Stoos Connect ! Le 25 Janvier 2013 à Amsterdam

La Scrum Night 3 chez Google in images (2/2)

Je vous avais laissé à la pause de la Scrum Night

ScrumNight3-cocktail2

Il est temps de reprendre la seconde série d’ateliers. Celle-ci dure une heure, la tranche précédente était de 2 heures.

La fleur de Lotus ou comment redynamiser vos équipes

Yann Poles (prononcer : Polèce) nous proposait une nouvelle technique d’animation de rétrospectives déjà présentée à Grenobles il y a très peu de temps : la fleur de Lotus, technique devant aider la pensée créative.

Le maître de séance en pleine action…

ScrumNight3-fleurlotus2

Les participants également !

ScrumNight3-fleurlotus6

Franchissez la porte, et vous verrez qu’ici on parle de Shrek !

ScrumNight3-fleurlotus8

Mythes et réalités d’une équipe auto-organisée

Ce n’était pas réellement un atelier que nous proposait Myriam Roux, mais plutôt un retour d’expérience. Qu’à cela ne tienne, cela a visiblement intéressé une large audience.

Myriam nous parle de son vécu en tant que coach au sein de la cellule de transformation agile de la Société Générale.

ScrumNight3-rex-myriam4

Beaucoup de questions après la présentation.

ScrumNight3-rex-myriam11
ScrumNight3-rex-myriam10

La présentation de Myriam est accessible en ligne ici. Le thème de cette présentation est aussi celui de sa contribution au “blue book” dont j’avais déjà évoqué la disponibilité sur lulu.com

Perdus dans le désert

Dragos Dreptate nous embarque dans une aventure fort sympathique qui débute par le crash de votre avion où meurent pilote et co-pilote (mais pas les hotesses heureusement). J’ai bien surveillé, mais apparemment les partcicipants n’ont pas fini par se manger entre eux…

Cet exercice est focalisé sur la communication au sein de l’équipe (2 équipes de 4 personnes), afin de prendre les meilleures décisions et en priorisant ses besoins.

Salut, Dragos !

ScrumNight3-perdus4
ScrumNight3-perdus13

Toujours aucun survivant de sacrifié ?

ScrumNight3-perdus12

Marshmallow challenge

Ce grand classique des agiles games nous était une fois de plus proposée ce soir-là. Un binôme représentant le French SUG s’est courageusement alignée. Dignement menée par the Pres’ ! Euh… je ne suis pas resté pour l’annonce des résultats …

ScrumNight3-marshmallow2

Le team “French SUG” …

ScrumNight3-marshmallow4

Picture in picture in …

ScrumNight3-marshmallow7

Jérôme Guenver, le G.O. du Marshmallow Challenge !

ScrumNight3-marshmallow9

Pour ceux qui ne connaitraient pas encore l’exercice, voici une présentation qui pourra vous éclairer.

This is the end

Ainsi s’achève cette nouvelle “Scrum Night”.

ScrumNight3-the-end1

Les plus courageux se sont retrouvés au pub. Pour moi, c’était direction “home sweet home”. Je n’ai plus 20 ans !

Vous retrouverez aussi le compte-rendu d’Arnaud Villenave sur le Blog de Cellenza.

La Scrum Night 3 chez Google in images (1/2)

Cette 3ème édition de la Scrum Night, comme la seconde se déroulait chez Google, près de l’Opéra. Pour la dernière fois d’ailleurs, le géant du Web déménageant courant décembre rue de Londres. Donc, bienvenue chez …

ScrumNight3-google

Accueil et cocktail

Il était heureux que nous ayons prévu l’accueil et le speach de bienvenue (ainsi que le traditionnel cocktail) au début, car les arrivées se sont poursuivies jusqu’à 19h00.

Notre président dans son exercice favori

ScrumNight3-speach-xavier

Le public attentif aux paroles du boss. Bonjour Emeline !

ScrumNight3-speach-emeline

Construisez votre magazine avec Kanban !

L’association Métis emergence nous proposait de jouer à ce jeu qu’elle a créé, avec l’aide de quelques membres de l’association. Vous pourrez en savoir plus sur Kanbanzine ici. Voici le résultat … en images.

ScrumNight3-kanbanzine3

Le plateau de jeu

ScrumNight3-kanbanzine2

Just have fun !

ScrumNight3-kanbanzine-n4

Lean Lego Game

Imaginé par Thoughwork en 2009, ce jeu a pour but de nous faire prendre conscience des principes Lean. Nathaniel Richand animait cette session très dynamique.

ScrumNight3-lego11

Le matériel

ScrumNight3-lego3

Les participants en pleine action ! Le temps est compté …

ScrumNight3-lego9

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici une description du jeu, ainsi que la présentation du jeu par ses créateurs.

Qui a peur du contrat agile ?

Bruno Paul nous présentait cet atelier d’échange autour des problématiques du contrat agile : quels en sont les pièges et comment créer l’entente entre les acteurs dans un contexte qui ne facilite pas cela.

ScrumNight3-contratagile2

Ambiance studieuse à cet atelier.

ScrumNight3-contratagile3

Take the Win Win Wave

Pierre Neis nous a une nouvelle fois gratifié d’un atelier particulièrement dynamique … et coloré : Take the win win wave !

Pierre Neis qualifie ce jeu de “kickoff pour une formation Personal Kanban”. L’atelier consiste tout d’abord en la construction d’une “value stream map” de votre journée, du lever au coucher.

Si ensuite on distribue une valeur (ou un “fun”) de 1000 sur la totalité du flux, comment améliore la journée afin d’optimiser le fun ?

ScrumNight3-winwinwave-neis1

La création de la chaine de valeur

ScrumNight3-winwinwave2

Debrief…

ScrumNight3-winwinwave6

A bientôt…

La première série d’ateliers se termine, le temps de souffler un peu et nous reprendrons la seconde série sous peu. Pour nous, la suite de notre safari photographique est pour demain !

L’Agile Tour Nantes (en images) 3/3

Troisième volet de mon retour sur l’agile Nantes (les parties 1 et 2 sont là et ), voici le programme de l’après-midi

Le paradigme de l’ingénieur dans un imaginaire ubiquitaire

Cette keynote originale nous était présentée par des membres de la compagnie “La Machine” qui, de projets en projets, construit des mécaniques savantes en faisant collaborer ensemble de multiples corps de métier en les faisant interagir en permanence, à l’image de ce que nous faisons dans nos projets agiles, par opposition à l’entreprise traditionelle où règne le “product lifecycke management”.

Le fil conducteur de l’entreprise ne sont pas les projets, mais une vision d’ensemble insufflée par son créateur et directeur artistique François Delarozière : l’imaginaire !

Les machines, comme des êtres vivants passent par 3 phases:

  • La prototype. la machine est assemblée pour en faire fonctionner les différentes parties … avant d’être désassemblée pour être finie, traitée, peinte, etc…
  • L’adolescence. La machine est utilisée dans des manifestations et des spectacles, manipulée et montée par des membres de la compagnie.
  • L’autonomie (le machine de ville). la machine est revue afin de respecter les normes lui permettant d’être accessible par le public.
atnantes2012-lamachine02

A la base de l’entreprise, il y a un meneur, François Delarozière que nous avons déjà nommé. C’est lui qui initie les différents projets. Et au départ de chacun d’entre eux il y a une histoire qui inspire dessins et mises en mouvements.

Une fois le concept posé et les premières idées arrêtées, il y a des réunions avec les différents corps de métier. L’équipe de réalisation est une équipe intégrée regroupant tous les corps de métier : Ingénieurs structure, mécaniciens, hydrauliciens, menuisiers, soudeurs, etc… Il y a une transparence totale sur les travail effectué par les différents membres. On ne parle plus de stand-up quotidien mais de boucles de feedback en continu, toute la journée.

Cet esprit d’équipe est résumé de manière humoristique “on collabore et on travail vraiment en équipe : on ne finit jamais complètement nos tâches, on en laisse pour les autres !”. Pourquoi un ingénieur structure devrait-il donner des précisions sur la réalisation d’une soudure ? Le soudeur connait son travail, mieux même que l’ingénieur ! Il saura poser des questions d’il a besoin de précisions. De toute manière à quoi bon spécifier les détails ? Ce que l’on fera au final sera différent !

L’équipe n’est pas seulement collaborative, elle est aussi plurielle et pluridisciplinaire : ceux qui conçoivente et construisent les machines seront aussi ceux qui les manipuleront et les monteront. Tous ! Comme le disent si bien les membres de la compagnie “on n’a pas vraiment le choix” !

Chaque réalisation de La machine est quelque chose de différent, un nouveau challenge, dont on ne sait pas au départ comment il sera adressé ! Mais tout ceci se réalise plus facilement quand on travaille tous ensemble, dans le même bureau.

PO et culture Agile: potion magique du succès de l’entreprise !

Frédéric Dufau-Joel nous a proposé une session une session au format original : le fish bowl. Frédéric a fait disposer les chaises en cercle, en disposant un petit cercle intérieur de 5 chaises dans lequel il s’est installé. L’un des chaises devant rester vide (la plupart du temps) les autres sont prêtes à acceuillir les personnes déirant poursuivre le débat en posant une question à Frédéric. Quand la dernière chaise est occupée, la personne la plus ancienne dans le cercle doit rendre sa place.

Bref, au lieu d’éliminer du “bottleneck”, on va plutôt en créer afin de réguler le débat. C’est une application du WIP du Kanban, si on veut bien …

atnantes2012-dufau-joel02

Le principal, pour ne pas dire le plus surprenant, c’est que ça marche !

Revenons au thème de la session, c’est à dire le PO en tant que potion magique. Frédéric nous a fait partagé son retour sur l’imporatnce du PO dans le succès des projets au sein de son entreprise. Il identifie plusieurs facteurs de succès.

Les PO viennent des métiers. Cette transition d’un rôle opérationnel vers ce rôle de PO est valorisé et est même un templin pour leur carrière !

Le casting est important. Tout le monde n’a pas le profil pour être PO. La connaissance méier ne suffit pas, car le PO est un agent de changement qui doit aussi travailler très près des utilisateurs. De plus, le formation de binômes sénior / junior aide à la parformance sur les projets, ainsi qu’à la continuité.

Une logique d’amélioration. Frédéric ne parle plus de projets informatiques. Ce sont des projets d’entreprise, des projets d’amélioration. Encore une fois, les PO sont des agents du changements.

Un dernier point que j’ai noté en outre : A la question sur la mesure sur le ROI des projets, Fréderic a dit qu’il n’en faisait aucun, à part le sourire des utilisateurs et des décideurs ! Une belle forme de conclusion.

Apologie du mur

La présentation d’Axel était certainement un peu légère, et j’avoue n’y avoir rien appris. Mais elle était fort bien présentée avec entrain et humour : une touche de légèreté et de différence que j’ai apprécié à cette heure de la journée. En fait je n’ai pas regretté mon choix, ce que je dis plutôt rarement, peut-être même jamais lorsque je pense ne rien apprendre !

atnantes2012-axel04

Mais revenons sur cette présentation. Elle s’appuie sur 3 histoires vécues présentées de manière vivante et avec humour.

La première histoire est celle d’une équipe s’enlisant dans sa stratégie de test. C’est le prix “pas de bol”. Ca arrive, et ça arrivera encore. Elle s’en est sortie en trouvant finalement le bon outil de test fonctionnel.

La seconde histoire est celle d’une équipe présentant une vélocité affichée n’ayant rien à voir avec la vélocité réelle. Une belle illustration de Death March avec son cortège de conséquences habituelles : bugs, pataches, baisse de la qualité et burn out. C’est le prix “mérité”. Pour s’en sortir, il a fallu un retour aux sources sur la qualité et la définition of done … et essuyer la date pendant un petit moment.

La troisième histoire démarre par un Product Owner fort zélé arrivant avec un backlog simplifié… de 4 items ! C’est le prix “inattendu”. Il a fallu reculer le démarrage du projet afin de pouvoir retravailler le backlog avec l’équipe afin qu’il ait une granularité présentant des items appréhendables.

Quelles leçons retirer de ces histoires ?

D’abord que les murs en gestion de projet prédictive sont dangereux. Ils peuvent même signer la mort du projet.

En mode agile, on a comme premier reflexe de cacher tout autant ces murs que l’on voit parfois arriver et qui font peur. C’est une réminiscence de l’ancien mode. Pourtant ils nous apprenent des choses. C’est même eux qui forment la plus grande part de notre apprentissage. On doit leur faire face et en sortir les enseignements lors des rétrospectives.

Pour résumer, en 4 points :

  • N’ayons pas peur des murs !
  • De toute façon, on va s’en prendre !
  • Evitons quand même les gros murs, ne soyons pas kamikazes !
  • Sachons les écouter et affichons (sur des murs physiques cette fois).

Des mots, des maux ? Démo !

Je n’avais pas encore eu l’occasion d’assister à la présentation de ma collègue Caroline Damour et ex-collègue Emilie Franchomme. C’est maintenant chose faite. Mieux encore, elles m’ont donné l’opportunité pour cette “dernière” d’apporter ma modeste contribution. J’y reviendrais.

atnantes2012-demo02

L’originalité de cette présentation était de reposer entièrement sur un appel à témoignage auprès de la communauté ! D’une part cela témoigne d’une attitude humble de la part de Caroline et d’Emilie, et je dois dire que ce n’est pas le trait marquant de notre communauté (au sein de laquelle je m’inclus) ! Cela nous donne aussi un indicateur fiable sur la façon dont la chose est appréhendée par différentes équipes.

Le premier point qui remonte est : Synecdoque ou comment prendre une partie pour un tout ! On devrait en effet parler de “revue de Sprint” et non de de “démo”, celle-ci n’étant qu’une partie de la revue.

Le second point concerne les facteurs de réussite:

  • Ca se prépare
  • Avoir une check-list pour ne rien oublier
  • Raconter une histoire pour captiver le public

Un aspect stressant qui semble réccurent : éviter la honte devant les clients !

Le point qui m’a le plus interpellé est la dualité démontrer / valider !

Ce “pattern” semble réccurent et source de problèmes et de tensions:

  • Cela créer un mur lors des démos (pardon, des revues de Sprint). En effet, on se retrouve plus en climat de client / fournisseurs, voir juge / jugé qu’en situation de collaboration. Chacun s’apprêtant à défendre son camp.
  • Cela exacerbe le problème du “scope creep”, où les utilisateurs vont s’evertuer à trouver insuffisant le périmètre montrer afin d’en avoir “toujours plus”.
  • Cela sape le rôle du PO qui doit être celui qui valide.

Bref, tout cela laisse bien moins de place à la collaboration !

Un dernier point que j’ai noté (mais ce n’était pas le seul de la présentation, vous n’aviez qu’à venir) : la célébration. C’est très américain, mais pourquoi pas ? Toutefois ce ne doit pas être le but recherché.

Et puis, c’était mon tour !

Caroline et Emilie m’ont proposé d’introduire un nouvel opus de ma saga “en finir avec”. J’avais choisi de faire court, pour ne pas canibaliser la présentation. Trop court et trop léger peut-être, je n’ai pas été très satisfait de moi. Je vais essayer de vous résumer la chose.

La démo, c’est reporter en fin de sprint la revue d’éléments que l’on a fini en cours de sprint ! Alors pourquoi ne pas faire plutôt des “micro démos” qui concluraient chaque story, plutôt que de constituer du stock en cours de sprint ? Voilà du moins la colonne vertébrale de mon propos. Je le reprendrais plus tard de manière plus travaillé et plus détaillé dans un post ici même. Stay tuned !

J’avais déjà posté la présentation de caroline et d’Emilie. Elle est accessible ici.

Partir … revenir ?

Déjà 18h30, notre train est à 20h00 et je serais chez moi à près de 23h00. Il est temps de rentrer (ouais, le campus, il est quand même un peu dans la cambrousse). le temps d’un dernier échange avec les suspects habituels, direction le bus.

atnantes2012-retour02

Une belle journée avec des sessions donnat matière à réflexion. Mes deux “keepers” de la journée, en plus d’une foule de petites choses, d’idées et de rencontres.

  • La session de Tremeur Balbous sur l’immunothérapie au changement. Le premier changement à opérer est en nous et il faut se rendre prêts à l’opérer.
  • Le PO “potion magique”. Le Product Owner est un vrai facteur de réussite, mais pas n’importe comment, pas simplement en collant une étiquette au revers de son veston. Il doit d’abord et avant tout être un agent du changement et non un scribe !
  • Mélanger présentation et validation lors d’une démo, c’est pas une idée de génie.

Alors c’est vrai, Nantes ce n’est pas à proprement parler à côté. Pourquoi aller là-bas alors que l’Agile Tour Paris est à 200 mètres de mon lieu de travail ? Pour les rencontres, tout d’abord. la communauté Parisienne, je commence à connaître. L’ambiance est un peu différente des rendez-vous de la capitale où l’on a peut-être plus tendance à pavaner, même malgré nous… Et puis j’avais rencontré quelques personnes de la communauté Nantaise lors de l’Agile Games France. Il me tardait de les revoir à nouveau. Bon allez j’avoue, c’est la raison principale.

Il est un peu tôt pour affirmer que je serais là l’an prochain. Mais cela me tente bien…

L’Agile Tour Nantes (en images) 2/3

Je poursuis ma restitution de l’Agile Tour Nantes commencée il y a peu.

J’ai 2 jours pour obtenir une vision partagée avec 15 utilisateurs pour mon projet agile !

Pierrick Thibault et Edwige Champin du groupe Atlantic nous racontent comment ils ont opéré le lancement d’un projet en mode semi-agile adoptant une approche “full agile” pour son lancement !

Pourtant les choses se présentaient difficilement : ce projet transverse au groupe impliquait plusieurs sociétés, avec 15 utilisateurs impliqués dans le lancement, issus de sociétés et de fonctions différentes. Qui plus est, la société vient d’assez loin, avec du cycle en V et une méthode “maison” … mais toutefois une pratique Lean au niveau de la production : Atlantic Production System, le pendant du TPS de Toyota !

Le début de la présentation est un peu long, avec la présentation du contexte “groupe Atlantic”. L’opportunité pour nous de savoir que le cycle en V bien que fonctionnant correctement chez Atlantic, présente quand même des lacunes (cycles trop longs fonctions inutiles) que la société souhaite adresser. Le temps aussi pour nous de découvrir le projet Metis dont il sera question.

atnantes2012-pierrick03

Alors voilà, le projet n’est pas encore commencé que déjà des obstacles sont là et bien là !

  • Le projet est déjà estimé !
  • On démarre sur un cahier des charges existant.
  • Des activités au format habituel
  • Un grand nombre de participants pour ce lancement : 15 personnes !

Aussi quelques points auxquels il faut prêter attention:

  • Le partage des pratiques métier: les personnes impliquées tiennent en effet des fonctions très diverses.
  • Se détacher de l’existant.
  • Ne pas transformer ce lancement en “lettre au père noel”.
  • Faire en sorte que les participants soient acteurs (pas facile quand on est si nombreux) !
  • Eviter le jargon agile.

Il est maintenant temps de rentrer dans le dur !

atnantes2012-pierrick02

Ces 2 jours ont été découpés en 3 phases:

  • Ouvrir
  • Explorer
  • Converger

Ouvrir

Pour ouvrir, c’est le format World Café qui a été privilégiée. En quelques points:

  • Des tables de 4 / 5 personnes
  • Des rounds de 15 minutes entre lesquels les participants changent de table.
  • Un hôte qui fait le lien au niveau de chaque table, entre les rounds.

3 rounds de 15 minutes ont permi de déveloper la reflexion autour de “comment optimiser mon organisation au jour le joursur la gestion des dépenses projet”. Ce thème étant reformulé pour le 3 ème round. Une restitution par thèmes cloturant cette première phase.

Explorer

Cette exploration s’est faite en 2 temps:

  • D’abord la définition des “persona” qui serviront à l’expression des besoins.
  • Puis un atelier Story Map pour faire émerger les besoins.

Converger

C’est un atelier de priorisation des stories qui a conclut ces 2 jours. Une priorisation “en silence” vu le nombre des participants, qui a quand même permis en 3 passes de ventiler de manière équilibrée les stories selon 3 niveaux de priorité.

Bref, une présentation intéressante, d’abord parcequ’elle m’a permi de découvrir le World Café que je ne connaissais pas, et parce que le thème du lancement de projet est rarement traité en retour d’expérience, surtout à cette échelle et dans ce type de contexte.

Immunothérapie pour le changement

Je suis resté pour suivre la session de Tremeur Balbous, dans la continuité de sa keynote. L’immunothérapie pour le changement est directement issu des travaux de Robert Kegan et Lisa Laskow Lahey que l’on retrouve aussi dans l’ouvrage éponyme. Ces auteurs, enseignants à Cambridge ont développé une approche de coaching qu’ils supportent aussi au sein de leur société Minds at work, nottament par le biais d’une certification. Eh oui : business, business…

La théorie

Elle s’appuie sur 3 éléments :

  • Les niveaux de développements
  • Les typoes d’apprentissage
  • Les filtres

Les niveaux de développement

Si le développement chez l’enfant est une matière qui, à défaut d’être complètement maîtrisée, commence à être comprise, il n’en va pas de même du développement chez l’adulte. Tremeur nous présente les 3 niveaux de développement identifiés dans cette approche

  1. Socialized minds : ce sont les joueurs d’équipe. La perception des autres compte. Mais ces personnes tendent à comprendre ce qu’ils veulent entendre.
  2. Self authoring minds : Ces personnes sont guidées par leur propre agenda. On y retrouve beaucoup de managers. Etonnant de voir cela décrit comme un stade au-dessus du précédant. Peut-être parce que ces personnes ont sû se sevrer de l’approbation des autres…
  3. Self transforming minds : ce sont les personnes qui apprennent à apprendre, qui capable d’entendre et d’intégrer les différents éléments qui leur sont soumis.

En gros, plus une personne est haut dans son développement, meilleurs sont les résultats qu’elle obtiendra.

Les types d’apprentissage

Il y en a deux:

  • Les apprentissages techniques : ils nous permettent d’apprendre le “quoi”.
  • Les apprentissages adaptatifs : ils vont nous permettre de créer de nouveaux savoirs, de développer de nouvelles capacité. C’est le travail sur nous-même. C’est ce que Tremeur apelle développer notre capacité à faire des liens.

Les filtres : ils rendent subjective notre perception de la réalité.

Le diagnotique de l’immunité

L’approche de Minds at work s’appuie sur un template en 4 parties

  • L’objectif : c’est ce que nous voulons changer dans notre comportement. Nous ne sommes pas nécessairement les mieux placés pour en juger, d’ailleurs. Pourquoi ne pas demander aux autres ce qu’ils pensent que nous devrions changer en nous ?
  • Ce que je ne fais pas (ou plus) par rapport à cet objectif
  • Quels sont mes engagements cachés qui vont à l’encontre de l’atteinte de mes objectifs.
  • Quels sont les postulats fondamentaux qui me guident.

Le travail sur cette “carte” se fait de manière itérative, mais chaque point sert de point de départ au point suivant. C’est en sorte une analyse causale que nous devons faire en nous-même…

Pour illustrer son propos, Tremeur n’a pas hésiter à montrer la carte qu’il avait construit pour lui-même ! Chapeau l’artiste, il fan avoir du courage pour se découvrir ainsi ! L’aspect auquel il faut porter attention lors de la construction de la carte, c’est que les points mis en évidence doivent s’appuyer sur des comportements identifiés et non des ressentis. Il s’agit d’objectiver les éléments, toujours la question des filtres…

Cette démarche a pour but de nous faire prendre conscience de nos immunités, à l’image des 4 stades de la connaissance :

  1. Inconsciemment immunisé
  2. Consciemment immunisé
  3. Consciemment désensibilisé
  4. Inconsciemment désensibilisé

La dernière étape est de travailler sur notre système immunitaire (mais c’est déjà bientôt la fin de la session). Il y a 3 axesChange prevention system

  • Feeling system
  • Knowing system

J’ai zappé pas mal d’éléments, mais je ne vais pas refaire la présentation de Tremeur. Je n’y arriverais pas, je la met plutôt en liens. Je ne suis pas un super-fan des techniques de coaching, mais cette présentation est un de mes “keepers” de la journée.

Revue de code et publications continue

Après la pause déjeuner, c’était la demi-heure “lightning talk”. Bon là, il va me falloir être un peu honnête : je passais en seconde partie et je suis un peu du genre stressé … bref, je n’ai pris aucune note sur la présentation d’Arthur Lutz qui précédait la mienne. C’est fort dommage car cet exemple d’intégration d’outillage mérite le détour. mais vous avez la présentation ci-dessous : have fun !

En finir avec…

Ouais voilà, c’est mon tour ! Quelques personnes quittent la salle, mais une vague tout à fait honorable s’y engouffre. Ce n’est pas salle comble pour moi, mais pas très loin en fait ! Je ne vais pas vous asséner cette présentation à nouveau, la voici en lien en attendant l’article si j’ai le courage de l’écrire…

Voilà pour cette seconde partie de mon retour sur cette riche journée. Tellement riche qu’il va me falloir un troisième opus si toi, courageux lecteur, je ne t’ai pas encore dégouté !

L’Agile Tour Nantes (en images) 1/3

Soirée entre amis

Pour nous l’Agile Tour Nantes a commencé le 14 : rendez-vous étais pris avec quelques membres d’Agile Nantes. Le lieu était fixé : La bar restaurant établi dans les anciens anciens locaux des biscuiteries Lu. Je sais désormais que LU signifie “Lefèvre Utile”. Le lieu est vaste en espace et en hauteur et garde les stigmates de l’ère industrielle. Il me rappelle un peu les squats Berlinois. J’aime bien.

atnantes2012-soiree04

Arrivé vers 19h00 avec Caroline et Emilie (qui animeront la session “Des mots, des maux ? Démo !”) nous rejoignons Frédéric, Cécilia, Cécile et Pierrick. Une agréable soirée entre passionnés qui ont plaisir à se revoir.

Wake up !

J’avais pris l’option “hôtel en cambrousse mais pas loin de la conf’”, donc j’arrive à pied ! L’école des Mines de Nantes est franchement loin de la ville, mais au moins, il y a de la place. En témoigne l’accueil dans le hall d’entrée.

atnantes2012-accueil01

Assez ri, il est temps de se rendre à la session d’ouverture, guidé par Alvin Berthelot dit “Le Policier” (mais seulement par moi).

atnantes2012-alvin

L’avantage d’être accueilli dans une école, c’est que les amphi sont bien fait pour donner de la visibilité sur la scène. Et on est pas non plus obligé de prendre nos notes sur nos genoux !

Ah, les bancs de la fac ! Me voilà revenu de 30 ans en arrière…

atnantes2012-public01

Ouverture

Pierrick Thibault donne le tempo pour lancer cet Agile Tour Nantes : il sera sur le thème du jeu ! Et on applaudit bien fort la sympathique équipe d’Agile Nantes qui a rendu cette journée possible.

atnantes2012-ouverture04

Keynote

La keynote du matin était assurée par Tremeur Balbous, Breton éxilé au Quebec et aussi créateur de la communauté agile Nantaise. Le titre de cet opus d’ouverture était simplement : On est agile !

atnantes2012-tremeur01

Le passage à l’agilité nous a évité d’aller dans le mur, alors que la gestion de projet classique nous y menait tout droit ! Evité ? Non ! Nous avons juste retardé le moment d’aller dans le mur. Et ce malgré l’agilité.

Tout d’abord, quels sont les bénéfices attendus de l’agilité ? Les enquêtes montrent au premier plan les critères suivants : Time to market, gestion des priorités, gestion du changement, respect des budgets. Des critères tels que le plaisir des équipes arrivent loin.

Quels sont les bénéfices obtenus ? Ils sont différents, avec le plaisir des équipes arrivant assez haut !

Tremeur nous assène son message : le passage à l’agilité n’est pas essentiellement un changement d’organisation, mais une philosophie qui nécessite un changement de perspective. Les causes d’échec ne sont pas exogènes, mais endogènes. Elles sont à chercher en nous (ce que l’on verra dans la session suivante : immunothérapie au changement).

“Change en toi ce que tu veux changer dans le monde” – Ghandi

Il faut donc commencer par travailler sur nous, changer nous-même, apprendre à nous connaître. Il faut investir sur nous-même, par exemple en suivant les conseils de Matt Cutts en essayant quelque chose de nouveau pendant 30 jours.

Ainsi se résume le message d’introduction de Tremeur:

  • Si on reste focalisé sur les pratiques, on va dans le mur.
  • Si on travaille sur nous-même, nous réussirons.
http://fr.slideshare.net/slideshow/embed_code/15206868

Voilà pour aujourd’hui. A bientôt pour la seconde partie !

Retours sur l’agile tour Bruxelles 2012

Je m’étais fixé dans mes objectifs sur ce second semestre, de me joindre à la communauté agile Belge à l’occasion de l’agile tour Bruxelles. je n’ai pas hésité longtemps à répondre à l’appel à orateurs de Bruno Sbille. Plusieurs raisons à cela:

  • L’opportunité de faire une présentation en Anglais. Il faut bien garder la forme !
  • L’occasion de rendre la politesse à Bruno qui nous avait fait le plaisir de venir faire une présentation dur la Programmation Neuro Linguistique lors d’une soirée du Scrum User Group.

J’espérais donc bien être retenu. Je l’ai été : merci au comité d’organisation !

L’aller-retour dans la journée, ça fait une grosse journée, mais ça valait le coup.

Pascal Van Cauwenberghe : 11 steps to perfect code

Pascal s’est présenté comme un “recovery bug writter”. Il nous a présenté son processus destiné à éliminer les bugs. Il compte 11 étapes, pas moins.

La qualité dépend-t-elle des testeurs ? La réponse est non. En fait, elle est souvent inversement proportionnel au nombre de testeurs. Cela peut paraitre provocateur, voir choquant. mais réflechissez à l’impact psychologique sur les développeurs d’‘une très importante équipe de testeurs.

1 – Mettre en évidence le bug. Jusqu’ici tout va bien.

2 – Votre réaction : et meeeerde ! Non, justement. Il faut remercier le rapporteur. Pascal nous fera faire l’exercice plusieurs fois durant cette heure: remercier à haute voix: Thank you !

3 – Reproduire le problème. Identifier les conditions sous lesquelles ce bug se manifeste est une simple question de bon sens.

4 – Ajouter (au moins) un test qui échouera suivant ces conditions.

5 – Corriger le problème. Vous suivez toujours ?

Bon ça y est, on a fini. Comment ça “non” ?

6 – Rejouer la totalité des tests unitaires. La correction d’un bug peut introduire une régression. Nous le savons tous. Mais prenons-nous tous la peine de rejouer la totalité des tests ? Bien sûr le but n’est simplement de les rejouer, mais de les rejouer jusqu’à ce qu’ils passent tous !

7 – Faire une analyse causale : pourquoi ce bug n’a pas été intercepté précédemment ? Il faut toujours faire attention aux objectifs que l’on fixe : on risque de les atteindre. Si le but est la couverture du code, est-on certain qu’elle est synonyme de tests associés ? Le véritable objectif n’est pas la couverture du code, mais la qualité de celui-ci.

8 – Améliorer les tests.

Là, ça devrait être terminé. Non, toujours pas ?

9 – Améliorer la façon dont les tests sont écrits. Mais ceci est autre chose, n’est-ce pas plutôt un point qui devrait être remonté en rétrospective ? La rétrospective ce n’est pas pour la fin de sprint. La démo ce devrait être tout le temps.

10 – “Un bug ne voyage jamais seul” : à la recherche des bugs similaires !

11 – Faites que ce bug soit impossible à reproduire !

Traquer les bugs ainsi peut sembler coûteux. En fait, ça l’est au début. Pascal s’appuie sur la théorie des contraintes pour expliquer que cette approche permet finalement de livrer plus vite ! En l’occurrence sur un projet, au bout de 5 mois au lieu de 8 !

Jan De Baere : Kaban at different levels

Jan a choisi de nous présenter Kanban tel qu’il est utilisé réellement dans les projets auxquels il a participé, avec les leçons qui ont accompagné sa mise en oeuvre.

La règle de conduite que nous propose Jan repose sur 3 axes:

  • Visualiser le workflow.
  • Limiter le “work in progress”, en s’appuyant sur l’expérimentation.
  • Mesurer et gérer le workflow.

L’exemple d’une circulation sur une autoroute illustre assez bien ces 3 points, même si les paramètres conduisant à la formation des bouchons sortent des fondements théoriques de Kanban (eh oui, il n’y a pas que la théorie des contraintes…).

Cette session avait pour but de nous exposer cette mise en oeuvre dans différents contextes:

  • Un projet classique.
  • Un projet distribué
  • Le Kanban au niveau individuel
  • la gestion d’un portefeuille de projets.

Plutôt que d’asséner les différents éléments de la présentation je préfère mettre en avant les éléments principaux:

  • Les “expedites”: lorsqu’ils sont trop nombreux, il ya un problème à régler !
  • Mettre en évidence les éléments qui sont attendus. Là encore, ils peuvent stigmatiser des problèmes à régler au niveau organisationnel.
  • Les “buffers”: ils peuvent apparaitre utiles dans le workflow, mais sont à utiliser avec parcimonie. Ce sont des sources de gâchis, au sens Lean.
  • Il y a un lien direct entre le “work in progress” et le “lead time”. Ils croissent de concert.

L’un des grands moments fut certainement la présentation du “kanban portable” (et pliable) réalisé par Jan !

atbru2012-JanDeBaere

Pour ma part, je garderais dans mes notes l’usage du “personnal kanban” avec ses limites de WIP adaptatives:

  • Les tâches “high energy” : la limite de WIP est de … 1 ! Ce sont les tâches qui demandent un haut niveau de concentration.
  • Les tâches “medium”, c’est le travail ordinaire. La limite de WIP est de 2.
  • Les autres tâches, celles qui ne nous donnent pas vraiment de faire un travail correspondant à notre niveau de qualification. Il n’y a pas de limites de WIP pour celles-ci.

Ce peut être du bon sens, mais c’est sans aucun doute un point à garder !

Alan Holtz : Lessons learned from the Scrum Master

J’espère qu’Alan me pardeonnera de ne pas avoir pris de note lors de sa session. J’étais en fait en train de faire l’ultime préparation de la mienne ! Si une photo vaux mieux que de grands discours, en voici donc une !

atbru2012-SMLessonsLearned

Yves Hanoulles : How 146 people made 13 projects

Yves a acquis une grande notoriété dans la communauté agile, par son implication dans de nombreux projets. J’avoue que j’avais du mal à comprendre comment il pouvait mener à bien cette activité débordante. Cette session répond à ces questions.

atbru2012-YvesHanoulles

Comment nait un projet ?

Yves débute simplement un projet par un problème qu’il rencontre et sur lequel il ne trouve pas sur le net de ressources pouvant l’aider.

Comment construire une communauté de contributeur ?

Simplement en demandant autour de lui, mais en s’adressant de manière directe aux intéressés, s’ils peuvent et souhaitent l’aider sur son projet. C’est une question franche et directe qui n’appelle pas obligatoirement de réponse positive : on peut ne pas avoir le temps, ne pas être intéressé par ce projet, etc… Yves accueille de manière factuelle et simple cette réponse.

A partir de là, Yves accorde une complète confiance aux collaborateurs dès le départ, avec complet accès en lecture et écriture aux ressources du projet : la confiance n’est devrait pas être “gagnée”, mais donnée !

Surtout Yves nous rappelle qu’il faut toujours penser à remercier une personne qui se propose de contribuer.

Collaboration et outillage

Tous ces projets se déroulent sans aucune rencontre face à face : tout est mené et coordonné à distance, l’outillage permettant cela est donc important. Les principaux que j’ai noté :

  • Skype
  • email: Oui, bien qu’Yves soit un fervent défenseur de la limitation de l’usage de l’email en entreprise, il reste un média essentiel pour ces projets collaboratifs.
  • Google doc.

Si les projets agiles défendent la co-location, Yves nous rappelle que selon Jim McCarthy, celle-ci n’est pas une nécessité : ce qui est nécessaire, c’est une communication avec une large bande passante.

Who is agile ?

Yves a terminé sa session sur quelques reflexions sur la rédaction d’un livre en mode agile, tel que “who is agile ?” a été rédigé.

  • La rédaction d’un livre en mode agile est possible, intégrant des itérations et du feedback. C’est non seulement possible et même souhaitable. Une plateforme comme Leanpub est un grand facilitateur en ce sens.
  • La lecture d’un livre réalisé en mode agile est pr contre moins sympathique.

Jeff Cumps : How to solve your thoughthests impediments

Jeff nous invitait à une session-atelier sur le A3 problem solving. Un réel challenge d’ailleurs car il ne disposait que d’une heure pour nous exposer les principes et nous permettre de les mettre en oeuvre sur une problématique de notre choix.

Je ne vais pas détailler l’atelier ici. Le timing était un peu serré, mais nous avons pu avoir la satisfaction de bien avancer sur nos exemples. Disons que 1h30 aurait probablement été un créneau plus confortable. Mais peut-être pas plus, non plus !

En fait le point positif du temps limité était d’aller droit à l’essentiel sur l’exercice pour en comprendre les points principaux. Ce que Jeff a fait avec clarté. Une très bonne session pour conclure cette journée !

Ambiance, boissons et rencontres

Chaque conférence agile est l’occasion de croiser ou recroiser des passionnés. L’évènement a été ciblé petit par les organisateurs : 70 personnes, donc volontairement peu de buzz autour de ce premier Agile Tour Bruxelles. Un grand “up” pour les organisateurs à propos de la convivialité et de l’ambiance sur cet Agile Tour Belge. Ca donne vraiment l’envie d’y revenir.

Couleur locale oblige, nous avons conclu la journée autour d’une bière.

Un geste sympathique pour les orateurs : un assortiment très couleur locale une fois encore. Que je vous laisse découvrir.

atbru2012-orateursgifts